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Da YellowNigga' Blog



C'est pas mon blog qu'est moche, c'est toi.



Updated: 2014-10-03T08:58:25.094+02:00

 



Adieu 20(bis)

2010-12-17T21:54:38.179+01:00

D'après Monsieur Rien, entité gazeuse qui a posté 2 ou 3 trucs sur ce même moribond blog, le passage en revue d'éléments clés de l'année écoulée en matière de japanimation est une chose plaisante. Aussi, pour ce nouveau post, je vais énoncer mon top 10 de morceaux d'anison (musique d'anime) qui m'ont rendu fou en 2010.10 - Aoi Haru, interprété par ANGELACe morceau du duo ANGELA (composé de atsuko et KATSU) habitué de l'anison, Aoi Haru (jours de jeunesse), sert d'ending à la série Seitokai Yakuindomo. Cet anime, qui suit les péripéties d'un comité lycéen composé de personnages pour le moins marginaux, reste tout de qu'il y a de plus tranche de vie, dans la lignée des Azumanga Daioh et Lucky Star. Ce morceau qui le conclut est à voir comme un pied de nez ironique des producteurs au contenu même de la série. En effet, en substance, les paroles racontent la vie très banale de quelque adolescente nippone, fantasmant ses rêves nourris de fiction télévisuelle.D'un point de vue strictement musical, l'usage d'une gamme pentatonique, très utilisée dans la musique extrême-orientale, inscrit le morceau (et l'anime qu'il accompagne) dans un paysage typiquement japonais, cadrant avec les références faites dans ses paroles mêmes.Chouette, punchy, mais un peu trop déjà-vu.09 - Hatsudo !! Love Beam !, interprété par Shindo KeiCertains crieront à l'ignominie musicale, à la daube sans nom, suintant les nappes synthétiques et les rythmes basiquement boom-boom, avec ses glockenspiels insupportables. Mais j'aime bien, alors on s'en fout. Ca doit la 3ème oreille, ou une connerie du genre. Bref, voila quoi.Shindo Kei, l'interprète, est seiyuu de sa profession, i.e. doubleuse professionnelle. Elle double ici le personnage de Anzu, petite fille qui découvre la vie au jardin d'enfant et qui tombe amoureuse de son instituteur #JAILBAIT (cc @Pedobear). Ce Love Beam sert donc de 4ème ending à la série Hanamaru Youchien, puisque l'ending changeait à chaque épisode. Ca schlingue le sucre, c'est tout chibi kawaii, et c'est ça qu'on aime. Et je vous emmerde.08 - My Soul, Your Beats! (Gldemo Version), interprété par LiSALiSA est une charmante chanteuse nippone de 23 ans, qui a interprété à peu près toutes les chansons des Girls Dead Monster dans l'anime Angel Beats !. Comme le présent morceau (qui sert de 4ème opening à l'anime) est supposé être interprété par ce groupe fictif plutôt que l'habituel personnage de Tenshi, il est normal qu'elle s'y colle.Sans casser des briques, ce morceau est la preuve qu'on est pas obligé de coller une soft J-pop gonflante ou des rythmes sucrés surexcités pour faire un bon opening. Les riffs bien envoyés, la batterie basique mais correcte, les envolées lyriques vocales,... bref, c'est chouette, et même, c'est pas pire.07 - Kore ga Umi he no Ai ja nai ka!, interprété par Hisako KanemotoCette image song est tirée de l'anime moeblob de cette fin d'année, à savoir Shinryaku ! Ika Musume. Interprétée par Hisako Kanemoto, la seiyuu du personnage titre - Ika Musume, ou "La fille calamar", entité moe et humanoïde venue envahir la terre pour punir les humains de polluer la mer - cette chanson débilo-géniale éveille en vous des envie, pêle-mêle, de Banga, de meurtre, de danse, de drogues dures, d'arc-en-ciels et de de licornes.Jouant sur les tics de langage de Ika Musume (à savoir le suffixe "geso" qu'elle utilise à la fin de quasiment chacune de ses phrases - "geso geso", au Japon, pays des onomatopées, c'est le "cri" des calamars) et les terminaisons en "-ika" (qui signifie "calamar, justement), ce morceau est un grand moment de lolanbar pour qui est un tant soit peu réceptif à la J-Pop saveur fraise Tagada.06 - Pinky Jones, interprété par les Momoiro CloverOK. L'illustration de ce morceau est légèrement borderline NSFW (alors que l'anime dont il est tiré et dont il sert de second ending, Yosuga no Sora, est CLAIREMENT NSFW). Mais on s'en fout, l'important, c'est la musique.Donc ce Pinky Jones est interprété par le sextet d'idols M[...]



Obsession Textuelle - Gérard de Roubaix

2010-12-08T00:03:32.426+01:00

James Delleck est de ces rappeurs issus de l'Antre de la Folie - parmi ceux qui ont partagé avec lui cette cellule psychiatrique, on compte TTC, Cyanure, Le Svink, La Caution,... bref, l'avant garde de ce qu'on a appelé le hip-hop alternatif français. Nourri de surréalisme, de Ninja Tueries et hip-hop à l'ancienne, de proto-geekeries, de poésie plus ou moins consciente et d'autres nombreuses références aussi diverses que variées, Delleck (qui n'est pas américain) s'impose aujourd'hui comme le rappeur d'un quotidien moins caustique que son camarade Fuzati, mais tout aussi conscient. Ses textes abordant tant des drames de tous les jours vus d'une focale pas commune (Le Réverbère, Sonate pour une Goutelette) que des problématiques familiales tout ça (L'Amour, 15 Ans) et plein d'autres trucs (Le Profil Psychologique, La Ville en Juin). Bref, ce type est doué, et je n'exagère pas en le qualifiant de Francis Ponge du rap français t'as vu. Comme c'est pas tout le monde qui sait qui est Francis Ponge, ben je me mouille moins que si j'avais dit Victor Hugo ou René Coty, par exemple.Cet homme est Francis Ponge. Il ne souriait pas beaucoup.Bref, Delleck est un rappeur qui écrit des textes bien poussés (et pas que pour lui, puisqu'il participe au Klub des 7 et, fut un temps, à L'Atelier et à Gravité Zéro). Il n'est donc pas absurde d'appliquer les règles de l'analyse textuelle à une de ses tracks, à savoir Gérard de Roubaix (n° 05) extraite de l'album Le Cri du Papillon (2007).Mais écoutez plutôt (la vidéo n'est pas intégrable parce que Gong et tout ça).Et voici les lyrics :Un léger sourire lubrique se visse à ma face ankyloséeDéjà j’imagine dire à mon chef de service va t'faire encu *BIP*.J'vais quitter mon appart’ miteux et décrépiJeter ma femme et flirter avec les actrices vues dans Voici.Me v'là dans l'luxe même si j'suis parti d'pas très hautC’est fini l'PQ, j'm’essuierai l'cul avec des paréos.Très vite tout c'que j'toucherai deviendra pépite.Mon nom dans les moteurs de r'cherche trouv'ra des milliers d'sites.J'marcherai sur la foule comme Jésus marcha sur l’eauJ'guérirai les cons avec ma pisse en effet placebo.J'fabriquai tout à mon image comme Hitler le voulaitMais comme Bill Gates l’a faitMoi c'est Gérard de Roubaix.Gérard, Gérard, Gérard OUAIS…J'suis l'prolo millionnaire, l’icône symboliqueAu fan-club inquiet lorsque j’aurais une simple colique.Gérard, Gérard, Gérard OUAIS…J's'rai une star dans l’excès mais plus un alcooloD'façon tout m'paraîtra si p'tit vu d'la France d’en haut.L’été, j'sortirai ma R21 customiséeJ'deviendrai branché en allant aux concerts de TTC.Avec tout mon blé, j'manquerai plus jamais d'Gitanes maïs.A moi les vacances et l'tourisme sexuel au Laos.Jury pour l'casting Graine de Pouf', j'f'rai partie du PAFEt l'week-end j'f'rai du jet-ski avec Lagaff.Ma vie n'sera qu'plaisir alors j'y donn'rai un sensEn f'sant la tournée des Enfoirés… Cocaïne de circonstance.Après j'm’achèterai une Harley DavidsonJ'f'rai un road movie avec Johnny en écoutant George Benson.A Saint Trop’, j's'rais sur l'yacht au design ovoïde.L’exemple, le héros du peuple dans tous les tabloïdes.Gérard, Gérard, Gérard OUAIS…J'suis l'prolo millionnaire, l’icône symboliqueAu fan-club inquiet lorsque j’aurais une simple colique.Gérard, Gérard, Gérard OUAIS…J's'rai une star dans l’excès mais plus un alcooloD'façon tout m'paraîtra si p'tit vu d'la France d’en haut.Mes mémoires en best sellerDonn'ront un film où Bruce WillisIncarnera un type salaceSe transformant en star céleste.Mais même une goutte sur une vitre peut briller sous la lumièreMais une fois atteint la flaque, elle n’est qu'H2O malgré ses prières.Ma main s'transforme en poing, mes yeux s'gorgent d’eau.L’atmosphère s’assombrit, les pigeons se changent en corbeaux.Mes fantasmes dégoulinent sur la toile de mes rêves.Je n'suis qu’un roi déchu qui aurait avalé la fève.Mon r'gard se fixe sur mon ticket par ter[...]



