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Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »



Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière ». Le Temps de l'histoire. Revue annuelle. La revue est consacrée au champ de l’enfance et de la jeunesse marginales ou marginalisées // The journal devoted to the study of marginal or marginalized c



 



Droits des enfants au xxe siècle

2017-11-27

Cet ouvrage est issu d’un colloque tenu à la Maison des sciences humaines d’Angers à l’automne 2014, au moment où le monde célébrait le 25e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. Organisé par une équipe du CERHIO (Centre de recherche historique de l’Ouest), il est une des premières manifestations scientifiques du programme de recherche pluridisciplinaire financé par la région Pays-de-la-Loire. Ouvrage collectif fondé sur les approches diverses de différents spécialistes (historiens, mais aussi sociologues, archivistes et même psychologues), il n’en possède pas moins une cohérence interne qui fournit une amorce de l’histoire internationale des droits des enfants. Il montre comment on est passé d’une démarche de protection de l’enfance à une affirmation des droits des enfants.

L’ouvrage a d’emblée un mérite, celui de son ouverture chronologique, de la fin du xixe siècle jusqu’aux...




Les premiers socialistes et les femmes abandonneuses (1830-1850)

2017-11-27

La question des enfants trouvés est très présente dans les écrits des premiers socialistes, car pour eux il s'agit d'un problème grave dû à la mauvaise organisation sociale du moment. À leurs yeux ce ne sont pas les femmes abandonneuses qui sont responsables de l'acte d'abandon, mais la misère économique, le manque d'éducation et le rejet dont sont victimes les filles-mères qui les poussent à cet acte. Les socialistes pointent aussi du doigt la responsabilité des hommes et dénoncent le harcèlement sexuel dont sont victimes les femmes du peuple. L'abandon est ainsi présenté comme le résultat des inégalités de classe. C’est pour les protéger et pour protéger leurs enfants, qu'ils s’opposent tous, inconditionnellement, à la fermeture des tours et se prononcent à l'occasion pour l'aide aux femmes seules et pour la recherche de la paternité. Les raisons de l'abandon et la situation des...




L’actualité bibliographique

2017-11-27

Travaux centrés sur les aspects théoriques et généraux de la rééducation, du travail social et de la justice des mineurs

Derasse Nicolas, « La justice des mineurs en débat sur la scène internationale (1900-1935) » dans Beddiar Nadia (dir.), 70 ans de justice pénale des mineurs. Entre spécialisation et déspécialisation, Paris, l’Harmattan, 2017, p. 43-60.

Nguimfack Léonard, « Comment a évolué la prise en charge thérapeutique des jeunes délinquants dans les recherches en sciences sociales ? État de la question », Information psychiatrique, vol. 92, 2016/3, p. 219-230.

Vergnon Marie, « Éduquer la jeunesse délinquante : dans les pas de Mary Carpenter », Les Études Sociales, n° 163, 2016 /1, p. 27-42.

Wagnon Sylvain, « Entre libéralisme et progressisme : l’influence d’Adolphe Pr...




Histoire d’une jeunesse en marge

2017-11-27

L’ouvrage Histoire d’une jeunesse en marge du xixe siècle à nos jours de Mathias Gardet, historien, professeur des universités en sciences de l’éducation, et Fabienne Waks, journaliste, et préfacé par le pédopsychiatre Marcel Rufo, a été publié à l’occasion des 150 ans de la fondation « Apprentis d’Auteuil ». Fondation catholique reconnue d’utilité publique depuis 1929, « elle soutient les jeunes en difficulté à travers des programmes d’accueil, d’éducation, de formation et d’insertion en France et à l’international ».

L’œuvre est créée en mars 1866 par l’abbé Roussel, au 40 rue La Fontaine dans le village d’Auteuil : le fondateur se propose de recueillir les enfants de plus de douze ans abandonnés, orphelins ou vagabonds, « les enfants des rues [qui] font figure de menace » en cette période d’industrialisation ; d’entrée, sa démarche est originale puisque son action consiste non seulement à leur offr...




Le Centre international de l’enfance (1949-1997)

2017-11-27

Cet ouvrage est issu d’un colloque qui s’est tenu à Angers en 2014. Pourquoi à Angers alors que le Centre international de l’enfance avait son siège à Longchamp ? Parce que l’université du Maine-et-Loire a participé au sauvetage des archives et du fonds documentaire de cette institution qui semblaient promis au pilon. Le livre rassemble des textes de natures très différentes comme tous les actes de manifestations scientifiques où se croisent les historiens et les acteurs/témoins : les articles d’historiens et les présentations d’archives voisinent avec des témoignages.

Il s’ouvre, après une introduction qui explicite la démarche et les objectifs de cette rencontre, sur une biographie quelque peu hagiographique et peu problématisée du fondateur du Centre international de l’enfance, Robert Debré (Sedan 1882-Paris 1978), par son petit-fils.

La journée d’étude était également destinée à valoriser les archives et...




