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SARKOFRANCE #04



Sarkofrance



Last Build Date: Mon, 15 Jan 2018 08:35:09 PST

Copyright: Sarkofrance
 



558ème semaine politique: Jupiter plane, le FN gouverne.

Sun, 14 Jan 2018 05:44:17 PST

 Où l'on mesure l'hypocrisie d'une injonction à voter contre Le Pen pour ensuite lui emprunter ses marqueurs politiques en matière de politique d'asile et d'immigration; où l'on mesure la démesure de la loi Travail maintenant qu'elle est en vigueur; où l'on s'amuse de Jupiter en Chine, à Rome ou à Paris.   Marine à l'intérieur ?Vous souvenez-vous ? Il y a 8 mois, l'injonction était pressante, unanime chez les médias principaux. ll y avait un risque à voir l'Immonde triompher et prendre le pouvoir. Si la menace eut été sérieuse - car elle ne l'était pas - nous aurions pu avoir des sueurs froides: l'empilement des lois sécuritaires et liberticides au nom de la lutte contre l'insécurité et le terrorisme a transformé la République en régime dangereux. Le kit de passage à l'autocratie est prêt à l'emploi, il suffit de la mauvaise personne aux commandes du pays. En mai dernier donc, il fallait voter contre le danger Le Pen. L'injonction était pressante.Huit mois plus tard, l'état d'urgence est déjà pérennisé dans ses grandes lignes et certains affreux détails dans la loi ordinaire. Et voici maintenant le projet de loi "asile et immigration".L'Eglise s'en émeut. Des intellectuels protestent. Les associations crient depuis des mois, 26 d'entre elles saisissent le juge des référés du Conseil d'État pour obtenir la suspension de la circulaire Collomb du 12 décembre 2017 qui autorise le tri des réfugiés dans les centres d'hébergement d'urgence par des fonctionnaires de la préfecture. Ces gauchistes du Samu social enfoncent le clou: "nous considérons que cette circulaire rompt avec le principe d'accueil inconditionnel de toute personne en détresse sur le territoire, et nous ne pouvons accepter que des familles, que des enfants, que des femmes vulnérables, restent dehors aujourd'hui". Mais Jupiter s'obstine. Dans sa course à l’échalote avec la droite furibarde et l'extrême droite, la Macronista a peaufiné son projet sur l'asile et l'immigration. La droite s'accroche à l'augmentation de l'Aide Médicale d'Etat (+108 millions d'euros pour 2018) pour crier au "laxisme" ... Jeudi, Gérard Collomb présente son projet de loi aux associations. Au sortir de la rencontre, le premier ministre et son sinistre ministre de l'intérieur sont tout sourire, le compte-rendu officiel de cette visite est lénifiant. Rien ne changera, le texte restera tel qu'il est. Les associations dénoncent un texte toujours "déséquilibré".D'après Collomb, sans rire, il s'agit de "redonner sa pleine portée au droit d'asile en améliorant le traitement des demandes et les conditions d'accueil" (sic!).  Pour "redonner" cette "pleine portée", le gouvernement veut allonger à 4 ans les titres de séjours d'apatrides, faciliter la réunification familiale des frères et sœurs des réfugiés mineurs ou renforcer la protection des jeunes filles exposées à un risque d'excision. Des gestes sympathiques, un devoir humaniste ? Toute la Macronista est résumée dans cette loi, un geste sympathique pour cacher l'essentiel, en l'occurrence ignoble.Car, en même temps comme on dit en Macronista, Jupiter veut réduire les délais de dépôt de dossier d'asile de 120 à 90 jours et de recours des déboutés d'un mois à 15 jours ("il faut aujourd’hui environ 30 jours ouvrés pour accéder à un rendez-vous en préfecture" rappelle Le Monde) ; autoriser la suppression des allocations et entamer l'éloignement des déboutés sans attendre un éventuel recours, étendre toutes sortes de possibilités de détention des réfugiés (notamment de 45 à 90 jours pour la rétention administrative, et de 16 à 24 heures pour la vérification des papiers); recourir à l'assignation à résidence pendant le délai de départ volontaire; et, last but not least, améliorer le tri en fonction des compétences des candidats à l'immigration. Où est la "grande vague migratoire" ? Si la France a reçu un nombre "record" de 100 000 demandes d'asile, le nombre de migrants accueilli en Europe en 2[...]



557ème semaine politique: les Fakes News de Jupiter

Sat, 06 Jan 2018 11:56:21 PST

 Où l'on parle de ces vœux présidentiels, exercice rituel et fatiguant, parfois anachronique et/ou hypocrite. Et de l'illibéralisme grandissant du jeune monarque.Une belle année s'annonce L'année promet d'être belle pour Jupiter. Tous les contextes sont favorables. Au niveau international, la France peut jouer un rôle décisif, apaisant, efficace: le leadership américain est abimé quotidiennement par le clown de la Maison Blanche, la Russie reste ostracisée et sous le coup de sanctions commerciales, l'Allemagne est affaiblie par ses divisions politiques depuis l'échec des dernières élections législatives à la doter d'une majorité stable. Et le Royaume Uni est empêtré dans son Brexit.Sur le terrain économique, Jupiter n'a pas à affronter de Grande Crise comme Sarkozy, ni d'enlisement comme Hollande. La croissance repart avant même que ses propres mesures n'aient démontrer leur (in)efficacité. Politiquement, Macron s'est trouvé un positionnement central, celui jadis appelé de l'UMPS, qui continue de dominer le paysage politique grâce à des institutions qui favorisent les leaders minoritaires et a rendu indifférent une part croissante des classes populaires majoritaires.Bref, tous les astres sont alignés. Comment Jupiter pourrait-il donc échouer ? D'ailleurs, le jeune monarque ne se sent-il pas pousser des ailes ?  "Toujours j’écouterai, j'expliquerai notre situation et la réalité de celle-ci ; je respecterai et toujours à la fin, je ferai car c'est ce dont notre pays a besoin et c'est ce que vous attendez de moi." Cette formule, que d'aucuns malintentionnés ont pris pour une ode au Medef ou à quelques sponsors bancaires bien connus de la Macronista, est à prendre à la lettre. Et c'est justement là que cela cloche, souvent, terriblement. Jupiter commence donc l'année avec l'inévitable séquence des vœux. A l'exception, inévitable également, de la curiosité de nos médias, cette séquence se déroule dans une relative indifférence populaire. L'audience n'est pas au rendez-vous quand Jupiter parle sur toutes les télévisions nationales et d'information dimanche 31 décembre. Mais qu'importe, la macronista préfère une France anesthésiée ou indifférente que politisée voir révoltée. Sur le petit écran, Jupiter parle les yeux dans les yeux aux Français qui veulent bien l'écouter et leur donne deux conseils lénifiants:"Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays et au-delà de votre quotidien, de votre vie, parfois de ses difficultés, dites-vous toujours que vous appartenez à un collectif plus fort, plus grand que vous : la Nation française."Quelques instants plus tard, sur Twitter et Facebook, ces réseaux sociaux tant honnis par le même Jupiter, il répète des vœux plus courts, deux minutes à peine, pompés quasiment mots pour mot sur un précédent discours que le même Macron, alors ministre de Hollande, avait délivré... à l'université d'été du Medef.Ne riez pas. le reste est plus sérieux. L'asile, mais pour qui ?L'année 2017 fut celle "des impôts évadés, baissés, et optimisés pour les premiers de cordée" comme le rappelait l'une des responsables d'Oxfam France. La France, terre d'asile... des riches ? Pour 2018, le programme présidentiel s'annonce aussi chargé que les mensonges sont indigestes.Prenons l'asile. Nicolas Sarkozy n'avait pas cette hypocrisie. Quand il parlait immigration, il lâchait immédiatement "délinquance", "expulsion" et "identité nationale".  Macron n'a pas cette franchise. Dans son monde parallèle, la France est toujours une terre d'asile: "Nous devons aussi accueillir les femmes et les hommes qui fuient leur pays parce qu'ils y sont menacés en raison de leur origine, de leur religion, de leurs convictions politiques. C'est ce qu'on appelle le droit d'asile. C'est un devoir moral, politique et je ne cèderai rien. " Macron a au contraire tout cédé, mais rien avoué.  `Qu'importe si un médecin, honoré d'une Légion d'honneur à Noël[...]


