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Slovar les Nouvelles



Blog citoyen d'informations, de décryptages et de commentaires depuis 2005



Last Build Date: Wed, 18 Apr 2018 12:39:41 +0000

 



Macron, Président de la "Startup nation" de ceux qui deviendront riches ou ... le sont déja

Wed, 18 Apr 2018 12:39:00 +0000

Gloire aux "winners" et honte aux "looser". C'est de plus en plus clairement la façon dont notre Président et sa majorité qualifient la réussite des français. Les "loosers" récalcitrants qu'ils soient salariés du public, du privé, précaires ou chômeurs n'ont pas leur place dans la "Startup nation" Il y a peu, très en verve, Emmanuel Macron, Président de tous les français déclarait : "Une gare c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien". Propos tout aussi insultant que les précédentes déclarations sur les  ouvriers "illettrées" de l'entreprise GAD ou sur  les salariés de GM&S qui "devraient chercher du travail au lieu de "foutre le bordel"  direz-vous. En clair, il y a ceux qui font partie de la "Startup nation" ou veulent la fabriquer et les autres ! Et les autres, ça représente beaucoup de français. Qui sont-ils ces récalcitrants ? Les salariés de la fonction publique. Vieux ennemis des économistes libéraux, d'un certain patronat et d'une partie de la classe politique, ils sont systématiquement accusés d'être des privilégiés qui refusent la prise de risque pouvant mener ... à la sacrosainte réussite ! Quel est donc le salaire moyen "mirobolant" de ces privilégiés ?"Dans l’ensemble de la fonction publique , en 2014, le salaire mensuel brut moyen en équivalent-temps plein ... d’un agent s’élève à 2 661 euros. Déduction faite des prélèvements sociaux, le salaire net mensuel moyen ... s’établit à 2 205 euros ..." INSEE  Pour les territoriaux : "... Les trois quarts des fonctionnaires de la fonction publique  appartiennent à un cadre d'emplois de catégorie C (ouvriers et employés, emplois d'exécution), 15% relèvent de la catégorie B (cadres intermédiaires), et 10% de la catégorie A (cadres supérieurs et emplois de direction)... Le salaire net moyen des fonctionnaires de catégorie C s’élève à 1.744 euros par mois en 2015..." Emploi PublicViennent ensuite, chômage de masse oblige, les salariés du privé qu'on classe à présent entre "insiders" et "outsiders". En clair, les "privilégiés" qui ont un emploi même très mal payé et ceux qui n'en n'ont pas. Ainsi, il est de bon ton d'expliquer qu'au nom de la flexibilité et de la fluidité du marché du travail, chaque "insider" devrait céder sa place à un "outsider". L'ex insider étant pris immédiatement en charge et formé à une nouvelle spécialité et retrouvant le chemin de l'emploi. En résumé, un voyage permanent au pays de Candy ! Car, comme l'écrit Diana Filippova la réalité est toute autre : "...Les insiders ne sont pas ceux qu’on croit : la sécurité et le revenu reposent aujourd’hui sur le capital, les compétences pointues et le réseau. Tous les autres, qui ne possèdent que la force de leur travail, sont des outsiders potentiels... " Mais, l'objectif de notre Président est ailleurs. En effet, il faut que les salariés de la fonction publique profitent du plan de départ présenté par le gouvernement pour aller s'épanouir dans le privé et que ceux du privé comprennent que chercher un nouvel emploi c'est "old school" ! Hé oui, que ne font-ils tous parte de la "Startup nation". Vous savez, ce "nouveau" monde où avec quelques lignes de code informatique on devient à court ou moyen (si on est moins doué) terme milliardaire. Message qui est également adressé aux couches populaires qui désespèrent de trouver une issue à leur précarité.  Oui, mais comme l'écrit Slate : " ... Finalement, l’erreur est de s’adresser aux couches populaires en leur proposant la vision du monde et les solutions inspirées de la culture des cadres supérieurs, sans comprendre la violence qu’un tel discours génère. Telles sont les limites de la pédagogie macroniste. Le «rêve californien» se construit sur des inégalités abyssales que personne ne peut esquiver et que tout gouvernement va devoir traiter ..."  Quant aux chômeurs, selon le Président et sa majorité, ils mettent une mauvaise volonté m[...]



Medef et retraite : jouer la lassitude des salariés pour mieux vendre la capitalisation

Tue, 10 Apr 2018 17:26:00 +0000

Obliger les salariés à partir de plus en plus tard à la retraite en pénalisant fortement ceux qui se contenteraient de l'âge légal. Voila la proposition du Medef qui en fin de compte ne souhaite qu'une chose, lasser les salariés pour les transformer en clients des fonds de pension.Noam Chomsky le grand linguiste américain expliquait : comment détruire un service public ? : "Commencez par baisser son financement. Il ne fonctionnera plus. Les gens s’énerveront. Ils voudront autre chose ..." C'est en s'appuyant sur cette logique que le Medef et quelques uns de ses économistes affidés veulent susciter la lassitude des salariés pour les pousser dans les bras des bancassureursNous avons pour preuve, récente, l'interview que Claude Tendil a donné au journal Les Echos le 29 mars dernier Qui est Claude Tendil ? C'est le vice-président du Medef en charge du social et c'est surtout, selon le site de l'assureur Generali France le : "... Président du Conseil d’Administration de Generali Iard" Mais aussi : " ... administrateur de Generali France, Generali Vie, Generali IARD, Europ Assistance Holding, Scor et Eramet" donc un spécialiste de l'épargne individuelle à mille lieues des systèmes redistributifs.Claude Tendil donne dans l'interview accordée au Echos sa vision qui est donc celle du Medef, de l'âge de départ à la retraite. Extraits : "... Partout chez nos voisins, l'âge de départ se situe autour de 65 ans, voire 67 ans. Nous devons donc inciter les assurés à partir plus tard que l'âge légal, comme nous l'avons fait avec notre accord à l'Agirc-Arrco. Il faudra mettre en place une nouvelle décote suffisamment forte pour que les gens soient incités à partir vers un âge garantissant l'équilibre du système. Et cet « âge d'équilibre » peut être déterminé en fonction de l'évolution de l'espérance de vie, des paramètres économiques, etc."En fait, rendre l'accès à la retraite de plus en plus difficile avec des perspectives de variation à la baisse des revenus des futurs retraités. Cauchemardesque non ? Il est bien évident que le Medef sait que vieillir dans l'emploi est de plus en plus difficile puisque les seniors sont ceux qui ont le plus de difficultés à retrouver un emploi.  Surtout en ce qui concerne les chômeurs de 50 à 64 ans particulièrement touchés par le chômage de longue durée. Si toutes les entreprises ne licencient pas forcément les seniors, bon nombre ont eu recours aux ruptures conventionnelles qui n'était en fait que des préretraites déguisées et payées par l'UNEDIC. Ce à quoi il faut ajouter la toute nouvelle rupture conventionnelle collective utilisée par PSA : "... 900 congés seniors, qui permettent à des salariés proches de la retraite de partir plus tôt tout en conservant 70% de leur salaire ..."  et qui est promise à un "bel" avenir. C'est donc dans ce contexte que Claude Tendil propose d'allonger à perte de vue le départ à la retraite.  La proposition de monsieur Tendil est un leurre astucieux. Il s'en explique dans la suite de l'interview : "... Les salariés du privé doivent avoir accès à des systèmes de capitalisation avec sortie en rente équivalents à ceux dont bénéficient les indépendants, les agriculteurs et les fonctionnaires. Nous voulons de l'équité. Introduire de la capitalisation serait favorable à la fois pour les salariés, les retraités et pour l'économie française, car la constitution d'une épargne de long terme permet de faire des choix d'investissement structurants. Cependant, qu'elle soit individuelle ou collective, il faut que la capitalisation soit facultative ..." La dernière phrase de monsieur Tendil est habile car, proposer, comme l'avait fait Laurence Parisot une capitalisation obligatoire donne lieu à un rejet immédiat. En proposant l'option facultative, on passe la "patate chaude" au gouvernement et à sa majorité. Car, plusieurs députés de La République En Marche travaillent actuellement sur la réorientation de l'épargne des français et un [...]



Europe : il est où le projet d'avenir commun ?

Wed, 28 Mar 2018 17:14:00 +0000

Si pendant longtemps, la construction européenne nous a été présentée comme la définition d'un projet d'avenir commun, il n'existe plus aujourd'hui que quelques Euro-béats pour y croire. L’obsession de l'orthodoxie financière et économique et la compétition entre pays membres qui en découle ont donné un goût amer à de nombreux habitants de l'UE. En marge des beaux discours des dirigeants de la Commission européenne et de certains dirigeants de pays membres, la construction et le fonctionnement de l'Europe sont de plus en plus incompris par ses habitants. Car des envolées lyriques sur l'Europe qui protège à la réalité de terrain vécue par les européens il y a une vraie marge. EconomieParlons des délocalisations ou en novlangue européenne des "relocalisations dans l'Union européenne". Que représentent-elles ? : "au sein de l'Union européenne, une délocalisation sur deux a pour destination un autre État membre... Et la proportion est même plus importante encore lorsqu elle est exprimée en pertes d'emplois" Source Public Sénat D'ailleurs, certaines entreprises revendiquent ces "relocalisations" puisqu'on peut lire sur le site de l'entreprise Colt : "... le « Nearshoring » incarne la délocalisation de proximité. Les avantages pour les entreprises dans les pays de l’Europe de l’Est de l’Union européenne sont notables. Les entreprises bénéficient d’avantages financiers significatifs avec la réduction des coûts de production en comparaison à l’Europe de l’Ouest, mais aussi de facilités d’implantation avec l’usage de langues communes et d’un niveau de compétences élevé. Tout cela participe à la réussite de ce modèle d’un nouveau genre de délocalisation ..." Du côté des "relocalisations dans l'Union européenne", en Pologne, en Hongrie et République Tchèque, le patronat pleure sur la pénurie de main d’œuvre causée par le départ des jeunes qualifiés, attirés par les salaires plus élevés à l’ouest. "Il faut dire que en moyenne, les salaires restent malgré tout trois fois plus faibles qu’en Europe de l’Ouest" nous dit L'Usine NouvelleSocialLes plus ardents défenseurs de l'Union européenne actuelle argueront que celle-ci a mis en place un "socle des droits sociaux" qui : "énonce une vingtaine de grands principes, organisés autour de trois thèmes : mêmes opportunités d’accès pour tous au marché du travail, des conditions de travail équitables, et une protection sociale plus « inclusive »... pour un salaire minimum dans chaque Etat membre, qui devrait tenir compte des évolutions du niveau de vie et des besoins élémentaires des travailleurs. Et elle invite à combattre le phénomène des travailleurs pauvres ..." Source Le Monde Oubliant au passage de préciser que ces principes sont ... non contraignants !  Education Mettre en avant le sympathique programme Erasmus est bien commode pour nos politiques. Une étude de 2013 vient pourtant nous rappeler la réalité : réalisée en 2011-2012, celle-ci visait à évaluer les compétences de 5 000 individus âgés de 16 à 65 ans. Le résultat ? : "Un adulte européen sur cinq a de faibles compétences en lecture, en écriture et en calcul ..." Certes, les états sont responsables de l'éducation dans chacun de leurs pays mais Erasmus, c'est un peu court comme réponse et comme projet face au problème.Emploi Quid des chômeurs et précaires en Europe ? Car ce pourrait être la base d'un avenir commun que de permettre à chacun d'avoir un travail décent.Pour les chômeurs, lisons une partie de la réponse de la Commission européenne : "...Environ 2 à 3 millions d’emplois sont non pourvus dans l’UE ... L'Europe offre des possibilités énormes à quiconque souhaite se déplacer afin d'aller de l'avant ..." En résumé, prend ta femme et tes gamins sous le bras et abonne toute la famille à Babbel.com pour parler immédiatement la langue de ton nouvel employeur !En ce qui concerne les précaires, le site [...]