Adieu 2010

2010-12-03T17:23:02.589+01:00

Le mois de décembre est une période propice à plein de trucs : Miss France, PUDDIPUDDI viral meme (m00t 4 king of Earth), le Téléthon (qui est un peu comme Miss France mais avec des moches), les blockbusters de Noël, les abus volontaires de graisses saturées et sucres simples, les premières neiges et le creusage de découvert bancaire.Mais c'est surtout une période de bilan. Après pas de post depuis juillet (et pourtant, j'ai essayé, hein. Doit y'avoir 4 ou 5 brouillons en stock dans mon Blogspot, mais les publier maintenant a pas beaucoup de sens, rapport à l'actualité, tu comprends - et si je les ai pas fini, c'est parce qu'il y avait une fille que je devais lui toucher les seins, alors, voila, quoi), et ben je finis pas cette phrase.BREFBilan. Dans ce post. En deux parties. D'abord un bilan personnel un peu chiant qui va pas durer plus de 1000 signes (mais peut-être que je mens), et surtout après un bilan de l'année écoulée en japanimation, avec un top 10 du meilleur de la crème des animes qu'il faut avoir vu en 2010.DONCCommençons par le chiant. Pour ma part, 2010 a été une année de ruptures et recommencements. Alors que l'année Chopin débutait - très bon concert du Renegades Steal Band cette année encore ; BIG UP FOLLE JOURNEE PULL UP SELECTA' - je me prenais une baffe publique en l'AG de Prun'. Un début d'année dans l'expectative, tangente, pour cause de pas de stage. Mais bon, avec la season premiere de Lost, l'espoir est revenu, avec un Back to Los Santos (à LRSY Vice City pour le coup) et un boulot en tant qu'être sous-payé/surexploité à Canal 15 Vendée.Un printemps qui s'est déroulé comme un charme, aux frais de la princesse. Je profitai alors de mes derniers jours en tant qu'étudiant, entre rédaction poussive de mémoire de stage, et mise en place d'un projet numérique qui ne verra jamais le jour - DAMN YOU, INSPECTION DU TRAVAIL ! Donc février -> juin = stage (en Vendée, certes, mais c'était l'occasion de redécouvrir cette terre de contraste et de profiter pleinement de chaque retour à la grande ville - Nantes - comme tout bon bouseux digne de ce nom). S'en est suivi la soutenance de truc, et juillet arrivait.Ouais, je recycle, ouais.Après un accord de principe avec Canal 15 (genre CHECK YO on se tient au jus et t'as un taf en septembre, t'as vu), vamos à bailar por la calle de la playa de Santiago de tu puta madre, avec d'abord un Prunothon et un EPIC Question Pour Un G33K which was EPIC, enchaîné avec la Japan Expo 11 pour le Journal du Japon. Parce que j'ai été pris comme rédacteur pour le JDJ et c'est cool. Intensité boulot mais satisfaction corporelle et cérébrale. J'étais bien et détendu, le panard total. Non content de voir Hojo Tsukasa en chair et en lunettes à moins de... pfiou.. 2 mètres !, j'ai fait en sorte que haterz hated en voyant en live et en vivant Yoshi et Toshi de X Japan, en interviewant Shimizu Yuko (la vieille qui a créé Hello Kitty), Katsura Masakazu, et plein d'autres gens que tu connais pas mais que moi si, alors ça va.Et puis taf' d'été dans cette inénarrable station service, avec toujours ces inénarrables clients à servir comme des clients, et ces inénarrables heures d'ennui profond. Par exemple, j'y ai lu Orlando de Woolf, Une Maison de Poupée de Ibsen, et Baudolino de Eco. Ennui je vous dis. Ah, si, cet été, j'ai appris que Canal 15 prenait l'eau, et que mon poste accord de principe mes genoux, je pouvais me le coller sous le bras.Fin août/début septembre s'annonçaient donc grave chiants. Et puis en fait miracle des réseaux sociaux, BIM, PAF, voilà-t-y pas que je trouve moyen d'avoir un stage d'un mois à TV5 Monde dis-donc, pour les 15 ans de Kiosque. Ah ! La vie parisienne ! L'endroit où il suffit de se pencher pour se retrouver avec des pépites grosses comme le poing dans les mains ! Bref, stage enrichissant, cuites sur les toits parisiens à l'oeil, poilades, appartements gigantesques et flippants, et branlage de platines chez des potes et c'est[...]



En attendant...

2010-07-05T00:14:34.448+02:00

Je vous avais dit que je m'étais fait de nouveaux potes à Japan Expo ? Plus d'infos bientôt.


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Pour une sociologie du T-shirt

2010-06-22T13:47:43.891+02:00

Depuis que l'homme a compris qu'il était plus remarquable en attachant un morceau de tissu à un bâton, les drapeaux, blasons et autres signes distinctifs flottants lui ont permis de s'identifier, de revendiquer une appartenance à une terre, une nation ou un mouvement social.L'étendard a été de toutes les manifestations de masses : sur les champs de bataille, lors des rencontres entre chefs d'Etat, dans les mouvements sociaux.Dans nos temps où la belle jeunesse occidentale se désintéresse de la politique et du social (la génération du NAOW !), le drapeau n'est plus symbole revendicatif. En fait, il n'a de sens que quand il est associé à un fort sentiment d'appartenance à un groupe (qu'il représente), patrie comme syndicat. Sans cette conviction, il perd son sens - et c'est pas quelques guignols déguisés en Obélix une fois tous les 4 ans pour soutenir des bras cassés qui vont me dire le contraire - Nan, mais ouais, SRSLY, il est où le sentiment patriotique de gugusses qui chantent même pas bien la Marseillaise ?. De plus, dans une société de plus en plus individualiste, où JE > NOUS, le drapeau fait figure d'accessoire contre-nature.Bref, outre les supporters de tout poil, il ne reste plus guère que les communautés et les syndicalistes qui arborent oripeaux lors des grandes occasions.En Corée du Sud, pays très patriotique parce qu'il a un ennemi héréditaire depuis 1953, c'est normal de montrer ses couleurs.Le jeune, lui, revendique sa tribu par le T-shirt, et ce since 1968. D'où cette description non-exhaustive vestimentaire, puisque désormais, on est ce qu'on porte.L'ancêtre : le T-shirt guévaristeLe T-shirt du Che, objet qui est entré dans la culture pop mondiale au même titre que le smiley ou les oreilles de Mickey, est un des premiers exemples de T-shirts à message identitaire.Il y a tout un contexte derrière : en octobre 1967, ce brave Ernesto se fait descendre, qui par les Colombiens, qui par la CIA. C'est pas ça qui est important. Ce qui est important, c'est que 3 mois plus tard commence l'année 1968, année qui a bien agité notre terre, et où les étudiants et ouvriers de tous pays se sont mis à rêver et se révolter contre un pouvoir un peu étouffant et flippant (missiles nucléaires, tout ça). Or, quel meilleur symbole de lutte contre l'impérialisme et la libération des peuples que le guerillero le plus célèbre du moment.Ainsi, de révolutionnaire marxiste, Guevara est passé au statut d'icône pop de lutte contre l'oppression, arborée tous T-shirts dehors par une classe moyenne/bourgeoisie en manque d'idéaux en ces temps troublés. Les porteurs originels de ce T-shirt ont par ailleurs rangé leur rage révolutionnaire au placard, et sont généralement aujourd'hui des Mac lovin' tous propres. Si des jeunes portent encore ce T-shirt, plus que le message qu'il signifie, c'est d'abord le design qui leur plaît (cf. graphique ci-dessous) :Le T-shirt guévariste est aujourd'hui de tous les détournements, ce qui plaît particulièrement au :T-shirt LoLLe T-shirt LoL est l'essence du T-shirt contemporain. Il s'agit ici de détourner des codes établis de manière rigolote, avec le message qui va bien derrière. La moque est gentille, gratuite et facile. C'est l'exemple même du T-shirt individualiste : on "s'en prend" à un ordre, un symbole, quelque chose de structurant, établi, et on l'esquinte pour lui faire perdre don message originel (créant un sens différent derrière). Il existe des milliers de T-shirts LoL, et l'objectif de ses collectionneurs est d'avoir une pièce unique et pertinente qui fera baver d'envie les autres possesseurs de T-shirts LoL. On en trouve plein sur BustedTees, Glennz, et, fut un temps, sur La Fraise.Notez qu'il existe à peu près plein de sous-genres de ces T-shirts. N'ayant pas spécialement les connaissances pour tous les décrire, je me contenterai des principaux, à commencer par celui que je connais le mieux :Le T-shir[...]