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556ème semaine politique: l'abécédaire des promesses (non) tenues d'Emmanuel Macron

Sat, 30 Dec 2017 13:16:42 PST

  Où l'on parle du premier bilan de Jupiter, désigné sur un référendum anti-Le Pen après une élection improbable. Nicolas Sarkozy avait beaucoup promis, il eut droit à un abécédaire fourni et régulier tout au long de son unique quinquennat. François Hollande avait peu promis, mais son revirement politique lui valut d'autres abécédaires, plus précis encore. Avec Macron, l'histoire est différente. Comme Chirac élu à 82% en 2002, il a cru que sa victoire était un référendum politique sur son programme. Le programme du candidat était pourtant vague. Il fut même dévoilé tardivement, quatre semaines avant le premier tour du scrutin présidentiel, sur fond de story-telling populiste. Une fois élu, Macron devient Jupiter.   Jupiter ne fait pas tout ce qu'il avait promis. Et il choisit les promesses qu'il entend respecter. Voici donc le premier abécédaire des promesses tenues et non tenues de Macron, aka Jupiter, une comparaison des paroles et des actes qui dessine ce qu'est une présidence des riches. AfriqueEn juillet, le jeune monarque lâche cette formule, signe d'une ignorance crasse: "Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien." Pour son premier déplacement, en décembre, il visite trois pays.  Il évite le discours raciste version Sarko juillet 2007 et "l'homme africain", mais pas les mensonges: il emprunte d'abord les références locales faciles, mais surtout nie avoir une quelconque politique africaine. L'a-t-on entendu renoncer à la présence militaire française ou à la protection des mines d'uranium si chère à notre industrie nucléaire ?  Non bien sûr. Pour Noël, il se rend d'ailleurs au Niger auprès de militaires français en mission sur place.AbsentéismeLes nouveaux élus de la République en marche sont nombreux, très nombreux. Ils se révèlent surtout, en proportion, parmi les plus abstentionnistes de l'hémicycle, les véritables cancres de l'Assemblée. Est-ce donc cela, le renouveau ? En décembre, l'hebdomadaire Capital publie ainsi un classement des député(e)s les moins actifs, la palme du bonnet d'âne reviennent à Bruno Bonnel (le "tombeur" de Najat Vallaud Belkacem à Villeurbanne, 570ème sur 572) et Claire O'Petit, ancienne participante des Grandes Gueules sur RMC devenue députée en juin 2012. Manuel Valls lui-même, apparenté LREM, se classe 496ème... La très faible marge de manœuvre de ces élu(e)s rapidement godillots peut expliquer pourquoi ils sont si peu assidus et motivés aux travaux parlementaires.(Cf "Député(e)s").AgriculturePour aider les agriculteurs à mieux vivre de leur exploitations, "plutôt que des aides publiques", le candidat Macron promet "5 milliards d’euros" pour "la modernisation de leurs exploitations".En octobre, Macron promet une loi pour 2018 sur les prix de vente de l'agriculture. Il refuse d'interdire les ventes à perte de la grande distribution. Mais les États généraux de l'alimentation organisés en décembre 2017 déçoivent. Nicolas Hulot boude la clôture de ce show médiatique.ArméesPromesse non tenue! En juillet, Jupiter provoque une crise inouïe avec le chef des armées. Il supprime 850 millions de crédits dès 2017 alors qu'il promettait 2 milliards de plus chaque année. Le chef d’État-major des armées s'émeut. Macron l'humilie en public, le général démissionne. Quelques jours après, la ministre des Armées fait marche arrière sur le budget, c'est incompréhensible. APLLe candidat Macron promet la construction de "80 000 de logements pour les jeunes". Mais Jupiter décide dès juillet de sucrer 5 euros par mois d'aides personnalisées au logement (APL) pour économiser moins de 200 millions d'euros annuels. Pire, le budget 2018 allège encore les APL touchées par les bailleurs sociaux pour le compte de 2,2 millions de leurs locataires d’en moyenne 60 euros par mois.(Cf. "Logement") Auto[...]



555ème semaine politique: Le Père Noël est une ordure

Sat, 23 Dec 2017 12:34:28 PST

   Où l'on parle de journalisme lustratoire, de comment Macron a conquis le coeur des droites sur le dos des migrants, et des premières révélations chiffrées sur la baisse du pouvoir d'achat du plus grand nombre.Président des droitesSamedi, Jupiter se régale au Chateau de Chambord, en toute intimité. Il confie le lendemain qu'il reviendra telle s'était bien. Ses proches défendent ce moment de loisirs si accessible au plus grand nombre. Jupiter est heureux, sa cote de popularité remonte, même si les sondages sont si biaisés qu'ils ne font plus rire (999 sondés, dont 21% de "sympathisants de gauche"). Il n'a jamais été aussi haut dans les coeurs des sympathisants de droite (63%) et même du Front national (35%). Macron séduit à droite et à l'extrême droite, comment pourrait-il en être autrement ?La traque aux migrants et le harcèlement des aidants plaisent aux furibards de la droite radicalisée version Wauquiez (lequel subventionnait les communes de sa région pour qu'elles puissent poser des recours administratifs contre les rares accueils de migrants imposés par l'Etat) ou version Le Pen ou Philippot et leur phobie de l'immigration massive. Le ministre de l'intérieur envoie des agents de préfecture trier les migrants dans les centres d'hébergement d'urgence est du pain béni pour ces inquiets de l'identité refoulée. Et prépare un projet de loi sur l'immigration pour enfermer plus longtemps et expulser plus rapidement.  Eric Zemmour théorise, Gérard Collomb met en scène, Louis Aliot cache sa joie.  Mardi, une jeune députée LREM s'indigne "Les centres de rétention deviennent des centres de détention et sont indignes de notre République. Le traitement du séjour irrégulier en France est devenu une angoisse pour les étrangers, les associations, les forces de police, les préfectures et les avocats." Mais le soir même, elle rentre dans le rang.Outre-Atlantique, le prestigieux New York Times publie un éditorial qui compare la politique migratoire de Macron aux recommandations xénophobes du nouveau gouvernement autrichien: "Cette position n’est pas différente de celle prise par le gouvernement du président français Emmanuel Macron, qui a annoncé l’introduction d’une législation dès 2018, pour accélérer les expulsions de migrants …". "Au-delà des postures, vous organisez le tri entre les sans-abri, vous harcelez les migrants à Calais et ailleurs, vous poursuivez les citoyens solidaires. Vous vous apprêtez à ouvrir des brèches dans le Droit d’asile. Difficile de célébrer ce jour." Médecins du Monde à l'adresse de Macron.Laurent Wauquiez récemment élu à la présidence de #LR par les derniers grognards sarkozystes tente de rassembler les plus furibards. Ses outrances xénophobes éloignent Xavier Bertrand (qui démissionne), Christian Estrosi (qui créé son mouvement), et même la girouette des Yvelines Valérie Pécresse (qui reste, mais inquiète d'un "éventuel double langage" à l'égard du FN). Le sinistre Patrick Buisson, ex-vizir de Sarko, le conseille: "L’équation est simple : faire converger la France de la Manif pour tous, une droite conservatrice, et la France de Johnny, une France populaire."Brosse à reluire Dimanche soir, le président des riches déambule avec un "journaliste" dans autre palais, celui de l'Elysée. Une interview "en marche", un "modèle français issu de Versailles avant l’ORTF et qui fait davantage appel au faire-valoir et à la connivence". La complaisance de l'intervieweur, ce "journalisme lustratoire", avec ces "questions sorties d’un quiz de magazine féminin" fait même suffoquer quelques médias étrangers,  Il évoque l' "héroïsme politique qui revient là" de Jupiter, il écoute sagement Jupiter rappeler combien il dort peu. Car Dieu dort à peine, il éreinte ses équipes à qui on distribue du Guronsan. Il a fallu que Brigitte Macron intervienne pour imposer un agenda vide pendant les [...]