Lobbying Academy : les formations professionnelles made in Medef

Fri, 23 Mar 2018 16:29:00 +0000

Au Medef, on vient de créer une "Academy" pour former ses dirigeants territoriaux et régionaux aux techniques de lobbying auprès des élus, des médias et des réseaux sociaux. De la politique ? non, de la formation de militants lobbyistes.  Pierre Gattaz l'a répété lors de la dernière campagne présidentielle : "je ne fais pas de politique". Si cette déclaration a pu, à juste titre faire sourire puisqu'il ajoutait dans la même interview : "Mais je constate que François Fillon a mis l'entreprise au cœur de son programme ..." Donc, le Medef ne fait pas de politique ...Toutefois, la visite du site du Medef propose un programme de formations qui n'est pas innocent en la matière. On découvre en se connectant sur le site une rubrique "formation professionnelle" sous titrée "Lancement de l’Academy by MEDEF : La formation des militants de l’entreprise" Que propose cette formation ?Extrait : "Academy by MEDEF est le nouveau programme de formations lancé en mars 2018 par le MEDEF, pour permettre à tous ceux, entrepreneurs engagés, mandataires, collaborateurs des organisations professionnelles, qui défendent l’entreprise et portent ses valeurs, d’être plus efficaces et de faire gagner les idées du monde entrepreneurial" En bas de page, on découvre un lien vers un document beaucoup plus édifiant que la courte présentation de la page d'accueil.A qui s'adressent ces "formations professionnelles" ?"Présidents des MEDEF territoriaux et régionaux et de fédérations professionnelles, mandataires, présidents et membres de commissions, référents économiques ainsi que les délégué généraux et leurs équipes des Medef territoriaux et régionaux et des fédérations professionnelles" Et qu'y apprend t-on ? La formation est proposée par modules et on y trouve, entre autre :  Politique"Visites immersives au Sénat et à l'Assemblée nationale. Deux   visites   distinctes   pour   un   programme-découverte   exceptionnel   au   cœur   des   deux  chambres   du   parlement   français.   Participation   aux  temps  forts  des  commissions  économiques  et rencontre avec les acteurs parlementaires"Médias"L'atelier média : travailler sa relation avec les médias. Une  plongée  au  cœur  de  la  rédaction  du  média  l’Opinion, le  quotidien  national  dirigé  par  Nicolas  Beytout,  pour  mieux  comprendre  les  enjeux  des  médias et identifier les points clés  d’une  relation  efficace avec les journalistes"Les réseaux sociaux"L'atelier réseaux sociaux : maîtriser ces outils d'influence.Les   médias   sociaux   ont   révolutionné   l’accès   à   l’information   et   les   façons   de   communiquer.   Cet   atelier,   réalisé   chez   Linkedin,   premier   réseau   social   professionnel   mondial,   propose   de   s’approprier   ces   nouveaux   modes   de   communication, d’en comprendre les usages pour partager et diffuser efficacement nos messages"A quel endroit se passent ces formations professionnelles ?Aix-en-Provence à thecamp. Description: "Au cœur de 7 hectares de nature, à la lisière d’Aix-en-Provence et Marseille, les 10 000m2 de bâtiments futuristes dessinés par l’architecte Corinne Vezzoni renvoient aux campements nomades pour leur versatilité et leur symbiose avec l’environnement" nous apprend thecamp. voir description complète de thecamp Un regre[...]



Contrôle des chômeurs : les seniors premières victimes ?

Wed, 21 Mar 2018 17:39:00 +0000

Le gouvernement a décidé de mettre en place son opération de contrôle/sanction vis à vis des chômeurs. Les seniors qui sont les plus en difficulté pour retrouver un emploi seront-ils les premiers impactés ?Tous ceux qui sont passé par Pôle Emploi après un licenciement savent qu'une fois le rituel des documents à enregistrer, la question du conseiller tombe : "Quel est votre projet ?" Si la tentation est forte de répondre : "trouver un travail rigolo", on se contente de balbutier "je ne sais pas encore ...". Si cette question peut éventuellement avoir un sens lorsqu'on a de 30 à 40 ans, elle est terrifiante lorsqu'on à 51, 54 ou 56 ans.Terrifiante car on sait que c'est surtout dans cette tranche d'âge que les entreprises taillent dans les effectifs. On sait que les ruptures conventionnelles ont permis aux entreprises de se séparer à moindre coût de leurs salariés âgés. En résumé, des pré retraites déguisées et indemnisées par l'UNEDIC. La nouvelle rupture conventionnelle collective va dans le même sens comme l'expliquait La Tribune. Extraits : " ... le constructeur automobile PSA a annoncé officiellement la suppression de 2.200 emplois, dont 1.300 en rupture conventionnelle collective (et 900 dispenses d'activité pour les seniors) ... Remplacer les seniors par des jeunes, c'est l'une des critiques adressées à la RCC, malgré le contrôle de l'administration prévu sur les discriminations liées à l'âge, le dispositif peut être un dispositif « avantageux » pour les entreprises qui veulent collectivement renouveler le « savoir-faire de leurs salariés ..." Ajoutons à cela une "douceur" mise en place par la convention d'assurance chômage 2017-2020 qui modifie le nombre de mois d'indemnisation en fonction de l'âge du chômeur. Si les conditions avant le 1er novembre 2017 était les suivantes : 3 ans maximum d’indemnisation pour celles et ceux âgés de 50 à 62 ans qui ont une durée d’emploi de plus de 3 ans. Depuis le 1er novembre c'est : 24 mois d'indemnisation ou 730 jours pour les demandeurs d’emploi âgés de 50 à 52 ans inclus (soit avant 53 ans) à la date de fin de leur contrat de travail. Source L'Humanité. C'est dans ce contexte où le retour à l'emploi de seniors est de plus en plus difficile que le gouvernement va activer son contrôle des chômeurs. Or, ne nous voilons pas la face, très peu d'entreprises acceptent de recruter un chômeur ayant dépassé la cinquantaine. Et même si la ministre du travail claironne qu'une bonne formation ... et ça repart, il faut être bien naïf pour croire à cette légende. En fait, les seniors sont recalés pour des raisons qui relèvent de la discrimination. Paroles d'employeurs entendues par votre serviteur : "Ils ne tiennent pas le rythme ... pas assez malléables ... inadaptables ... râleurs ... trop chers ..." et pour couronner le tout, ce "chef d’œuvre" : "à cette âge là, il faut s'attendre à des maladies qui vont plomber le fonctionnement de la boîte" Que va t-il se passer pour ces seniors lorsque les contrôleurs de la ministre vont s'occuper de leur cas alors que les conseillers de Pôle Emploi submergé de dossiers n'ont rien à leur proposer ? Leur faudra t-il aller mendier des coups de tampons dans n'importe quelle entreprise pour ne pas risquer une radiation temporaire ? Seront-ils comme l'expliquait La Dépêche orientés vers des stages pré emploi seniors dont l'issue est plus qu'hypothétique ? Quant aux organisations patronales, on peu constater avec quel cynisme elles traitent le sujet. Exemple : Le forum emploi Seniors du 7 mars pour lequel elle déclare la main sur le coeur : "...Favoriser le recrutement des seniors. Informer les entreprises et les salariés seniors. Faire évoluer les mentalités ..." Evolution des mentalités ? Capital nous donnait le 1er mars, la vision du Medef sur l'accompagnement de ces chômeurs : "... le Medef propose de revoir leur durée d’indemnisation, no[...]



Chômage : demain tous précaires ou radiés ?

Mon, 19 Mar 2018 17:10:00 +0000

Le constat du gouvernement et de sa majorité est le suivant : les chômeurs sont des indélicats qui préfèrent, par leur insouciance plomber la timide reprise économique. Pour les transformer en "premiers de cordée", Pôle Emploi dont les conseillers croulent sous le nombre de dossiers à traiter va intégrer encore plus de contrôleurs.  Notre Président et son gouvernement ont décidé de régler le problème du chômage de masse par la pire des façons : Expliquer que les chômeurs ne s'investissent pas dans leurs recherches alors que nombre d'emplois ne trouvent pas de candidats. Bien que prônant une nouvelle gouvernance, nos dirigeants ne font, une fois de plus, que recycler les idées de Nicolas Sarkozy et de Xavier Bertrand sur les "fameux" emplois non pourvus et les offres raisonnables d'emploi. Que sait on des futures mesures concernant les chômeurs ? Selon Le Monde:  "La ministre veut aussi remodeler la notion d’« offre raisonnable » d’emploi, qu’un demandeur d’emploi ne peut refuser plus d’une fois sous peine d’être radié pour deux mois. L’« offre raisonnable » est déjà définie très précisément dans le code du travail. Dans les faits, cette loi, adoptée en 2008, n’est quasi pas appliquée, puisqu’en 2013 77 chômeurs ont été radiés pour ce motif, soit 0,01 % des 544 000 radiations totales. Muriel Pénicaud veut la rendre « pleinement applicable », dans un contexte de reprise où certaines entreprises ont des difficultés à recruter" Nous y voila ! Outre que les radiations temporaires ou définitives permettront d'améliorer les statistiques, il est question de fournir de la main d’œuvre à des entreprises ayant des "difficultés à recruter". De quels secteurs parle t-on ? de quels types de contrat ? de contrats de quelle durée ? S'ils s'agit de secteurs de pointe, il est évident que le temps nécessaire pour former les chômeurs ne permettra pas une embauche rapide. Pour tous les autres, ne paye t-on pas le fait que depuis des années les entreprises ont négligé voir abandonné toute politique de formation interne ? Aujourd'hui, on veut recruter exclusivement des gens bien formés et immédiatement opérationnels ! Ce que confirmait Le Figaro commentant une étude INSEE : "L'absence de main-d'œuvre compétente est le premier frein à l'embauche" En résumé, la formation que les entreprises n'assument plus assez ou plus du tout, c'est à l'Etat de s'en occuper puisque pour l'instant, les entreprises se pillent entre elles le personnel compétent. On est en droit de s'interroger aussi sur le niveau des salaires et les conditions de travail de certains secteurs d'activité qui peinent à recruter. Premier à se plaindre périodiquement, l'hôtellerie et la restauration. La lecture du billet d'un professionnel sur le site BlogResto apporte un certain nombre de réponses Extraits : "Pour la majorité des salariés (63 %), si les entreprises du secteur ont du mal à recruter, c'est parce que les salaires sont trop faibles .... les heures supplémentaires non payées (51 %) ... Pour preuve, je corrigeais les BTS à Toulouse, il y a 4 ans maintenant. Un des professeurs me confiait que dans certaines sections il y avait jusqu’à 50% d’abandon 3 ans après l’obtention du diplôme ... " Que dire des services à la personne qui seraient un "gisement" d'emplois non pourvus, pourquoi ne trouvent-elles pas de candidats ?  La République du Centre nous en donne quelques raisons dans un article de février 2018 : "seuls 10 % des salariés à domicile travaillent à temps complet. Du coup, sur un an, leur rémunération médiane est de 6.130 €/an ..." Quant aux CDD d'une durée de moins d'un mois, ils pullulent sur les sites d'emploi et ne peuvent en aucun cas sortir quelqu'un du chômage.  J'invite d'ailleurs les économistes et politiques qui prétendent le contraire[...]



