Subscribe: Presidentielles.net
http://www.presidentielles.net/rss
Added By: Feedage Forager Feedage Grade A rated
Language: French
Tags:
avec  cette  dans  des  est  les  mais  nicolas sarkozy  nous  par  pas  pour  qui  sarkozy  son  sur  ségolène royal  une 
Rate this Feed
Rate this feedRate this feedRate this feedRate this feedRate this feed
Rate this feed 1 starRate this feed 2 starRate this feed 3 starRate this feed 4 starRate this feed 5 star

Comments (0)

Feed Details and Statistics Feed Statistics
Preview: Presidentielles.net

Presidentielles.net



Dans la plus pure tradition des humoristes français, presidentielles.net c'est de l'information, du service et du divertissement ! Les presidentielles sur le net c'est sur presidentielles.net !



Copyright: Copyright 2007 presidentielles.net
 



Mlle Canarde - DIVERTIR, C'EST GOUVERNER

Sun, 13 May 2007 17:36:52 GMT

Alors que la passation des pouvoirs est désormais officielle, nous tirons virtuellement notre révérence, et tenions à adresser un certain nombre de remerciements. Statistiques, contenus : retour en coulisse sur les quelques mois de l'aventure Presidentielles.net, à l'issue de cette campagne passionnante.“Divertir, c’est gouverner”. C’était quoi ce slogan ? “La guerre est une chose trop grave pour être laissée aux militaires”, ironisait le vieux Tigre, Clemenceau. Pour le paraphraser, on peut aussi dire que la politique est une chose trop sérieuse pour ne pas être traitée avec humour et pour être laissée aux partis et aux médias traditionnels. Parce que nous pressentions que cette campagne serait passionnante – malgré son issue, pour laquelle nous déclinons toute responsabilité, avec nos 99,7 % de votes royalistes au sein de la rédaction. Parce que nous croyions qu’aujourd’hui -et a fortiori dans les prochaines années- Internet est l’espace de libre d’expression et de créativité par excellence. Alors, nous nous sommes lancés dans l’aventure, éditoriale, technique, artistique et humaine. Presidentielles.net, c’est ainsi plus de quatre mois de production auto-financée et indépendante. Des hectolitres de café, quelques sablages de champagne (gaffe aux ordis NDLR), des déjeuners de travail aux sushis, des soirées électorales à la charcuterie corse…Un studio d’enregistrement de musiques tubesques, une cave et un commissariat où se déroulent de mystérieux tournages… Presidentielles.net, c’est encore plus de 500 000 visiteurs uniques, près de 5 millions de pages vues, plus de 550 000 vues sur Dailymotion, 692 000 Love test effectués, des pics d’audience sur le final à faire exploser le serveur après un démarrage très intimiste. Des dizaines de passages radio ou télé, d’articles sur les medias en ligne ou presse écrite. Mais surtout, Presidentielles.net, ce sont des contenus toujours inédits et innovants, parfois déjantés, souvent informatifs. Pages saumon, CNN, jusqu'à l'Oural... La fameuse Présibourse, créée dès 2002 dans notre précédente version de Presidentielles.net, s’est imposée comme un programme phare, avec l’apparition du talentueux Jean-Pierre Braillard, éminence grise du palais Grognard, repéré dans les pages saumon du Figaro. Wayne nous a éclairé avec ses planches, à la ligne claire, subtiles et pleines d’humour. Avec les Quality strips, les internautes ont enfin pu s’exprimer autour de la machine à café de l’entreprise sans aucune censure, ni crainte des foudres patronales. Grâce au Corbeau, qui a plané avec poésie sur le site, nous avons pu réfléchir de façon originale sur les mots et les médias. Le Présishop, malgré des prix exorbitants, nous a permis de nous procurer de magnifiques polos à messages et mugs uniques de collection. Avec les Présimarks, nous avons été utilement renseignés sur cette campagne, heure par heure. Pour lancer un message d’amour à notre candidat préféré, il y avait heureusement le très ludique « love test », quand le Présiquizz, apprécié jusqu’aux Pays-Bas, nous permettait de vérifier que nous connaissions bien les concurrents en lice. Programme innovant et percutant s’il en est, La Boucherie a couvert de grands débats de société, dont les échos sont parvenus jusqu’aux confins de la Russie profonde. Tilt nous a offert une injection de gauche quotidienne dans le cortex, quand Mademoiselle Canarde livrait une revue d’actualité circonstanciée. Grâce à leurs pépites documentaires, les Campagnards, réalisé par Magne&Viard nous ont déniché des images inédites et intimistes de cette campagne, et de nous ont permis de dénoncer par une belle claque l’imposture du Grand débat de premier tour, dont les résultats ont été abondamment commentés sur le très artistique Mur. Enfin, les « Pimp my candidate » ont connu un véritable succès télévisuel national mais aussi international, jusqu’à passer sur CNN pour illus[...]