545ème semaine politique: ce que Macron ne dira pas de Jupiter (sur TF1)

Sun, 15 Oct 2017 00:00:21 PDT

 Où il est question d'un débat politique à nouveau hystérisé, d'un Jupiter sans recul et si puéril, et d'une politique de classe que la mise en scène élyséenne masque mal.Appliquer un programme de classeLa campagne fait rage, ou presque. Les Républicains se cherchent un nouveau président. L'élection/désignation est prévue pour décembre, et l'indifférence médiatique guette le scrutin. Alors il faut frapper, secouer, agiter l'électorat le plus réactionnaire de cette droite jadis hystérisée par Sarkozy puis Fillon. Laurent Wauquiez fait la course en tête, faute de rivaux sérieux. Il est secondée par une ancienne juppéiste. Virginie Calmels vise la vice-présidence du parti, au prix d'une pirouette idéologique personnelle en si peu de temps et pour de si funestes raisons qu'elle dépasse l'entendement. Les deux sont bien embêtés avec la politique de Jupiter.Ils n'en demandaient pas tant. Mercredi, la bourgeoise bordelaise défend quand même l'essentiel du projet de budget de Macron, et notamment la quasi-suppression de l'ISF. Elle défend sa classe au micro de Nicolas Demorand sur France inter. On pourrait sourire si son propos sur la suppression de la partie immobilière de l'ISF par Macron ne suintait pas au mépris de classe aussi grand que celui de nos actuels dirigeants: "L’immobilier est un refuge pour beaucoup de Français pour faire face aux aléas de la vie et être propriétaire est quelque chose auquel les Français aspirent". N'imaginez pas Jupiter reconnaître pareil soutien.  Il réfléchit au contraire à un "grand discours social" pour les semaines à venir.Ne riez pas.Caricaturer son oppositionLa critique de Macron à l'encontre de Hollande est mal habile. On sent qu'il est mal à l'aise, effrayé de perdre les nombreux convertis socialistes qui peuplent sa majorité. Alors il tacle sur la personne de l'ancien président et, un peu, sur sa politique. Côté gauche, les survivants socialistes n'ont pourtant plus de mots assez durs pour dénoncer les maux macronistes. Même Bernard Cazeneuve se lâche à confier que la Macronista est à droite. Mais ces socialistes se déchirent encore. L'ancienne ministre puis frondeuse Aurélie Filippetti est menacée d'exclusion pour avoir soutenu une liste dissidente aux sénatoriales. Le PS veut aussi purger les ex-camarades désormais macronistes. Le temps est venu de clarifier une position politique qui a quasiment fait disparaître les socialistes de notre paysage politique. A force de contorsions politiques, ils ont été remplacés sur leur droite par l'aréopage macroniste. allowfullscreen="" frameborder="0" height="215" src="https://www.youtube.com/embed/v3tb_47ynIs" width="360">  Contre les insoumis, la macronista se lâche et elle a bien raison. Les insoumis reprochent à Macron sa politique de classe, ses mensonges écologistes et son mépris de la tradition diplomatique gaulliste. C'est largement suffisamment pour faire éructer, par sbires interposés, un jeune monarque si susceptible. Du coup, les polémiques sont à la hauteur de leurs attaquants, souvent minables et hystérisées. Au moment même où le chef de file des députés macronistes est exempté de procès car les faits de trafic d'influence dont ont l'accusent sont prescris, quelques macronistes attaquent les insoumis plus visibles comme le couple Corbière/Garrido victimes d'hallucinations collectives et de raccourcis bien ciblés; ou la députée Danièle Obono (dont la participation à un rassemblement du groupuscule des Indigènes de la République 11 ans avant la création de la France insoumise équivaut à considérer les Insoumis soutiennent ce même mouvement ... sic!); ou même le politologue Thomas Guenolé dont la moindre critique contre les médias dominants (c'est-à-dire les plus lus, vus et relayés) lui vaut l'accusation de faire la police de la pensée (sic!).Et que dire de l'affrontement Valls/Mélenchon, qui ne [...]



544ème semaine politique: les 5 intox du président des riches.

Sat, 07 Oct 2017 11:03:51 PDT

 Où le président des riches s'essaye à intoxiquer les plus pauvres, où son mépris de classe le fait déraper, à moins qu'il s'agisse d'un acte volontaire d'un gouvernement de classe sans classe.Intox #1 Jupiter dort peu, très peu. Le dernier reportage publi-rédactionnel sur le président des Riches figure en couverture de l'Express, "Macron, la nuit". Une vingtaine des pages pour apprendre tous les détails de vie nocturne et travailleuse de Jupiter. Insister ainsi sur l'énergie jupitérienne ne doit rien au hasard. C'est une communication lancée pour contrer l'image d'un président des riches qui abîme le story-telling macroniste. Non, Macron n'est pas ce bourgeois oisif, il mouille sa chemise à l'Elysée, il "ne dort jamais". Il n'est pas comme ces "fainéants" qu'il dénonce publiquement. Et son énergie n'a pas limite. "Il déteste être contraint, il veut reste le maître des horloges".Il est Jupiter ou il n'est pas.Conseillers et ministres sont appelés à témoigner: "Personne ne l'a vu somnoler". "Au pouvoir, vous n'êtes pas censé dormir" en rajoute son Simplet. Puisqu'il faut meubler cette longue, très longue enquête qui ne nous épargne rien sauf le début d'une analyse politique et sociale sur les conséquences de la politique macroniste, ce publi-reportage utilise même quelques citations jupitériennes croustillantes extraites de l'hagiographie récente de Philippe Besson ("Un personnage de roman") telles que celle-ci:"Ma culture est une culture mâle, guerrière."Ailleurs, les sondages se suivent et se ressemblent. Macron et son Philippe dégringolent.Intox #2Tardivement effrayé par la mauvaise image libérale et droitiste que dégage ce début de quinquennat - Libération ne titre-t-il pas sur "Macron, le fils caché de Sarkozy" ? #lol   - Jupiter réclame à ses troupes de revaloriser l'équilibre de sa politique.   Rapidement, le premier des ministres explique qu'il serait ouvert à une hausse des taxes spécifiques, hors ISF, de certains biens de luxe. Cela ne sert à rien (le mal est fait), et les sommes en jeu sont symboliques et ridicules.Pourtant les ministres représentant l'aile "sociale" de ce gouvernement se taisent. Ce silence est assourdissant. Il faudra qu'ils expliquent plus tard pourquoi et comment ils sont parvenus à endosser une politique fiscale pour les riches aujourd'hui qui va plus loin que le paquet fiscal de Sarkozy en 2007. Car il faut appeler un chat un chat: malgré les éléments de langage répétés par quelques député(e)s LREM, les lois de finance et de financement de la Sécu pour 2018 en disent beaucoup sur cette macronista. Les riches obtiennent des cadeaux, les pauvres doivent faire des efforts. Une caricature ? Non, un constat après un premier examen des deux projets de loi. Voici les mesures les plus massives, les plus décisives, les plus chères. La suppression de l'ISF est tout sauf symbolique - entre 3 et 4 milliards d'euros par d'exonération sans aucune contrepartie ni fléchage vers l'investissement, "une faute historique"  commente l'économiste Thomas Piketty. Ce cadeau coute aussi plus cher aux finances de l'Etat que la réduction de la taxe d'habitation promise à presque tous (3 milliards).La création d'une flat tax à 30% sur les revenus du capital, plus favorable que l'imposition du travail est un cadeau inégalitaire par définition qui favorisera la spéculation, le retour des stock-options et autres actions gratuites. La réduction des APL et des ressources des organismes HLM (2 milliards), et des emplois aidés (1,5 milliards d'euros) concerne au contraire les plus modestes. Le projet de loi de financement de la Sécu économise 4 milliards d'euros en remboursements, frais de santé et frais de gestion des hôpitaux.Bref, la majorité des réductions fiscales profite à une minorité de ménages aisés et aux entreprises; la majorité des efforts (réducti[...]



