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Choses vues, choses lues



par larbi.org



Published: Wed, 28 Oct 2015 18:18:08 +0100

 



A nos apprentis-dictateurs rédacteurs du Code du Numérique

Sat, 14 Dec 2013 15:04:00 +0100

Nous nous croyions au bout de nos peines, que le fonds a été touché et même troué. Nous nous trompions. Nous nous croyions au bout de nos peines, que le fonds a été touché et même troué. Nous nous trompions.Avec votre avant-projet de loi formant Code du Numérique, vous vous êtes surpassés dans l’imagination et la connerie, regroupant tout ce qui a été dénoncé depuis des décennies comme lignes rouges (des sinistres codes de la presse et pénal) et rajoutant avec un cynisme et une légèreté incroyables de nouvelles interdictions.Le ton est donné dès l’article 24 et , faut-il vous le confesser, on a cru au canular de mauvais goût : Ainsi donc vous faites pire que tout ce que vos prédécesseurs ont légiféré, et qui a fait que liberté d’expression de ce pays est meurtrie, vous reprenez le fameuses trois lignes rouges (monarchie, Islam, Sahara) en y rajoutant d’autres et d’arriver à plus de 13 commandements amenés à cadrer et limiter les communications numériques. A croire que vous jouez aux apprentis dictateurs dans une classe de primaire !Ainsi de vos interdits, vous vous donnez à cœur joie: Cela se passe de commentaire ! A eux seuls ces deux articles, cadrent la pensée et rétrécissent son champ d’exercice au néant. Et il n’est pas besoin d’être un opposant pour s’en rendre compte. A eux seuls, ces deux articles, placent les Marocains sur un même niveau de liberté que la Corée du Nord ou l’Arabie Saoudite. Sans doute, parce que vous les avez écrits en concevant les Marocains comme des brebis devant ruminer dans le champ que vous leurs avez limité.Dans votre délire d’apprentis-dictateurs, vous allez plus loin, jusqu’à embrasser le ridicule : A se demander s’il faut vous prendre au sérieux dans votre bataille de pénalisation des pop-ups ! Et à se poser des questions sur l’état mental de ceux qui ont rédigé ces absurdités !Vous faites recours à une ficelle qui ne s’use pas : sous faux-prétexte de protéger des mineurs (objectif noble et légitime que personne ne vous disputera), vous glissez entre les articles un nombre incroyable de dispositions surréalistes criminalisant la pensée et réduisant son champs d’exercice au néant. Ainsi quand on vous objectera, le caractère extrêmement liberticide de votre projet, vous allez vous réfugier derrière la protection de l’enfance. A se demander s’il ne faut pas vous poursuivre pour détournement de cause de mineurs à des fins politiques !Et à supposer que vous êtes animés de bonnes intentions, vous semblerez ignorer qu’au Maroc il y a les lois et les usages qu’on fait des lois. Si votre projet de loi arrive à être adopté il aura trois dramatiques conséquences: Justice de vengeance : votre projet de loi crée un certain nombre d’infractions, applicables à merci, qu’il sera fatalement utilisé comme une option de règlement de compte aux activistes et aux opposants. Il donne au parquet et aux juges un arsenal inespéré. Faut-il vous rappeler l’affaire Mouad Lèa9ed ? Faut-il vous rappeler l’affaire Anouzla ? Fat-il vous rappeler la pluie de condamnation qui tombe sur les journalistes marocains sur la base du code la presse et code pénal ? Votre code ainsi rédigé viendra renforcer et compléter les lois actuelles qui répriment la libre pensée et condamnent, pour l’exemple, des gens pour des crimes qui n’ont pas commis. Arbitraire judiciaire : Cela vous a échappé, n’importe quel internaute est à la merci de l’arbitraire judiciaire. Du jour au lendemain le ciel peut tomber sur votre tête, c’est là le message subliminal, dit en en filigrane, de plusieurs affaires. Votre Code rajoutera une autre épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de chacun et qui menace de tomber à tout instant. Il suffit qu’un policier, qu’un procureur fasse du zèle, et c’est le drame assuré. Et ça dépasse, parfois, l’inimaginable. Ainsi de Walid Bahmane, un môme atteignant à peine la majorité pénale. Faut-il vous raconter son histoire incroyab[...]