Still can't fuckin' wait !

2010-06-17T17:13:31.667+02:00

Tout est dans le titre et la vidéo. Clique, vois, aime. Sinon, tu es un LOOOOOOOOSER.

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Maeda Jun n'a pas d'inspiration. A moins que ce soient Damon Lindelof et Carlton Cuse ?

2010-06-13T15:31:05.376+02:00

Bon. Pour une fois, parlons de choses que je maîtrise : la culture pop' visuelle nippone, et Lost. Cette semaine, on a eu droit au 11ème épisode de Angel Beats!, chouette anime du studio P.A. Works, spécialisé au départ dans la sous-traitance (animation, production,...), mais qui sort depuis peu des prod' propres, à l'image de Canaan, qui est vraiment pas du tout dégueu. Attention, spoiler (oui, le rouge fait mal aux yeux).Résumé des épisodes précédents :C'est l'histoire d'un gars qui sait plus qui il est sauf qu'il s'appelle Otonashi, et puis il se réveille dans un lycée japonais normal, sauf qu'en fait, il est pas normal, vu qu'il y a cette fille avec des cheveux blancs qu'est aussi expressive qu'un bol de corn-flakes (fuckin' EMOs), et puis elle a des bras en épée. Alors y'a une bande de gentils, ils ont des flingues et tout, et ils tirent sur la fille avec les cheveux blancs qu'est aussi expressive qu'un bol de corn-flakes (fuckin' EMOs) et qu'on appellera Tenshi, ou Tachibana Kanade pour des raisons de longueur de texte. Alors d'abord, Otonashi, il va être avec les gentils, et puis il va se mettre à aimer tout le monde, parce qu'au fond, personne est méchant. Et il va découvrir aussi que tout le monde est mort (M. Night Shawarma POWA activated), que le lycée est une interface entre la vie et l'au-delà, pour que tous les lycéens japonais morts avec des regrets puissent faire des trucs qu'ils avaient pas pu faire (WTF ?), que le mapo dofu, c'est bon, qu'il aurait bien voulu être médecin dans sa vie antérieure de gros loser, et qu'en fait, c'est pas tout le monde dans le lycée qu'est conscient de tout ça. Alors il va jouer à Desmond.Elle a des bras en épée.Eclairs avant tes yeux (SPOILER alert si tu mâtes Lost en diff' française)On en est donc là. Otonashi a décidé de rendre les gens heureux, qu'ils puissent partir sereinement vers l'Outre monde, tout ça au (joli) nez et à la (non) barbe de Yuri, la chef des gentils. Mais c'est pour la bonne cause alors ça va. Tout bon Lost-addict se dira alors que enfer et boule de bite, mais c'est bien sûr ! Ce lycée, son principe, ça ressemble vachement à ce que sont les flash-sideways de la saison 6 ! Et il aura raison, le bougre.Le Los Angeles alternatif où Sawyer est un flic, Faraday un pianiste et Ben un prof d'histoire européenne n'est en fait qu'un... un quoi au juste ? On sait pas trop... une plateforme ? un "endroit" ? Bref, un truc où les Losties et quelques tape-l'incruste (Desmond et Penny entre autre) se retrouvent et se souviennent de leur vie antérieure, avant qu'un type qui s'appelle Chrétien Berger (Christian Shephard, quoi) leur ouvre les portes vers la grande lumière blanche. Quasiment pareil dans Angel Beats! : le lycée est un endroit où des gens qui regrettent se retrouvent et se souviennent de leur vie antérieure, avant qu'un type qui s'appelle Je Convertis Après Observation (Yuzuru Otonashi, quoi) leur permette d'aller vers l'au-delà l'âme apaisée.Dans les deux cas, l'imagerie chrétienne est assez omniprésente, pour le décorum essentiellement (sentences bibliques dans Lost, pseudos type Tenshi - ange -, Christ ou Kami-sama - Dieu - dans Angel Beats!), il est question de l'après-mort, de gens déboussolés, et de "live together, die alone".Une bande de mecs sympas.De l'épisode 11 - Change the World en particulierCette analogie, si elle n'est pas vraiment perceptible au début de Angel Beats! devient de plus en plus flagrante au fil de la série. Et avec ce dernier épisode en date (2 more left), on touche un peu au sublime. Déjà dans l'épisode précédent, Otonashi avait ce rôle de "je suis le super gentil alors j'aide le monde" avec le même sourire idiot qu'affectionne Desmond quand il devient le soldat de l'amour des flash-sideways. Complètement Lost.Là, on a droit à : ce qui sont pour rester sur l'île... pardon, le lycée, et ce[...]



Fatbros (Skateboard)

2010-05-06T22:51:37.122+02:00

Je suis gros. C'est pas moi qui dit ça, hein, c'est mon médecin à propos de moi. Bref, je suis gros. Or, si "Mens Sana in Corpore Sano", d'après Juvénal, la réciproque est tout aussi valable, du moins dans nos cultures occidentales : si on ne respecte pas son corps, on ne se respecte pas soi-même, donc on est forcément un peu fou ; or, les fous, il faut s'en méfier, donc de fait, faisons-en des parias. En faisant tous les raccourcis qu'il faut, on en arrive donc à la conclusion : Gros = paria.Et de fait, dans tout bon film américain qui se doit, le gros est toujours le benêt, le type prétexte à la blague facile (encore plus que le noir par exemple), ou pire encore, le bonhomme qui ralenti le groupe poursuivi par les zombis (de toute façon, il est de bon ton qu'il soit parmi les premiers à se faire tuer). Au mieux, il est gentil, dans le sens de... ben, gentil, quoi (Frère Tuck). Au pire, c'est tout simplement un gros con - vous noterez le "GROS", plutôt que "GRAND" - (Boggis).TadamPourquoi que comment les gros alors ? Parce qu'en des climats plus exotiques que les nôtres plus propices aux nuages de cendres volcaniques qu'aux cocotiers, gros, c'est opulent, donc riche, voire noble : le Japon et son culte de la masse (les sumos), la Thaïlande et les pompoï (les gros, qui sont respectés parce qu'on pense qu'ils sont pleins de thunes), même les représentations du Bouddha en gros, alors que bon, il l'était certes dans sa prime jeunesse, et puis il est devenu anorexique, jusqu'à ce qu'il comprenne que n'est pas Amy Winehouse qui veut, et que la voie du juste milieu, c'est bien mieux (que n'aurait pas renié Solon et son Meden Agan). Gros, en Asie, c'est mieux, donc.Alors quoi qu'où qu'est-ce en Occident ? Ben d'abord, à une époque, le gros avait la côte. Suffit de regarder un tableau Renaissance, tiens. Ne tenons pas compte des très froids par le très flammand Van Eyck, et observons la légèreté italienne d'un Boticelli, plutôt. Sur une de ses toiles les plus connues, Primavera (Le Printemps - Uffizi, Firenze), on constate, en sus du personnage éponyme, de ce poseur de Hermès, de Zéphyr qui fait du gringue à une nymphe et de Flora, la présence des Trois Grâces, qui n'ont jamais aussi bien porté leur nom.Different girlsReconnaissons que sous leurs dehors quelque peu blond vénitien (comprendre ROUX, comme @Barth_, qui, rappelons-le, est gros - ce post est pour toi, copain), et le petit côté croquignolet, genre on danse, on fait du mouvement, alors que bon, en fait, c'est une toile fixe, hein, et bien les 3 jeunes femmes sont un poil grassouillettes, hein. Il en va de même pour leurs collègues peintes par notre ami Raphaël. Le goss-bo du XVIème siècle les préférait donc grosses.Rafaelo prefers chubby girlsDe fait, les hommes, occidentaux ou autres, ont toujours un peu préférés les "grosses". En tout cas les pas squelettiques. Raison biologique d'abord : une femme à larges hanches scandinaves enfantera mieux, avec des risques moindre pour sa vie. Raison physiologique ensuite : graisse = bien nourri = bonne santé. Raison climatique enfin : la graisse, ça tient chaud.Il faut donc attendre les progrès des sciences et techniques pour qu'on puisse se chauffer efficacement sans la couche de gras naturel (avancées dans le textile), qu'on se rende compte que le cholestérol est potentiellement dangereux pour la santé et que les accouchements se déroulent plus sereinement (avancées dans la médecine), et que les médias commencent à diffuser des canons auxquels on doit se conformer.Ainsi, jusqu'à il y a peu encore, avoir un peu de cellulite ou quelques bourrelets, c'était pas si grave. Même, ça rajoutait au charme (cf. Monroe). C'est l'avènement des mannequins filiformes, dignes de Giacometti, qui va faire basculer ce paradigme esthétique. On accuse alors le gros, on lui rappelle sa[...]