543ème semaine politique: le boulet fiscal de Macron

Sat, 30 Sep 2017 00:16:20 PDT

 Où il est enfin question de cette présidence des riches enfin en marche, du boulet fiscal et des menaces sur nos libertés. Jupiter ne déçoit que celles et ceux qui l'ont pris pour un nouveau Kennedy social-démocrate. Cette semaine, ses sbires ministériels dévoilent l'un des budgets publics les plus inégalitaires que notre Vème République ait connu. En parallèle, l'Assemblée docile achève de voter la légalisation de l'emprisonnement et de l'espionnage sur la base de soupçon. Et quelques éditocrates se réjouissent que la grève des routiers contre la loi Travail ne bloquent pas suffisamment le pays.Merci Macron, merci patron.Macron, pénibleMardi, l'émission Cash Investigation d'un service public télévisuel à qui le gouvernement confirme qu'il perdra 80 millions d'euros de budget l'an prochain dévoile une enquête sur ce que signifie réellement la pénibilité au travail à travers deux cas exemplaires de réussites françaises - l'expansion de la filiale du groupe allemand Lidl et la pépite cool-zen et moderne "Free". On y découvre ces casques audio qui robotisent les préparateurs de colis du nouveau champion de la grande distribution française, les maladies professionnelles qui fracassent des corps pourtant jeunes et "fabriquent des chômeurs de longue durée" comme l'explique un chercheur, ou ces listes noires de salariés constituées par la direction de l'entreprise Free.Interrogée en fin d'émission, la ministre du Travail cache mal son malaise mais répète les éléments de langage sur ce "dialogue social" si important. Elle ment à trois reprises. Elle ment d'abord quand elle justifie que le plafonnement des indemnités prudhommales a été défini sur la base d'une moyenne"de ce qui se fait aujourd’hui aux prud’hommes". La réforme réduit de moitié au moins ces indemnités pour les salariés d'ancienneté inférieure à une décennie. Pénicaud ment ensuite quand elle explique que le juge aura le dernier mot. Elle ment enfin quand elle promet que ce plafonnement réduira les écarts d'indemnités.Deux jours plus tard, le premier ministre Edouard Philippe répète les mêmes éléments face à Jean-Luc Mélenchon à la télévision sur la même chaîne: "vous ne croyez pas au dialogue social".  Chez Lidl France, malgré le "dialogue social", les préparateurs qui n'atteignent pas les 250 colis par heure sont ... virés. "Un quart des salariés va travailler avec la boule au ventre, plus d'un tiers affirme avoir fait un burn-out et 43 % ressentent des douleurs à cause de leur métier. Derrière le succès de certaines grandes entreprises se cachent parfois des méthodes de management ravageuses. Lidl, enseigne majeure de la grande distribution, est sortie du hard-discount en bouleversant le fonctionnement des magasins comme des entrepôts. A quel prix ? Enquête chez Free, auprès des salariés employés dans les centres d'appels, les «ouvriers du XXIe siècle», selon Xavier Niel, son dirigeant." Présentation de Cash Investigation, 25 septembre 2017, France 2. On se rappelle la formule du président des riches, le 11 juillet dernier:"Je n’aime pas le terme [de pénibilité] donc je le supprimerai. Car il induit que le travail est une douleur". Oui, le travail est parfois une douleur.Mercredi, Macron est à la Sorbonne pour "parler d'Europe". On croit rêver. Il faut l'écouter pour le croire. L'avant-veille, Angela Merkel a été réélue de justesse, mais pour la quatrième fois, à la tête de l'Allemagne: elle a capté un gros tiers des suffrages, mais l'extrême droite xénophobe fait une entrée fracassante au Bundestag. Alors Macron parle d'Europe, discours retransmis sur les chaînes d'info et spectacle garanti. Son "projet européen" est si généreux qu'on se demande pourquoi il ne commence pas à l'appliquer déjà dans le pays qu'il dirige avec les pleins pouvoirs. Jupiter veut «[...]



542ème semaine politique: le procès en illégitimité de Macron

Sun, 24 Sep 2017 01:00:52 PDT

  Où l'on s'interroge sur le procès légitime en illégitimité  qui est fait à l'encontre des contre-réformes macronistes, sur la violence et les insultes du camp dominant, et sur ce qui va suivre.Jupiter en porte-à-faux Lundi, Jupiter parle enfin à l'ONU. C'est un peu le passage obligé de tous les présidents en recherche de légitimité. Jupiter a bien serré très fort la main de Trump en juin dernier, convoqué le Parlementà Versailles pour répéter un long discours, invité Trump au 14 juillet, fait la fête avec Poutine à Versailles (encore), et discouru sur l'avenir de l'Europe sur une estrade au coucher du soleil devant l'Acropole à Athènes, tout ceci n'est rien à côté d'un discours forcément "visionnaire" sur la paix et le bonheur dans le monde. Si Jupiter est grand, Macron reste petit. Il exhorte ainsi es collègues à se soucier du sort des réfugiés, il oublie ce qu'il fait dans son propre pays: "La protection des réfugiés est un devoir moral et politique dans lequel la France a décidé de jouer son rôle. En soutenant le Haut-commissariat aux Réfugiés partout où il doit intervenir, en ouvrant des voies légales de réinstallation au plus proche des zones de conflit, au Liban, en Jordanie, en Turquie, mais aussi au Niger et au Tchad, en défendant le droit d’asile et le respect absolu de la convention de Genève."L'attitude de la France à l'égard des quelques réfugiés qui parviennent jusqu'à elle disqualifie le discours onusien de Macron. La France est même pointée du doigt par la Commission Européenne pour son retard à la relocalisation des migrants. Le ministre de l'intérieur Gérard Collomb n'a pas eu de mots assez durs et méprisants à l'encontre des migrants et des associations de soutien aux migrants. Bref, Macron sur l'estrade onusienne n'était pas légitime à dire ce qu'il a dit.  Loi illégitime Samedi 23 septembre, les opposants à loi Travail rassemble une jolie troupe - insoumis, syndicalistes CGT, FO, Sud, NPA, socialistes, écologistes, le cortège est fourni. C'est le premier grand rendez-vous de l'opposition, les prémisses peut-être de quelque chose. Quelques syndicats, plus divisés, avaient déjà rassemblé deux jours avant 132 000 personnes contre ce texte inique.  Au soir du jeudi, on entend des gens, éditocrates ou autres, s'empresser d'expliquer que cette "faible" mobilisation contre un texte de loi signifie que ce texte est bon pour le pays. Sur quel sujet Macron pourrait-il espérer rassembler autant dans la rue, à part peut-être sa destitution ?La Macronista a la trouille.C'est là l'un des problèmes les plus fascinants de cette présidence jupitérienne. Elle a tous les pouvoirs, d'écrasants pouvoirs, et pourtant elle doit justifier sa légitimité, encore et toujours. Car elle se sent illégitime. Macron a été élu contre l'une des plus stupides représentantes de l'extrême droite française. Il a été élu sur un chantage au fascisme. C'était d'ailleurs le pari de tous les prétendants à cette élection, se qualifier même de peu au 1er tour pour gagner le pompon, c'est-à-dire une victoire large et facile contre l'Immonde. Le surréaliste débat de l'entre-deux tours en a convaincu plus d'un que Marine Le Pen était bien l'idiote utile de cette élection, et de ce régime prétendument démocratique et désormais à bout de souffle.Même des frontistes ont compris combien combien Marine Le Pen était inutile. Cette semaine, la farce présidentielle connait son épilogue. Florian Philippot, l'omni-présent porte-parole médiatique du FN, est dégagé de toute responsabilité. Marine Le Pen ne supporte plus sa "rébellion". Jeudi, il démissionne du FN. Philippot tente de tenir une ligne souverainiste, le gars se croit un destin. Il va terminer chez Dupont-Aignan."Il faut que le gouvernement fasse ce pour quoi[...]