Non, le « Daniel Gate » est aussi (et surtout) une affaire politique

Tue, 06 Aug 2013 03:32:00 +0200

Je ne voulais pas réagir par un billet sur le Daniel Gate, l’essentiel de ce que je pensais l’ayant exprimé en temps réel sur twitter et au fil des événements comme beaucoup de nos compatriotes. N’est que ce forcing qui veut imposer une certaine lecture de cette séquence grave de l’histoire marocaine et qui dit que cette affaire est uniquement une affaire de dénonciation de pédophilie et d’une erreur en cours de correction . Je voudrais ici dire deux ou trois choses en mots simples et sans artifices de langage. Souvenons-nous, il n’y a même pas une semaine, c’est un roi au faîte de son pouvoir qui s’adressa à la nation pour faire l’éloge d’une année supplémentaire de son règne. Le roi lui-même a fait la parfaite démonstration que pas une seule affaire majeure ou mineure n’échappe à son contrôle, des questions de la diplomatie et choix stratégiques du pays aux politiques sectorielles, de la défense à la justice en passant par le social. Qu’il est là en tant que monarque exécutif pour fixer le cap et les orientations, donner les directives et désigner les exécutants. Renvoyant au passage tous les gouvernements au même rôle : celui des collaborateurs exécutant ses directives peu importe la couleur politique du parlement et de la majorité. Faisant la démonstration lui-même que ses décisions et ses choix n’ont pas à être expliqués, ni débattus, ni réévalués ou justifiés.C’était mardi dernier. C’était il y a mille ans ! Lorsqu’intervient cette affaire révoltante et malheureuse, elle donna à l’opinion publique un exemple d’application qui a un formidable potentiel pédagogique. De quoi parle-t-on du point de vue gouvernance ? D’une attribution royale et une décision prise par le roi et son cabinet et par eux seuls. En l’occurrence une attribution qui a abouti à une décision dramatique qui pose au niveau international un cas inédit, celui d’un pédophile multirécidiviste « gracié par erreur » si l’on croit la version officielle. Comme le soulignait un commentateur sur un ton humoristique : heureusement qu’on n’avait pas la bombe atomique sinon on aurait appuyé par erreur sur un bouton.  Plus précisément, nous parlons d’une décision prise par « une boite noire » appelée cabinet royal et signée par le roi lui-même. De quoi, de qui et comment est composée cette boite noire et avec quelles attributions ? Personne ne le sait, cela même alors qu’elle prend des décisions stratégiques engageant le destin de 30 millions de Marocains et les politiques publiques. Quelle infantilisation ! Qu’apprend-on sur le fonctionnement du cabinet royal et des décisions prises via cet exemple ? Que les décisions sont prises avec une légèreté qui fait froid dans le dos et un extraordinaire amateurisme qui interroge sa capacité à diriger et prendre des décisions. Confusion de listes et de noms, absence de recoupement, cafouillage de communication, et pour couronner le tout : gamineries de conseillers ! Khalid Jamai avait dit un jour qu’on est dirigé par la génération de la boite de nuit Amnésia. Il avait raison. La grande émotion qui a été exprimée a-t-elle était apolitique ? Il faut être sourd et aveugle pour l’affirmer. Quand la nouvelle a été portée à l’opinion publique, la dénonciation visait la décision du roi et nulle autre personne. Quand le premier communiqué est arrivé, la majorité des opinions avait rejeté la posture de «je ne savais pas » et avec des termes inédits et un ton sans concessions. Quand le deuxième communiqué est arrivé, les choses ne sont pas arrêtées, des excuses avaient été demandées au roi, des explications et des déterminations de responsabilités avaient été revendiquées. Et au fil des cinq derniers jours, c’est un ras-le-bol qui a été exprimé contre le « fait de prince » et l’opacité et irresponsabilité du cabinet royal. Le roi Mohammed VI a en effet cette redouble arme anti-démocratique qui s’appelle le f[...]



Driss Benali, un homme d’exception

Thu, 07 Feb 2013 02:21:00 +0100

Que dire d’autre que le regret de n’avoir jamais remercié l’homme durant son vivant. Driss Benali, décédé hier à l’âge de 69 ans, avait su se faire une place particulière et atypique dans le débat public marocain. Driss Benali fut d’abord un survivant. Survivant à une époque marquée par le naufrage des intellectuels marocains. Ainsi des terribles années 2000 qui ont vu tout ce que compte le Maroc d’élite se renier et se trahir, troquant ses convictions contre des maroquins et des strapontins. Il ne ruina pas son capital et laissa passer la crise. Ses prises de parole sont alors dirigées contre l’obsession du maintien des équilibres macroéconomiques érigée en ligne rouge héritée du plan d'ajustement structurel. Il dira et répétera que cette gestion budgétaire, inchangeable, ne constitue pas vision économique. Il dénoncera les privatisations et ceux qui « ont délibérément mis en faillite l'entreprise publique pour pouvoir la racheter par la suite, dans le cadre de la privatisation. »  Driss Benali avait une obsession. Celle de l’éducation qu’il n’aura de cesse de rappeler. En 2003, il dit : « Le problème qui s'est posé par la suite, au Maroc, c'est que l'élite du pays a trahi la masse, car elle n'a pas suivi cet élan populaire, c'est-à-dire celui de donner à l'éducation une place de choix dans la politique » . En 2012, il continue : « ce drame vécu par une partie de la population qui a cru, à tort, que le système éducatif de ce pays était à même de la mener vers une vie décente et vers une bonne intégration dans la société. ». Il aura passé des décennies à tirer la sonnette d’alarme sans jamais être écouté.  Sur la classe moyenne l’économiste a également beaucoup produit. Il appelait de ses vœux à l'émergence d'une classe moyenne instruite car « Il n’y a pas d’économie forte et moderne sans une classe moyenne consistante et grande. » . Il préconisait une méthode juste « à travers la fiscalité, à travers également une politique beaucoup plus ciblée vers cette catégorie sociale de manière à donner une dynamique économique» . Mais c’était compter sans l’économie de rente qui a tout chamboulé. Il dit : « L’économie de la rente a une double fonction : Elle permet, d’une part, aux dirigeants d’élargir leur pouvoir, d’étendre leurs bases sociales et de multiplier leur influence au sein de la société ; et, d’autre part, elle procure aux gens ‘’d’en-bas’’ la possibilité d’avoir accès à certains privilèges et de surmonter les obstacles qui se dressent devant leur mobilité sociale et les promotions qui vont avec. » Ce sont-là quelques fondamentaux du professeur Benali qui depuis des années a alimenté le débat public par des prises de position et une production intellectuelle remarquables et de qualité. Dans un pays où les économistes excellent dans la rente du consulting auprès des organisations internationales et des pouvoirs publics, quand ils n’ont d’économistes que le qualificatif, Driss Benali faisait son métier constituant bien malgré lui une exception. Arrivé le printemps arabe, il était déjà armé d’une indépendance d’esprit et d’une compétence incontestables. Il ne sera pas de ceux qui se positionneront au début du côté de la contestation avant de négocier leur défection contre quelques avantages. Comme il ne sera pas de ceux qui se réfugieront dans le silence et lâcheté. Il ne sera pas non plus de ceux qui se tairont de peur d’en dire trop ou de froisser des susceptibilités. Car dans la rue le mouvement 20 février opérait un arbitrage aboutissant à l’explosion du taux de dépréciation de beaucoup de faux démocrates et autres intellectuels accommodants. Le « tri » opéré disqualifia beaucoup d’acteurs de la scène publique fourvoyés dans l’indignité. Driss Benali échappera à cette purge symbolique et aura été une belle découverte ! Dès le lendemain des[...]



