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Le fil de l'eau



Ma vie bascule doucement vers une vie plus "écologique". Je vous en parle entre autres sujets plus inintéressants les uns que les autres. Et surtout, mettez-y votre grain de sel. Pour retenir l'adresse de ce site http://www.le-fil-de-l-eau.fr



Last Build Date: Fri, 18 Aug 2017 07:09:30 GMT

 



Ressources presqu'humaines

Thu, 06 Jul 2017 11:57:12 GMT

Nos supérieurs tentent d'améliorer notre quotidien.
Un salon de jardin sous trois boulots
(impossible de se sortir du boulot. Dont un posé sur un cours d'eau).
Peu de personne s'y arrête.
De peur d'être jugé.

Moi, je me pose avec mon petit harem qui m'apporte la féminité
et les sourires dont j'ai besoin chaque jour.
(Thème du jour: Je suis super chiante quand j'ai mes règles. J'adore).
A 13h, les belles retournent à leur labeur.
Moi je me laisse glisser dans les inconfortables fauteuils.
Mi méditation, mi sieste, six cent secondes plus tard, j'ouvre les yeux
et reprend ma place dans le trafic
(comme disait Francis).
Mieux. Plus détendu, plus efficace.

Allez leur dire à ces cravates que dans "ressources humaines"
il y a un mot qui ressemble à du vivant dont il faut prendre soin.

#LaVieDesBêtes

Nos supérieurs tentent d'améliorer notre quotidien. Un salon de jardin sous trois boulots (impossible de se sortir du boulot. Dont un posé sur un cours d'eau). Peu de personne s'y arrête. De peur d'être jugé. Moi je me pose avec mon petit harem qui m'apporte la féminité et les sourires dont j'ai besoin chaque jour. (Thème du jour: Je suis super chiante quand j'ai mes règles. J'adore). A 13h, les belles retournent à leur labeur. Moi je me laisse glisser dans les inconfortables fauteuils. Mi méditation, mi sieste, six cent secondes plus tard, j'ouvre les yeux et reprend ma place dans le trafic (comme disait Francis). Mieux. Plus détendu, plus efficace. Allez leur dire à ces cravates que dans "ressources humaines" il y a un mot qui ressemble à du vivant dont il faut prendre soin.


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Ma femme

Tue, 23 May 2017 04:37:48 GMT

Et là tu te dis: "Ouai... c'est bon...
le gars il va nous faire l'éloge de Madame Fredo."
On la connait la chanson.

Et c'est là que tu te gourres bien comme il faut.
Ici, je vais te parler d'un des fruits de l'arbre que je suis: Ma fille.

Et là tu vas rajouter: "Mais il mélange tout le gars!!!"

T'es vraiment pas futé aujourd'hui.

Ma fille n'est pas ma femme comme on l'entend dans la vie courante.
Je veux parlé de la féminité qu'elle m'apporte au quotidien.
Ce côté dont nous avons tous besoin, nous les gars.
Je suis son père, il n'y a pas d'égarement dans mes propos.

Dans ma vie, ce sont les femmes qui m'ont fait évolué.
Et celle-là, est la plus importantes dans mon cheminement.
(C'est Madame Fredo qui va me voler dans les plumes.) 

Cette môme a fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
Ce que je suis aujourd'hui me plait.
C'est compliqué de te faire le tour de ce que je suis.
Et puis c'est vachement prétentieux.
Retiens que je suis en accord avec moi.
C'est pas rien.

En tout cas, par la force des choses elle a ouvert ma spiritualité.
Elle m'a poussé sur des chemins que je ne pensais pas fouler un jour.

Elle a fini par faire de moi un mec plutôt paisible qui croit en la vie.
Elle m'a donné la possibilité de faire le bien autour de moi.
D'avoir confiance en moi.

Elle n'y est pour rien.
Enfin si.
Elle est elle.
Elle qui se cherche et qui souffre depuis tant d'année.
Elle, n'a pas encore trouvé la clé.

Elle m'a donné toute son énergie pour
que je grandisse enfin et que je me trouve.
A son détriment sans doute.

J'ai confiance en elle.
Et je gage qu'elle n'ait pas terminé de me pousser dans les cordes.