Tilt - Le pitre

Wed, 09 May 2007 16:22:06 GMT

A la façon des Caractères de La Bruyère ou des personnages de Molière, l’étude de cette campagne, par ces différents dispositifs à révéler des personnages. Attachons-nous pour cette fin, et en quelques mots à l’archétype que représente un certain candidat : la figure du pitre.

Le pitre n’a pas de rigueur intellectuel, constamment conscient de lui-même, il passe la longueur de ses journées en vertiges vaniteux. Le pitre s’ennuie, même en escouade dominée. Il réfléchit aux moyens glacés de ranimer les quelques soubresauts de sensations, qui dans un effort considérable ou alors par erreur, lui reviennent en mémoire. Le pitre a aussi été un enfant. Mais l’on devine que tout est réminiscence chez lui de frustration explosée. Il en tire une énergie comme fissurée et concentrée à la fois, qu’il plaque sur le mur des ressentiments. Là, réside son pouvoir et sa faiblesse, ce trou noir qu’il tente de combler en ahanant à tue-tête, en s’harassant aussi en de veines gesticulations. Dans ces moments là, il habite sa fonction, il remplit la salle du spectacle contemporain, beaucoup s’en contentent.

L’émoi, le pitre croit savoir ce que c’est, il en tire une fierté crâne, il sait ce que sait au même bas niveau que la sexualité dans le prisme pornographique. Il sait d’ailleurs non sans craintes (c’est là sa faille) que tous s’accrochent à ses burnes, et que les parasites du métabolisme politique ne sont pas connus pour leur pudeur. Il le sait parce qu’il l’incarne. Il l’a voulu : son image, son titre, son titre de pitre : le Pitre Présidentiel.




La Boucherie - Episode 11 : Notre dame des 35 heures

Wed, 09 May 2007 15:33:42 GMT

(object) (embed)

Inspirée des plus grands shows hollywoodiens et des opérettes à pépé. Réalisée avec les moyens du bord, des acteurs grincheux qui chantent aussi bien que des ânes en rut. Une fresque épique sur les 35 heures parce que si l'on est nombreux à avoir faim, on partage le bifteck. Nous souhaitons à tous ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus, de se voir offrir de si belles opportunités !


Media Files:
http://feedproxy.google.com/~r/presidentielles-net/~5/OUOMhYmp51A/6WsnsGfyQDc8vdCWf