«A l'hôpital B.... de Casablanca, tout le monde est corrompu»

Wed, 09 Jan 2013 22:48:00 +0100

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Choses lues… témoignage d'un étudiant en médecine posté aujourd’hui sur  twitter

    

 

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A quoi tiennent les choses

Tue, 08 Jan 2013 23:56:00 +0100

C’est un vidéo joliment faite et par moment poignante qui a été postée le 25 décembre 2012 sur youtube appelant à manifester le 13 janvier dans toutes les villes marocaines. Depuis ça ne parle que de ça… il parait même , à en croire un quotidien de la place, que les services secrets sont sur leur garde. 

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La presse électronique s’en donne à cœur joie 

Hespress

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Goud

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Lakome

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Et même le très officiel Menara de Maroc Telecom

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Al Adl Wa Ilhssane a même fait un communiqué pour dire qu’elle n’est pas derrière cette vidéo et cet appel

إلى ذلك، أكّد المتحدث نفسه أنّ جماعة العدل والإحسان لا علاقة لها بنداء "13 يناير"، الذي دعا أصحابه، من خلال مقطع فيديو بُثّ على موقع يوتوب، إلى النزول إلى الشارع يوم الأحد القادم، قائلا: "إذا أردنا المشاركة في أيّ احتجاج سنعلن عن ذلك بشكل رسمي".


Sauf voilà, la vidéo en question n’est autre qu’un appel du mouvement 20 février Rabat publié, il y a presque un an, le 17 janvier 2012, pour les manifestations du 22 janvier 2012:

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Un internaute prend une vidéo, en change le titre et la poste sur Internet et c’est parti pour un tour … à quoi tiennent les choses !

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Tragi-comédie au boulevard Mohammed V

Thu, 03 Jan 2013 22:56:00 +0100

Il faut pour toute tragi-comédie qui se respecte des personnages de haute lignée. Voici Abdessamad El Idrissi, député PJD par qui tout cela est arrivé. Encore méconnu il y a quelques semaines, il a eu un destin à la Suzanne Boyle. Épisodiquement chantre de l’exception marocaine, l’avocat a été roué de coups à Rabat lorsqu’il s’est retrouvé un peu par hasard dans une manifestation de diplômés chômeurs. Depuis c’est le drame. Les PJDistes qui croyaient que la matraque était réservée aux manifestants, aux bouzebals et autres activistes, que ça faisait partie des scènes de rue ordinaires, crient au scandale. Ils avalaient tout tant que ce n’est pas un des leurs. Depuis ils n’arrêtent pas de chialer. On s’en serait passé du reste des évènements car les faits sont têtus : les frères du matraqué ont beau crier au scandale, il ne se passera rien. Punir le pacha de Hassan et le commissaire qui ont donné l’ordre de matraque, ça serait enlever sa hiba au para-système qui subit sur le boulevard Mohammed V à force d’obscénités verbales et de violences physiques. Il advient que certaines fonctionnaires de l’appareil sécuritaire jouissent d’une immunité qui fait pâlir de jalousie les parlementaires eux-mêmes. Et franchement, si Benkirane avait une once de pouvoir sur le pacha de Hassan et ses commissaires, ça se saurait ! Et puis la situation est intenable : rendre justice au malheureux El Idrissi créerait une jurisprudence et il ne faudra pas attendre longtemps avant de voir des bataillons de matraqués réclamer le même traitement. Ça serait interdire la violence policière et ça c’est rêver. Et puis quoi encore, respecter le droit de manifester tant qu’on y est ?!  Les choses pourraient s’arrêter là, une humiliation de plus pour le PJD noyée parmi toutes les autres. Sauf voilà, l’affaire a pris des dimensions médiatiques énormes qu’il a fallait laver l’affront. Intervient alors le deuxième personnage de la tragi-comédie. Voici Taoufik Bouachrine, directeur du quotidien Akhbar Al Yaoume. On avait raté un épisode, parce qu’on se souvient qu’on l’avait laissé celui-là en grève d’éditos suite à une condamnation dans une affaire de villa que le journaliste contestait au nom de la liberté de l’expression. C’était l’époque où l’on prenait tous les journalistes pour des gens honnêtes. Taoufik Bouachrine doit sa grâce au mouvement 20 février, il en avait bien profité, le soutenant au début avant de négocier pour faire un virage à 180 degrés en juin 2011. C’est à cette époque qu’il a eu une révélation devine et a découvert, du jour ou lendemain, que les réformes proposées, n’étaient pas si mal que ça, faisant les louanges du pouvoir et de la constitution, théorisant sur le « deuxième royaume » (sic !) concept de communicant qu’il avait tenté d’instaurer dans le paysage en vain.  Depuis c’est simple. Akhbar Al Yaoume est au PJD ce qu’est le matin au palais, peut-être avec un peu plus d’habilité. A chaque fois que le PJD ou le chef de gouvernement est humilié, ce qui se produit chaque semaine, Taoufik Bouachrine est là pour leur offrir une porte de sortie plus ou moins honorable. A coups de « scoops » distillés par ses amis. Ainsi de l’affaire du député matraqué. Des « sources internes au PJD » ont révélé au journal que « Sa Majesté le Roi a contacté le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, et lui a fait part de son entière et totale désapprobation quant à ce qui est arrivé au jeune député, membre par ailleurs du Forum de la Dignité, du fait des forces de l’ordre, de même qu’il a appelé le chef du gouvernement à appliquer la loi ». Tout le monde y trouve son compte et à bon compte : le roi se donnant le beau rôle de protecteur et le gouvernement affichant le soutien du seul personnage du Royaume[...]