Évidemment, en écrivant ceci,
je n'oublie pas le premier fruit de l'arbre (Mon néné :) ).
Celui-ci me prépare un futur proche
qui va sans doute me pousser encore au delà de mes limites.
Vivement.

Je t'aime ma fille.
Je t'aime mon fils. 
Merci à tous les deux d'être ce que vous êtes.

 


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Ma demeure

Thu, 06 Apr 2017 20:57:17 GMT

Je suis né là.

J'ai vécu là, les premières quatorze années de ma de vie.
Aujourd'hui, elle est toujours là.
Blanche et verte.
Grande et mmajestueuse.

Ce L qui borde la cour qui nous a tous vu grandir.
Ces fleurs qu'on a cassé avec quelques vitres parfois,
à cause de nos ballons qui n'allaient pas là ou on le voulait.
Cette descente bétonnée qui finissait dans le portail en fer,
juste avant la route.
Ce portail ou on s'écrasait, en skate board, à vélo,
en voiture à pédale, au bout d'une course, ou qui servait de cage de foot.

J'ai habité là.
Entouré de mes parents et de mes grands parents.
Le rêve.

Quand les uns baissaient les bras, les autres prenaient le relais.
Le vin sucré du quatre heure, les gaufres du mercredi.
Ce grand père pendu à ses béquilles,
souffrant des restes d'une guerre qui était rentrée dans ses chaires.

Cette maison qui a connu tant de cris d'enfants est aujourd'hui muette.
Son âme est partie.
Elle a fini ce cycle là.

A l'heure ou j'écris ces lignes,
je ne sais pas ce que vont devenir ces racines.
Je me doute.
J'en ai bien peur.

Je ne veux pas y retourner.
Je veux tout garder dans ma tête et dans mon coeur.
Tous ces sons.
Toutes ces odeurs.
Ces longues heures d'été devant le tour de France,
chez elle, au pied du canapé.
Ces soirs ou nous étions nombreux à rester dormir là,
parce que nous étions bien.
Un sac de couchage sur la moquette dans la salle à manger
et nous étions dans un quatre étoile, entourés
des chats ronronnant, qui parfois se glissaient avec nous.

Je sais que ce que je raconte là, parlera
à quelques unes et uns qui passeront par là.

Ils savent.
Ils étaient là.

Elle, est partie.
Elle a laissé sa maison.
Maison ou elle est restée jusqu'au bout.
Assise dans son fauteuil.
Loin de sa très grande télé dont le son était bien trop fort sur la fin.
Les cadres de tous sont aujourd'hui orphelin.
Nous sommes orphelins.
Je suis orphelin.

Elle ne nous a jamais dit "je t'aime".
Était-ce vraiment nécessaire.

Ma demeure est vide.
Comme moi quand je pense à elle.
Mes racines se sont fanées.


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Je présente mes excuses à l'ex-femme de mon pote