541ème semaine politique: les premières tâches du quinquennat de Jupiter.

Thu, 21 Sep 2017 13:36:06 PDT

 Où il est question de politique de classe, de novlangue sur la loi Travail, et d'un show médiatique qui fait flop.Présidence des riches... et des patronsOui, Emmanuel Macron est déjà notre nouveau président des riches. L'expression qualifiait parfaitement Nicolas Sarkozy. Dès 2007, l'ancien monarque commet son péché original, un "paquet fiscal" législatif voté dans l'urgence dans l'été 2007. Une loi urgente pour incarner son quinquennat, marquer les esprits et le changement. Ce paquet fiscal comprenait une exonération des heures supplémentaires ("travailler plus pour gagner plus"), la création d'un véritable bouclier fiscal pour les plus riches et la défiscalisation partielle de l'ISF en cas d'investissement dans les PME.Cette loi TEPA fut non seulement une injustice mais aussi une ineptie, un fiasco économique et politique total au point que Nicolas Sarkozy lui-même fut contraint de la détricoter, sous la pression, pendant son quinquennat. La défiscalisation des heures supplémentaires, qu'Emmanuel Macron envisage de rétablir, avait provoqué une chute des embauches en France avant même la crise de 2008.  Une décennie plus tard, Jupiter suit les pas de Nico 1er. Sa loi Travail, votée sans débat parlementaire sur son exact contenu, ne comprend pour l'essentiel que les mesures patronales les plus inégalitaires que la Vème République ait connues: suppression de la représentation syndicale dans les entreprises de moins de 50 salariés, fusion des instances du personnel, plans de départs simplifiés, ruptures conventionnelles collectives, et, last but not least, l'ignoble "contrat de projet", un CDI révocable à souhait.La loi Travail est à Jupiter ce que la loi Tepa fut à Sarko, une première tache, indélébile, qui marque déjà le quinquennat. La seconde phase de cette présidence des riches sera la quasi-suppression de l'ISF (3 milliards d'euros, soit environ 15 fois l'économie recherchée en rognant 5 euros d'APL mensuels aux étudiants) et l'abaissement à 30% de l'imposition de tous les revenus du capital (alors qu'Hollande avait fait réintégré ces revenus dans l'imposition normale, et plus élevée pour les ménages concernés, des revenus du travail). Les (précis) Décodeurs du Monde confirment: "les grands gagnants seront par définition les plus aisés, puisque ce sont eux qui verront leur taux d’imposition du capital baisser le plus fortement."Le show à Saint-MartinMardi, jour de manif contre cette loi Travail. Macron décolle pour les Caraïbes, une semaine après le cyclone IRMA qui a tout détruit dans les îles de Saint  Martin et Saint Barthélémy.On connait la tactique. En 2011, Sarkozy avait choisi le jour de la primaire socialiste pour se montrer en Libye. Les ficelles sont les mêmes. Macron pouvait partir le 11 ou le 13, il a choisi le 12, pour les journaux radio-télévisés.Macron part avec "du matériel et du renfort". Il ne manque que le sac de riz. Le story-telling est en place. Dans une île ravagée, Jupiter couche "comme les habitants", "lit de camp et toilettes au seau", confient les communicants de l'Elysée, avec de multiples détails pour les journalistes présents sur place. Le message tourne en boucle dans les journaux radiotélévisés, Macron est au plus proche des gens: "À Saint-Martin, Macron voyage à la dure et l’Élysée veut le faire savoir" titre le premier quotidien régional du pays. Patatras... Sur place, Jupiter rencontre surtout des gens vraiment en colère à qui ... il fait la leçon. Et puis, évidemment, il n'a pas dormi dans un lit de camp.En France, souvent sous la pluie, quelque 400 000 manifestants font savoir leur désaccord avec la loi Travail que Macron fait passer en force. Avec la CGT, SUD et quelques autres syndicats, des représentants de FO et de la CFDT, Jean-Luc Mélenchon (à Ma[...]



540ème semaine politique: ce mépris de classe qui abime Emmanuel Macron.

Sun, 10 Sep 2017 09:53:17 PDT

Où il est question de cet ego surdimensionné qui devient un mépris de classe chez Emmanuel Macron, raillé jusque dans les colonnes du New York Times. Le méprisUn historien américain pointe l'ego surdimensionné de Macron, un "président raté", dans une tribune publiée par le New York Times qui fait grand bruit. Cette semaine de rentrée scolaire n'a pas fait exception aux dérapages egocentriques du jeune monarque. Macron sort du bois, il se montre et parle. Il éructe quand on le contredit. C'est surréaliste. Le "cool" candidat est devenu un monarque sur les dents en si peu de temps. Même la presse la plus complaisante, la plus acquise à sa "transformation" réactionnaire le remarque.Lundi 4 septembre, jour de rentrée des classes. Jupiter se met en scène dans une classe de jeunes enfants à Forbach. L'image sera belle pour les chaînes d'info. Et sur Twitter, Jupiter poste en son nom une video de l'évènement. Il apparait devant une classe pour souhaiter une "bonne rentrée:" "je voulais vous dire combien je me souviens de l'angoisse qui peut être la vôtre"...  Macron n'a donc pas grand chose à dire, et rien à annoncer. Il est juste là pour se montrer. Pour montrer que sa décision, sans moyens, de réduire quelques classes de CP à 12 élèves était le début de la transformation. Rappelons que le candidat Macron a promis de réduire de 120 000 le nombre de fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat. Comme Nicolas Sarkozy en son temps, il s'agace soudain très vite devant l'irrespect d'un journaliste présent qui ose l'interroger sur sa stratégie de communication. Sacrilège ! Il fallait rester coi, silencieux; prendre des photos de Macron caressant la tête de quelques gamins. Le journaliste imprudent se prend la foudre jupitérienne: "Les journalistes ont un problème. Ils s'intéressent trop à eux-mêmes et pas assez au pays. (…) Vous ne me parlez que des problèmes de communication et de problèmes de journalistes, vous ne me parlez pas de la France. " Cette violence surprend à peine. Macron a en commun avec Sarkozy qu'il ne supporte pas, viscéralement, que l'on lui renvoie une autre réalité que la mythologie qu'il tente de construire. Mardi 5 septembre, Jupiter fait son discours de rentrée aux préfets. Un long discours de méthode, avec très peu de propos réellement politiques, sauf cette perle, qu'il chipe à son ministre de l'intérieur, quand il demande aux préfets plus de coordination avec les Agences régionales de santé pour identifier les suspects islamistes internés dans les hôpitaux psychiatriques, "un nouveau fait social qui est bien là." Attardons-nous sur le propos: Macron confirme ainsi devant l'ensemble du corps préfectoral les propos de son ministre Gérard Collomb après les attentats de Barcelone quand il expliquait qu'il fallait commencer à débusquer les terroristes islamistes dans les hôpitaux psychiatriques...Dans la même veine, il précise sa politique sur les réfugiés. En juillet, le ministre Collomb, encore lui, s'était fendu d'une sale et méprisante remarque sur les réfugiés de Calais en expliquant que le gouvernement allait installer deux centres d'accueil avec des "douches mobiles" afin d'éviter de "fixer les migrants dans un lieu". Jupiter en rajoute: "Il faut réenvisager la reconduite à la frontière dans le sens de l'efficacité."  Cette simple phrase, tweetée par Macron lui-même ce jour-là, n'est pas anodine:  Macron laisse entendre, comme Marine Le Pen et la droite furibarde, que l'équipe Hollande/Valls était inefficace pour "refouler". Misère de la pensée politique.Macron tente de se montrer compatissant quand le cyclone Irma vient frapper et dévaster les Caraïbes. Il s'affiche rigide, flanqué de son premier ministre et de l'ineffable Collomb. A aucun m[...]