Re-Bienvenue

Wed, 02 Jan 2013 21:25:00 +0100

« Comme une bouteille jetée à la mer », pendant des années ce blog a fonctionné sous cet intitulé. Le 30 octobre 2004, ce blog est né avec l’envie de témoigner sur note époque, celle de raconter et de se raconter

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« Comme une bouteille jetée à la mer », pendant des années ce blog a fonctionné sous cet intitulé. Le 30 octobre 2004, ce blog est né avec l’envie de témoigner sur note époque, celle de raconter et de se raconter. Puis bien malgré moi je me suis trouvé entrain de chroniquer la grande régression démocratique, l’atteinte aux libertés et aux droits, le silence des élites et les lâchetés contemporaines. C’était écrire sur le sable. C’était se faire violence.

Puis un jour du 20 février 2011, vient le moment de grâce. J’ai découvert dans les mois qui s’en suivent des gens qui me ressemblent avec qui je partage une certaine idée de la liberté, la dignité et la justice sociale. J’ai manifesté, beaucoup manifesté, j’ai fréquenté les tribunaux et le temps qui me restait j’ai chroniqué les combats de #feb20.Quelle belle époque, celle des rêves fous et des envies impossibles. On s’est donné collectivement le courage de mener un combat qu’on estimait juste. L’Histoire en jugera.

Aujourd’hui, je mets l’énergie et le temps qui me restent à raconter les deux ou trois choses lues et vues ici et là, et à commenter épisodiquement l’actualité. A sonder les évolutions de notre société et les grandes mutations de notre époque, avec un certain regard fait, sans doute, avec beaucoup de passion et très peu de raison.

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J'ai vu condamner des innocents

Wed, 12 Sep 2012 15:01:00 +0200

Le sentiment déchirant de ne pouvoir rien d’autre faire qu’apporter un témoignage sur une injustice en plus. Samir Bradley, Tariq Rochdi, Abderrahman Assal  ont été condamnés à  10 mois ferme. Youssef Oubella, Nour Essalam Kartachi ont été condamnés à   8 mois ferme. Laila Nassimi à  6 mois avec sursis. Samir, Tariq, Abderrahman, Youssef, Nour Essalam et Laila sont des innocents. Je le sais parce que j’y étais. Beaucoup de gens le savent,  tous savent que leurs procès n’était qu’un procès politique. Ceci est mon témoignage, parfois minute par minute, des événements qui ont conduit  à l’interpellation des activistes, du déroulé de la mascarade  du procès politique qui leur été intenté. Il est livré ici en brut et sans commentaire, tel qu’il a été écrit en temps réel ces derniers jours.  La manifestation: Dimanche 22 juillet, 22h, Quartier Bernoussi Dimanche 22 juillet je décide de participer à la manifestation de Bernoussi suite à cet appel diffusé sur Internet  Voici le récit en temps réel de la manifestation tel que je l’avais « Live-Tweeté »  à l’époque:22h13: A Bernoussi pour la manif #feb20 . Présence policière impressionnante. 22h20: C'est parti pour une manif nocturne a Casa contre la cherté de la vie pour la libération des prisonniers politiques: 22h23: Le jeune Hamza Haddi à peine sorti de prison, mercredi dernier, reprend déjà service . Quelle abnégation!: 22h28: Instant de manif #feb20 casa 22h29: Marche silencieuse au passage près d'une mosquée ou les tarawih continuent 22h31: Contre la hogra : 22h53: A Casa les irréductibles de #feb20 dans une marche nocturne pour la démocratie et la justice sociale  22h54: "واش مابغيش تفهم .. الشعب عايش في الهم" 22h57: "اخرجنا او احتجينا والمخزن طاغي علينا" 23h16: des MRE dans la manifestation   23h21: كلنا ساخطين ... 23h34: Manifestants dans la rue et gens dans les cafés. Scène de rue ordinaire. 23h38: #feb20 23h42: La police attaque la manif #feb20 casa 23h44: Matraquage des miltants a Casa. Répression de la manif 23h50: La manif #feb20 de Casa a ete violemment réprimée par la police 00h02: Gallik democratia. Tfou. 00h05: Des estafettes de police qui parcourent la rue.. Les sirènes assourdissantes... La politique de la peur en œuvre 00h09: Les militants quittent le quartier ... Ambiance triste et révoltante 01h08: Répression violente a casa. Tout compte fait le Maroc ne changera jamais. La répression est dans l'adn du pouvoir. Notes après la manif  La manifestation a débuté à 22h20, la police est intervenue à 23h42 quand la manif était sur le point de finir comment en témoigne ce tweet et celui-là posté en temps réel. Il n'y avait aucun Evénement déclencheur de cette intervention. C’était soudain et inattendu  Contrairement à ce que dira le procureur dans le procès, les cafés étaient bondés sans aucun dérangement, j’avais même parlé de « scène de rue ordinaire » comme en témoigne ce tweet posté en temps réel Contrairement à ce que dira le procureur dans le procès, les manifestants ont observé le silence le plus total lors du seul passage de la manif près de la mosquée Tariq comme en témoigne ce tweet posté en temps réel Contrairement à ce que dira le procureur dans le procès, il n’y avait absolument aucune sommation de disperser… j’étais présent à l’endroit et au moment exact où la police a matraqué la première fois et il n’y avait rien de tel Je n’ai vu absolument aucune résistance ni aucune violence de la part des manifestants qui se sont contentés de fuir les matraques qui s’abattaient sur eux et les policiers motards qui essayaient de les écraser.[...]