Il était une fois...

2010-04-27T15:11:05.176+02:00

(un post sponsorisé par les photos avec des accents)Après un trimestre à rien écrire sur ce blog, il me revient comme une envie de caguer d'y remettre ma prose, qui est très intéressante, c'est Monsieur Rien qui le dit. Or, présentement, Monsieur Rien est en stage à Montréal dans un truc avec Cerquiglini, alors si un type sait ce qu'est la bonne prose, c'est bien un type qui fait un stage dans un truc avec Cerquiglini. Voila pour ce préambule qui me permet d'évacuer mon absence bloggique, dont seulement 6 personnes (dont 4 de ma famille) se sont inquiétées.Donc il était une fois. Ouais, les histoires, tout ça, c'est bien, c'est beau, c'est... Tiens, ben wala, en parlant d'Allemand, hier soir, sur Arte, on diffusait La Chute (Das Untergang), flim de Oliver Hirschbiegel pas sur le cyclimse, mais sur les derniers jours du Führer et la Bataille de Berlin, et sorti en 2004, année où il a créé la polémique parce que Hitler était représenté (un peu, faut pas déconner non plus) humain, avec ses chiennes Blondi et Eva. Débat au combien délicat quand on sait qu'on met en scène le personnage le plus détesté de ces 100 dernières années, et qu'on peut toujours pas rigoler de la Shoah comme on parle de l'implantation des WASP sur les terrains de chasse des Haudenosaunee. Bref, ma chère mère ne l'avait toujours pas vu, puis, après m'avoir consulté (étant le garant du bon goût cinématographique de la famille - merde, ces gens sont capables d'aimer LOL si on leur dit pas que c'est pas bien... d'ailleurs ils aiment... Save the Last Dance aussi, ils aiment bien... Wes Anderson, aide-moi) et écouté mon avis ("Ouais, pas pire... je joue à Pokemon, là..."), s'en va regarder la télé. Il en ressort qu'elle a été captivée, malgré son état de fatigue et les 2h30 que dure le film, qu'elle savait pas que plein de trucs, et que rholala, l'histoire tout ça, hein.Bas de zoupe bour fous !Alors ouais, mais non. Le cinéma, quand bien même il traite de faits réels, historiques et tout le tralala, reste de la fiction. DE LA FICTION ! Avec tout le lot d'interprétations et de déformations, à travers le spectre du temps qui passe, du scénariste, du réalisateur, des acteurs, de la subjectivité générale, l'histoire vraie chère à cette brave Nico Robin est fatalement (oui, dramaturgie, tout ça) altérée. Donc, non, la fin du IIIème Reich n'a pas été la partouze décadente pleine de schnaps, de stupre et de sexualité ambiguë que le film veut nous faire croire. Ca c'est dans les clips de Marilyn Manson (si quelqu'un sait ce qu'il devient, faites-moi signe, y'a des potes qui veulent postuler pour des rôles dans ses prochains films musicaux). Elle était comme un album de Florent Pagny qui reprendrait Jacques Brel : chiante et pleine d'ennui, avec quelques instants de bravoure. C'tout. Mettre en scène la mort des enfants Goebbels, c'est d'un intérêt limité, sinon pour dire "Mais ces gens sont des monstres !" (chose que l'on sait déjà), et ainsi éventuellement tirer la larme au spectateur lambda qui aura eu la curiosité et/ou le courage de se traîner dans le ciné art et essai le plus proche. Il en va de même pour La Liste de Schindler et son procédé stylistique indécent (la 'tite fille en rouge), Munich et ses effets de montage, L'armée du crime et Virginie Ledoyen, Valkyrie et Tom Cruise, Le Pianiste, Amen, Zatoichi (ah, non, pas Zatoichi, en fait)...Du as dué bon fwèwe, à Dtadte.D'où (attention, roulement de tambour, déchaînements météorologiques wagnériens et fonte des glaces) la question du jour. Ou plutôt du soir. Enfin, tout dépend de l'heure à laquelle vous lisez ce post confus. Donc LA question : Peut-on juger l'histoire à travers le cinéma ?Le cinéma n'a pas à porter de message. A la base, c'est un divertissement. Des types comme Keaton, Chap[...]



Cycle, ô, Timmy !

2010-01-11T15:52:22.788+01:00

Chienne de vie que celle où tout est supposé aller bien alors qu'en fait, non. J'ai quasiment toutes les raisons de me réjouir : quasi-réussite sociale (pour un étudiant), entourage plus que satisfaisant, dettes épongées,... A quelques détails près, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les révisions m'agacent, aussi je fais une pause en consultant les dernières dépêches du monde.WTF !? C'est donc pas Dieu possible !? La mort de Mano Solo, l'assassinat des joueurs de foot togolais ou le non décès de Johnny, ça vous suffit pas, bande de connards ? Vous allez me bouffer mon espace médiatique comme ça, jusqu'à la fin ?J'honnis l'humanité pour sa capacité à déclencher une guerre thermonucléaire par pur protocole. Comment des êtres d'une même putain d'espèce peuvent envisager de peindre le plafond de la Chapelle Sixtine et de violer leur petite-nièce ? Alors oui, les connexions synaptiques se font différemment en fonction des individus, le nombre de combinaisons possibles entre les neurones dépassant celui de la quantité totale d'atomes dans tout l'univers, et bla bla bla...Voila le problème de l'humanité : la schizophrénie. Ou au moins la cyclothymie. Le film Brüno synthétise à la perfection cette question, en prenant pour exemple le délicat cas israëlo-palestinien. On se fout sur la gueule depuis maintenant plus de 60 ans, tout ça pour quelques lopins de terre. Alors que si on rendait leurs Pyramides aux Hébreux, tout irait mieux..."Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre..." disait un barbu à la carrière courte mais qui a fait florès depuis. Peut-être, mon pote, mais faudrait pas pousser. Entre voler 10€ dans le portefeuille de mamie et faire se massacrer Tutsis et Hutus, y'a un fossé. Pesons donc les pour et les contre de l'humanité depuis qu'elle est sur cette planète (attention, liste non exhaustive) :Pour : la japanimation, le Taj Mahal, La Flûte Enchantée, Angela Davis, une grand-mère qui donne une pièce à un SDF, des enfants qui rient, Pierre Desproges, le triptyque La Bataille de San Romano de Paolo Ucello, le chapitre 15 de Promethea d'Alan Moore (notamment cette double page où il y a rupture du 4ème mur... perturbant), toutes les oeuvres d'Alan Moore en fait, Mohondas Gandhi, Eratosthène, le prix Nobel de la Paix (même si la côte a été fortement dévaluée depuis 2009), Radiohead, Linux, Paul Valéry, Les Simpson, BattleStar Galactica et Kaamelott.Contre : 4 Kids Entertainment, les constructions de Ceaucescu, Mozart, l'Opéra Rock, le Klu Klux Klan, une grand-mère qui donne une pièce à un clochard après la messe pour avoir une place au Paradis avant d'aller se gaver de poulet rôti (on est dimanche), des enfants qui rient d'un autre enfant handicapé, les Grosses Têtes, un mec qui peint avec son caca, Lanfeust, tous les trucs qui sortent de chez Soleil en fait, Adolf Hitler/Mao Zedong, les créationnistes, la kalachnikov AK-47, la Star Academy, Internet Explorer, Marc Lévy, Dora l'exploratrice, Desperate Housewives et Plus Belle la Vie.Le résultat est sans appel. La médiocrité l'emporte hélas sur l'excellence. Avis présomptueux de jeune imbécile, certes, mais avis réfléchi. L'humanité ne va pas vers un mieux (les années 2000 nous l'ont bien montré), elle se contente mollement de stagner. Dans les années à venir, il n'y aura pas de héros, pas plus que de voitures volantes ou de moteur à eau. Juste quelques milliards de paumés qui, plutôt que de trouver une réelle raison d'être, se foutront sur la gueule parce qu'un autre leur aura dit de le faire.[...]