Mlle Canarde - CINQ ANS FERME

Tue, 08 May 2007 09:54:23 GMT

Résolument, la fin d'une époque. En élisant Nicolas Sarkozy, les Français semblent bouder l'alternance présidentielle, dont ils étaient les spécialistes depuis 1981. Non seulement la droite se maintient au pouvoir, mais gagne largement en se droitisant. Paradoxalement, cette élection pourrait être une chance pour le PS, afin de réaliser enfin la nécessaire refondation à laquelle aurait dû conduire le "séisme" de 2002.Les législatives se présentent sous les meilleures auspices pour la droite, et la gauche et l'UDF ont beau jeu de dénoncer le risque de "la tentation du pouvoir absolu" pour Nicolas Sarkozy, qui se retrouverait avec son camp, aux commandes de toutes les manettes de l'Etat (Elysée, Matignon, CSA, Conseil constitutionnel, Sénat, etc). Le candidat UMP, encouragé par son large score du 6 mai, se retrouverait en effet alors fort d'une large majorité à l'Assemblée pour appliquer un programme de droite "décomplexée", sur un modèle à l'anglo-saxonne, tel que le pronostiquent un certain nombre d'économistes. Et un certain nombre d'associations et de syndicats multiplient donc aujourd'hui les mises en garde contre une régression des libertés et des droits sociaux au cours de ce quinquennat. Une large victoire de l'UMP en juin prochain est en effet très probable ; les Français n'ayant jamais conduit une majorité différente de celle du président fraîchement élu, à des élections législatives se déroulant dans la foulée d'un scrutin élyséen. Limiter les dégâts Pour autant, la gauche n'a pas disparu et la défaite n'est pas cuisante. Quelque 17 millions d'électeurs se sont mobilisés, certes en grande partie inquiets de la perspective d'un quinquennat de droite. Mais Nicolas Sarkozy, qui dit "vouloir rassembler" et "aimer tous les Français" doit constamment garder à l'esprit que ces millions d'électeurs ont rejetté sa candidature. Le PS conserve une partie de ses bastions (notamment dans les classes moyennes, et dans le secteur public, où Ségolène Royal est très largement majoritaire). Tout l'enjeu dans les prochaines semaines sera pour le PS de se mobiliser, pour limiter les dégâts aux législatives afin de constituer un véritable contre-pouvoir dans l'opposition, en attendant de travailler à cette refondation que la candidate a appelé de ses voeux au soir du second tour. Quant à savoir de quelle nature sera ce virage socialiste (à gauche ? à droite ? de l'extrême-gauche au centre ?) dans les prochaines années, tout dépendra évidemment de la personnalité qui réussira à s'imposer pour la conduire. Et ce n'est rien de dire que cette lutte interne va être serrée : Ségolène Royal s'offrant aux militants en symbole de cette "mutation", Fabius voulant tirer vers la gauche, DSK adepte de la "social démocratie" le visage fermé au soir des résultats, lançant, lugubre "l'heure est grave". Une chance pour la gauche ? Certainement, une page se tourne. D'abord pour la gauche, qui doit nécessairement évoluer, alors que les Français l'écartent de la présidence pour la troisième fois consécutive. Mais cette défaite offre l'opportunité de ce changement, et en souligne l'urgence, s'il en était besoin. Et comme le note même paradoxalement le politologue à l'Ecole des hautes études en sciences sociales Christophe Prochasson, ce scrutin pourrait être un "petit miracle" : "Ségolène Royal a joué le 6 mai un jeu exactement contraire à celui de Lionel Jospin en 2002. Elle occupe le terrain, promet de rester à la barre, dit sa conviction qu’il ne faut pas désarmer, que le chemin reste long, mais qu’une étape, déjà, a été franchie. Et les militants présents semblent euphoriques, malgré la défaite : pas de larmes ni de visages fermés. La victoire de Nicolas Sarkozy est nette, mais la casse est limitée au parti socialiste. C’est un petit miracle, vu le faible résultat de la gauche dans son ensemble au premier tour et les conditi[...]



Le Corbeau - fin

Mon, 07 May 2007 17:23:03 GMT

(image)



Les campagnards - Episode 9 : "Abreuve nos sillons"

Mon, 07 May 2007 14:50:39 GMT

(object) (embed)

Chacun sa rive. Pas une simple querelle de clocher. Une vraie guerre des tranchées. Ici, le temps se compte à rebours. Après, c'est le grand saut. la plongée. Dans l'ivresse ou le désespoir. Et d'un côté comme de l'autre l'impression qu'on en prend pour 1000 ans.


Media Files:
http://feedproxy.google.com/~r/presidentielles-net/~5/_d0wLTTkrj0/5mwLTLorRd0mydw13