Je suis Charlie !!!!

Fri, 09 Jan 2015 12:13:00 +0000





Chômage : Qui, de l'OCDE ou des patrons, se moque le mieux des seniors ?

Thu, 30 Jan 2014 16:22:00 +0000

Selon l'OCDE, la France doit inciter les seniors à travailler. Seul problème : 63,5% des Français âgés de 55 à 64 ans sont sans emploi. Ce qui n'empêche pas les employeurs de continuer de se séparer des plus âgés sans pour autant recruter des plus de 55 ans.Grand spécialiste, s'il en est, du « YAKA - YFO », l'OCDE qui répète à l'envie qu'en France : « le turnover est faible et la protection des salariés en place, élevée » (en gros que nous ne partageons pas assez le temps de chômage), vient, écrit Le Monde, de faire des : « (...) recommandations explosives, dans un rapport rendu public jeudi 30 janvier. Intitulé « Vieillissement et politique de l'emploi : mieux travailler avec l'âge »Qu'y a t-il d'explosif dans ces recommandations ?L'OCDE dénonce tout d'abord les ruptures conventionnelles appliquées aux salariés les plus âgés. Il serait intéressant d'entendre Pierre Gattaz à ce sujet. En effet, c'est le Medef qui a lutté pour obtenir cette rupture conventionnelle.Souvenez-vous de Laurence Parisot, la passionaria de cette nouvelle forme de licenciement : « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » déclarait-elle avec gourmandise !Ainsi nous avons découvert : le concept de « séparabilité » justifié de la façon suivante par le Medef : « La rupture conventionnelle a permis de moderniser le marché du travail et la relation salarié-employeur en instaurant une « flexisécurité » à la française»Or, précise l'OCDE : « (...) les ruptures conventionnelles représentent plus d'un quart des fins de CDI chez les 58-60 ans, contre 16 % pour l'ensemble des Français. Contrairement aux démissions, les ruptures conventionnelles permettent aux salariés de bénéficier de droits au chômage. Un système qui constitue dès lors des « préretraites déguisées » Et, nous ajouterons, surtout de transférer à l'UNEDIC la responsabilité de ces salariés ! Outre que cette affirmation est exacte, on pourra faire remarquer à l'OCDE que s'il semble tomber de l'arbre, n'importe quel salarié français avait compris la manœuvre patronale. Il est bien évident que lorsque le Medef demandait le report de l'âge légal à la retraite, il n'envisageait pas une seconde, de maintenir plus longtemps les salariés âgés dans l'emploi ! Et l'OCDE de proposer : « (...) de rendre « moins attractives » les ruptures conventionnelles en fin de carrière (...) » Ce avec quoi, comme la CGT, nous sommes parfaitement d'accord, puisque la rupture conventionnelle est devenue l'outil préféré des DRH pour éviter des plans sociaux autrement plus contraignants, notamment en termes de reclassement. Et surtout pousser dehors des salariés pour qui on envisage absolument pas des adaptations de postes ou de conditions de travail.Nul doute que le Medef condamnera ces arguments de l'OCDE, mais appréciera par contre la partie consacrée aux chômeurs seniors. L'OCDE déplore que : « (...) la durée d'indemnisation maximale des chômeurs de plus de 50 ans est de trois ans, contre deux pour le reste de la population. Une durée parmi les plus longues des pays membres de l'OCDE (...) »Rien de surprenant de la part de l'OCDE qui pour habitude de choisir le moins disant social dans ses rapports. Et l'organisation d'ajouter : « (...) L'OCDE appelle syndicats et patronat, qui discutent actuellement des règles d'indemnisation des chômeurs, à « remettre en cause » cette « filière longue ». « Les dépenses dégagées pourraient ainsi être mieux utilisées pour accompagner les chômeurs âgés vers l'emploi (…) en renforçant les aides de retour à l'emploi des seniors »Le rédacteur du présent billet, ancien chômeur de longue durée (3 ans), ne peut que manifester sa colère. Heureusement que les seniors disposent d'une durée de 3 ans d'indemnisation, surto[...]



Les « poissons rouges » politiques de Slovar au théâtre !

Thu, 07 Nov 2013 09:36:00 +0000

Ecrire un billet sur un député qui avait déposé un amendement pour améliorer la vie des poissons rouges et apprendre que celui-ci a en partie servi d'argument à une troupe théâtrale pour créer sa nouvelle pièce, c'est un grand moment de plaisir pour tout blogueur qui se respecte ! En juillet 2011, révolté par ce que je venais de découvrir sur le site de l'Assemblée nationale, j'écrivais un billet portant le titre suivant : « Le calvaire des poissons rouges : priorité sociale de l'UMP ? » J'y écrivais entre autre : « (...) Les conditions de vie des précaires, immigrés et homosexuels sont-elles moins difficiles que celles d'un poisson rouge ? C'est ce qu'on peut se demander en lisant la question, hautement insolite, d'un député UMP au gouvernement ! (...) »Qui était ce député ? Michel Zumkeller député UMP du Territoire-de-Belfort. Ce grand humaniste qui avait : «  (...) voté pour le projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité qui a pour objet de : « (...) modifier les règles d’entrée et de séjour en France (...) renforcer les exigences en matière d’accession à la nationalité (...) » qui a donné lieu à la Loi du 16 juin 2011 dans laquelle on peut lire : « Le titre de séjour étranger malade ne pourra désormais être accordé que si le traitement n’existe pas dans le pays d’origine, indépendamment des conditions d’accès plus ou moins assurées à ce traitement (...) » et qui portait la plus grande attention aux titulaires du RSA qu'il soupçonnait forcément de vivre comme des nababs.Qui aurait pu croire que ce pourfendeur des « assistés de tous poils » pouvait se muer en grand sentimental lorsqu'il s'agissait d'améliorer la vie ... des poissons rouges. En effet, le 5 juillet 2011, il posait au ministre de l'agriculture la question suivante : « Michel Zumkeller interroge M. le ministre de l'agriculture(…) sur les conditions de vie des poissons dans les « boules aquariums ». À l'époque où le bien-être des animaux est un sujet plus que jamais à l'ordre du jour, il souhaite savoir pourquoi les « boules aquariums », ces boules de verre « primitives » sont encore vendues couramment à des personnes qui n'ont aucune notion des conditions optimales nécessaires au maintien des poissons d'aquariums. (…) Au bout de quelques semaines, si les poissons ont survécu, ce changement se fera uniquement lorsque l'eau du bocal deviendra nauséabonde ou lorsque les poissons piperont l'air en surface, preuve qu'il faut agir, s'il en est encore temps. En conclusion, il se demande simplement si on peut interdire la vente de ces bocaux ou « boules pour poissons » comme l'ont déjà fait certains pays européens et interdire strictement d'offrir le poisson rouge en tant que lot dans les foires et autre fêtes foraines (…) » ce à quoi nous ajoutions : Transmis à tous ceux qui tournent en rond et vivent à plusieurs dans un appartement de quelques mètres carrés, voire insalubre ou ... dans la rue ! J'avoue que j'avais oublié ce billet tout comme ce député, jusqu’à la réception d'un mail étrange rédigé par Hadrien de Corneillan : « Je me permets de vous écrire à la suite de votre article sur "le calvaire des poissons rouges : priorité sociale de l'UMP" relatif à la proposition du député Michel Zumkeller d'interdire la vente des bocaux pour poissons rouges. Cet article insolite avait attiré mon attention, et ce d'autant plus que je constatais à quel point l'info était reprise par de très nombreux médias (...) Cette histoire est aujourd'hui à l’origine de la création d’une comédie pour le théâtre (sur Paris) : « Comment gagner une élection avec 1 lama, 7 poules et 2 poissons rouges » Et c'est ainsi que je me retrouvais invité par Hadrien de Corneillan et Nathalie [...]



Les « belles » promesses du Medef : 1 million d'emploi en 5 ans, si ...

Fri, 25 Oct 2013 17:09:00 +0000

Le Medef claironne à qui veut l'entendre que les entreprises françaises seraient capables de créer un million d'emplois en cinq ans. Comment ? Tout simplement en baissant les cotisations patronales, les dépenses publiques et bien entendu en précarisant les salariés au nom de la compétitivité ! En lisant la lettre aux chefs d'entreprises que le Medef a rendu publique sur son site web, on se demande combien de fois ses rédacteurs ont du rire à s'en tenir les côtes. En effet, expliquer que le taux de chômage et la faiblesse des embauches ne sont dues qu'aux  méchants politiques socialistes qui empêchent les gentils patrons d'employer un million de salariés, il a de quoi déclencher l'hilarité, du moins, au siège du Medef. En fait, il s'agit ni plus ni moins d'une énieme resucée des revendications patronales à la mode Gattaz ... Yvon, père de l'actuel président du Medef qui expliquait entre autre, dans les années 80 que : pour embaucher plus il faillait pouvoir licencier plus facilement. Pour mémoire nous rappelait Laurent Maudit dans Marianne : « (...) Yvon Gattaz, promet que les entreprises créeront des centaines de milliers d'emplois nouveaux, qu'il dénomme sans trop de gêne des Enca (pour «emplois nouveaux à contraintes allégées»), si la puissance publique engage une forte déréglementation du marché du travail (...) » Etonnant non ?Gardons nous de tout enthousiasme car si Pierre Gattaz écrit : « (...) L’ambition que nous vous proposons est de créer 1 million d’emplois en 5 ans (...) »  Il précise aux candides qu'il  : «(...) ne s’agit pas non plus d’un engagement inconditionnel (...) »Nous passerons vite sur le passage « Calimero » : « (...) Les chefs d’entreprise sont encore aujourd’hui trop souvent critiqués alors qu’ils devraient être cités en exemple et mis à l’honneur par la nation (...) » pour en venir à cet engagement qui n'est pas inconditionnel Car, pour atteindre ce nirvana, les salariés doivent d'abord comprendre qu'ils doivent revoir à la baisse leurs conditions de travail et de chômage. Ce qui débloquerait les embauches, selon Gattaz, ce serait : « (...) La simplification d’une réglementation devenue délirante, puisque nos 85 codes et nos 400 000 normes croissent de 3 % à 5 % par an et asphyxient nos entreprises (...) » En clair comme disait papa Gattaz : pour embaucher plus, il faudrait pouvoir licencier plus facilement. Ce à quoi il faut ajouter la fameuse « insécurité de l'employeur face aux prud'hommes » et les interventions « fâcheuses » des juges qui peuvent retoquer un plan social mal ficeléDe même, il serait nécessaire de : « (...) rétablir les comptes de nos régimes déficitaires : que ce soit le système de retraite, l’assurance chômage, ou l’assurance maladie. Là encore, le courage, la détermination, la constance dans l’effort sont indispensables (...) »En admettant que les politiques et les salariés acceptent les conditions du Medef, en quoi la promesse de créer 1 million d'emplois engage t-il celui-ci ? En rien, puisque le Medef est un syndicat d'employeurs qui ne fédère pas l'ensemble des entreprises françaises. Ce qui signifie qu'en cas de baisse massive des cotisations sociales, de démantèlement du code du travail, de la suppression de l'intervention des juges en cas de plan social douteux, de simplification des licenciements, d'une diminution des indemnités chômage, et du passage à 65 ans de l'âge légal de la retraite, le Medef n'aurait aucun moyen de contraindre les employeurs français à embaucher qui que ce soit !De même, les allègements d'effectifs qu'autoriserait la plus grande liberté de se séparer de leurs salariés à bon compte ne garanti pas que le million d'emploi crée en cinq ans compenserait l[...]