Mon, 20 Feb 2017 07:11:42 GMT

Je te dois bien ça.Toi qui me suit depuis tant d'années... ou pas.Le fil de l'eau est un peu en stand-by, mais je ne me résigne pas à l'arrêter.Je l'aime bien ce petit lieu. Alors voilà. Il y a trèèèèès longtemps, (une époque ou j'avais encore des cheveux)la femme d'un ami avait un fonctionnement un peu chelou.Je me souviens qu'elle avait demandé à son homme, mon ami donc, de lui fabriquer un lit.Jusque là, à part le fait que fabriquer un lit n'est pas une mince affaire, c'est plutôt normal.Oui, mais elle avait une demande très particulière.Enfin, moi, à l'époque, je trouvais ça super bizarre.Tellement bizarre que je la prenais un peu pour une dingue.Elle voulait un lit sans aucune partie en métal dedans.Même pas le moindre vis, ni  clou.Si tu bricoles un peu, tu vois tout de suite que ça complique la chose.(Pour la petite histoire, le challenge a été relevé haut la main.) Et là, tu vas me dire: "Mais pourquoi?" Si j'étais un peu naze, je te répondrais "Parce que", mais ça finirait là, la note. Ce serait débile.Quoi que c'est tentant.Je te l'ai déjà fait pas mal de fois ce genre de coup, et à chaque fois, tu repointes le bout de ton nez par là. Elle ne voulait pas de métal, parce qu'elle disait que, sur terre, il existait des maillages de lignes qui, quand elles se croisaient, surtout sous un lit, perturbaient le sommeil, et même, pouvaient rendre malade, et que, quand il y avait du métal dans le lit, ça amplifiait le phénomène. Mouai, mouai, mouai. Installe toi bien dans ton fauteuil. Reprends du popcorn. Ça risque d'être un peu long. Tu sais que, depuis le moi de mai 2016, je suis devenu soigneur Reiki.J'ai passé mon second niveau au mois d'octobre.Il y en a quatre.Je passe le troisième niveau en juillet.En juillet, je serai maître soignant Reiki.Ça déjà, c'est la grande classe, mais ça n'explique pas l'introduction de ma note hein! Tu ne sais pas que, depuis cette période là, je pratique le pendule.Si si.Mais t'inquiète. C'est pas contagieux. Et... pendant mon niveau II de Reiki, j'ai rencontré un femme qui faisait de la géobiologie. Et donc, moi, je souhaite faire de la géobiologie. J'ai déjà acheté l'arme fatale. Et c'est quoi là géobiologie? Tu vas me dire. La géobiologie, c'est une discipline qui permet de détecter les perturbations cosmo-tellurique, dont certaines sont perturbatrices, voir dangereuses pour le vivant. Tu commences à comprendre? Au mois de mai, je vais suivre une initiation poussée à la géobiologie et bio-énergétique.Oui. Je suis en train de devenir aussi dingue que l'ex-femme de mon pote. Sauf que c'est pire, puisque je vais en faire un activité.Je ne sais pas ou tout ça va me mener, mais je trouve ça passionnantPas toi?(Moua ha ha) Je crois que je dois des excuses à l'ex-femme de mon pote.  [...]


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Circulation désalternée

Wed, 25 Jan 2017 07:26:33 GMT

C'est pas souvent que j'ai balancé ma colère ici.
Je me veux quelqu'un de modéré.
C'est pas toujours simple.
Je ne souhaite pas non plus imposer mes points de vue.
Enfin, j'essaie.
Mais ce matin, la colère gronde.

Je vais quand même t'avertir avant de continuer.
Je risque de lâcher quelques mots pas beaux
Si tu n'aimes pas ça, je m'en excuse d'avance.

Aujourd'hui, à Lyon, nous attaquons
notre troisième jour de circulation alternée.

Ouai, ouai, ouai. Circulation alternée.

Déjà qu'en s'appuyant sur les numéros de plaque
ça n'avait pas beaucoup d'impact
(on parle de dix à vingt pourcent de circulation en moins à Paris),
mais là, avec la super idée des vignettes,
autant dire que cette mesure ne sert plus à rien.

Enfin si.
Elle est utile, mais pas pour ce dont elle est faite à l'origine.

Elle est utile pour discriminer la population.
Les gens qui ont les moyens se débrouilleront
pour changer leur voiture afin de pouvoir rouler tout le temps.
Les autres, ils se touchent le luc et ils font l'avion.
(Si seulement c'était vrai, ils auraient un moyen de locomotion, au moins).

Sur ce principe là, l'autorité en place,
a trouvé un moyen pour relancer le marché de l'automobile.
Chapeau bas les gars.

Et sinon?
La pollution?
On en parle?

La quoi?

(C'est même pas de ça que je voulais parlé en fait.
J'ai dérivé. Je t'en refait une demain).