Tilt - Le mépris

Sat, 05 May 2007 09:05:05 GMT

Pour la première fois une génération risque de régresser dans les acquis sociaux par rapport aux précédentes. Au même moment, Sarkozy fait un carton chez les anciens pendant que les moins de 40 ans découvrent la précarité et l’inquiétude politique. Alors quoi, amis vieux, soyez jeunes, pensez aux autres. L’une des caractéristiques de cette campagne, où l’on nous a gavés de termes comme rupture ou changement de génération, fut de réaliser que chacun prône pour sa petite chapelle. La scission est belle et bien présente mais pas là où on nous l’indique. S’il y a une révolution, elle se situe surtout dans une involution chapitrée d’un retour en puissance de l’ordre morale et d’une volonté à entériner un capitalisme oligarchique et médiatique. Ce que transpire à chaque instant et dans les faits, un Nicolas Sarkozy. Jamais nous n’aurons connu en république une telle concentration de pouvoir. Plus fort que Berlusconi, il procède par entrisme, et ce n’est pas exagéré de dire qu’il contrôlera l’économique, le médiatique et le politique. C’est un triumvirat à lui tout seul ! Alors, nous y sommes, cette élection de dimanche risque de valider la mise en conserve des tout-puissants et de leurs prérogatives. Et que les autres se démerdent… Alors évidemment, il convient de mettre le bémol, il y aura toujours les cas particuliers, mais que le candidat UMP fasse un score de dictateur chez les plus de 70 ans laisse pantois quand à la valeur et à la possibilité de transmettre quelque chose d’une génération à une autre. Qu’est-ce qui explique ce schisme ? La peur des vieillissants que les français ne travaillent pas assez pour payer leur retraite, l’envie sommaire de payer moins d’impôts, un retour du refoulé sur l’autorité… Peut-être un peu de tout ça… La seule chose d’acquise est que le vote Sarkozy est synonyme de ressentiment et d’égoïsme – et en ce sens, les regards ne doivent pas se porter sur la marionnette politique mais plutôt sur l’évolution du peuple français. La France vieillit, très bien mais les anciens ne peuvent pas se permettre de ne pas poser un regard compréhensible sur les syndromes de notre époque. Encore une fois, il s’agit là de dégager une ligne de fuite et non pas de voir dans chaque personne âgée, un condensé de proto-sarkozysme, bien au contraire. Il y a là, à attendre un héritage et une parole vive souvent précieuse et négligée. Rien ne s’est transmis dans cette campagne qui soit de l’ordre de l’Autre, de la générosité, du collectif ou de la culture (incroyablement absente des débats…) A l’heure où Sarkozy entend liquider les acquis de Mai 68, jamais le besoin d’un héritage politique au sens noble du terme s’est fait si cruellement ressentir. Si Sarkozy passait, toute une frange de la population ne se satisferait pas du pragmatisme ultralibéral qu’il nous propose et la contre-attaque s’organiserait. La politique peut transformer les désirs en pulsions et en ressentiments. C’est ce qu’elle fait depuis 20 ans avec la complicité des médias. Mais l’histoire nous à démontrer que priver un peuple d’espoir, soit-il minoritaire, n’est pas sans conséquences. A lire sur Betapolitique [...]



Mlle Canarde - LA VICTOIRE EST LÀ

Fri, 04 May 2007 12:58:26 GMT

Il faut aujourd'hui prendre la plume. Mlle Canarde s'est envolée. L'élection est pour demain. Voilà enfin ce dimanche 06 mai pour faire changer les choses. Il est important que chacun se mobilise pour faire gagner nos idées : celle d'une France moderne, qui place l'éducation, l'écologie, les services publics et la réduction du temps de travail comme objectifs d'un monde meilleur. Celle d'une France qui se fout du mérite et qui souhaite replacer la valeur de l'argent là où elle doit être : un outil et non un but. Visiblement on va nous faire croire jusqu'au bout que Nicolas Sarkozy va remporter cette élection. Mais c'est faux. Il va perdre et Ségolène va gagner. L'évidence de la victoire n'est pas une donne c'est un devoir, une réalité qui va se gagner dans les dernières heures, les dernières minutes. Loin des intox et des rumeurs statistiques, le vote de dimanche promet un immense plaisir d'une victoire arrachée par l'intelligence et la révolte. Qui contredira qu'un des éléments majeurs de la réthorique Sarkoziste s'appuie sur la peur ? La peur qui au quotidien nous bouffe : peur de l'agression, peur du chômage, peur pour nos enfants... Et face à la peur que fait-on ? On se résigne ? On se fout sous une couette de la baisse des impôts et de la transmission gratuite d'un patrimoine gentiment accumulé au long d'une longue vie de labeur et souffrances ? Pas moi désolé. Cette idée prônée par Sarkozy que l'argent résoudra tous les problèmes du quotidien est une formidable escroquerie. La création de richesse n'a de sens que si elle est partagée. Comment ceux qui peuvent faire encore basculer l'élection (et je pense notamment aux femmes et aux jeunes) peuvent croire que Sarkozy est un Robin des Bois. Quel étonnant renversement des valeurs, quelle habileté dans le mensonge, quelle faiblesse dans le projet, quel échec dans la vision. La droite dure, celle des montres en or et des grosses bagnoles, celle des actionnaires qui font monter les actions lorsque les sociétés licencient en masse, c'est elle que la France va choisir comme solution à la création de richesse ? Á s'en taper la tête contre les murs. La richesse se crée dans les écoles et la formation d'esprit critique. La richesse se crée avec l'inventivité, la culture, avec l'espoir, avec l'optimisme, avec la prise de responsabilités. La richesse est en chacun de nous, dans le plaisir d'un travail apprécié et pertinent. La richesse est dans le partage et non dans le chacun pour soi. L'individualisme affirmé du programme Sarkoziste prolongera le désarroi actuel. Comment d'ailleurs imaginer une France encore plus individualiste qu'aujourd'hui ? Si vous pensez que la France va mal alors osez le changement. Les 5 ans de Chirac, vrai président, et les 5 ans de la droite, celle d'une assemblée nationale totalement à droite n'a pas fonctionné. Pourquoi leur renouveler cette confiance ? C'est fou ! Seul l'espoir d'un changement peut redonner à chacun de nous la possibilité de prendre le destin de notre pays en main. Osez le changement et si dans cinq ans il apparaît que nous avons eu tort, alors vous pourrez voter Sarko et l'élire pour 10 ans. Il est encore jeune et son ambition est telle qu'attendre quelques années de plus ne fera que le rendre meilleur. Portons donc cette femme au pouvoir ! Faites lui confiance comme vous avez fait confiance avant à d'autres femmes par le passé pour vous sortir de situations périlleuses. Lors du débat télévisé Ségolène Royal a certes pu paraître un peu approximative sur certains sujets. Et alors ? Qu'est-ce en comparaison de sa volonté de redonner à la France des valeurs telles que l'écologie, l'éducation, la création d'un service public moderne, la concertation, la protection des femmes, l'envie d'investir dans l'entreprise. Ne jouons pas [...]