Merci Philippe Cohen : Les belles années Slovar et marianne2 !

Mon, 21 Oct 2013 16:11:00 +0000

Ce matin, j'apprenais la disparition de Philippe Cohen, l'homme qui m'avait permis de m'exprimer librement sur Marianne2 le site web de l'hebdomadaire. Au delà de la grande tristesse, je veux rendre hommage à un type formidable qui m'a permis de faire partie de l'aventure qu'il avait initié. Il me revient en mémoire une discussion avec un journaliste à l'époque où je faisais mes textes citoyens dans le balbutiant Agoravox. Celui-ci excédé par le terme de « journalistes citoyens »  m'avait infligé un : « vous êtes tout au plus des chroniqueurs, mais certainement des journalistes » Il faut dire qu'à cette époque la presse écrite voyait d'un mauvais oeil l'émergence des blogs et sites de prise de parole citoyenne.D'une part parce que nous n'utilisions pas les codes de la profession et aussi parce contrairement à un journal ou un magazine papier qui ont un prix, la consultation des blogs et sites citoyen est gratuite. Ce qui n'empêchait pas, par la suite, la presse écrite d'ouvrir des sites permettant de lire en ligne tout ou partie de leurs journaux et ... de récupérer des blogueurs pour augmenter leur audience. En ce qui me concerne, j'étais opposé à ce mélange des genres qui permettait à certains média de vendre toujours de publicité en utilisant des pigistes non rémunéré qui de plus devenaient concurrents bien involontaires des jeunes journalistes. C'est pourquoi, je n'avais jamais accepté de publier (a l'exception des sites militants) des papiers réguliers sur le site d'un media en ligne.Et puis un jour, après un échange de mails et une rencontre avec Philippe Cohen que je ne connaissait pas auparavant, j'ai accepté de participer à l'expérience Marianne2.Pourquoi ? Simplement parce que l'homme avec qui je discutais était tout le contraire de ceux qu'on voit régulièrement pérorer ou recopier à la ligne près les dépêches AFP ou Reuter. Et de plus, contrairement à tant d'autres, il n'avait pas cette attitude condescendante qu'emploient encore beaucoup de média avec des blogueurs.Tout d'abord, ce furent quelques articles sélectionnés par la rédaction, puis Philippe Cohen décida de proposer à certains d'entre nous de disposer d'un blog sur la plate forme de Marianne. Le plus étonnant ce fut de réunir des sensibilité différentes et surtout de nous laisser carte blanche sur nos contenus !Ainsi le 10 juin 2010, je publiais mon premier papier officiel  : « Nos ministres rouleront-ils dans une automobile française ... fabriqué en Corée ? »  qui fut suivi de 106 autres sur des thèmes sociaux, politiques et sociétaux. A chaque occasion que je croisais Philippe, bien que nous divergions sur certains sujets, jamais il ne m'a demandé de modifier ma ligne éditoriale ou mes textes. Ah si, il était très à cheval sur une seule chose : les guillemets ! Il ne manquait jamais de nous rappeler de ne mettre que des guillemets français dans nos textes.Cette aventure avec Philippe et son Marianne2 (j'ai quasiment cessé de publier sur M2 lorsque j'ai appris qu'il ne dirigeait plus le web) a d'autant plus d'importance pour moi qu'elle s'est produite à une époque où, senior chômeur, à qui on ne répondait à aucune candidature, la publication régulière de papiers sur Marianne2 m'a permis de garder le contact avec une équipe (journalistes et blogueurs) et m'a permis de croire que je pouvais encore rebondir. Chose faite entre temps grâce à mes papiers et surtout au Marianne2 de Philippe !Alors, même si nous n'avons jamais terminé avec Philippe notre discussion sur une éventuelle rémunération des blogueurs « pigistes » je lui dois beaucoup, et je ne suis pas près de l'oublier !Salut l'artiste, tu vois, j'ai mis les bons guillemets dans le texte !Lire aussil'hommage de mon camar[...]



« 35 projets » de Fillon : Un sommet de banalités et de cadeaux ... au Medef !

Tue, 30 Jul 2013 15:46:00 +0000

Rendu peu audible par le retour annoncé de Nicolas Sarkozy, François Fillon nous livre ses « 35 projets » dont la platitude peine à cacher la montagne de cadeaux offerte aux organisations patronales au cas où il deviendrait Président de la République. Revue de détail. A part ses fans et ses adversaires de l'UMP, peu de gens visitent le site Force Républicaine de François Fillon. Il faut dire que depuis sa mise en place, on pouvait y lire des choses aussi intéressantes que les objectifs qui se résument à : « Rassembler les Français et aller à la rencontre de tous ceux qui désespèrent de la République et cherchent de nouvelles raisons de s’engagerFédérer des milliers d’adhérents de toutes professions et de toutes sensibilités pour amplifier notre actionS'engager la reconquête des territoires, avec l’UMP, dès 2014 »Ou bien découvrir la page de dons destinée à remplir les caisses du micro parti de l'ancien premier ministre devenu au passage, conférencier via sa société « 2F Conseil » pour la modique somme de 30.000 à 50.000 euros. Que voulez-vous, préparer une primaire coûte cher ... Néanmoins, si figurait dans les objectifs : « Présenter un projet percutant pour la France dès 2016 pour battre la majorité actuelle », on était jusque là bien en peine de trouver la trace d'un projet même anodin. Or, depuis très peu, c'est chose faite, au travers de la mise en ligne de « 35 propositions pour la France » sorte pré programme présidentiel qu'on ne peut pas vraiment qualifier de percutant. Afin de donner un petit côté démocratique à l'exercice, les internautes peuvent voter pour ou contre chacune d'elles. Sauf que tout le monde sait que ce ne sont que des perfusés qui viennent docilement valider les projets du chef.Sinon quelles sont les propositions ou projets de l'homme qui se verrait bien à l'Elysée en 2017 ? Des propositions qui sont des quasi copié/collé des propos du gouvernement actuel « L’innovation est la clé la croissance et de notre compétitivité. Innover, c’est développer les nouvelles technologies et les nouveaux produits qui assurent des marchés pour nos entreprises; c’est retrouver notre capacité d’exporter.  Je propose de renforcer les investissements d’avenir en concentrant nos efforts sur les secteurs stratégiques qui feront les ruptures de demain : transports du futur, biotechnologies, robots, économies d’énergie, réseaux d’information à très haut débit… Ces investissements d’avenir doivent être articulés avec ceux de nos partenaires européens afin de faire de l’Europe la première place de l’innovation dans le monde »Des banalités sur l'Europe dont certaines ressemblent à des « YAKA » que François Fillon sait par avance inapplicables. « Défendre la souveraineté nationale, c’est défendre l’Europe. Etre patriote, c’est voir dans l’Union européenne la seule réponse possible à l’émergence des nouvelles puissances et à l’instabilité du monde. Avec 28 membres, l’Europe doit être conçue sur un fonctionnement à géométrie variable autour de quatre cercles : le moteur franco-allemand, la zone euro, l’Union européenne, les partenaires de l’Union. Au cœur de l'Europe, je propose la création d’un noyau dur autour de la France et de l'Allemagne qui doivent faire converger leurs économies et leurs fiscalités (...) L’Union européenne doit être une place Forte qui sache mieux défendre ses intérêts et protéger ses frontières. Elle doit rester ouverte sur le monde, mais sur la base du donnant-donnant, face à des grands concurrents qui se protègent plus que nous. Je propose l’instauration de règles strictes de réciprocité dans les échanges internationaux, notam[...]



Retraites : Le Medef se fout de la gueule des salariés

Thu, 25 Jul 2013 15:28:00 +0000

Les dernières propositions du Medef sur la réforme des retraites sont une insulte aux millions de salariés qui font fonctionner au quotidien les entreprises. Mais, monsieur Gattaz et son organisation semblent assez satisfaits de leurs outrances ! La retraite à 70 ans, ça vous tente ? Hé bien c'est l'une des propositions du Medef pour assurer l'avenir des régimes de retraites. Comment ça ? direz-vous.Extrait du communiqué publié sur le site officiel du Medef : « (...) Seul un relèvement de l'âge légal de la retraite couplé à un allongement de la durée de cotisation est susceptible de rétablir durablement l'équilibre du système de retraite en respectant une solidarité intergénérationnelle. D'après les estimations du MEDEF, à horizon 2020, une durée de cotisation portée à 43 annuités et un relèvement de l'âge légal à 63 ans seraient un premier pas susceptible d'engager un redressement de la situation. Il est à noter que, même dans ce cas de figure, la France resterait en deçà de l'âge légal effectif dans les autres pays européens (65 ans, voire 67 ans déjà programmés dans plusieurs pays). A défaut d'agir sur l'âge légal, il conviendra que la durée de cotisation augmente très rapidement pour rétablir un équilibre financier, soit 44 annuités en 2020 »  Faites un rapide calcul. A condition d'avoir une vie professionnelle linéaire : l'âge moyen pour un premier CDI étant de 27 ans + 44 ans de cotisation = 71 ans. Ce qui n'empêche par le Medef d'écrire : « (...) La pérennité de notre système de retraite par répartition est un enjeu majeur pour notre société. Il importe aujourd'hui que nos concitoyens, et notamment les salariés, aient confiance dans le système actuel et futur (...) »C'est au nom de ce raisonnement que le même Medef écrit plus loin : « (...) La situation économique dégradée des entreprises françaises rend impossible toute solution visant à augmenter les charges qu'elles payent à moins de choisir délibérément d'augmenter le chômage à terme. Rappelons que les entreprises françaises ont un taux de marge de 28 % contre 40 % pour la moyenne européenne : une augmentation de 0,1 % des cotisations sociales des entreprises représente 2 000 à 6 000 postes détruits à court terme (2015) et 6 à 12 000 postes à long terme (5-10 ans) »En clair, la solidarité ce n'est pas le problème des employeurs mais seulement celui des salariés. Belle mentalité ! Et le Medef d'ajouter : « (...) Il est donc indispensable, pour notre avenir et pour redonner confiance notamment aux salariés, que la réforme annoncée permette d'équilibrer notre régime de manière structurelle, lisible et transparente (...) » d'où le fameux : « (...) il conviendra que la durée de cotisation augmente très rapidement pour rétablir un équilibre financier, soit 44 annuités en 2020 »  Mais ce n'est pas tout puisque dans ses propositions le Medef n'oublie pas ses adhérents bancassureurs : « (..) il convient de développer la retraite par capitalisation de manière complémentaire au «système cœur» par répartition (...) Dans le même temps, le taux de remplacement est plus bas chez les cadres que chez les non cadres. Encourager un complément de retraite par capitalisation, notamment chez les jeunes cadres, permettrait donc de leur assurer un meilleur taux de remplacement et donnerait une souplesse supplémentaire pour équilibrer le régime général »Et Pierre Gattaz, de conclure : « Aujourd'hui, les Français sont inquiets pour leur avenir et celui de leurs enfants. L'incertitude qui pèse sur le système de retraite actuel participe à cette inquiétude. Il est de notre devoir et de celui du gouvernement de tenir un disco[...]