539ème semaine politique: Macron, président des riches et des patrons

Sat, 02 Sep 2017 15:09:47 PDT

 Où il est question d'une loi travail où la concertation fut une arnaque, d'une loi qui légalise le contrat de travail le plus précaire que la Vème République ait connu, et de quelques éditocrates qui avaient quand même à applaudir.En début de semaine, un journaliste, fan de football et devenu éditorialiste, a été embauché pour devenir ... porte-parole de l'Elysée. Porte-parole, rien que ça ? Bruno Roger-Petit supprime ses comptes sociaux quand il est nommé, tout un symbole de cette Macronista. Pense-t-il nous envoyer la bonne parole présidentielle par fac-similé ? Cette simple décision, personnelle sans doute, illustre le début d'une présidence hautaine et tétanisée.Mercredi, le magazine Le Point publie la première "grande" interview de Jupiter depuis mai. Jupiter fait des bourdes, nombreuses, parfois insultantes. Ainsi récuse-t-il "la politique victimaire" après avoir supprimé le Secrétariat général d'aide aux victimes. "J'ai envie de lui mettre la tête dans notre galère pour lui apprendre le respect des victimes d'attentats" lui répond le responsable d'une association de victimes d'attentats. Jupiter a aussi la formule creuse mais nécessaire pour habiller une politique de classe: "Je crois en la reconstruction d’un héroïsme politique, d’une vraie ambition, pour atteindre y compris ce qui est décrit comme impossible." Macron, héros ... du Medef ? Sur le fond, cet exercice de communication révèle une chose: Jupiter ne change pas, et ne regrette rien. Quand il évoque la suppression prochaine des emplois aidés, qui couteront 44 000 emplois aux handicapés, Jupiter reste hautain et sans regret en les qualifiant de "subventions déguisées vers les collectivités locales ou le secteur associatif", une "perversion de la politique de l'emploi".Résumé de l’interview (de Macron) dans « Le Point », afin de vous faire économiser 4,50 euros (presque un mois de baisse d’APL) : « Allez vous faire cuire le cul, c’est moi qui ai raison. » Les Jours.  Une perversion ? Mercredi en Conseil des ministres, Edouard Philippe propose une "réforme de la fiscalité." Quel sens du timing ! Le CICE sera transformé en allègement direct de charges sociales (merci Macron !); l'impôt sur les sociétés sera abaissé à 25%; et, bien sûr, l'ISF sera allégé de 3 milliards: "cette mesure vise à attirer les investisseurs pour développer les entreprises françaises, ainsi qu’enrayer la fuite des talents. L’immobilier comme outil de travail restera exonéré de toute imposition."Pire encore, Philippe annonce surtout cette flat-tax pour les revenus du capital qui le faisait bafouiller quand Jean-Jacques Bourdin l'interrogeait la semaine précédente sur RMC. Dès le 1er janvier 2018, tous les revenus du capital ne seront plus imposés qu'à 30%. Joli cadeau pour les plus fortunés qui annule l'une des mesures progressistes du quinquennat Hollande ! Comprenez la mesure, les revenus du capital étaient auparavant taxés comme les revenus du travail. Merci patron, merci Macron.Jeudi, le suspense est insoutenable. Edouard Philippe et sa ministre ex-DRH de Danone attendent les journaux télévisés de 13 heures pour dévoiler les 36 mesures de leur réforme du code du travail. Ils ont choisi la clôture de l'université d'été du MEDEF pour annoncer leur joli cadeau, "la réforme de toutes les réformes", celle qui nous projettera dans un avenir radieux "à l'allemande". La coïncidence des dates est désastreuse. Sur Twitter, ils utilisent le hashag #DialogueSocial. On ne sait pas quelle agence publicitaire leur a conseillé pareille bêtise. C'est même indécent quand on se rappelle comment cette loi a été préparée. On s'interroge sur l'identité de ces [...]



538ème semaine politique: Macron, le travailleur détaché du MEDEF à l'Elysée

Sat, 26 Aug 2017 10:59:33 PDT

  Où l'on cause de la dernière gaffe diplomatique du petit Jupiter, de sa nouvelle offensive de com', de la suppression de 44 000 emplois aidés dont bénéficient des handicapés et de la loi Travail.Pyromane ou Rantanplan ? Emmanuel Macron termine ses congés. C'est la fin de l'été, les universités politiques se multiplient - insoumis, droite, socialistes, communistes. Ces moments sonnent la fin des vacances. La droite se déchire pour désigner son président, les socialistes hésitent à changer de nom, Charlie Hebdo choque quelques bonnes âmes, et François Fillon prend un job de consultant dans une banque d'affaires "décomplexée". Il file en Europe de l'Est pour faire savoir qu'il défend un durcissement de la directive du travail détaché. La belle affaire ! Macron l'Européen convaincu, Macron dont l'europhilie béate avait presque dénoté dans la campagne, reprend tardivement l'argument de nombreux euro-réalistes: la possibilité offerte par l'Union européenne aux entreprises d'embaucher des salariés moins chers ailleurs lui serait désagréable. Allelouïa ! On applaudit ! En France, on compterait un peu moins de 300 000 travailleurs détachés, pour l'essentiel dans le BTP. Un rapport sénatorial il y a 4 ans dénonçait une fraude d'environ autant! La France envoie également près de 150 000 travailleurs détachés ailleurs en Europe. Mais Jupiter s'y prend d'une curieuse façon: croit-il qu'en allant expliquer à la Pologne (dont 400 000 emplois seraient générés par ces détachements ubuesques), la Hongrie ou la Roumanie dont il a besoin pour réformer cette directive est une bonne tactique ? Macron propose-t-il un renforcement des moyens de contrôles des fraudes et des abus de cette disposition sur le sol français, en matière d'inspection du travail par exemple ? Non.Cette intervention est bien cocasse, pour ne pas dire hypocrite. En France, Macron veut alléger le code du travail, qui, dixit sa ministre du travail, est fait "pour embêter 95% des entreprises." Sa réforme vise par exemple à fusionner les instances représentatives du personnel, c'est-à-dire à réduire les moyens (i.e. le temps de délégations puisqu'il y aura moins d'élus) dédiés à la représentation des salariés et au contrôle de leurs conditions de travail. La réduction des moyens du ministère du travail, y compris le nombre de ses agents, est une autre hypocrisie de la vulgate macroniste. Cette saillie verbale contre le travail détaché est surtout une diversion. L'essentiel est ailleurs, ce sont les gages qu'il veut donner à l'Allemagne à travers sa loi Travail, socialement inique et économiquement inepte, ou le plan d'économies budgétaires (qui a déclenché une crise avec l'Armée inédite sous la République).Pour "divertir" l'opinion publique, Macron déclenche une crise diplomatique au sein de  l'UE assez inédite. Il se clashe avec la première ministre polonaise avec une violence que personne n'épargnerait s'il s'était agi d'un responsable politique plus souverainiste ou simplement plus soucieux de la cause sociale. Macron, encore une fois, perd son sang-froid. Contre la Pologne, Jupiter agit comme Rantanplan. D'une simple formule, il enterre toute possibilité de compromis sans pour autant se créer un rapport de forces favorable pour faire avancer le sujet du travail détaché puisque jamais, ô grand jamais, Macron n'a brandi la menace de sortir de l'UE. Contre le président européen, la formule de Macron ressemble à une crise de nerfs presque infantile. Il est d'abord insultant pour le pays: "La Pologne n’est en rien ce qui définit le cap de l’Europe." La cible est facile. Il insulte ensuite la première ministre polonaise, par ailleurs politiquement horrible: "le[...]