Media Files:
http://feedproxy.google.com/~r/presidentielles-net/~5/Z6OubO-wVuU/credits.swf




Tilt - Post coïtum

Thu, 03 May 2007 10:33:12 GMT

Une impression de «tout ça pour ça », de rencontre forcément déceptive quant à la cristallisation que l’on se fait a priori du plaisir à venir. Le débat a eu lieu. Voilà c’est fini. Le rapport fut professionnel, tarifé de longue date, avec quand même une petite surprise : l’inversion des genres.

Le postulat historique d’un coït judéo-chrétien (soit-il verbal) en est retourné. Nos deux candidats aux valeurs pourtant des plus traditionnelles ont bousculé l’académisme en la matière. Symptôme d’une époque ? Au moment où, pour la première fois, une femme débattait pour la présidence de la république, elle appliquait le régime (peut-être aphrodisiaque) de la domination masculine.

Et sans aucun doute, ce sont dans ces prises de pouvoir qu’elle fut la plus brillante. On comprit dès le début que les choses n’allaient pas se dérouler forcément comme prévu. Nicolas Sarkozy, costume classique et Rolex en or un peu vulgaire n’a pas fait pas le poids face au tailleur dominateur et au regard empreint du genre « Maîtresse Sévéra » de Ségolène Royal.

Et Nicolas, fort de tenter le self-control et de jouer le jeu, ne manque pas d’appliquer les règles basiques de la soumission. Il ne la regarde pas ou peu. Il la laisse mettre le rythme tout le long de la soirée. Il n’a pas l’habitude de ce genre de partie. Pour se mettre dans l’ambiance, il a besoin d’appuis, de se regarder dans le miroir. Faute de mieux, il scrute dès que possible son reflet dans les yeux de PPDA et d’Arlette Chabot, et ça marche un peu.

Il reprend alors des forces et souhaite changer de position. Il essaie de la retourner mais elle n’est pas d’accord et se contente, alors penaud, de lui adresser des « Madame » toute la soirée et de lui dire « qu’elle n’est pas gentille ». Pendant ce temps, Ségolène fouette un peu plus fort, mais gentiment, légèrement déçue de ce dominé de pacotille. Ce jeu de rôle l’ennuie un peu, elle tente le coup de la colère mais son partenaire, par sa médiocrité, lui empêche toute saillie.

Lui, s’en fout de plus en plus, il a tenu l’essentiel de la soirée. Le naturel revient, sa présence dans ce débat lui semble aussi incongrue que d’être dans un hypermarché un samedi matin. Nicolas n’est plus là, il fait jouer la montre. Sa vraie maîtresse, son amante de jeu, c’est la France. Il pense déjà à reprendre sa position naturelle, celle de dominateur hardcore. Attention, poppers et vaseline au programme, car le poing tendu, il arrive. Et là, ça va faire vraiment mal.