Pénibilité au travail : L'impossible définition ?

Thu, 11 Jul 2013 14:43:00 +0000

Afin d'adoucir l'idée d'une augmentation du nombre d'années de cotisations pour obtenir le droit à la retraite, le gouvernement et la CFDT brandissent la pénibilité au travail pour faire avaler la pilule à des millions de salariés qui risquent de ne pas être concernés.Les salariés du privé ne se font plus aucune illusion. Il va falloir encore faire des efforts pour pouvoir faire valoir leurs droits à la retraite. Chez beaucoup, la résignation l'emporte. Selon le gouvernement, le COR et surtout la myriade « d'experts » de tous poils, il faut travailler plus longtemps pour pérenniser le système.  Si pour le gouvernement, il s'agit effectivement de maintenir la répartition, en ce qui concerne nos « experts », il faudrait faire preuve de naïveté pour ne pas avoir compris qu'ils ne sont que des faux nez de la bancassurance qui rêve de mettre en place le pactole de la capitalisation retraite.Seulement, qui dit allongement de la durée de cotisation, dit maintien dans l'emploi ou embauche des plus de 55 ans. Or, entre les ruptures conventionnelles, outil préféré des patrons pour transférer les salariés âgés à l'UNEDIC, les a priori des employeurs qui les trouvent peu adaptables et ne veulent surtout pas entendre parler ou prendre en charge d'éventuelles pathologies dues aux nombreuses années passées au travail, comment envisager une seconde de demander aux salariés du privé de se maintenir dans l'emploi au delà de 62 ans ?Ajoutons à cela que les organisations patronales refusent toute notion de quota, ou retour d'une contribution financière en cas de licenciement de salariés seniors, mais exigent que l'âge légal de départ à la retraite soit fixé à 65 ans. Impasse, vous avez dit impasse ?Nous pensons qu'il aurait été judicieux de mettre les organisations patronales face à leurs contradictions et exiger de réelles contre parties d'emploi pour les salariés les plus âgés et ceux qui le seront un jour. Ce n'est semble t-il pas le choix fait par la CFDT qui a l'oreille du gouvernement, et ressort la pénibilité au travail qui permettrait selon elle de rendre acceptable l'allongement de la durée de cotisation. En effet,  nous dit l'AFP : « (...) La CFDT en fait une priorité, faisant valoir qu'un ouvrier a une espérance de vie en moyenne inférieure de six ans et quatre mois à celle d'un cadre. Il est juste, dans un système de retraite, de tenir compte à la fois des carrières et des nuisances que l'on subit (...) » Arguments repris par François Hollande qui : « (...) a précisé lors de la conférence sociale qu'il faudrait aussi tenir compte de la pénibilité des tâches (...) »Mais, au fait, c'est quoi la notion de pénibilité au travail ?La loi est un peu moins restrictive que les critères évoqués par la CFDT. Elle définit la pénibilité au travail selon les termes suivants : « (...) le fait d’être ou d’avoir été exposé au cours de son parcours professionnel à des risques professionnels liés à des contraintes physiques marquées, à un environnement physique agressif ou à certains rythmes de travail susceptibles de laisser des traces durables, identifiables et irréversibles sur la santé du travailleur (...) »S'il est incontestable que les ouvriers sont les plus exposés, il serait particulièrement injuste et réducteur de considérer qu'ils représentent la seule population soumise à la notion de pénibilité au travail. Car, ne l'oublions pas, la pénibilité n'est pas uniquement liée à un métier particulier mais surtout à des conditions de travail. Quid des employés des grandes surfaces, des commerces, des services qui, s'ils ne sont pas soumis à des substances toxiques sont da[...]



Cloud working : la nouvelle précarité durable qui guette les salariés !

Mon, 01 Jul 2013 14:15:00 +0000

Mettre des millions de salariés en concurrence entre eux sans avoir à prendre en charge leur protection sociale ou leur retraite. C'est ce qui est de plus en plus tendance chez les employeurs aux Etats Unis, en Allemagne, en Espagne et même en France.Tout d'abord, un constat publié par Les Echos : « En mai, 26,4 millions d’Européens étaient au chômage ». Et dans la mesure où nul ne sait à quel moment les emplois décents selon les termes de l'Organisation Internationale du Travail, c'est à dire  : « (...) la possibilité d’exercer un travail productif et convenablement rémunéré, assorti de conditions de sécurité sur le lieu de travail et d’une protection sociale pour sa famille (...) » redeviendront la norme, l'idée des emplois précaires et ... durables, fait de plus en plus son chemin.Le Monde dans son supplément Economie et entreprises nous livre un dossier édifiant de 2 pages : « L'envolée des petits boulots » qui explique bien ce à quoi nombre de salariés ou demandeurs d'emploi risquent d'être exposés.Extraits : « (...) en Allemagne (...) une forme de travail s'y développe qui pose d'importants défis à la traditionnelle cogestion de ce pays : le "cloud working". Fondé sur la dématérialisation complète des structures et processus de travail, il mobilise le syndicat Verdi. L'organisation qui défend les intérêts des salariés des services craint une dégradation des rémunérations et de la protection sociale. Pour mieux faire comprendre le phénomène, Verdi a créé, début 2012, un dessin animé d'anticipation qui raconte l'histoire de Klaus, informaticien, ex-salarié d'un grand éditeur de logiciels, et "cloud worker" au moment de l'action, en 2020. Il travaille de chez lui, en indépendant, avec son propre matériel. Chaque jour, il se connecte à un kiosque en ligne, où sont publiés des appels d'offres auxquels il doit se porter candidat pour pouvoir gagner sa vie. Ses honoraires, variables, dépendent de sa "e-réputation", autrement dit de la note donnée par ses donneurs d'ordres sur Internet. (...) Mais avec la dégradation récente de sa réputation digitale, il doit travailler dur pour faire face à la concurrence, notamment celle des "cloud workers" des pays émergents, qui pratiquent des prix très compétitifs (...) »Le Monde présente aussi le programme Liquid lancé en 2012 par IBM : « (...) "Liquid" (comme la fonte des frontières traditionnelles du travail) (...) Le nombre de salariés d'IBM pourrait être réduit à terme de 75 %, passant de 400 000 à 100 000 (...) » Traduction de 01.net : (...) IBM ne conserverait qu’un personnel permanent restreint, tout en faisant appel à une nébuleuse de free lance et d’intérimaires (...) »Mais, qu'en est-il en France ?Si la mise en place est plus lente, il faut noter la présence d'un opérateur, Twago : « (...) Profitant déjà d’un énorme succès en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Espagne et en Italie, Twago, leader du cloud working en Europe, est né sur la toile française en décembre dernier » Gunnar Berning, son directeur, expliquait avec la plus grande fierté ses objectifs au site Le Petit Journal : « (...) Nous désirons changer la façon dont les gens travaillent. Par exemple, aux Etats-Unis, 30% de la population active travaille en freelance. L’Europe est malheureusement loin derrière ce chiffre. Twago a pour but d’aider les personnes voulant travailler sur ce modèle de freelance, et d’ainsi permettre à chacun dans la société une meilleure insertion dans le monde du travail (...) »Une petit visite sur leur site (en français) s'imposait donc, pour comprendre comment Twago compte : « ([...]



Laurence Parisot : A moi les bons plans de l'état providence !

Thu, 27 Jun 2013 14:40:00 +0000

Laurence Parisot, la grande pourfendeuse des dépenses publiques vient de rejoindre le Conseil économique social et environnemental où elle touchera 3786,76 euros mensuels issus du budget de l'état. Institution où elle pourra continuer à fustiger le gouvernement et ses dépenses improductives.Depuis mardi, le Conseil Economique, Social et Environnemental compte un nouveau membre. Il s'agit de Laurence Parisot qui comme l'écrivent Les Echos : « (...) profite d’être encore en poste pour intégrer le Conseil (...) pour un mandat de cinq ans (...) » Elle y retrouvera plusieurs membres du Medef qui siègent déjà dans le groupe des entreprises dont Benoît Roger-Vasselin, l'actuel Président de la Commission Relations du Travail, Emploi et Formation de l'organisation patronale.Mais au fait, direz-vous c'est quoi, et à quoi ça sert le Conseil Economique, Social et Environnemental ?C'est une institution consultative : « Représentant les principales activités du pays, le Conseil favorise leur collaboration et assure leur participation à la politique économique, sociale et environnementale de la Nation. Il examine les évolutions en matière économique, sociale ou environnementale et suggère les adaptations qui lui paraissent nécessaires.» Oui mais encore ? Le CESE est composé de 233 membres nommés pour un mandat de cinq ans selon deux modes de désignation. La plupart sont nommés par les organisations qu’ils représentent. Les salariés sont ainsi représentés par 69 membres, choisis par les syndicats eux-mêmes, tandis que le patronat choisit 27 représentants, les artisans 10, etc. Il compte aussi des membres représentant les professions libérales, les agriculteurs, le monde associatif... précise Slate Autre particularité de l'institution : Etre un point de chute amical pour des amis politiques. Si la nomination de Georgette Lemaire, alors dans la misère, par François Mitterrand avait fait les choux gras de la presse de l'époque, Nicolas Sarkozy fait partie de ceux qui s'en sont le mieux servi. Rue89 nous donnait une liste des titulaires de cette « charité » d'un nouveau genre : « (...) deux ont été de proches conseillers de Nicolas Sarkozy (Pierre Charon et Raymond Soubie), dix-neuf ont été candidats (et souvent élus) à des mandats sur des listes de l’UMP ou de partis associés, deux sont impliqués dans de savants jeux de chaises musicales : la conseillère générale des Hauts-de-Seine Danièle Duchaussois a libéré « son » canton pour assurer la réelection d’Isabelle Balkany, le maire de Meudon, Hervé Marseille a démissionné de l’Epad au profit de Jean Sarkozy »En ce qui concerne ces impétrants, on parle, dans ce cas, de nommés : « au titre des personnalités qualifiées choisies, en raison de leur expérience dans le domaine économique ». Et que font les membres du Conseil Economique, Social et Environnemental  ?Public Sénat n'est pas tendre : « (...) Produire des rapports et des avis qui, la plupart du temps, passent complètement inaperçus (...)  La 3ème chambre constitutionnelle, située place d’Iena, n’est souvent qu’un Palais désert (...) »Et combien ça coûte ?« Le budget du Conseil économique, social et environnemental est voté chaque année par le Parlement, dans le cadre de la loi de finances, au titre de la mission “Conseil et contrôle de l’État”. En 2011, il représente 37,42 millions d’euros » peut on lire sur le site du Conseil Economique, Social et Environnemental. Quant à la rémunération des membres, elle est assez correcte en ces temps de disette budgétaire, puisqu'elle s'élève à ... 3 7[...]