537ème semaine politique: comment le terrorisme a réveillé la bêtise politique française.

Sat, 19 Aug 2017 09:34:05 PDT

 Où l'on évoque cette horreur à laquelle on s'habitue, sans pour autant l'accepter, cette violence qui appelle la bêtise, le manque de sang-froid et de retenue, les esprits qui s'échauffent et ceux qui font ainsi le jeu des terroristes. La semaine précédente s'était achevée sur des images improbables de nazis vociférant dans les rues d'une ville de Virginie, une voiture précipitée contre les contre-manifestants pour tuer et blesser, et un défilé de milices surarmées. La suivante s'est achevée dans l'horreur d'un nouvel attentat à Barcelone, répliquant le modèle de Nice le 14 juillet 2016. allowfullscreen="" class="YOUTUBE-iframe-video" data-thumbnail-src="https://i.ytimg.com/vi/6xSNAloS0Pc/0.jpg" frameborder="0" height="266" src="https://www.youtube.com/embed/6xSNAloS0Pc?feature=player_embedded" style="clear: left; float: left;" width="320">Terrorisme nazi  A Charlottesville en Virginie, la menace de dépôt de la statue d'un général sudiste a attiré une manifestation de quelques milliers de soutiens. On a pu voir défiler des skinheads, des pères de famille exhibant leur tatouage de croix gammées, des suprémacistes blancs et autres antisémites vociférant leur haine de l'autre, ou des nostalgiques du KKK. Ce défilé était une démonstration de force, il visait à faire peur, à terroriser "l'ennemi". Il n'en fut rien.Devant ces images d'un autre temps, la cohorte des contre-manifestants a au contraire rapidement grandi, puis des heurts, des coups de poing ou de matraque, et, samedi, l'un de ces nazis précipite sa voiture pour tuer et blesser dans la foule. Cet attentat est mollement dénoncé par Trump le samedi. Puis le président se reprend le dimanche. Mais mardi, Trump récidive devant la presse. Il fait un parallèle entre ce général Lee et George Washington. Il explique qu'il y avait des gens "bien" parmi ces suprémacistes blancs qui brandissaient leurs torches comme au sale temps du KKK. Il renvoie dos-à-dos nazis et anti-nazis, "ultra-droite" et antifa. La presse américaine découvre le terme antifa, sans se souvenir que parmi les plus efficaces des premiers antifascistes, il y avait justement ces milliers de GIs américains venus déloger Mussolini dès 1943 puis Hitler l'année suivante de l'Europe de l'Ouest. Ce mardi-là, une partie conservatrice de l'Amérique politique refusait cet héritage et oubliait ses racines. La réaction indigne de Donald Trump a suscité quelques réactions sans surprise et indécentes en Sarkofrance.La pudeur élyséenne a d'abord surpris. Alors que les manifestations d'indignation se multiplient aux États-Unis et ailleurs, Macron suit sa ligne clémente, incroyablement clémente avec le clown dangereux de la Maison Blanche. Comme lors de l'épisode nord-coréen où il fut l'un des rares dirigeants occidentaux à éviter de critiquer Trump, Jupiter une fois encore épargne Trump d'une quelconque critique directe. L'attentat de Charlottesville serait-il une affaire si strictement intérieure qu'il ne mérite rien de mieux ? Macron attend donc 5 longs jours, perché dans sa luxueuse villégiature marseillaise, entre deux visites touristiques scénarisées, pour pondre un tweet tout en retenue: "Aux côtés de ceux qui combattent le racisme et la xénophobie. Notre combat commun, hier comme aujourd'hui. #Charlottesville". Macron n'est pas seul. Quelques médias français dérapent. Valeurs Actuelles dénonce le "racisme anti-blanc", d'autres minimisent l'évènement, n'évoquant que "violences" et "voiture folle".Macron est agacé. Son agenda de communication est perturbé. Des paparazzi l'ont attrapé alors qu'un joli publi-reportage à la gloire de Brigitte était diffusé sur ELLE. Jupiter a du menacer des ph[...]



536ème semaine politique: pourquoi Jupiter a peur des vacances.

Sun, 13 Aug 2017 00:01:11 PDT

 Où l'on parle d'un autre faux pas de Macron en matière diplomatique, de ses premières vacances présidentielles et d'une trouille estivale qui ne dit pas son nom.La "moralisation" version JupiterLa nouvelle majorité "en marche" a failli rater son grand moment. En ces premiers jours d'un août plutôt frileux en France, l'absentéisme était tel chez les nouveaux députés de cette contre-révolution en marche que quelques journalistes réalisaient enfin leur déception. Et si la loi de moralisation ne passait pas faute de présents ? Que nenni ! Les députés sont revenus dare-dare. Même Richard Ferrand, le président du groupe des députés LREM est de retour! Son propre absentéisme, assez stupéfiant, faisait jaser.  La loi est finalement votée mercredi, par une écrasante majorité (412 sur 548). Une grosse majorité des députés LR ont voté contre, les socialistes ont voté pour, la gauche insoumise et communiste s'est abstenue.La réserve parlementaire est supprimée, les indemnités de chômage des ministres sont limitées à 3 mois; les ministres doivent avoir un casier judiciaire vierge de délits et crimes; les députés doivent avoir un casier judiciaire vierge de crime et de certains (pas tous) délits (fraude fiscale, atteinte à la confiance publique, corruption, recel, trafic d'influence). Les assemblées décideront de leurs propres règles relatives au remboursement de frais de mandat de ses membres (prise en charge directe, présentation de justificatifs ou versement d’une avance).Les députés pourront continuer leurs activités de conseil s'ils les ont commencé un an avant leur élection. Mais il y a pire, le groupe LR a saisi le Conseil Constitutionnel sur les emplois familiaux désormais interdits aux députés. Syndrome "Pénélope" ? Ne riez pas, pleurez. Au même moment, trois questeurs de l'Assemblée nationale, deux élus LREM (Laurianne Rossi et Florian Bachelier) et un Républicain "constructif" (Thierry Solère) ont suggéré aux bénévoles de l'association citoyenne Regards Citoyens de suspendre leur travaux car ils nourriraient "l'antiparlementarisme" et la "valorisation des trolls parlementaires". Bienvenue en Macronista ! Depuis 2009, cette association relate sur le site NosDeputes.fr l'assiduité et les travaux de nos députés. Mais cette démarche gêne la "Révolution en marche" de Jupiter. "La démarche a indéniablement un effet pervers" explique Thierry Solère. Lequel fustige la méthode de l'association. Laquelle association a répliqué par un courrier publié sur son site sur ses demandes de véritable moralisation (en particulier, l'absence totale de transparence sur les frais des questeurs).Le gouvernement a quelques dents contre les associations citoyennes. Le Ministre de l'intérieur joue la même partition désagréable, indécente et ringarde. Il publie vendredi une lettre au député LR Eric Ciotti où il critique les associations d’aide aux migrants de la vallée de la Roya, dans les Alpes-Maritimes, à la frontière franco-italienne: " La structure de pré-accueil des demandeurs d’asile de Nice gérée par "Forum Réfugiés" a dû faire face ces dernières semaines à un afflux exceptionnel de migrants, guidés par différents collectifs de la vallée de la Roya animés par la volonté d’occuper l’espace public et médiatique." La même semaine, Cédric Herrou, l'une des figures emblématiques de l’association Roya Citoyenne, a été condamné en appel à quatre mois de prison avec sursis pour accueil illégal de migrants."J’ai vu des gens en difficulté dans la vallée, j’ai réagi." Cédric Herrou.Un responsable macroniste local n'a pas caché sa déception: "[...]