Mlle Canarde - DERAPAGES CONTRÔLES

Wed, 02 May 2007 08:22:50 GMT

Si les précédents débats télévisés ont peu influé sur l'issue du scrutin, le camp socialiste veut croire que celui-ci pourrait être déterminant. Tout l'enjeu pour la candidate est de rappeler les outrances du discours de son adversaire, "l'homme du passif", qui a prévu de rester bien tranquille et courtois sur TF1.Chirac le répétait depuis des années dans les couloirs de l'Elysée : Sarkozy est un "excité", capable de déraper verbalement ou de d'exploser violemment tout à coup hors de proportion. C'est bien pour gommer cette image que le candidat répète à l'envi ces derniers jours qu'il se prépare "sereinement" à un "débat digne" placé sous le signe du "respect", et qu'il s'emploie à banaliser la portée de l'évènement, puisqu'il a intérêt au statu quo et à ne pas prendre de risque, afin de conserver son avance en terme de voix, que pronostiquent actuellement tous les sondages. Des déclarations empathiques et un double discours qui agacent particulièrement dans le camp adverse, tant elles sont en décalage avec la violence du discours de Nicolas Sarkozy en meeting, encore récemment dimanche dernier à Bercy. Du côté socialiste, on veut croire que la grand-messe médiatique présidentielle pourrait encore changer la donne. Ainsi, François Hollande répétait le 30 avril à son état-major que "le débat serait déterminant et pourrait faire basculer 2% d'électeurs". Ségolène Royal n'a donc d'autre choix stratégique que l'offensive, pour faire tomber le masque du challenger UMP -qu'elle avait qualifié d'hystérique et de dangereux voilà quelques semaines- en stigmatisant à nouveau son discours de "haine" et de division des Français. Mais l'exercice semble périlleux. Si l'on a jamais prouvé les bénéfices en terme de voix d'une "petite phrase", l'agressivité semble en revanche peser en terme d'image dans l'opinion. Et à vouloir trop pousser l'adversaire dans ses retranchements, on peut passer soi même pour un responsable politique qui ne sait pas tenir ses nerfs... "Pas ce ton de roquet !" S'il est probable qu'un "dérapage" (cf Kärcher, racaille) puisse coûter des voix d'électeurs indécis, faut-il croire qu'une bonne réplique peut s'en attirer ? La légende est tenace tant sont passées à la postérité des phrases marquantes à chacun des grands débats : "le monopole du coeur" en 1974 de Giscard à Mitterrand, la réplique en retour "vous êtes l'homme du passif" en 1981, etc. Mais les mêmes techniques ne produisent pas les mêmes effets. Ainsi, en 1981, lors du débat sur le mark, Mitterrand mouche VGE en lui glissant "je ne suis pas votre élève, vous n'êtes pas le président de la République". Sept ans plus tard, Chirac essaie la même technique mais l'effet tombe à plat, en tentant un "ce soir, je suis pas le premier ministre et vous n'êtes pas le président de la France" auquel répond en souriant avec ruse : "Mais vous avez totalement raison M. le premier ministre". De même, la technique du mépris est à double tranchant. Si elle avait joué en faveur de Mitterrand face à un Chirac visiblement très agité, lors de l'échange sur les otages et l'affaire Gordji -tellement tendu que les journalistes pensait que l'un d'eux allait quitter la table-, elle avait pénalisé Fabius alors à Matignon, face à l'actuel président. "Mais enfin vous parlez au premier ministre de la France !" s'était offusqué le socialiste, d'un ton condescendant. "Ne prenez pas avec moi ce ton de roquet", avait rétorqué Jacques Chirac. Le mot avait fait florès et relancé le maire de Paris dans l'opinion. Effet marginal sur les urnes S'il faut s'attendre à un score d'audience massif (il était de 23 milllions de télespectateurs en 1974, 17 millions en 1995), c'est d'une part parce que ces débats sont rar[...]