المختار لغزيوي : المغاربة كونوا كثير العادات والتقاليد في تسيير شأنهم العام وشأنهم الخاص

Mon, 27 Aug 2012 21:40:00 +0200

فاجأ المناضل الكبير المختار لغزيوي المعروف بدفاعه عن الحريات كيفما كانت ونبده للتقاليد البالية أينما كانت، فاجأ معجبيه بدفاعه على  الإبقاء على التقاليد  المقيدة للحرية الجنسية.  وقال المناضل الكبير الذي اقسم من قبل على ان يضل "يدافع عن الحريات ضد القوى الميتة" قال انه غير رأيه واسبح يعتقد أن "المغاربة أسسوا لتاريخهم بطريقتهم الخاصة، وكونوا كثير العادات والتقاليد في تسيير شأنهم العام وشأنهم الخاص" ووجب إحترام ذلك من قبل " جهة المعارضين للمسار العام". وفي ما يلي المقال كاملا:  النقاش الذي أثير في المغرب حول الحرية الجنسية, نقاش يستحق الكثير من الاهتمام, وإن انتهى نهاية لاتليق ببلد مثل بلدنا تعود على كبير النقاشات دون كثير إشكال. اليوم السؤال يطرح نفسه بحدة وبصوت مرتفع, وأيضا بكل شجاعة: هل ينبغي الإبقاء على التقاليد  المقيدة للحرية الجنسية؟ بالنسبة للعديدين, هم ربما أغلبية هذا البلد, وكاتب هذه الأسطر منهم, الجواب هو نعم. لدينا تقاليدنا التي لم نر فيها في يوم من الأيام أي انتقاص من حرية أو امتهانا لإنسانية أو آدمية, بل اعتبرناها من التوابل المرافقة للمشهد المغربي العام, تمتح كل جمالياتها من الألوان المرافقة لمشهدنا العام, والتي تأخذخا من هذا المشهد نفسه. عشنا في البلد لسنوات وسنوات على منع الحرية الجنسية خارج نطاق الزواج لانرى فيه أي عيب, ولم نتخيله منظر عبودية أو ارتفاع شخص عن آخرين, بل كان بالنسبة للمغاربة  تقليدا من  تقاليد بلدهم, يشبه التقاليد التي يرونها في البلدان الأخرى . اليوم هناك رأي ثان يعبر عن نفسه, انطلق مما وقع في العالم العربي لكي يقول إن منع الحريات الجنسية تخلف وتشدد  وامتهان للناس, ويطالب بإلغاء  التقاليد  المقيدة للحرية الجنسية و عدم تقيدها بالزواج. لنتفق أنه من حق أي كان أن يعبر عن رأيه, وأنه من المفروض اليوم أن نفتح هذا النقاش بصوت مرتفع بين الجميع, وأن ننصت لكل الآراء, وأن نتيح لأصواتنا المختلفة بأن تقول ماتريده, وأن لا نصادر حق بعضنا البعض في التعبير عن الرأي والرأي الآخر. معنى عدم المصادرة هو أن لانعتبر المدافعين عن بقاء  التقاليد  المقيدة للحرية الجنسية  "متشددين", أو "منغلقين" أو "راغبين في التسلف", وأن لانعتبر بالمقابل الراغبين في إلغاء   التقاليد  المقيدة للحرية الجنسية  أعداء للوطن يبحثون عن منافذ لتسريب الفتنة إلى البلد. لا, العقل السليم يفترض أن ننصت للجميع, وأن نتيح للحوار أن يتم, وأن نتفادى ماوقع في الأسابيع الماضية من الجه[...]



L’insupportable cérémonie d’humiliation nationale

Sun, 19 Aug 2012 02:14:00 +0200

A un moment on y a cru. On a cru qu’en cet an deux mille douze, le roi Mohammed VI épargnera aux Marocains ce moment pénible où nombre d’entre eux se sentiront humiliés et blessés devant le monde entier.  Mardi prochain donc, le Maroc donnera encore une fois, de lui-même, l’image d’un pays hors du temps et hors du monde, à la faveur d’un cérémonial d’un autre siècle où les hommes sont rabaissés à l’état de soumission extrême et au rang de serviteurs pour ne pas dire esclaves. Sauf miracle, c’est un Mohammed VI au faite de son pouvoir, qui se présentera sur son cheval ou sa limousine devant ceux qui auront pour mission de lui transmettre leur « allégeance » et celle du peuple marocain. Les images diffusées en direct, et sans doute largement reprises dans le monde entier via internet et les télévisions, sont insupportables et intolérables.  Les élus et corps constitués du royaume massés dans l’enceinte du méchour comme du bétail, encadrés par une armada de 3bid (esclaves ou serviteurs) défileront rang par rang, avant d’être successivement chassés du passage royal. Les cris résonnent comme un écho lointain des siècles passés « Alaah ybaark fi amer sidi» (Que Dieu bénisse la vie de Notre Seigneur) » . Groupe par groupe, les représentants des régions se courbent et se prosternent devant un roi érigé en dieu sur terre. Il sera le seul chef d’Etat du monde à se le permettre. Les Walis, gouverneurs et caïds prendront la tête des délégations, les élus locaux et députés sont massés parmi la foule qui se prosterne derrière. Entre deux courbettes, deux prosternations, le chef des serviteurs étonne les bénédictions «Walis, gouverneurs et caïds, mon Seigneur vous bénit et appelle sur vous la gloire divine!» « mon Seigneur vous dit qu’il vous bénit » « mon Seigneur vous dit que vous allez être couverts par ses bienfaits »… Il faut voir cette cérémonie et la revoir pour comprendre à quel point elle est humiliante pour les hommes, à quel point elle porte atteinte à la dignité des hommes. Et pour tout dire, à quel point elle est insupportable !  Au Maroc, on aime dire que la monarchie ne fait pas débat. Pourtant cet archaïsme humiliant pour les hommes fait presque unanimité, même les monarchistes les plus purs le trouvent indigne. Il suffit de l’évoquer entre amis et en famille et les langues se délient. Un signe qui ne trompe pas, lorsque la rumeur de l’annulation de la cérémonie se répandit, beaucoup sont « sortis du placard » exprimant leur soulagement de l’abolition de cet archaïsme venu d’un autre siècle.  Le fait que ce cérémonial fait encore débat alors qu’il aurait dû être aboli en 2011, dit en quel entêtement est capable la monarchie. Passe encore que le pouvoir n’a rien cédé sur les revendications de la rue, un an et demi après le printemps arabe alors qu’il en avait la possibilité et la marge de manœuvre. Passe encore que les médias publics continuent d’être verrouillés et voués au culte de la personnalité. Passe encore que les manifestations continuent d’être réprimées et les militants poursuivis. Passe encore que privilèges et rentes accordées aux proches de la monarchie continuent d’être un sujet tabou. Passe encore que la holding royal continue d’exercer son hégémonie sur le secteur privé. Passe encore que les responsables des exactions et de violations des droits humains, récentes du moins, continuent de bénéficier de l’impunité. Passe enfin que le Chef du Gouvernement est humilié et rabaissé et l’action de son cabinet piétinée par les conseilleurs du roi. Mais que dire de ce cérémonial qui touche à ce qui est le plus basique et le plus cher : la dignité de la personne humaine? Mê[...]