Lost Supper

2010-01-07T13:07:04.444+01:00

G33K + historien de formation + fan de la Renaissance = cris de joie quand j'ai eu connaissance de ce dernier visuel en date de ABC pour la 6ème et ultime saison de Lost. Mais regardez plutôt :Mash-up entre la célèbre fresque de De Vinci, La Cène, riche en symboles chrétiens, et Lost, série post-moderne complètement géniale et tout et tout. La production dit qu'il y a des symboles cachés quant au devenir de certains persos de la série. Après une rapide analyse, on en conclut que, si les personnages de l'Océanic 815 (et ceux qui les ont rejoint par la suite) sont disposés à la manière des apôtres de la célèbre fresque, Sayid ou Kate vont trahir un camp ou l'autre, les deux occupant à peu près la place de Judas. Par ailleurs, on notera la présence d'un apôtre supplémentaire (Ben ou Hurley), puisqu'il y a bien 14 persos autour de la table, et pas 13. Juliet est absente (décès suite à l'explosion de la bombe H ?), et Claire est revenue, après un délire mystique à la fin de la 4ème saison et surtout une absence remarquée dans la 5ème.On remarquera que ce sont les ruines de la station The Swan qui servent de décor de fond, (major plot key dans les premières saisons - retour aux sources ?), que Franck est toujours là (trop cool), et que Ilana aussi (mouais). Position importante et qui soulève des questions, celle de Locke, qui est supposé être décédé, occupant la place centrale de Jésus. A moins qu'il ne s'agisse de la némésis de Jacob, toujours incarnée dans le corps de notre chauve préféré (même s'il fait flipper).Jack, en bon être rationnel a priori (même s'il essaye de croire) occupe la place de Thomas le sceptique. Sawyer fait office de Jean, le "bien aimé du Seigneur", ce qui pourrait être cool pour lui, compte tenu de ses anciens rapports avec celui qu'il surnommait "Mr. Clean". Par ailleurs, c'est à Jean que l'on attribue l'Apocalypse, dernière partie du Nouveau Testament, donc...Enfin, last but not least, vous verrez 2 crânes jonchés sur le sol. Je pressens qu'ils représentent la mort. Si tel était le cas, ça me rendrait très triste, parce que ça pourrait signifier que Sayid et Hurley vont trépasser au cours de cette dernière saison.Tout est bien cool et beau, même si pas très original (Les Sopranos, BattleStar Galactica, House MD pour ne citer que les séries les plus connues et les plus récentes), mais qui va s'en plaindre. La 6ème saison de Lost commencera le 2 février, Groudhog Day aux Etats-Unis. Cet événement qui consiste à observer une marmotte afin de savoir si l'année à venir sera bonne est le point de départ de Un Jour sans Fin, film avec Bill Murray (l'acteur comique le plus cool du monde), et dont la trame scénaristique tourne autour de la répétition infinie d'une même journée. Un lien avec le voyage dans le temps... Affaire à suivre de très près.Edit trop cool pour rattraper le temps perdu :[...]



Le Corbeau

2010-01-04T14:33:23.103+01:00

De M. X
A Mlle Y
Poste restante

Chère Mademoiselle Y,

Je crois que je suis amoureux de vous. Ce qui en soi est complètement absurde, puisque nous nous connaissons très peu. Cependant, votre seule présence dans mon champ de vision, ou la simple pensée de ce beau prénom vôtre, suffisent à rendre heureux votre bon serviteur, et à faire afficher pendant quelques instants un sourire béat sur ma face stupide (ce qui est fort inconvenant - bien que la sensation soit tout à fait agréable).

Aussi, laissez-moi vous convaincre des bienfaits du produit M. X :

D'un point de vue strictement physique, je me porte bien, présentant une attitude altière et bonhomme, inspirant la sympathie. Ma masse graisseuse est raisonnablement proportionnelle à ma masse musculaire - suivant les canons archétypiques en cours en Occident - malgré des dehors de gringalet. Je suis très peu sujet aux maladies, ce qui est bien pratique pour ne pas chopper de saloperies.

Si vous vous intéressez à l'intellect, sachez que sous la carapace geek/nerd se cache un être incroyablement curieux (assoiffé de savoir me semble exagéré). Je peux m'intéresser à tout, tant qu'on y met les formes : empirisme humien, tactiques militaires de la Chine du IIème siècle, alliage des caractères d'imprimerie, Sheldon Cooper, culture hip-hop ou nombres premiers sont autant de sujets qui m'ont passionnés et me passionnent toujours. Je sais une somme de choses complètement inutiles, et j'aime ça.

Enfin, si l'on considère mon affect, voyez en moi un caustique misanthrope profondément humaniste. J'aime mon humour noir et grinçant, mais c'est pour mieux protéger un cœur d'artichaut bien fragile. Je suis lâche et courageux (tout dépend de ce qu'il y a à défendre), intéressé (qui ne l'est pas ?), et finalement très fleur bleue (d'où cette lettre), même si ça craint. Parce qu'après tout, le cœur des hommes court désespérément après l'amour (le mot est lâché).

Sachez, chère Mlle Y, que je serai la fidélité même, puisque je ne peux aimer quiconque dont je ne suis amoureux (ce qui tombe sous le sens, mais bon). Notez qu'heureusement (ou malheureusement, c'est une question de point de vue), cela m'arrive fort rarement, au point de poser en moi le doute, pour une durée indéterminée, à chaque fois que je me retrouve dans pareille situation.

Dans l'attente d'une réponse de votre part (positive, je l'espère, en tout cas réciproque), je vous prie d'agréer, Mlle Y, mes sentiments (eh oui) distingués.

M. X

P.S. : Dans le cas d'une réponse négative, n'ayez crainte, je ne vous détesterai pas, ni tenterai de mettre fin à vos jours (ou aux miens). Je suis trop mauvais acteur pour ça. Au pire, je vais être très triste une petite semaine, après quoi je dépenserai mes maigres économies en alcool, essayant de séduire des filles aussi ivres que moi pour combler ma solitude. Et aussi j'écrirai de la (très mauvaise) poésie. Aussi, pour le bien de la littérature, vous savez ce qu'il vous reste à faire... (c'est pas pour vous mettre le couteau sous la gorge, hein).
P.P.S. : Je vous aime. Vraiment. Moi-même, ça m'étonne au point de l'affliction.
P.P.P.S. : Si vous avez l'impression que je vous évite ou quoi, c'est parce que je suis un imbécile.
P.P.P.P.S. : Je sais que vous ne recevrez jamais cette lettre.



Ou peut-être plus. Ré-introduction

2009-12-15T00:14:19.933+01:00

Longtemps, j'ai tenu le présent blog, où je m'essayais à la prose et à la chronique faussement désabusée et médiocre, constatant hypocritement l'échec de la civilisation. Je le relance aujourd'hui parce que mine de rien, j'aimerais bien faire du journalisme un jour, et que je manque d'entraînement en ce qui concerne l'écriture. Alors yoroshiku, toussa, mais je me représente.

Bonjour. Je m'appelle Thomas Hajdukowicz, aka YellowNigga (Internet et FightPod), aka H (de moins en moins), aka H-D (par une seule personne, en fait), aka Président (par trop de personnes, en fait), aka Le Chinois (essentiellement par Juliane), aka Fei Wong (Jack n'a pas d'œil). A l'heure actuelle, j'ai 23 ans et 11 mois, et je sais pas si je suis encore étudiant ou pas (en dehors de l'école de la vie, qui est quand même une formule toute faite vachement pratique quand on veut dire qu'on a pas fait d'études, mais qu'on veut pas passer pour une buse).
J'aime manger des trucs bons, boire des trucs marrants (avec modération), faire de la radio, Jérôme Bosch, Super Mario Bros 3, lire, One Piece, Paul Valéry, dire le mot "CHIANT !", Lost, René Magritte, Prun' (92 FM), regarder les filles, Pierre Desproges, Pown.it, Halcali, FLCL, Sayonara Zetsubou Sensei, et plein d'autres choses.