Retraites : Le Medef propose de travailler plus ... tout au long de la vie et tout au long de l'année !

Tue, 18 Jun 2013 17:09:00 +0000

Dernière ligne droite pour Laurence Parisot avant de céder son siège de présidente du Medef. En forme de cadeau souvenir aux salariés, elle propose : « d'augmenter notre quantité de travail tout au long de la vie et tout au long de l'année ». Donc, travailler plus, sans la moindre garantie d'avoir le droit, un jour, à une retraite décente.Dans quelques jours, Laurence Parisot va pouvoir passer plus de temps dans sa maison de Saint Barth et peut être un peu mieux justifier les 22 000 euro mensuels qu'elle se versait en tant que patronne de l'IFOP, en tant que : chargée de la veille stratégique de l'IFOP, le tout pour : « une demi-journée par semaine ». Néanmoins, cela ne semble pas suffisant pour apaiser le dépit qu'elle doit ressentir à l'idée de laisser sa place, alors qu'elle espérait bien rempiler pour un nouveau mandat. Est ce ce dépit qui l'a poussée à commenter de façon vindicative le rapport de Yannick Moreau sur les retraites qui doit servir de base de négociation aux partenaires sociaux pour la énième « réforme » des retraites ?Laurence Parisot : « A court terme, les leviers d'action envisagés [dans le rapport Moreau] sont une fois de plus des pistes fiscales, de hausse des cotisations des employeurs et des salariés. C'est inacceptable, inenvisageable, irresponsable. C'est faire comme si personne n'avait entendu parler de la chute de la compétitivité des entreprises françaises, du décrochage de l'économie et de la régression du pouvoir d'achat des salariés ( ...) La piste de l'âge et celle de la durée de cotisation sont considérées marginalement. Notre message sera celui du travail. Nous ne sortirons des difficultés qu'à condition d'augmenter notre quantité de travail tout au long de la vie et tout au long de l'année »Les chômeurs actuels et futurs, de tous âges apprécieront !Néanmoins, à y regarder de plus près, on constate que notre amie Laurence mélange allègrement les torchons et les serviettes. En effet, quel est le lien entre la durée légale du travail qu'elle n'a cessé de combattre en réclamant son abrogation, la compétitivité et l'avenir des régimes de retraites ?Réponse : aucun. Si ce n'est une crise d'hystérie ultra libérale, due probablement à la frustration de ne pas avoir réussi à imposer aux salariés français des semaines de 48H00 payées au tarif de 35, licenciables à volonté et sans recours possible et, surtout, de ne pas avoir apporté aux banques et assureurs adhérents du Medef la rente de la retraite par capitalisation.Analysons la situation par rapport à cette boulimie d'heures de travail réclamée par madame ParisotLes carnets de commande des entreprises sont pleins à ce point qu'il soit nécessaire de faire travailler les salariés plus et plus longtemps ? La réponse est non ! Les entreprises française relocalisent-elles au point qu'elles manquent de salariés ?La réponse est non !Les salariés sont-ils responsables d'une situation où les entreprises ont préféré ignorer l'innovation ou s'installer à l'étranger pour des raisons de normes sociales inexistantes ?La réponse est non !Les entreprises se battent-elles pour conserver à l'effectif les salariés de plus de 55 ans pour leur savoir-faire ?La réponse est non !Les entreprises recrutent-elles des chômeurs de plus de 55 ans ?La réponse est non !Dans ces conditions, comment exiger qu'on repousse la date de départ à la retraite. Et surtout pourquoi ?Tout d'abord, par pure idéologie libérale. Ensuite, et surtout parce que le marché français de la capitalisation retraite est marginal. Il est clair qu'en allongeant et[...]



Repousser l'âge de la retraite : Que le Medef balaye d'abord devant sa porte !

Fri, 14 Jun 2013 13:51:00 +0000

Le futur patron du Medef demande à ce que soit repoussé l'âge légal de la retraite. Il faudrait tout d'abord que le Medef et ses adhérents s'engagent à changer d'attitude et de méthodes à l'égard des plus de 55 ans !Ses deux principaux rivaux ayant jeté l'éponge en échange de postes de vice présidents du Medef, c'est donc Pierre Gattaz, qui va présider dans quelques semaines le mouvement patronal. Interrogé sur l'avenir des retraites en France, il a repris le couplet de dame Parisot : Il faut repousser l'âge légal de la retraite. Il en parle dans une interview au Monde Le Monde : Que préconisez-vous au sujet des retraites ?Pierre Gattazz : « Le débat doit être dépassionné. Regardons ce que font les autres pays. Nous vivons de plus en plus vieux. Le pourcentage d'actifs par rapport aux retraités ne cesse de baisser. C'est un problème mathématique, pas politique. Sur quels paramètres peut-on jouer ? Les cotisations ? Non, il ne faut pas les relever. Les pensions ? Il ne faut pas les baisser ou alors à la marge, par la désindexation. La durée de cotisation peut en revanche être augmentée en passant de 41 à 43 années à l'horizon 2020. Et il y a l'âge légal de départ à la retraite, qui peut être repoussé . Si on ne règle pas ces problèmes-là, que laisse-t-on aux générations futures ? »Pourquoi cette subite pudeur, alors qu'il a clairement indiqué à quel âge il devait être repoussé Il l'a précisé à de nombreuses reprises lors de sa campagne : « On n'accepterait pas d'augmenter encore le poids des cotisations des retraites. Il faudra faire quelque chose, sans doute augmenter l'âge de départ à la retraite, sans doute à 65 ans dans une première étape » comme le rappelle Challenge citant ses déclarations sur Europe1 Nous poserons donc la même question que nous posions au mois de mai à madame Parisot. Comment faites vous pour modifier le taux de seniors dans l'emploi ? compte tenu que : un dossier étude de l'INSEE, en mars 2013 indiquait que : « Le taux d’activité des personnes de plus de 55 ans est particulièrement faible en France, surtout pour les hommes, dont le taux d’activité est l’un des plus bas de l’Union européenne (...)  » Tout en sachant que ce taux est de 19,8% pour ... les 60-64 ans.Nous y ajouterons quelques questions Quand le Medef et ses adhérents cesseront-ils d'utiliser la rupture conventionnelle pour se séparer des plus de 55 ans, devenue comme l'expliquait l'Expansion : « Une pratique courante chez les seniors » ?Quand le Medef obligera t-il les entreprises, quelle que soit leur taille, à mettre en place des solutions efficaces contre les TMS qui touchent en priorité les salariés âgés ? Quand le Medef obligera t-il ses adhérents à former les 55 ans et plus ? alors qu'on constate que : « Les personnes de plus de 55 ans ont un taux d’accès à la formation de 9%, contre 26% pour les 35 – 44 ans (...) »Sans le moindre doute, le Medef répondra : Code de bonne conduite, mobilité, flexibilité, adaptabilité, ... Car si le Medef refuse qu'on lui impose la moindre contrainte, il n'hésite jamais à demander à l'état d'imposer les contraintes qu'il juge nécessaire aux salariés. Néanmoins, monsieur Gattaz ne pourra pas s'exonérer d'une réponse précise sur le fait que le tour de passe passe qui consiste à se séparer de salariés à qui, il ne reste tout plus qu'un ou deux ans avant la retraite, ne fonctionnera plus si on passe l'âge légal de 62 à 65 ans.Ce qui signifierait au passage, pour les salariés, d'attendre 69 ans pour obtenir le taux plein.[...]



Restaurants & restaurateurs : Réchauffeurs de plats ou cuisiniers ?

Fri, 31 May 2013 17:12:00 +0000

La majorité des syndicats patronaux de la restauration s'opposent à ce que le terme restaurant soit réservé à ceux qui ne servent à leurs clients que des assiettes cuisinées sur place à partir de produits bruts. Ce qui en dit long sur leur vision de la gastronomie et l'artisanat de bouche ! La France pays de la gastronomie que le monde nous envie ! C'est en général le cri de guerre des Chefs, des critiques gastronomiques et de quelques élus épris de terroir. Sauf que lorsqu'on interroge les clients des milliers de restaurants français, beaucoup ont la sensation que ce sont surtout les industriels de l'agroalimentaire qui sont à l'origine du repas à base de « produits frais » qu'ils ont parfois payé fort cher ...  Pour s'en rendre compte, il est intéressant de lire une récente étude Opinionway citée par L'Express qui positionne bien le débat qui est en train de monter dans le mileiu des restaurateurs : « (...) moins de deux Français sur trois disent faire confiance aux restaurateurs pour favoriser les produits locaux, les produits de saison (...) 82% estiment que l’utilisation par des restaurants de produits industriels est incompatible avec ce qu’ils attendent d’un restaurant (...) Un autre pas vers la qualité que les Français soutiennent massivement, c’est la création d’un statut garantissant que les plats sont cuisinés sur place : 96% d’entre eux jugent que ce serait une bonne chose (...) »Précisons que cette étude a été commandée, si l'on en croit le document, par l'UIMH, qui avec six organisations professionnelles de l'hôtellerie-restauration (dont les fast food) sont opposées à la création d'une appellation « restaurant » et « restaurateur » dont  seuls bénéficieraient les lieux où le repas est cuisiné sur place à partir de produits bruts ! C'est quoi le problème ?Un des syndicats de restaurateurs, le SYNHORCAT a décidé de mettre le feu à la profession. Il écrit sur son blog : « (...) le SYNHORCAT se bat depuis plusieurs mois pour que l’appellation « restaurant » » soit protégée par la Loi (...) » Précisant au passage qu'il est à l'origine d'un : « (...) projet d’amendement que nous avons rédigé et présenté à notre ministre de tutelle, Madame Silvia Pinel, ainsi qu’à de très nombreux parlementaires (...) » qui définit que : « (...)  un restaurant c’est un lieu où l’on sert à la clientèle des plats cuisinés sur place à base de produits bruts (...) » Et le SYNHORCAT de donner cet exemple : « (...) A l’instar des boulangers dont la qualité du pain s’est développée avec la protection de l’appellation « boulangerie », la protection de l’appellation restaurant tirera notre profession vers le haut (...) »Au delà d'un très probable règlement de compte entre organisations syndicales qui remonte à la création du SYNHORCAT dont la vocation était de contrebalancer l'influence de l'UIMH, il faut effectivement s'interroger sur la définition d'un restaurant !Selon l'UIMH et les syndicats GNC, SNARR, SNRPO, SNRTC et CPIH (voir descriptif ) , qui représentent également les fast-food, les chaînes d'hôtels, les cafétérias et les chaînes de restaurants : « un restaurant est un établissement où l'on sert des repas moyennant paiement ».  Ce que confirmait sans le moindre complexe Roland Héguy, le président de l’Umih, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, seuls 20 000 points de vente de restauration, sur les 120 000 de France, travaillent avec le frais. On est bien loin de l'ima[...]