535ème semaine politique: les premiers 100 jours désastreux de Jupiter

Sat, 05 Aug 2017 19:45:36 PDT

 Où l'on parle de cette dégringolade de Jupiter dans les sondages, plus vite encore que son prédécesseur, et surtout de ces 100 premiers jours ratés de Jupiter à l'Elysée. La dégringolade de Macron dans les sondages est surréaliste et bien méritée. Jupiter n'a pas fait grand chose, sauf des bêtises de comportements et quelques clarifications (enfin!) sur son programme. Résultat des courses, les cotes sondagières le placent près du tiers de soutien dans l'électorat moins de 100 jours après son élection. En 2007, Sarkozy affichait encore deux tiers d'opinions favorables à la même époque. "Trois sondages, coup sur coup, marquent un déclin dans l’opinion publique quasi-inédit sous la Ve République" commente BFM.Il faudrait s'interroger sur ce premier désastre. En à peine 100 jours, Macron a vidé son capital sympathie.Osons un premier bilan.L'autocratismeSoucieux de se différencier tant de "Hollande le normal" que de "Sarkozy l'hyper-communicant", Macron a choisi le pire des deux attitudes: malgré une presse majoritairement sous le charme, il s'est enfermé et s'est caricaturé dans un exercice marketing distant, osant filtrer, nettoyer, écarter une presse a priori aux anges. Il évite les interviews en direct, préférant celles écrites que l'on relit. Il affirme que sa pensée est "trop complexe" pour justifier ce recul Pour qui se prend-il ?  Il n'y avait qu'une interprétation possible à cette bêtise: Macron est effectivement très vieux dans sa tête.Comme Sarkozy, il pense qu'il peut contrôler ce que l'on dit, commente et fait de sa présidence. Le gars a fait élire sur son nom plus de 300 député(e)s dont une bonne moitié de novices, et a désigné une belle proportion de ministres tout aussi débutants.Un régal.Son autocratisme est mis à mal quotidiennement, contredit quotidiennement, horripilant quotidiennement. L'autocratisme se voit même à l'Assemblée. Les consignes, sagement respectées par des députées souvent inexpérimentés ou absents, de refuser tout amendement de l'opposition de droite ou de gauche laissent un goût amer: l'opposition n'existera donc qu'en se servant de l'Assemblée comme une tribune pour gagner, demain, la bataille des idées à défaut de celle des urnes aujourd'hui. L'obstination des députés de la France insoumise - Ruffin, Corbière, Onobo, Quatennens, Autain, Bernalicis ou Mélenchon en tête, - à expliquer le fonds de leur pensée, à débusquer les contradictions, à porter le fer là il fait mal alors que leur cause est techniquement perdue, fait plaisir à voir.Le pire arrive face au chef d'Etat Major des armées. Nous y reviendrons: Jupiter créé un psychodrame avec l'armée à cause de l'un de ses plus gros mensonges. Bravo !Le narcissismeSes premiers 100 jours ont surtout révélé l'ego surdimensionné de Jupiter. Qui ne l'aurait pas à sa place ? Il est (trop) jeune, vient de remporter un scrutin improbable, et sans le soutien d'un parti.Macron s'est cru Jupiter. Il s'est vu Jupiter. Il est Jupiter.On le constate rapidement dans ses rencontres improbables. Macron invite Poutine à Versailles. Ses supporteurs, les mêmes qui accusaient Mélenchon de poutinisme débridé, se taisent docilement. Macron invite Trump à Paris pour le défilé du 14 juillet. Pour lui parler environnement ? Même pas.La veille de l'intronisation de son premier ministre, il convoque le parlement en Congrès à Versailles pour donner sa "vision", un discours trop long, très creux, où l'on n'apprend rien si ce n'est la confirmation d'un narcissisme à l'oeuvre. Ce caprice de Jupiter coute un demi-million d'euros aux contribuables.  Quand il rencontre des militair[...]



534ème semaine politique: comment Jupiter essaye de rassurer les sympathisants socialistes

Sat, 29 Jul 2017 19:23:45 PDT

  Où l'on parle des œillades que Jupiter fait à sa gauche la plus proche et des débuts ratés des députés macronistes.Jupiter joue à 1981 Ce serait donc un "coup" politique, un sujet de discussion pour les conversation au coin du barbecue des Français en vacances. La nationalisation du constructeur naval STX, au chevet duquel déjà trois présidents se sont portés durant cette dernière décennie, est une belle opération: une heureuse nouvelle pour les salariés par une fermeture, et un coup présidentiel pour tenter de redresser une image en chute régulière.Ce n'est pas la première fois que STX sert de paravent à président en mal de popularité. Macron emboîte les pas de Nicolas Sarkozy, là encore. Il y a 7 étés, quasiment jour pour jour, l'ancien monarque était le micro en main parmi des ouvriers et autres figurants à Saint-Nazaire pour se féliciter de la commande de quatre navires Mistral par la Russie. Deux ans auparavant, le même Sarkozy avait validé l'entrée de l'Etat au capital à hauteur de 33%. Une nationalisation partielle qui cachait la vente des deux tiers restants à des Coréens. Puis en juillet 2010, voici une commande russe. On comprit plus tard qu'elle n'était pas ferme. Il fallut encore 5 mois de négociations, pour découvrir ensuite que les autorités françaises avaient concédé un joli transfert de technologie. Les Russes avouèrent qu'ils espéraient combler leur retard.  L'information inquiéta nos partenaires de l'OTAN.Sept ans plus tard,  Macron annonce la nationalisation pure et simple de l'entreprise. Le protocole d'actionnaires prévoyait une décision de l'Etat au 28 juillet au plus tard.  Macron nationalise troispetites semaines à peine après que son nouveau fidèle Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances qui se prend pour aussi pour un Dieu antique (mais grec), a promis pour une dizaine de milliards de privatisations (dont celles des aéroports parisiens...). On appelle cela du pragmatisme. Gageons que les libéraux sont devenus gris, la boule au ventre.Mince, le politique peut prendre le dessus sur l'économique quand il le doit.  En 2010, le Président des Riches louait le savoir-faire ouvrier. En 2017, son digne héritier nationalise. La réalité politique française est décidément cocasse.En 2010, Sarkozy était quand même venu sur place. La démarche valait le détour, en pleine réforme des retraites qui allait prolonger jusqu'à 44 ans le nombre d'années de cotisation nécessaire pour une retraite pleine de la plupart des ouvriers silencieux présents autour de lui ce jour-là.  Sarkozy fit du grand Sarkozy. Il reconnut la pénibilité du métier, tout en escamotant que sa réforme ne la prenait pas en compte !Emmanuel Macron n'a pas annoncé de déplacement à Saint-Nazaire. Les temps ont changé. Jupiter se retranche à l'Elysée. Il évite les discours, préfère l'interview écrite que l'on peu relire. Quand des extraits d'une visite surprise auprès de quelques députés de son parti sont diffusés par BFM TV, le jeune monarque s'énerve: "Ils ne me reverront pas de sitôt!".Le syndrome "people"Jupiter préfère d'autres rencontres. Bono, Rihanna, Schwartznegger défilent à l'Elysée. Flashs, photos et sourires, le Palais ressemble à un défilé people.C'est souvent madame, Brigitte en tenues chic et couteuses qui accueille ou fait la bise devant les caméras à cette nouvelle jetset macroniste. Il ne reste plus au couple Macron qu'à descendre à Saint-Tropez et la photo sera complète. allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Hs1KhMSD0NE" wi[...]