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Ma mère me cache des choses

Thu, 22 Dec 2016 12:32:00 GMT

Hier soir, en sortant du taf, je me disais que la vie était belle.Aujourd'hui tout est plus ou moins en équilibre, alors j'ai profité de l'instant. Je monte dans la Rolls qui approche de ses seize milles kilomètres et prend la route en direction du nid ou je vais retrouver Madame Fredo.Vie de merde paisible.En ce moment, sur mon trajet, il y a pas mal de travaux. Alors, je suis contraint de me dérouter un peu, mais c'est pas si grave.Je dois passer par des petites routes de ville ou il peut tout juste se croiser deux métalosaures. Me voici rendu à un croisement et T. J'arrive au bout de la barre de T. Je regarde à droite: des phares de voitures au loin. Je regarde à gauche, pas de voiture. J'ai le temps. J'appuie sur les pédales. Au moment de traverser, je me rends compte que les feux de voitures sont pratiquement sur moi. Je ne pensais pas qu'on pouvait rouler si vite à cet endroit là.J'ai droit à des appels de phares. Bon.Puis le métalosaure me double en poussant un cri de rage. Bon. Un de ses congénères arrivait en face, mais ce n'était pas son problème.La bête se rabat devant moi et s'arrête au stop. Tout ça pour ça.Il tourne à gauche, moi à droite, fin de l'alerte..... à moins que.Je me hisse au niveau de le rutilant métalosaure de l'espèce des mercos. Et j'entends un truc du style: "Tu as le droit de rouler sur la route avec ta merde?". Ce à quoi je réponds avec délicatesse: "Et toi, tu en est content de ta merde?".Je tourne. Le monstre se dévie de sa trajectoire, me course sur... bien une centaine de mètres. T'imagine une grosse merco prendre en chasse un vélo..... Il me double et se met en travers devant moi. Comme dans les films, quand les flics arrêtent des malfaiteurs.Je me hisse à son niveau en me préparant à un échange verbal musclé.Mais le métalosaure à un cerveau. Enfin cerveau c'est vite dit.Voilà que le cerveau saute de son compagnon d'acier: "Aller vient maintenant, on va s'expliquer". Imagine que moi je suis à un mètre au dessus du niveau de la mer et lui debout très proche, et bien au dessus de moi.Ce à quoi je réponds: "Tu veux qu'on explique quoi?" Et là il a vomit. Vomit en bousculant la pauvre Rolls déboussolée, en rapprochant son visage du mien. Il en voulait à ma douce maman. Il voulait lui faire l'amour, ou que moi je lui fasse l'amour. Il affirmait que ma maman était une fille de joie dont j'étais le fils. Il ajoutait que je l'avais insulté. Que c'était pas bien de lui avoir coupé la route. (Oulala nan. C'est pas bien)Ben oui tu penses, il fallait qu'il use ses disques de frein tout neuf en carbone j'imagine. Il a ajouté que je faisais trop le malin.C'est sur. En moule burnes dans un bobsleigh à pédale, y'a de quoi se la péter.Tout pendant ce temps là, moi, je suis resté calme. Et c'est là que je me suis surpris. D'habitude, des tremblements m'envahissennt et j'attends le premier coup pour ouvrir les vannes. Pendant que Monsieur Cerveau (je mets des majuscules parce que ça mérite quand même le respect. Si si) éructait des compliments sur ma famille, je tentais de lui faire comprendre, avec une voie calme et poséïï (comme disent les d'jeun's), que je ne comprenais pas pourquoi il se mettait dans dans cet état là? Que ça ne servait vraiment à rien.Que de plus il proposait un spectacle lamentable à tous les badauds qui étaient sur le trottoir. Ça a durer le temps d'un feu rouge. Un feu rouge, un orage. Je m'attendais à être renversé avec la Rolls, ou perdre mes six milles euros de dents, mais le mec a fini par remonter dans son engin et décoller comme si de rien n'était.Le comble, c'est que je n'ai eu peur à aucun moment. J'avais la sensation d'être au spectacle. Spectacle ou j'étais quand même un peu acteur.En reprenant la route, je me disais que ça ne devait pas être facile de vivre comme ça. A s'emporter pour un rien. Pour un vélo qui a mal jugé une distance, ou plutôt[...]


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Balayer devant sa porte

Fri, 16 Dec 2016 15:45:22 GMT

Ce matin, comme tous les matins de jours ouvrés,
je vais taffer dans ma superbe Rolls rouge
qui atteint bientôt son seize millième kilomètres.

Chaque matin, je fais le même parcours avec toujours autant de plaisir.
Chaque matin je m'arrête à un feu qui me pose juste devant un café.
Chaque matin je regarde l'intérieur de café par le porte ouverte,
pour regarder l'écran du jeu de hasard ou il y a un tirage
toutes les cinq minutes, suivi d'un numéro à appeler en cas d'addiction
(J'aime bien ce genre de rappel).

Mais aujourd'hui, en arrivant à proximité du bar, j'ai été attiré par le trottoir.
Trottoir que venait de subir un nettoyage en bon et due forme.

Il brillait sous le réverbère.
Plus de saleté, plus de papiers, plus de mégots.