الوزير الخلفي يكدب بدون خجل. الوزير الخلفي كذاب.

Fri, 27 Jul 2012 15:33:00 +0200

ما عرفتش كيفاش نكتب هاد تدوينة... ملي قرايت هاد القصاصة ديال لماب  بغيت هداك الخلفي يكون بجانبي أو نقول ليه وجهاً في وجه أنه كذاب ...  كذاب  كذاب  كذاب  ما عرفتش كيفاش نكتب هاد تدوينة... ملي قرايت هاد القصاصة ديال لماب  بغيت هداك الخلفي يكون بجانبي أو نقول ليه وجهاً في وجه أنه كذاب ...  كذاب  كذاب  كذاب  قال وزير الاتصال الناطق الرسمي باسم الحكومة مصطفى الخلفي يوم الخميس بالرباط إن حالات الاعتقال التي أعقبت بعض التظاهرات التي عرفها المغرب مؤخرا "لم تكن ناتجة عن المس بالحق في التظاهر السلمي وإنما بفعل حدوث بعض الاحتكاكات".وأكد الخلفي في ندوة صحفية عقب مجلس للحكومة أن المعطيات التي تسلمها من وزارة العدل والحريات تشير إلى أن هذه الحالات نتجت عن حصول "احتكاكات كان من اللازم أن يتم فتح تحقيق فيها" .وأكد الخلفي أنه ليست هناك نية للتراجع عن الحقوق المكفولة بالقانون ومن بينها الحق في التظاهر السلمي لقد حكيت ما وقع في البرنوصي في تدوينة سابقة ... طبعاً أنا طرف في القضية ،حيت كنت من المتظاهرين ،ولكن أقسم بالله وبشرفي أنا ما يقوله الخلفي   كذب  في  كذب  في  كذب   .إدا كان جاري أن  المسؤولين يكدبون   فهده أول مرة يكدب مسؤول عن واقعة كنت حاضراً فيها شخصياً وشاهدت  أحذاتها  بعيني. ما حدت وما شاهدت وما عشت هو أنه أعطي الأمر لرجال الآمن لتفريق المسيرة بعنف. ما حدت وما شاهدت وما عشت هو أن رجال الآمن استعملوا العنف الغير المقبول و- تكرفسو على البشر.  ما حدت وما شاهدت وما عشت هو أن رجال الآمن تدخلوا من تلقاء أنفسهم ولم يكن أي مستجد يدعو إلى دلك حيت أن المسيرة كانت مستمرة مند ساعة . الحقيقة أن البوليس حاول منع المسيرة مند  بدايتها .   وحكى لي سمير برادلي ، قبل أن يعتقل،  أنه  قبل أن تنطلق المسيرة توجهوا إليه وإلى اخرين وهددوه  و- قالو له   أن المسيرة  ممنوعة . وسيكون سمير من بين المعتقلين في النهاية  . غير المنضمون مكان الانطلاق غفلةً مما مكن المسيرة من البداية .  وإنتضر البوليس أن يكون  المتظاهرون في مكان سهل لممارسة هجومهم لييبداوا الضرب والقمع . عن أي احتكاكات يتكلم الوزير الخلفي ؟ الاحتكاكات الوحيدة التي شاهدت كانت بين هراوات البوليس وأجسام المتظاهرين. وكان حريا به أن يتابع البوليس على عنفهم الدي تخلل عنه جرح المتظاهرين. عن أي احتكاكات يتكلم الوزير الخلفي ؟ عندما ينهال عليك عنصر من الآمن بالضرب والعنف ؟ عندما يحا[...]