Tilt - Le liquidateur

Tue, 01 May 2007 14:20:06 GMT

Le dernier meeting parisien de Nicolas Sarkozy ressemble à un delirium tremens, après s’être enfilé les figures de Blum, Jaurès, après avoir dévoilé un fond de pensée plus qu’inquiétant sur l’inné et l’acquis, le voilà qu’il éructe, au nom de l’autorité, sa haine de 68. Bayrou a raison de souligner les ressemblances entre Sarkozy et Berlusconi en pointant la proximité des deux personnages entre les milieux d’affaires, les puissances médiatiques et son goût pour les menaces et les intimidations. Il omet néanmoins dans ce chapelet, l’idéologie bouffonne du candidat de l’UMP qui le relie, dans une consanguinité extrême-droitière bien plus puissante encore, au clown italien. Nicolas Sarkozy semble posséder un pied-bot mental qui l’autorise à balancer n’importe quoi et à faire claudiquer une pensée ou plutôt un ersatz de pensée tout à fait digne de notre culture du zapping. On sait que l’ex ministre de l’intérieur ne brille pas par sa culture, ce qui est toujours un peu gênant pour un futur chef d’état, à moins que l’exemple de la présidence américaine soit réellement devenu la référence ultime. Mais cette absence là s’inscrit plutôt dans un dégout et une haine de la création. Il suffit de voir les déclarations du sarkoziste Rémy Aron (haine moderniste de Duchamp, réintroduction de la hiérarchie etc.), président de la Maison des Artistes, soutenu par Marine Le Pen, pour comprendre qu’il suffira bientôt dans finir avec l’art dégénéré. La valeur liberté n’est pas au programme de Sarkozy. Il parait que les français n’en veulent plus. Ce qui n’empêche aucunement le candidat au vocabulaire autoritariste de prendre des libertés avec l’histoire de France proprement hallucinantes et dangereuses. On passera sur sa stratégie au summum de la misogynie minable, d’envoyer une femme, en l’occurrence Michèle Alliot-Marie, pour dézinguer Ségolène Royal sur le nombre de ses jupes. Sarkozy réécrit l’histoire, avec le sans-gêne du tribun qui paie en monnaie de singe pour le retour d’une France qui pue le rance. Il veut liquider l’héritage de Mai 68, revenir à un âge d’or. Mais lequel ? Celui de l’ordre moral, des femmes avant le droit à l’avortement et la pilule, celui d’une époque sclérosée par les tabous catholiques, figé dans la peine de mort, le Ricard sur la place du village et les trente glorieuses consuméristes… Ben ouais, c’est bien connu, la génuflexion devant le grand capital, c’est la faute aux anciens jeunes : "L'héritage de mai 1968 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 1968" nous dit l’ultra libéral Sarko, et les golden parachutes, c’est la faute à Voltaire… Mais tout ça sera bel et bien fini, car lui, petit Nicolas parle au nom de : "La France qui paye pour ceux qui profitent du système". Devant un si beau discours, dimanche dernier, Jean-Marie Bigard est aux anges, Steevy dialectise à tue-tête et Christian Clavier grimace de bonheur. S’il met du cœur à l’outrage, pour reprendre le titre du dernier album du groupe La Rumeur, Sarkozy ne doit pas oublier que l’on ne liquide pas impunément. A lire sur le figaro A lire sur Le Monde A lire sur Betapolitique A voir sur Dailymotion.com [...]






Tilt - Mithridatisation

Fri, 27 Apr 2007 12:15:00 GMT

Le mot a pour origine le roi Mithridate VI qui, craignant pour sa vie, voulut acquérir une connaissance parfaite des poisons et de leurs antidotes afin de se préserver d’un possible empoisonnement. Mais paradoxalement, ce roi qui aurait voulu se suicider de cette manière, n’est finalement mort qu'en se faisant tuer par un mercenaire.

Mithridate, tyran antique, a acquis une réputation historique grâce à sa légendaire résistance au poison, résistance qu'il aurait acquise en absorbant chaque jour une petite dose de liquide toxique... La tolérance à l'égard des poisons certainement de nombreuses origines.

Pour certains scientifiques, la méthode utilisée par Mithridate s’apparente à la technique de désensibilisation spécifique. Cette technique consiste en une immunothérapie, utilisée dans certains traitements de type manifestation allergique immédiate. La procédure est la suivante : on injecte du produit contenant des allergènes (substances susceptibles de déterminer une allergie) qui déclenchent une réaction physique, en faibles doses et à des concentrations, au départ minimes, afin d'éviter des effets secondaires.

Progressivement, les proportions de poison sont augmentées, jusqu'à introduire dans l'organisme une dose maximale considérée comme « dose d'entretien », réinjectée à intervalles réguliers pendant plusieurs années. La décision de désensibiliser est prise uniquement après avoir identifié avec précision le composant allergique dans la pathologie en cause, mais cette méthode comporte quelquefois des dangers…
C'est la raison pour laquelle le médecin qui opte pour cette technique dispose de moyens (à portée de main) de réanimation, comme par exemple la possibilité d'injecter de l'adrénaline ou de donner de l'oxygène à son patient.