J'aime bien quand c'est propre.
J'imaginais le cafetier assurant cette tache
avec l'intention de proposer une terrasse vierge de tout détritus.
La base de l'accueil.
Ce cher homme était en train de sortir sa terrasse, ses chaises, ses tables
et disposer tout ça comme a l'accoutumée, pour recevoir ses premiers piliers de bar, clients.

Ce labeur exécuté, avec un cigarette aux lèvres.

Cigarette qui s'est consumée pendant l'action.
Cigarette qui a fini....
...sur le trottoir....
.... pile à la démarcation....
....entre le mouillé et le sec....
... coté sec...

 


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Fin de l'attente

Sun, 11 Dec 2016 16:31:10 GMT

Ce blog ne serait pas complet si je ne faisais
pas un petit mot sur la disparition de ma grand mère.
Cet événement a eu lieu le mercredi 23 novembre 2016.

Nous avions fêté ses quatre vingt quinze ans, un mois tout juste auparavant.

Notre grand mère est parti... enfin.
Je dis notre grand mère, parce qu'en quittant cette terre,
elle a laissé derrière elle beaucoup d'orphelins.
Je dis "enfin" parce qu'elle me l'avait dit et je l'avait retranscrit
avec mes mots dans le texte que tu peux lire ici.

Une page se tourne pour notre famille.
C'était elle la pierre angulaire. 
Elle qui nous rassemblait encore.
Elle que nous aimions toutes et tous.

Oh. Elle n'a rien fait pour ça.
Elle était juste là.
Elle en a élevé certain, comme elle a pu.
Des fois à coup de martinet, des fois à coup de balais, mais elle nous aimait.
Elle ne nous le disait pas. 
Elle ne savait pas dire ces choses là.

Il n'empêche qu'en ce mardi 29 novembre 2016,
nous étions toutes et tous là pour l'accompagner,
le costume sombre, le coeur en berne et la larme à l'âme.

Pour la première fois de ma vie, je me suis levé
dans une église pour aller lire un texte au pupitre.
C'est pas pour moi. C'est pour les croyants.

Je ne pensais pas faire ça un jour.
C'est une cousine qui m'y a poussé et elle a bien fait.
J'ai hésité et puis je me suis dit que je lui devais bien ça.
J'avais réécrit les paroles de Dirty Old Town pour ses quatre vingts ans.
On lui avait chanté avec mon frère.
Tout ça, très improvisé.
J'avais imprimé ce texte sur une jolie feuille.
L'avais encadré et lui avait offert.
Il est resté quinze ans bien en vu sur le meuble de sa cuisine.
Elle aurait aimé "L'attente".
C'est certain.

Egoiste. Je te garde au fond de moi.
A côté de mon père qui tu as rejoins.
Rejoint aussi, ton mari, ton fils, tes gendres, tes amis.

Je suis vide et triste, mais je sais que tu m'aimes.
Tu me l'as dit le 30 novembre 2016.

Aujourd'hui, toi tu rayonnes. 
Tu baignes dans une liberté et un bonheur que tu mérites.
Je le sais.
On me l'a dit.


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Rencontre d'un super type

Sat, 20 Aug 2016 04:52:11 GMT


Sans doute, l'histoire qui suit peut déranger certaines personnes
de mon entourage qui risque de penser
que je suis en train de me perdre sur des chemins un peu chelous.
Sans doute.
Mais c'est mon choix.
Je me suis bridé un maximum ces temps-ci,
en évitant d'écrire ici ce que je vivais en ce moment.

Résultat des courses, je n'écris plus rien ici, alors que j'adore ça.

Donc, je t'avertis: On change un peu de direction.
On risque de lâcher un peu le rationnel.
Je t'invite quand même à continuer de jeter
un oeil curieux sur ce que je pourrais raconter ici.
Ça coûte rien, et puis, au minimum,
ça peut te faire hocher la tête et te tirer un sourire, va savoir.
Je t'invite aussi à laisser des commentaires,
même si t'es pas super réceptif à l'affaire.
L'échange est toujours le bienvenu sur le fil de l'eau.
Voici donc, une petite histoire de méditation
toute fraîche avec une belle rencontre à la clé.
Ouvre tes chakras et laisse toi faire.