Ce que j’ai vu à Bernoussi

Tue, 24 Jul 2012 02:32:00 +0200

Sommes-nous en démocratie ? Non, nous sommes au Maroc. Faut-il vous le confesser comme si on confessait un horrible crime ? Hier j’étais dans la manifestation du mouvement 20 février dans le quartier Bernoussi à Casablanca. Certes le cœur n’y est plus depuis un moment, mais je me fais un devoir d’assister au moins une fois par mois à une manifestation du mouvement. Parce que contrairement à ce que dit ce clown triste et personnage insignifiant faisant office de chef de gouvernement, la demande de réformes politiques est toujours présente et il faut être sourd et aveugle pour l’ignorer. Parce que des militants du mouvement dorment toujours derrière les barreaux pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Et parce que le mouvement 20 février, c’est un peu la famille, on n’arrive pas à s’en séparer et il faudrait bien se retrouver de temps en temps pour ne pas laisser la flamme vaciller. Dimanche soir donc, un impressionnant comité d’accueil composé de diverses unités policières était massé au point de départ et attendait les irréductibles du mouvement. A croire que les forces d’ordre n’ont rien d’autres à faire qu’intimider les manifestants. Dans la même journée à Derb Kebir des trafiquants de drogue ont semé la terreur et attaqué les policiers et il faut croire que ces derniers sont venus se rattraper auprès des manifestants. Forts avec les faibles, faibles avec les forts telle est leur ligne de conduite lâche et nauséabonde. La manifestation est arrivée à démarrer à la faveur d’un changement de point de départ de dernière minute, prenant les bataillons de force de l’ordre de court. Pendant une heure, on a volé quelques moments de manifestation qu’on savait précaire. Voici Hamza Haddi, jeune du mouvement, sorti de prison il y a à peine trois jours, qui reprenait déjà service et donnait le ton avec abnégation et courage. Pendant une heure on a un peu retrouvé le mouvement qui milite pour un idéal : la dignité et la justice pour tous. Et s’en tient à une ligne de conduite : les actions pacifiques. Avec détermination, quand beaucoup d’autres ont renoncé. Avec courage, quand beaucoup d’autres se sont réfugiés dans la lâcheté et le silence. Pour de nobles idéaux, quand beaucoup d’autres ont choisi la médiocrité et la servilité. Et soudain les chiens sont lâchés. On n’est jamais préparé à une attaque de police, c’est lâche et soudain une attaque de police, d’autant plus que cette dernière a accumulé une longue expérience répressive. Il y a eu les motards qui essayaient d’écraser des manifestants avec leurs engins rappelant des scènes horribles de chiens lâchés sans laisse. Il y a eu les matraques qui pleuvaient pour chasser les manifestants faisant plusieurs blessés. C’est toujours spécial quand des policiers marocains matraquent des manifestants, ils se mettent à la tâche avec ardeur et à bras le corps, comme s’ils avaient un compte personnel à régler avec chaque manifestant. Quelqu’un m’a dit un jour qu’on les laissait toute la journée, exprès, sans repas pour qu’au moment du passage à l’acte ils le font avec la rage des affamés. Je me demande si dimanche soir on n’a pas fait exprès de ne pas les laisser rompre le jeune du ramadan. Il y a eu les violents coups de pieds, qui paradoxalement passaient pour un moindre mal. Il y a eu des passants et des vendeurs qui prenaient eux aussi des coups parce qu’ils se trouvaient, là, sur le chemin d’un policier en rage qui a besoin d’atteindre son quota de matraqués. Puis il y a ce moment, peu glorieux où l’on se déteste. Ce moment où face aux matraques on commence à courir et à fuir pour ne pas prendre un coup, pour ne [...]



العفاريت والتماسيح والمخلوقات التي لا يعرف أحد أين هي

Wed, 04 Jul 2012 13:27:00 +0200

من حسنات أوعر دستور في العالم أنه أخيراً أعطى صلاحيات مهمة لريس الحكومة والبرلمان : هده الصلاحيات الممنوحة تتمتل في التهريج والتفويج على معشر المغاربة .  هده المقتطفات ماخودة من المحاضر الرسمية لجلسات البرلمان وهي غنية عن كل تعليق. واش كاين شي بث او لا ماكينش؟    فعلاً نعيش لحضة تاريخية  السيد الريس كتدير الفرز  خليني نكون معاكم واضح: آنا كنزيد ساعة ملي نقراها سبحان مبدل الآحوال...الراس الي ما يدور كدية الفاتحة ترحماً  [...]



Au fait ce déficit, c’est 9,2% ou 5 % ?