Wala. Je suis pas super inspiré. J'espère que ce connard de Barth sera content. Merde.



Ou peut-être pas...

2009-05-17T14:43:18.103+02:00




The End

2008-11-03T14:21:41.960+01:00

Je te l'annonce tel quel : ce blog va s'arrêter. Les archives resteront disponibles (jusqu'à ce que Blogger en ait marre de moi), mais les posts ne seront plus mis à jour.
Tu t'en es peut être douté, lecteur, au vu des màj de plus en plus irrégulières et distantes dans le temps.
Les raisons de cet arrêt sont diverses et variées : manque de temps surtout (parce que les cours, PRUN', FightPod, et aussi vie sociale renaissante), perte d'intérêt pour l'interface un peu morne qu'offre Blogger, posts de plus en plus pas intéressants,...
Quoi qu'il en soit, le personnage virtuel de YellowNigga ne sera plus. Il existera toujours, dans vos coeurs d'abord (là où se trouve l'île des snipers), et surtout via la radio et les combats de MP3.
Je ne désespère cependant pas d'ouvrir un autre blog un de ces quatre (voire très prochainement), un peu moins fouilli, un peu plus beau, et un poil plus intéressant que celui que je laisse derrière moi.

Au revoir donc, et surtout, faites attention à AMI.



200ème post de la lose

2008-10-13T13:26:53.438+02:00

9h01, dans le coletard. Le bus de la ligne 51 direction Jonnelière s'arrête à Mondésir. Le cerveau pas réveillé à cause de pas de café se réactive doucement, au rythme de MGMT. Il fait gris. Les gens tirent la gueule. On est lundi.
Bercer par Kids et les mouvements du bus, on se rend alors compte qu'il y a quelque chose de bizarre. Le bus est rempli, ce qui n'est pas normal pour une horaire aussi bancale. Et puis, il y a un truc. Les gens portent tous des All Star.
Les mecs ont les cheveux mi-longs ondulés et brushingés. Ils portent des vestes en cuir et des slims, une écharpe à carreaux autour du cou.
Les filles sont belles, avec des serres-tête en velours. Maquillées plutôt bien, avec cet air hautain sur le visage, qu'on a envie à la fois de les frapper et de les serrer dans les bras. Elles portent du gris, ou du noir, ou des trucs aux couleurs pas vives, et elles ont l'air cool.
On peut distinguer quelques archétypes : le type qu'est à Audencia, la copine du type qu'est à Audencia, la fille de bonne famille, le rebelle (vaguement Marlon Brando dans L'Equipée Sauvage), celle qui a reçu une éducation catho mais qui essaye de sortir de ce carcan en faisant des trucs de ouf', l'étudiante en Arts Plastiques, l'ethnico-baba,...
Ce matin, sur la ligne 51, on se serait cru au Bar du Lieu Unique, pendant un concert des Minitel Rose.



Joie(s) simple(s)

2008-09-28T12:59:36.365+02:00

Dimanche 28 septembre 2008, 12h48. Je me réveille tranquillou avec mon cache-z-yeux Okita sur la gueule, une légère brise caresse mon corps d'éphèbe et me sort de la tropeur dans laquelle j'étais. Ma piaule est étonnament bien rangée, ce qui est bizarre parce qu'à part mater la 4ème saison de Weeds, j'ai pas fait grand chose de bien constructif cette semaine.
Dans ma tête, je me dis qu'il faut que je me sorte les doigts d'un endroit bien particulier, pour évacuer des déchets, ensuite effectuer mes ablutions, et enfin préparer de quoi me sustenter. Soit assouvir 2 des 3 trucs vraiment essentiels pour vivre (sachant que je respire de manière inconsciente, comme à peu près tout le monde - big up aux poumons d'acier). Je souris, parce que je suis persuadé que mon manger va être très bon, même si je sais pas encore ce que ça sera.
iTunes tourne. J'écoute le Angles de Dan le Sac vs Scroobius Pip, que j'ai retourné tout l'été et qui m'a permis de survivre dans ma cabane de caissier-pompiste.
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J'imagine aussi qu'après le dérushages des jingles radio et la mise au propre de mon synopsis, je vais re-regarder le live de NTM au Zenith de Paris en 1998.
Un bon dimanche en perspective.
(image)



Back in the dayz

2008-09-22T22:09:46.051+02:00

Les Belles Histoires de Tonton YN.Nantes. Intérieur. 21h54. Période de fin de vacances, peu après le dîner.- Des gosses : "Tonton YN, Tonton YN, raconte nous encore une histoire dont tu a le secret !"- Moi : "Bande de p'tits cons, j'vais vous apprend' à massacrer not' belle langue française, va ! Quand on dit "tu as", il faut mettre un "s" à la fin du "a". Allez, approchez vous donc."Je vais vous parler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, où alors ils avaient sauté une classe, ou alors ils étaient au lycée, alors ça compte pas, vu que c'était forcément moins bien. Ce temps, c'était les années 2004 à 2006. Mes années de L2 et L3 Histoire à Nantes. Le début de la vraie vie.Salut, c'est Orson Welles.La vraie vie, oui, parce qu'après un an d'internat vraiment rigolo à Quimper, et surtout toute une enfance et adolescence (une vie, quoi) passée dans le giron familial, je m'affranchissais de toute contrainte adultisante et pouvais me laisser aller aux excès en tout genre, jeune fou libre et sauvage que j'étais.En L2, j'aurais vu passer la première Saint Patrick (mémorable, je crois), les cours avec Cygler, le rituel machine à café-couloir de la glande, les exposés sur Mithra avec l'Empereur déguisé en rien, les plans cul foireux, les enchaînements de tonus (mon record - de merde - 72 heures d'affilée : Clémenceau, Bergson, et un truc à Lorient), la première vraie déception sentimentale, et le début d'une boulimie musicale toujours pas guérie.La L3 fut tout aussi enrichissante : une incisive cassée dans des circonstances vraiment pas glorieuses, la colocation dans un appart' qui donnait sur Decré (Decré, mec, putain), la crise du CPE (je vais y revenir), les Dupérin, Monsieur Flûte, Monsieur Vieux, la seule fois où j'ai dû passer aux rattrapages, Le Roux en géo, les débuts de mon histoire d'amour avec Monsieur Rien, les nuits blanches passées sur un TD, ma geekification progressive, des voyages à Paris, un voyage en Italie, et une certaine nostalgie de cette époque exubérante.Oui, en ce moment, je suis nostalgique de cette époque. Une époque où on pensait que la droite dite modérée ne pouvait pas être plus dure que ce qu'elle était déjà (et on regrette presque Chirac aujourd'hui). Une époque où le litre d'essence coûtait deux fois moins cher que maintenant (m'en fout, j'ai pas de caisse). Une époque où TTC était mieux et pas encore récupéré par les tonus Sup de Co. Surtout, une époque où qu'y a eu la crise du CPE.Petit rappel : le Contrat Première Embauche était un truc voulu par le gouvernement Villepin, qui faisait (quand on dégrossissait le truc à la machette) que quand on bossait sous ce truc, on pouvait se faire virer dans les 2 ans sans que le patron ait à donner une explication valable (si je me souviens bien). Le projet de loi était passé en douce, grâce au fameux article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui fait que quand les circonstances sont rassemblées, le gouvernement peut faire passer une loi que machin et truc et mach'truc. Gros taulé dans les milieux syndicaux estudiantins. C'est le retour à la monarchie absolue, et Villepin Salaud, et Chirac Facho, et autres superlatifs.Je me moque, mais concrétement, j'étais pas non plus super chaud pour qu'un texte comme ça passe, étant donné que je me destine à une carrière de précaire (comme tout bon étudiant en LSH). Donc premières AG, premières manif' (qu'est-ce qu'on a pu rigoler), un blocage du MIN complétement foiré (se réveiller à 4h00 du mat' pour quasiment que dalle, sinon être suivi[...]



Ouais, bon...