OCDE et Europe : La précarité généralisée comme réponse au chômage !

Wed, 29 May 2013 16:50:00 +0000

Selon l'OCDE et la Commission européenne, il suffirait que la France assouplisse encore son marché du travail, bloque les salaires, mette en place un SMIC jeunes et baisse les cotisations patronales pour faire baisser le chômage. En gros, la recette appliquée en Espagne, en Italie ou au Portugal avec le résultat qu'on connaît !L'élément de langage est bien rôdé, si le chômage est au plus haut en Europe, c'est à cause des égoïstes qui ont un emploi et refusent de le partager avec ceux qui n'en n'ont pas. On peut en lire une synthèse, sous la plume de Hélène Syed Zwick, sur le site Fenêtre sur l'Europe  : « (...) La détérioration généralisée de la situation des marchés du travail nationaux en Europe, dont les causes structurelles sont désormais identifiées, exige des réformes en profondeur. Les nouveaux gouvernements en Espagne (Rajoy) et en Italie (Monti), mais aussi au Portugal (Passos Coehlo) se sont engagés à réformer leurs codes du travail respectifs. Ces pays, tout comme demain, inévitablement, la France et même l’Allemagne, sont confrontés à une problématique de fond identique : réduire le dualisme sur leur marché du travail qui scinde la population active en deux et qui fournit à une partie, sécurité et stabilité de l’emploi et à l’autre, majoritaire, une précarité génératrice d’insécurité et d’incertitudes (...) » Voir aussi : Réformes des marchés du travail, Espagne, Italie, Portugal Avouez que lorsqu'on travaille dans le privé pour un salaire qui oscille entre 1300 et 1500 € brut par mois, se faire traiter de privilégié est assez surprenant. Néanmoins, les experts de l'OCDE et de la Commission européenne qui se moquent complètement de savoir si on peut se loger, se vêtir et manger correctement, avec de tels revenus le pensent !C'est donc au nom de ce constat que l'OCDE et la Commission européenne viennent de demander à la France un certain nombre de réformes, essentielles pour eux, pour faire baisser le chômage de masse.Pour l'OCDE « (...) Il faut donc accélérer les réformes (...) encourager la modération salariale et mettre en oeuvre un salaire minimum plus faible pour les jeunes adultes (...) » En clair essayer de remettre en place le fameux « SMIC jeunes » baptisé par Edouard Balladur : Contrat d'insertion professionnelle Le seul problème pour ce type de contrat, c'est qu'une entreprise n'embauche que lorsque son carnet de commande le permet et non pas uniquement sur un critère de très bas salaire. Par contre, elle génère un effet pervers  : Elle se transforme vite en effet d'aubaine pour certains employeurs. En effet, elle ouvre la possibilité de recruter en priorité des salariés sous payés au détriment de salariés considérés plus chers.  Imaginez l'effet dans le cas où on assouplirait encore plus les conditions de licenciement !Pour la Commission européenne  : « (...) le pacte pour la compétitivité, inspiré du rapport Gallois, et l'accord sur l'emploi, négocié par les partenaires sociaux, constituent des premiers pas dans la bonne direction. Pour M. Rehn (commissaire européen), il faut accélérer le rythme et l'ampleur des réformes (...) » Traduction : comme l'écrivait l'un des candidats à la présidence du Medef, il faut passer à la version 2 de l'ANI et transformer chaque salarié en précaire permanent. Sans se poser, bien entendu, de question sur le fait qu'en fonction de l'âge ou de la capacité à changer de métier,  certains salariés, devenus [...]



Chômage : Au Medef on aime l'idée des mini jobs !

Mon, 27 May 2013 12:42:00 +0000

Alors que la date de l'élection du futur président du Medef approche, les candidats rivalisent d'imagination pour proposer des solutions de plus en plus ... précaires pour les salariés. Dernière idée en date : Créer des mini jobs à la française en s'inspirant de leur très controversé modèle allemand. Les candidats à la présidence du Medef n'en sont pas à une outrance près face au nombre record de chômeurs que connaît la France. Il y a peu, nous évoquions l'idée de Patrick Bernasconi qui proposait, alors que l'accord ANI vient seulement d'être validé par le parlement, de passer à une phase II de la flexibilité.Histoire de ne pas être en reste, son concurrent Geoffroy Roux de Bézieux vient aujourd'hui de confier dans une interview au site web du magazine Challenge : « Il faut se poser la question des mini-jobs en France ». frameborder="0" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x108r3v" width="480">Roux de Bézieux: "Il faut se poser la question... par ChallengesMini jobs késako ?C'est une invention allemande qu'on doit au gouvernement de Gerhard Schröder. Ils font partie des lois Hartz : « (...) mises en place entre 2003 et 2005 en Allemagne dans le cadre du vaste programme de réforme de l’État social (...) » nous explique le site des Missions allemandes en France. Ils figurent au chapitre Hartz II (application rétroactive au 1er janvier 2003) : « Soutien aux emplois faiblement rémunérés (« Mini-Jobs » (< 400 €) et « Midi-Jobs » (400-800 €) via des exonérations de cotisations salariales » Lire aussi le dossier très complet du CIRAC : « Les mini-jobs, une perspective pour les chômeurs ? » Nous ne doutons pas que certains beaux esprits nous ressortent la litanie sur l'Allemagne : « Un vrai miracle économique: un taux de chômage historiquement bas, un commerce extérieur florissant, une croissance meilleure qu'en France, des PME orientées vers les nouvelles technologies... » histoire de valider un des volets les plus controversés de ces fameuses lois Hartz.  L'Expansion en décembre 2012 nous expliquait l'effet pervers des mini jobs : « (...) Dans plusieurs secteurs comme la restauration, les "minijobs" ont pris la place de vrais emplois soumis aux charges sociales (...) l'Agence allemande pour l'emploi recense 7,4 millions de contrats de travail de ce type (...) » au point que, la fédération allemande des services, Ver.di critiquait : « (...) l'utilisation abusive de ce type de contrat, dans le commerce de détail notamment, qui s'en sert pour remplacer les contrats traditionnels à temps partiel (...) »En octobre 2011, Slovar les Nouvelles évoquait les : « les failles et les défis du modèle allemand » dans lequel étaient cités les mini jobs allemands , se référant à un article/dossier du très pertinent site Myeurop. Extraits : « (...) un système qui, par vases communicants, aurait progressivement fait passer plusieurs millions d’allemands des listes de chômeurs à ceux de quasi-chômeurs ou travailleurs pauvres (...) Une responsable de l’Arbeitsagentur d’Hambourg (Pôle-emploi allemand), souhaitant garder l’anonymat, ne cache pas sa colère : Qu’on arrête de parler de miracle économique. Aujourd’hui, le gouvernement répète que nous sommes aux alentours de 3 millions de chômeurs, ce qui serait effectivement historique. La réalité est toute autre, 6 millions de personnes touchent Hartz IV, ce sont tous des chômeurs ou des grands précaires. Le vrai chiffre n’est [...]



Le Medef prépare déja l'acte II de ... la flexisécurité !

Thu, 16 May 2013 10:50:00 +0000

Le projet ANI a peine validé par le parlement, les candidats à la présidence du Medef envisagent déjà un acte II de ce qu'ils qualifient de « flexisécurité ». La course au toujours plus de précarité pour les salariés continue !La campagne pour l'élection à la tête du Medef bat son plein. le plus prolixe dans les média, est Geoffroy Roux de Bézieux qui vient de présenter son programme, repris par Le Figaro. On y trouve pêle mèle : « (...) un moratoire de trois mois sur les charges sociales (...) la fixation dans l'entreprise de la durée de travail (...) l'allégement du coût du travail, la baisse de la fiscalité des entreprises, la simplification administrative ou la limitation des délais de procédure (...) »Sur les retraites et l'indemnisation chômage, pas de quartier puisqu'il propose : « (...) le recul de l'âge de départ à la retraite, l'allongement de la durée de cotisation ou encore la désindexation des pensions (...) » Et en ce qui concerne les chômeurs : « une profonde remise à plat du dispositif d'indemnisation: retour à la dégressivité des allocations, division par trois du plafond, réduction du délai… (...) Au delà de l'outrance de ces propositions destinées à rallier les patrons/électeurs les plus durs, on notera cette petite phrase : « (...) il faut aller plus loin que ce qui a été décidé dans l'accord national interprofessionnel du 11 janvier »Donc, l'accord ANI que Laurence Parisot qualifiait, il y a quelques jours : « d'événement dans l'histoire économique et sociale de notre pays » et ajoutait que le texte donnera aux entreprises des outils pour une « adaptation rapide et sécurisée aux évolutions de leurs carnets de commande et de la conjoncture tout en renforçant la protection des salariés ». serait déja dans l'esprit de ses possibles successeurs, périmé ?On est en droit de le penser en lisant le dernier billet publié par Patrick Bernasconi, l'ancien bras droit de Laurence Parisot, et autre candidat à sa succession.Qu'écrit-il ?« (...) Premièrement, il faut un acte II de la flexisécurité, après l’accord du 11 janvier. Ce nouvel accord devra traiter notamment de trois sujets :- le temps de travail, qui doit être fixé dans l’entreprise en faisant disparaître la norme générale des 35 heures ;- des accords compétitivité emploi offensifs – pour aller à la conquête d’un nouveau marché par exemple – et pas seulement défensifs ;- et l’instauration du « contrat de projet », nouveau contrat dont la durée sera liée à l’accomplissement d’un projet (sur le modèle du « contrat de chantier » dans le BTP).(...) Le gouvernement a annoncé son intention de donner toute sa place au dialogue social : je demande au Président de la République de s’engager clairement à laisser les partenaires sociaux prendre la main dans ces trois domaines. Nous aurons, alors, une véritable obligation de résultats »Les moins avertis d'entre nous auront remarqué qu'aucune des propositions émises par MM Roux de Bézieux ou Bernasconi ne fait référence à la « sécurité » des salariés prévu dans l'ANI pourtant signé par le Medef.Et compte tenu des dates hypothétiques d'application des droits rechargeables des chômeurs et de la complémentaire santé pour tous les salariés, il est assez probable que c'est la partie « flexibilité » an I et an II que le nouveau boss du Medef essayera d'imposer le plus rapidement possible aux syndicats et au gouvernement[...]