Mon, 18 Jun 2012 23:57:00 +0200

Oooh, Nadia, Nizar,… attendez-moi, faut que je fourre mon nez dans ce qui ne me regarde pas. Au fait je n’ai pas compris. Reprenons la polémique. Le week-end dernier l’Economiste a publié un dossier alarmant intitulé « FINANCES PUBLIQUES: UN SÉISME À 9,2% » (les Majuscules ne sont pas de moi mais d’eux) . Comme quoi la Loi de Finances table sur un déficit de 75 milliards ce qui ramène le ratio par rapport au PIB à 9,2% et non comme 5% annoncé lors du vote de la dite loi. Et comme quoi on nous ment et toutes ces choses-là.  Suite à quoi le ministre des finances est monté au front dans un communiqué menaçant « Ces projections erronées et ces déductions fausses ne sont pas basées sur les indicateurs réels de la conjoncture économique nationale des cinq premiers mois de l'année en cours… le déficit sera maintenu à 5%, soit le niveau prévu dans la loi de finances 2012. » Troisième séquence, dans un édito très bizarre, de l’Economiste d’aujourd’hui, Nadia Salah se rétracte sans vraiment se rétracter. Personnellement je n’ai pas trop compris si elle est toujours à 9,2% ou plutôt 5%. Mais le ton de l’édito, et le malaise qu’il dégage, m’a poussé à y regarder de près. Au fait d’où vient le déficit de 5% annoncé par le gouvernement ? C’est facile à calculer, tout est agrégé dans le Rapport économique et financier accompagnant la Loi de Finances 2012 et qui a été présenté devant les deux chambres du Parlement. On va le calculer ensemble. On a besoin du PIB, extrait du rapport : Et on a besoin du déficit (dernière ligne – solde du budget) Après le calcul est simple On retrouve nos 6,1% de 2011 et les 5% prévues en 2012. Et d’où vient le « séisme » à 9 ,2% de l’Economiste ? Je n’étais pas présent avec la journaliste qui a écrit le dossier, mais je peux deviner ce qui s’est passé.  Début de la semaine dernière, notre journaliste, a reçu le « Bulletin Mensuel de Statistiques des Finances Publiques - Mai 2012 »   . Comme c’est une bonne journaliste, elle a regardé de près les chiffres élaborés par la Trésorerie Générale du Royaume: Quelque chose a attiré son attention, à juste titre, ce sont les 75 milliards de dirhams de déficit affiché dans la colonne LF 2012. Autrement dit selon les prévisions de la loi de finances le déficit atteindrait 75 et non 43 milliards. Il ne s’agit pas ici des réalisations, qui bien entendu varient en fonction de la conjoncture, mais des inscriptions dans la LF. Alors elle a refait le calcul, en réactualisant la croissance du PIB (3,4 % au lieu des 4,2 %): D’où le « séisme » à 9,2%. Et au fait elle a aussi raison. Comment expliquer ce gros écart ? Prenons par exemple les charges de la compensation. Les crédits qui y sont destinés sont au montant de 46,5 milliards. 32,5 destinés à la compensation des prix et 14 milliards destinés à « l’apurement des arriérés de compensation au titre de l’année 2011 ». Le gouvernement Benkirane ne prend pas en compte les 14 milliards dans son calcul de déficit car il estime que ce n’est pas imputable à son exercice. Le gouvernement El Fassi ne les prend pas en compte non plus dans le déficit de l’année dernière (6,1%) car elle estime qu’il n’avait pas à les supporter car non constatés au cours de l’exercice. Du coup les 14 milliards ne sont pris dans aucun calcul de déficit. Ils s’évaporent par la joie de l’ingénierie comptable ! Nadia Salah, qui aurait pu être diplomate, résume la situation comme suit : Mais que se passe-t-il dans les données budgétaires, pour qu’on ait un tableau de chiffres en provenance du Trésor, un autre d[...]



Pour Mohammed Sokrat, blogueur marocain emprisonné

Tue, 05 Jun 2012 01:18:00 +0200

Le pouvoir a un appétit insatiable. On a l’impression qu’il peut continuer à emprisonner à tout va jusqu’à mettre tous les activistes en cellules. Après, ils n’ont qu’à se serrer ! Le problème c’est que nous autres on frôle l’indigestion. Quelle ratatouille, les amis, quelle ratatouille! Ivresse publique, diffamation de la police, ventes de stupéfiants, agression de militant royaliste, de fonctionnaire... Il ne manque plus que les voleurs de poules et on aura fait le tour du code pénal !  Vous l’aurez compris, il parait qu’il y a une hausse soudaine et forte de criminalité… une épidémie qui de crimes de droit commun qui explose et touche uniquement les activistes marocains. Mais n’ayez crainte, la «  justice » (sic)  veille  avec une célérité qui lui est peu coutumière et dénote d’un zèle extraordinairement rare. Certes à l’heure qu’il est, il reste un beau bataillon d’activistes entrain de roder sur internet et dans la rue mais au point où vont les choses il ne faudra pas attendre si longtemps pour voir tout un programme immobilier des prisons  conçu rien que pour héberger les monstres. Ce jour-là, on pourra respirer,  la nation sera enfin sauve ! Je ne connais pas personnellement le bloggeur Mohamed Sokrat, mais j’aime ses écrits. J’aime son impertinence, son petit côté gavroche qui renvoie tout le monde dos à dos. J’aime qu’en le lisant je commence à douter et à m’interroger si  deux et deux font quatre. J’aime sa liberté de ton dans un pays où paradoxalement il devient de plus en plus risqué d’évoquer la chose publique. J’aime son sens de la formule quand, à mots comptés, il arrive à résumer mieux que milles articles sa pensée. D’accord, pas d’accord avec lui, là n’est pas la question. Avec Mouad L7a9ed et Hamza Haddi (deux autres prisonniers d’opinion et de procès fabriqués) et beaucoup d’autres,  il a un point en commun : un Ouled Chaab, qui a gardé l’authenticité des quartiers populaires et s’est infiltré là où on l’attendait pas, dans le domaine presque réservé  de l’expression publique et du débat politique. Vendeur ambulant il se rendait de ville en ville pour vendre sa marchandise et assurer le dur et cruel pain quotidien. Telle est sa gloire, lui qui ne fait pas partie du Maroc des Majidi, El Himma et tout le reste. Il parait que le Maroc de ceux-là, peut tout tolérer sauf l’insolence des enfants du peuple quand ils osent s’exprimer sans crainte sur le domaine public. Une blague ancienne disait que du temps d’Hassan II, un haut responsable a oublié en quel endroit il a garé sa voiture. Il la retrouvera enfin et appelle Driss Basri : « finalement j’ai trouvé ma voiture dans le garage de ma fille, ce n’était pas un vol ». Et Driss Basri de répondre « Mais Monseigneur que ferais-je de tous ceux-là, ils ont tous avoué le vol ! ». Le 29 mai dernier, à Marrakech, la police a arrêté le père de Mohamed Sokrat, son frère et le bloggeur lui-même pour vente du hachisch.  Finalement le bloggeur a été obligé de signer le PV de police « avouant » sa possession de la substance sinon c’est tout sa famille qui devrait y passer. Il se rétracta après la libération de ses proches mais l’occasion était trop belle au pouvoir pour la rater. Ainsi en va de la justice marocaine en 2012, elle n’a pas beaucoup changé, elle est toujours à l’image des blagues qu’on racontait sur elle du temps d’Hassan II, déjà.    Et comme on risque ici d’être (encore une fois) saoulé par les avocats commis d’office appelés au chevet du pouvo[...]