Ce matin, nu au milieu de mon salon,
installé sur mon coussin de méditation,
une bougie pourpre devant moi,
de la musique zen dans les oreilles,
j'ai médité.

Quel intérêt me diras-tu?
Ben attend, je vais te raconter.

Donc, me voilà installé dans la position du lotus.
(Oui. Malgré mon grand âge, c'est encore possible.
Comme quoi, tu n'as pas à désespérer tout de suite,
tu as encore du temps, dans la mesure ou tu es un peu plus jeune que moi.)

Cette méditation s'est bien déroulée.
De bons ressentis.
Beaucoup de bien être.
Je m'octroie une vingtaine de minutes en règle générale.
Le dong de la vingtième minute retentit.

Rooh, mais comme je suis bien.
(Tu devrais essayé la méditation. Tu pourrais être surpris.)

Et puis, me vient un flash.
Rien à voir avec un hypothétique excès de vitesse de méditation.
Ne sois pas si terre à terre.
Et si j'en profitais pour faire un petit coucou à mon popa?
(Et c'est là que tu te dis que j'ai lâché la rampe. Ne mens pas, je le sens bien).

Disparition de ce fameux popa qui atteint l'âge de la maturité.
Je retourne alors dans ma tête.
Paisible.
Un sourire se dessine sur mon visage.
Je flotte.
Et là. Baam.
Un énorme frisson apparaît en haut de mon crâne,
et descend tranquillement jusqu'en bas,
en me balayant bien l'échine au passage.
Comme si j'avais enfilé un vêtement.
Un vêtement qui doit me tenir chaud pour la suite de ma vie.
J'ai entrouvert une porte.
C'est sur.
J'irai jeter un oeil derrière.
Mon père m'y attend. Souriant.
C'est certain.
On a des trucs à se dire.
Enfin.


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Comment j'ai fabriqué ma paire de pompes.

Thu, 14 Jul 2016 17:59:15 GMT

Tu sais. Je suis un mec un peu chelou.Mais là, ça commence à être vraiment chelou.Je te jure. Je vais quand même te montrer ici comment j'ai fabriqué ma dernière paire de chaussures. Ouai. On est pas dans la paire de chaussures en cuir, qu'elle est super belle et tout et tout.Faut quand pas déconner non plus.On est dans la chaussure minimaliste.Avec Madame Fredo on part souvent en ballade quelques jours, voir quelques semaines avec la chouette.Ça impose d'emporter le moins de trucs possible et le moins encombrant possible.On a quand même fait la Bretagne et la Corse en deux semaines avec juste une sacoche chacun pour nos affaires et une toile de tente dans le top-case.T'imagine?Nan. Je sais. T'imagine pas. Surtout si t'es un humain de sexe féminin et que tu as besoin de ton sèche cheveux partout ou tu vas.Mais c'est possible.Avec Madame Fredo c'est tout à fait possible.C'est aussi pour ça que je la garde encore un peu. Donc, j'ai trouvé la chaussure qui tue de la mort, mais il a fallu que je la fabrique.D'abord, tu reçois ça: Une plaque de plastoc avec des lacets.Y'a pas un buisness là?Et c'est là que tu te dis: "Mais pourquoi? Pourquoi j'ai acheté ce truc là?" Alors, tu dessines tes pieds sur une feuille.T'as jamais dessiné tes pieds sur une feuille?Looser va.Après tu poses tes patrons et tu dessines autour.C'est comme à l'école quand t'es petit. Approche. Je te promets, y a un dessin. Et c'est là que ça se complique.Tu as besoin d'un cuter, d'une perceuse, des ciseaux, d'une pointe à tracer, que mon tonton qu'est plus là,m'avait fabriqué juste pour moi quand j'étais en BEP. Je l'adore. Tu te poses deux milles questions,tu coupes,tu te poses deux milles questions,tu perces,tu te poses deux milles questions,tu passes les ficelles,tu te poses trois milliards de questions,tu noues et tadaaaaaa.Et là, tu te poses la question ultime: "Mais pourquoi j'ai fait ça?"  Je t'accorde que c'est pas super sexy.Le peu que je les ai déjà porté, je trouve ça génial.Sachant que je suis du style à marcher le plus possible pieds nus, j'ai là une alternative géniale pour me sentir libre et marcher des kilomètres.... enfin j'imagine.  [...]


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