Éduquer sous contrainte

2017-11-27

Nicolas Sallée est sociologue, il enseigne à l’université de Montréal. Il a soutenu sa thèse de doctorat en 2012, à Paris, sous la direction de Jacques Commailles, sur la protection judiciaire des mineurs en France et son évolution actuelle qui privilégie la référence à la notion de contrainte pénale. Il souligne, dans son ouvrage, le lien entre la protection et la responsabilité. L’ordonnance du 2 février 1945 sur l’enfance délinquante était-elle, à son origine, en phase avec la pénalité ? Dans une approche historique, il montre combien les mesures de protection et d’éducation, dont le texte de 1945 était porteur, apportaient une réelle primauté sur la sanction pénale. Il rappelle à ce sujet que dans ce texte, celles-ci n’étaient possibles qu’à « titre exceptionnel » sur décision du juge des enfants. Nicolas Sallée montre que le droit pénal des mineurs s’est construit en France comme un droit en tension e...




La délinquance des jeunes

2017-11-27

Très synthétique (151 pages) et accessible, cet ouvrage a pour but de mettre à la disposition d’un public qui ne serait pas exclusivement constitué d’universitaires un bilan des connaissances existant sur la question de la délinquance des jeunes. Il a été écrit par huit chercheur.e.s français.es et belges issu.e.s de différents champs des sciences sociales, constituant souvent des références dans leur domaine (Christophe Daadouch, Virginie Gautron, Véronique Le Goaziou, Veerle Massin, Marwan Mohammed, Laurent Mucchielli, Xavier Rousseaux et Jean-Jacques Yvorel). Trois disciplines sont convoquées pour éclairer un même objet, les transgressions des interdits posés par la loi commises par des mineur.e.s, dans une perspective successivement diachronique, sociologique et juridique. Leur contribution est irremplaçable dans un débat public toujours enclin à se saisir de façon polémique et alarmiste de la question...




Sauvé d’Auschwitz par l’assistance publique

2017-11-27

Le récit de Charles Waserscztajn est remarquable tout d’abord par l’événement absurde qui l’a déclenché. Contrairement à ce que l’on pourrait croire et à ce que laisserait sous-entendre la préface de Serge Klarsfeld, il ne démarre pas à cause d’une énième quête d’identité ou comme une bataille d’un David contre le Goliath de l’Assistance publique. Il ne s’agit pas pour Charles Waserscztajn de tenter de briser la règle d’airain de cette administration qui oppose systématiquement à la quête des origines de tous ses anciens pupilles une fin de non-recevoir. Ici rien de tel, Charles Waserscztajn est l’exemple même d’une mémoire refoulée et d’un silence intégré, bien qu’il soit effectivement un ancien de l’Assistance publique et que son histoire ait toute l’intensité dramaturgique de la conjoncture de la Seconde Guerre mondiale pointée dans les premières phrases du récit : « Le 6 décembre 1940, j’ai été admis à l’Assistance publique. Mon père et ma mère ont été déportés à Auschwitz en 19...




Le couvent à sabots. Témoignage autobiographique

2017-11-27

Comme l'indique le sous-titre du livre : « témoignage autobiographique », il s'agit du propre parcours de l'auteure, Christiane Pécriaux, infirmière de métier, qui a fait le récit de ses débuts dans la profession, en sortant d'une école d'infirmières à Lille. C'était en 1948, elle avait vingt ans. Nous, Odile Maillard et moi-même, éducatrices retraitées de la PJJ, sommes allées la rencontrer chez elle, à Versailles, en février 2017, pour recueillir son témoignage oral, dont le texte qui suit est fortement inspiré. Aujourd'hui, retraitée depuis 1987, elle a 90 ans. Elle se souvient comme au premier jour de son passage, pendant presque deux ans, dans ce « couvent à sabots », qui est une façon elliptique, imagée, de nommer l'institution pour filles tenue par des religieuses, où elle fut affectée dès sa sortie d'école pour remplacer une infirmière partie en longue maladie. Si elle ne précise à aucun moment ni le lieu ni le nom exact de cette institution, ne donnant que le département de...




Milot l’incorrigible

2017-11-27

Ce livre est tout d’abord un bel objet. Petit format, couverture rouge, papier délicat, dessins originaux à l’encre, édition limitée. Ce livre est également le fruit d’un fructueux travail de recherche d’un auteur qui préfère emprunter un pseudonyme (Jehan), décidant de privilégier « l’aide et les encouragements des proches et des compagnon.ne.s » (p. 11), en signant le texte d’un « collectif L’Escapade » qui résume l’esprit de collaboration de l’entreprise. Enfin cet ouvrage est une réussite, puisqu’en quelque 200 pages il offre aux lecteurs et lectrices une plongée dans l’histoire de la justice des enfants du xixe siècle à travers la courte vie d’Émile Delagrange, dit « Milot », incarcéré à la Petite Roquette dès ses 14 ans, puis placé à la colonie pénitentiaire de Bologne (Haute-Marne), envoyé ensuite à la colonie correctionnelle d’Eysses, pour finir jeune majeur au bagne de Cayenne, où il meurt assassiné à 26 ans.

C’est suite à la découverte, proche de son village natal, des trac...