2008-08-31T21:23:21.515+02:00

Faute de posts réguliers (pour cause de flemme ou de pas d'inspiration ou de glande dans le Morbihan ou les 3), voici une petite bande-annonce pour faire patienter les foules. Les vrais amateurs de manga connaissent 20th Century Boys, série de Urasawa Naoki (à qui on doit aussi l'énorme Monster), et reconnaitrons que, bon sang, ce type sait écrire(et puis un type qui prend le titre d'une chanson de T-Rex pour nommer une oeuvre ne peut fondamentalement pas être un connard). Une trilogie filmique de cette série doit donc sortir incessament sous peu (si ce n'est déjà fait au pays du Soleil Levant). Regardez, bavez, et attendez décembre 2008 pour avoir la même chose dans nos salles de ciné.

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Rewind

2008-08-11T20:48:12.485+02:00

Il y a un an, je me disais que j'allais révolutionner l'histoire contemporaine en France en traitant d'un sujet vraiment très bien et plutôt inédit, parce que le hip-hop, c'est cool. Le fou...
Il y a 2 ans, je lançais ce blog plein de fun.
Il y a 3 ans, je m'ennuyais déjà durant mon travail d'été (dans une banque, cette fois), et puis c'est tout.
Il y a 4 ans, ma mère attendait avec impatience le début des J.O. à Athènes, et se disait que la cérémonie de ceux de 2008, elle serait sûrement superbe, parce que la Chine, ouah. Cette année, son discours était bien différent, puisque c'est bien connu, en 2004, la patrie des Droits de l'Homme, c'était l'Empire du Milieu et le Tibet était libre (et Jiang Zemin était un vrai démocrate), alors qu'avec l'imminence des Jeux, Hu Jintao s'est mis à faire n'importe quoi, à faire plein de pollution et trembler la terre et tuer les Dalaï Lama, et tout ça. Donc elle n'a pas regardé la cérémonie.
Il y a 5 ans, je profitais de ma victoire sur le Bac, et me déshydratais sous une putain de canicule (alors qu'ailleurs les vieux tombaient comme les mouches).
Il y a 6 ans, le Turkménistan et feu son président dictateur Niazov renommait les mois de l'année de manière complétement tarée.
Il y a 7 ans, on attendait avec impatience le mois à venir pour que l'ordre du monde soit boulversé (il paraît).
Il y a 8 ans, c'était l'an 2000, et les voitures volaient.
Il y a 9 ans, je portais des lunettes ridicules pour observer une éclipse, je sais plus si c'est de soleil ou de lune.
Il y a 10 ans, on vivait encore dans la ferveur de la victoire du Mundial à domicile.
Il y a 23 ans naissait Le Roux.
Il y a 24 ans naissait aussi Ben.

Vive le 11 août.



Freaks

2008-08-11T20:19:43.693+02:00

Une station service de Vendée constitue un microcosme tout à fait étonnant. On y croise de tout : des gros qui se la joue, des 2 de tension, des alcolos, des gens qui ont l'air sympas,...
Mais le mieux, c'est quand même les types vraiment zarb'. Il n'y a pas une journée sans qu'on croise un freak. Ca peut aller des difformités physiques ignobles (goitres dégueulasses, chicots plus que pourris, morceaux de doigts en moins, sur ou sous-poids vraiment effrayants,...) aux comportements vraiment très étranges (mutisme total, TOC,...), en passant par d'autres trucs chelous de nature socio-psychologique.
Exemple : hier matin, un type regarde le T-shirt que je portais, et qui représentais l'insigne "sortie de secours" japonaise, avec, évidemment, écrit "sortie de secours" dessous en japonais. Le client me donne donc d'abord son dû, puis me demande "Ca veut dire quoi, ça ?" Je luis réponds donc "sortie de secours". Il continue alors "T'es japonais ?" - "Non." - "T'es - oui, il me tutoie - de quelle origine alors ?" A ce stade de la conversation, qui commence à devenir bizarre mais pas trop, je lui dis donc, pressez de le voir partir "Coréen". Ce à quoi, il dit en riant "Ah ! Les Coréens, y z'ont de l'argent !", avant de partir, sympathiquement.
(image) Exemple : un vendredi matin, il est 9h30 du matin. Plusieurs clients se servent aux pompes. Deux voitures s'arrêtent alors sur l'espèce de zone goudronnée devant les pompes. En descendent des jeunes - la vingtaine - qui se saluent, se tapent dans le dos, tout ça, la grosse déconnade. Et puis pour fêter ça, ils décapsulent des bières, et puis ils les boivent, et puis les voitures s'en vont dans deux directions différentes, et puis c'est fini. Vive la Vendée.
Exemple : un client muet et handicapé d'un bras se bat contre lui-même, en essayant de détacher le truc pour composer son code de carte bleue qui est inamovible. Il essaye de gueuler, mais il peut pas, vu qu'il est muet. Et j'assiste impuissant à ce spectacle pas drôle, mais j'ai du mal à contenir mon fou rire.

La Vendée, une contrée qui ne connaît pas le dentifrice. Un département à découvrir socialement.



Café de l'été (bis)

2008-08-10T21:51:44.942+02:00

Antan jadis, du temps que j'étais un jeune blogger fou et impétueux, j'avais posté sur un des rares événements culturels qui valent le coup sur La Roche Sur Yon, le Café de l'Eté, qui sont une série de concerts gratuits et en plein air, en été (hey !). Deux ans après ce post et 19 ans après la première édition, ça vaut toujours chan-mé sa mère le coup. La preuve par deux.Fanfare Ciocărlia : Programmé le 24 juillet. Une fanfare tzigane roumaine. Gros cumulard vu comme ça. Mais bon sang, ça claque. 11 gros bonhommes légèrement dégarnis qui envoient du pâté, reprennant des classiques de la musique festive balkanique qu'on peut entendre dans les films de Kusturica, mais pas que. Parce que les types qui chantent gèrent quand même vachement bien, et même si le public ne suit pas vraiment quand ils lui demandent de reprendre les paroles en choeur (ben ouais, le roumain, c'est pas super universel), ben le rap parodique, c'est bien bien. Et malgré le semblant de bordel sur scène, le groupe est très bien réglé, avec les membres qui savent quand c'est qu'ils doivent enchaîner quand il faut, et c'est cool. A noter qu'ils sont créditer dans le film Borat.Caravan Palace : Programmé le 01 août. Au départ, j'y suis allé à reculons. Ben oui, normalement était programmé l'excellent groupe d'afrobeat new-yorkais Antibalas Afrobeat Orchestra. Mais ces sales drogués ont annulé au dernier moment parce que genre y'avait une méga teuf' afrobeat de ouf' sur NYC en même temps, alors bon La Roche, on en a un peu plein le trou de nez, m'voyez. Et donc, machin, responsable de la prog' des Cafés de l'Eté a pris son téléphone dans l'urgence, et a réussi à motiver Caravan Palace, inconnus au bataillon, de venir. Il a bien fait.Sur le papier, il est annoncé "swing électro". Crainte. On veut du groove, du funk, quelque chose qui claque, et on nous propose à la place un truc lounge pour bar huppé et cossu, tout en fauteuils de feutre rouge dans une ambiance tamisée où on brunche entre gens biens qui ont trente ans. Du Saint Germain ou du Soel, ce qui est quasiment la même chose, parce que Soel fait partie de Saint-Germain. Mais passons.Les premières notes retentissent, et on se dit que c'est du jazz manouche avec un bon gros beat derrière. Passé la stupeur (ah ouais, ils ont quand même osé), l'effet de surprise se dégrade, et on se dit que du Reinhardt revisité par les types qui ont fait une version machina du thème de La Soupe aux Choux, ben voila, quoi. Et en plus, Minor Swing, une fois, comme ça, ça passe, mais à la longue...Sauf que... Il se passe quelque chose. Déjà, sur scène, c'est assez complexe : il y a deux gratteux, un clarinetiste, une espèce de violoniste fou, une chanteuse pas dégueulasse à voir, un bassiste et un type qu'on sait pas trop bien ce qu'il fait derrière ses machines, mais qu'est bien dedans. Et le concert prend tout à coup une autre ampleur : le rythme va carrément sur-crescendo. D'un coup, le violoniste fou se met à scatter, et puis un des gratteux va sur le devant de la scène sans sa guitare, enfile un casque et se met à scratcher, alors même que le type qui était derrière ses machine sort un trombone à coulisse, quand le type qui était à la basse se met à bidouiller un truc qui fait bruit ressemblant terriblement au theremin mais que c'en est pas un en fait... Et ça devient fou, et bien, et dingue, et terrible, ça swingue, et c'est électro,... c'est électro swing ('xacte[...]