43 ans de cotisations : Le cheval de troie de la capitalisation retraite !

Mon, 13 May 2013 16:12:00 +0000

Le Medef veut absolument repousser l'âge légal de la retraite à 65 ans et allonger la durée de cotisation à 43 ans. Ce qui, compte tenu de l'âge du premier emploi, reviendrait à condamner les salariés à partir à 70 ans ou cotiser 47 ans ! Même si Laurence Parisot vit ses dernières semaines de présidente du Medef, c'est elle qui représente l'organisation patronale reçue par Jean-Marc Ayrault, dans le cadre de la préparation de la conférence sociale des 20 et 21 juin.  Conférence au cours de laquelle sera évoqué, entre autre, l'avenir des régimes de retraite. Egale à elle même, elle a déclaré : « (...) Il convient, dans un objectif de moyen terme, d'allonger la durée de cotisation (...) Notre préconisation est d'allonger la durée de cotisation à 43 ans d'ici 2020 et de repousser l'âge légal de la retraite à au moins 65 ans à l'horizon 2040 (...) »On aura beau rétorquer à notre « amie » Laurence que : L'âge moyen du premier emploi stable était de 20,5 ans en 1975, de 22,5 ans en 1992 et de 27 ans en 2009. Ce qui signifie, si on applique la demande d'allongement de la durée de cotisation proposé par le Medef, que pour obtenir le droit de partir à la retraite, à taux plein, il serait nécessaire de travailler jusqu'à 70 ans. Quant à ceux qui auraient commencé à travailler à partir de 18 ans, le report de l'âge de départ à la retraite leur ferait cotiser 47 ans pour obtenir le même taux plein ! Le tout, bien entendu dans un contexte où on dénombre 5,033 millions de français au chômage, dont moins d'un inscrit sur deux est indemnisé. Les propos de madame Parisot sont d'autant plus cyniques que, comme nous le révélait un dossier étude de l'INSEE, en mars 2013 : « Le taux d’activité des personnes de plus de 55 ans est particulièrement faible en France, surtout pour les hommes, dont le taux d’activité est l’un des plus bas de l’Union européenne (...)  » Tout en sachant que ce taux est de 19,8% pour ... les 60-64 ans. Quant aux chômeurs de 56 à 64 ans, il leur est à la limite plus facile de gagner la cagnotte du LOTO que de retrouver un emploi ! En gros, on s'achemine vers des comptes en équilibre et des générations de retraités de plus en plus précaires. Mais que faire pour éviter ce cauchemar ?Hé bien, très simplement en appliquant aux retraites le même système qu'à la santé. En effet, hormis être éligible à la CMU, qui aujourd'hui en France peut se passer d'une assurance complémentaire de santé privée ? En fonction de ses revenus il est donc possible de choisir un contrat haut de gamme ou d'entrée de gamme, ce qui à la sortie donne des résultats très différents pour les patients assurés ! Néanmoins, il faut savoir que si en 2010, les français ont versé 25,4 milliards de cotisation santé, ils ont laissé environ 22% de ces cotisations aux organismes complémentaires d'assurance maladie, nous apprend Que Choisir.  Ce qui, vous l'avouerez représente un joli pactole et surtout une jolie rente ! Or, le prochain pactole/rente que visent le Medef et ses adhérents bancassureurs c'est celui de la retraite ! Soyons logiques un instant : Il est clair qu'un jeune salarié à qui on va expliquer qu'il devra attendre 65 ou 70 ans pour obtenir une retraite à taux plein, dont l'indexation sera remise régulièrement en cause, sera sensible au fait de cotiser à un plan de capitalisation individuel,  qui pourrait lui permet[...]



Les belles légendes du capitalisme : Pour être compétitifs, travailler plus, gagner et se reposer moins

Thu, 09 May 2013 18:36:00 +0000

D'après Michel Pébereau, retrouver la compétitivité en France est simple : Augmenter le temps de travail, sans augmenter les salaires et réduire le nombre de jours de congés. Les actionnaires et dirigeants des entreprises lui en sont déjà reconnaissants ! Ce qu'il y a de formidable dans le capitalisme auto régulé, c'est que lorsqu'il provoque des crises économiques monumentales, il peut compter sur un certain nombre de ses séides pour trouver des solutions qui permettront au système de gagner encore quelques années avant ... la prochaine crise.Néanmoins, diriez-vous il serait fort de café que des banques ou leurs représentants, dont tout le monde connaît la responsabilité dans la crise née en 2008, viennent nous expliquer ce qui est bon pour relancer la machine économique. Hé bien vous auriez tort, puisque c'est l'un d'eux, en l'occurrence Michel Pébereau, qui s'y colle dans le Magazine Les Enjeux Les Echos du mois de mai 2013 où il nous parle de compétitivité.  Mais diront certains, qui est Michel Pébereau ?Son parcours professionnel est retracé sur le site de EADS. Outre le fait qu'il est administrateur d'un bon nombre de grandes entreprises telles que : Compagnie de Saint-Gobain - Total - EADS - AXA. Il faut ajouter, entre autres  : Membre du Comité exécutif de l’Institut de l’entreprise et membre du Conseil exécutif du MEDEF. Sinon Monsieur Pébereau est essentiellement connu pour son passage remarqué dans le monde bancaire, puisqu'il fut : Président du Conseil d'administration de BNP Paribas entre 2003 et 2011. Ce qui lui vaut aujourd'hui, entre autres, d'être :  Président honoraire de BNP Paribas - Président de la fondation BNP Paribas - Membre du Conseil d’administration de BNP Paribas S.A. Suisse et membre du Conseil de surveillance de la Banque marocaine pour le commerce et l’industrie. Il va s'en dire que Monsieur Pébereau ne peut ignorer que BNP Paribas possédait, en juillet dernier, 360 filiales dans les paradis fiscaux . Ce qui en fait sans nul doute un champion de la compétitivité et de ... l'optimisation fiscale.Mais ce n'est pas de cela que le Président honoraire de BNP Paribas a souhaité parler dans sa tribune. Extrait de la page 36 : « (...) Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi doit en effet réduire de 20 milliards d'€ le coût du travail. Mais dans les activités où celui-ci resterait encore trop élevé par rapport à nos voisins, ne pourrait-on pas travailler plus longtemps au même salaire, afin de préserver l'emploi et l'investissement ? Par exemple en réduisant le nombre de jours de congés ou en augmentant celui des heures travaillées (...) »En voilà une idée qu'elle est bonne ! Surtout lorsqu'on sait que cette logique est sans fin. En effet, au jeu de la compétitivité entre pays européens, il se trouvera toujours des endroits où on baissera les salaires, ce qui aura pour effet de faire baisser la compétitivité des autres qui du coup appliqueront le remède du docteur Pébereau.La seule limite dans l'immédiat étant fixée par une directive européenne qui définit un temps de travail hebdomadaire ne pouvant pas dépasser 48 heures (en moyenne, heures supplémentaires incluses). Néanmoins, sachez que, nous dit Eurogersinformation  : « (...) les travailleurs peuvent, par un accord individuel avec leur employeur, renoncer à la limite des 48 heures (...) dans ce cas, la dur[...]



Le concours Lépine de l'emploi du Medef et de l'UMP a commencé !

Fri, 26 Apr 2013 13:55:00 +0000

Alors que le nombre de chômeurs progresse impitoyablement, le Medef et l'UMP se lancent dans un véritable concours Lépine des solutions anti-chômage. Leurs réponses : Flexibilité et insécurité totales, le tout sur fond de chômeurs fainéants et irresponsables qu'il faut stigmatiser !Créer de l'emploi, voilà donc la nouvelle croisade du Medef et de l'UMP ! Si du côté du Medef, Laurence Parisot, la Présidente sortante, on essaye mollement de persuader le bon peuple que l'ANI suffira à stopper l'hémorragie, à l'UMP, on ressort les vieilles recettes libérales qu'on n'a toutefois pas appliqué entre 2007 et 2012 ! Que dit le Medef ?Laurence Parisot, à qui il ne reste que deux mois de mandat, et qui partage son temps entre l'expédition des affaires courantes et le surf à St Barth, essaye surtout de valoriser le texte ANI voulu et négociée par elle : « (...) ces mauvaises chiffres ne sont pas une fatalité : Je crois profondément qu'il est à la portée de la France de redevenir prospère, d'inverser cette terrible tendance, de réduire les déficits (...) l'accord permettra aux entreprises d'adapter (leur) organisation à la conjoncture (...) C'est un accord qui va fondamentalement réduire la peur de l'embauche qui existe aujourd'hui chez les chefs d'entreprise (...) »Elle en profite, au passage pour brandir des chiffres invérifiables, en provenance du nouvel outil du Medef, dont Slovar vous parlait le 16 avril dernier : Le baromètre Tendance emploi compétence (TEC), qui montre que :  « (...) Au dernière trimestre 2012, 100.000 offres d'emploi proposées par les entreprises n'ont pas été pourvus (...) »  Plus sérieusement, c'est aux déclarations des deux candidats les mieux placés à sa succession qu'il faut s'intéresser. Du côté de Pierre Gattaz, on peut lire ceci : « (...) tous les chefs d’entreprises de France ont six problèmes majeurs : le coût du travail, la peur de l’embauche, le financement du développement de leur entreprise, la fiscalité et l’environnement réglementaire, la transmission. Sur tous ces sujets, nous devons aller plus loin. Si nous les réglons, nous serons les rois du monde ! (...) » Dans son programme, on trouve pêle-mêle, des idées que n'aurait pas renié son père, Yvon Gattaz, ex président du CNPF, (l'ancêtre du Medef), lui qui assurait dans les années 80, que : « si on facilitait les licenciements, il y aurait un pic d’embauche de 400 000 emplois »  On trouve également dans ses proches conseils Denis Kessler, dont le premier but dans la vie est, la destruction du programme du Conseil National de la RésistanceQuelques extraits du programme de Gattaz fils:  « Il faut que nos concitoyens comprennent que les entrepreneurs installés en France sont des hérosL’accord (ANI) de janvier dernier est un premier pas, mais il nous faut aller largement au-delà. Il faut transférer 50 milliards (de cotisations) vers l'impôt Le fléau du chômage, qui affecte la société française, s’analyse d’abord comme un symptôme,le fruit d’une maladie provoquée par un terrible système d’entraves administratives et fiscales »Auquel il faut ajouter bien entendu le report de l'âge légal de la retraite à 65 ans, tout comme Roux de Bézieux son concurrent. Le même de Bézieux dont les propositions raviront les salariés. En effet, il pointe : « (...) les Prud'hommes, juridictio[...]