Beaucoup plus de bonnes raisons de ne pas faire le boulot de caissier-pompiste

2008-07-31T20:46:59.583+02:00

  • C'est super chiant. Et je pèse mes mots. Tu es assis les 95% du temps, à faire la cruche. Et tu attends avec impatience la fin de ton service.
  • Tu dois avoir l'air sympathique et aimable, et poli aussi, avec des gens qui le sont pas forcément (du tout).
  • En plus, tu dois être plaisant, genre le gendre idéal ou le petit copain lambda devant des vieilles peaux qui pouffent ou des pouf' qui vieillepauent. Et aussi tu dois rire aux non-vannes des vieux pochards. Tu subis aussi des traits d'esprit très fins du type "Bonjour monsieur. 20 - euros, s'entend." - "Oui, 20, comme du vin". Je passe tout ce qui va avec des montants de 33 (Export), 51 (Pastis), 8€6 (Bavaria), ou encore 69.
  • En plus d'être tout ça (quel cumulard), les clients sont aussi des buses qui te disent "j'ai pris vinzeuros à la 6". La phrase marche aussi avec "cenzeuros".
  • On ne le dira jamais assez, c'est quand même très chiant.
  • D'un simple point de vue sociologico-culturel, c'est zéro, vu que l'interaction caissier-client dure maximum 30 secondes. Pas de baratin, rien, nul.
  • ON A PAS INTERNET DANS LES CABANES DE CAISSIER-POMPISTE.
  • Tu bosses pour la grande distribution, ce qui est le mal pour tout gaucho-bobo-écolo de merde qui se respecte, et c'est un peu la honte.
  • Il y a toujours un connard pour te renvoyer chier quand tu vas gentiment lui dire d'éteindre sa clope, parce que quand même, la formule combustible (en forte quantité dans une station service, quand même), comburant et chaleur, c'est pas très top pour rester en vie.
  • Les vendéens n'ont aucun goût, surtout en ce qui concerne les voitures tunnées. On a des idées assez définitives sur le tunning, mais bon, des fois, c'est correct. Mais pas à LRSY. A LRSY, les gens ont des bas de caisse gris faits en bouteilles d'eau minérale fondues, alors que leurs portières sont jaunes. Ils ont un sound system à faire pâlir un décollage de fusée Ariane V, avec de l'eurodance contemporaine qui tourne dessus. Et surtout, palme de la palme, ils ont des prises d'air peintes en trompe l'oeil sur leur capot, et ça, ça troue pas mal le cul.
  • Tu peux compter les mouches pendant 3/4 d'heure, et d'un coup, t'as dix connards qui arrivent en même temps, et 3 autres qui frappent à la porte pour te réclamer du gaz fissa.
  • Je vous ai dit que c'était super chiant ?



Plusieurs bonnes raisons de faire le boulot de caissier-pompiste

2008-07-30T16:50:31.154+02:00

  • Quand tu commences à 6h00 du matin parce que tu dois nettoyer les pompes avec un détachant à base de Dieu sait quoi, tu t'offres une triple défonce assez unique : détergeant pas écologique, carburants divers et variés, et mélange butane/propane. Effets étranges : au départ, tu penses que t'es complètement stone, et puis en fait nan, c'est juste le boulot qu'est chiant.
  • Tu es quasiment tout le temps assis, les seuls efforts physiques à fournir étant quand on doit mettre sa bouteille de gaz à une grand-mère dans sa voiture (et pas une voiture appartenant à une bouteille de gaz dans une grand-mère). Donc c'est pas trop fatiguant, et l'activité sportive régulière (ainsi que les 5 fruits et légumes frais) peuvent aller se faire foutre.
  • Tu vas pouvoir travailler ton sourire ultra-bright et jouer le commerçant hypocrite tout ton saoul. Impératif : pouvoir aligner les mots "bonjour", "[montant du carburant]", "merci" et "au revoir" en ayant l'air parfaitement con, à des gens dont la face et ben voila. Car c'est ça, le business, aujourd'hui, Bobby.
  • C'est le boulot anti-hippies par excellence : tu vends de la pollution à tout le monde, et donc, même à des hippies, qui du coup, ont l'air bien cons avec leurs VW de 1973 qui consomment 10L aux 100.
  • Tu es tout le temps occupé, et en plus, tu as la clim'.
  • Tu peux toujours continuer à jouer au misanthrope dans ta cabane, tout seul, au risque de devenir taré à cause des produits inhalés précedemment (par exemple, aujourd'hui, une demi-heure avant la fin de mon service, je me suis surpris à beugler la musique de Super Mario Bros. en boucle, et ça fait un peu peur).



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2008-07-27T22:22:34.785+02:00

Il m’arrive de temps à autres, lorsque j’erre sans but dans les rues de Nantes, de croiser un individu louche répondant au nom de YellowNigga. Je dis louche, jugez plutôt : Vous ne vous étonnerez pas si je vous avoue que j’ai bien vite estimé qu’un séjour en institut psychiatrique ne pouvait pas ne pas lui être bénéfique. Toujours est-il que chaque fois que je le lui ai proposé, il m’a assuré pouvoir s’en passer, sans omettre toutefois de pousser ensuite ses hurlements qu’il aime par-dessus tout ponctuer de spasmes lorsqu'une chose le contrarie. A vrai dire, je le soupçonne de dissimuler la vérité. Il n’est en effet pas rare, lorsque je passe une journée avec lui, de le surprendre, alors que j’avais le dos tourné l’instant d’avant, un marteau ou un tournevis à la main, la respiration haletante, et son regard vacillant vrillé sur mon crâne ou mes tempes. Tant et si bien que l’éventualité qu’il soit dangereux, tant pour la société que pour moi-même, a fini par m’obséder : il fallait que je sache. Aussi ai-je décidé d’observer son comportement au quotidien, si possible dans son habitat naturel, afin de vérifier s’il lui arrive, ne serait-ce que quelques instants par jour, d’avoir un comportement dit normal. Pour ce faire, il m’a fallu ruser : je lui ai promis, en échange de son hospitalité, de passer autant de temps qu’il voudrait à taper en sa compagnie en rythme sur le tambour virtuel d’un rhythm-game japonais. Il va sans dire que le sujet, otaku invétéré, a immédiatement mordu à l’hameçon. Au final, j’ai passé chez lui quatre longs jours et quatre longues nuits, au terme desquels je suis à présent en mesure d’établir un diagnostic clair. Nom : YellowNigga Origines : franco-sud-coréano-polonaises Folie : otaku assumé Taille : 1m77 Poids : 60 kg Groupe sanguin : B Signe astrologique : Verseau Le premier jour d’observation, arrivée à 15h39 en gare de LRSY. YN m’attend sur le quai, et tient à me conduire lui-même en voiture jusqu’à sa demeure. Méfiant quant à ses aptitudes dans la vie réelle, je le prie, en prenant garde à ne pas l’effaroucher, de me prouver qu’il possède bien un permis de conduire. Celui qu’il me présente semble être de facture officielle, aussi est-ce sans trop de craintes que je monte dans le véhicule. Après quelques minutes de trajet, nous nous arrêtons devant un MacDonald. Il est 15h48, YN a faim, YN n’a pas déjeuné. YN est un otaku livré à lui-même : ses parents sont en vacances. Du moins c’est ce qu’il prétend. Qui sait ce dont il est capable, j’ai affaire à YN, ne l’oublions pas – mieux vaut le croire sur parole Après que j’aie déposé mes affaires dans la chambre d’ami, nous nous installons dans le salon. Ensuite… ensuite… ensuite… Malgré mes efforts, je ne garde qu’un souvenir flou du reste de mon séjour. Il y eut des jeux-vidéo, beaucoup de jeux-vidéo, des animés japonais, une télévision diffusant continuellement des émissions de GameOne ou de NoLife. Chaque jour, il disparaissait plusieurs heures de suite, en prenant bien soin de m’enfermer ; j’avais pour ordre de m’ingurgiter d’innombrables mangas jusqu’à ses retours, sans quoi… sans quoi… Non, c’est fini désormais, je préfère oublier. Les matins, après de longues nuits de veille forcée, je me f[...]