Nota Bene : Tout parallèle politique sur l’actualité hexagonale d’un pays empoisonné par des forces agissantes et extrêmisantes, depuis la droite dure, jusqu’à la gauche de la gauche en passant par l’extrême-centre, est bien évidemment à considérer comme fortuit et totalement indépendant de notre volonté.




Tilt - Le PD et la Royal

Thu, 26 Apr 2007 11:34:35 GMT

Bonne nouvelle ! Si l’on décide de ne pas parler politique mais de stratégie électorale, si l’on enterre le parti socialiste avec le rapprochement Bayrou-Royal, Nicolas Sarkozy a du mouron à se faire. Il en est bien conscient, et ce n’est pas en invoquant Jeanne d’Arc comme symbole que la situation risque de s’améliorer pour le candidat de l’UMP.

Evitons les symboles politiques donc, puisque décidément ils ne veulent plus rien dire. Par contre, les signes, signifiés et signifiants, s’imposent en évidence d’une drôle de manière dans cette campagne, parfois. François Bayrou, en bon agrégé de lettres classiques, sait parfaitement cela. En annonçant hier la création du Parti Démocrate, il n’ignore aucunement les initiales de son nouveau parti. Alors Quid de cette appellation ?

Soit, celui-ci, dans sa petite mégalomanie, est persuadé que l’évocation du PD dans les années à venir aura changé de sens, pour n’être plus qu’une épitaphe péjorative désignant, à une certaine époque, les homosexuels masculins. Et que PD signifiera désormais, dans tous les esprits, « Parti démocrate », son nouveau mouvement politique.

Soit, il prend le pari que la tendance au « politiquement correct » des médias, les empêchera de jouer de cette homophonie homosexuelle, et qu’engoncés dans leur petite morale, ils se forceront à prononcer à chaque fois en entier l’intitulé de « Parti Démocrate ». Ainsi, les termes Bayrou et démocrate seront à jamais associés devant l’éternel. Du moins, le croit-il, dans sa station centriste.

Bayrou a la foi, et c’est ce qui fait sa force. Son flinguage en règle de Sarkozy hier le prouve, s’il en était besoin. Il se présente comme transcendant, cultive une image de « sincérité » à mille lieues des magouilles de ses adversaires, mais ne voit pas pour l’instant se profiler les lendemains qui risquent sérieusement de déchanter. Laissons-le dans cet état de grâce, qui fait presque plaisir à voir, sauf si se cache, derrière ce masque cardinal, une figure plus retorse encore et que nous avions là un nouveau Machiavel...




La Boucherie - Episode 10 : La Foirefouille aux idées

Wed, 25 Apr 2007 13:30:46 GMT

(object) (embed)

Marlène, Maire de Cervelas sur Orge, a décidé de faire sienne les idées d'une autre grande dame de la politique : le porte à porte nouvelle génération. Mais les bonnes résolutions ne tarderont pas à laisser place à son incompétence et à sa fainéantise légendaires. Arrivera-t-elle à convaincre des électeurs hermétiquement fermés à son charme bovin ?


Media Files:
http://feedproxy.google.com/~r/presidentielles-net/~5/OPL40w6IDOA/5iMhjqhiFHLiPcLq5




Mlle Canarde - LE SYNDROME TSS

Wed, 25 Apr 2007 11:51:18 GMT

S'ils s'en défendent officiellement, les deux qualifiés devront transiger avec l'attitude de leur camp : Tout sauf...l'autre. Un phénomène de négativisation du vote peu réjouissant pour la démocratie, qui explique en partie le succès du leader centriste.Il faut croire que la tradition est poitevine. "La positive attitude". Après le slogan raffarinien, c'est aujourd'hui le mot d'ordre socialiste. Ne pas donner l'impression qu'un référendum TSS ("tout sauf sarkozy") est de mise, et que l'on peut voter positivement pour Ségolène Royal et son pacte présidentiel. C'était pourtant, jusqu'alors, l'unique stratégie du parti, qui misait sur un rejet du candidat UMP dans l'opinion pour se qualifier au second tour et l'emporter le 6 mai. Mais visiblement, la consigne a été donnée, en haut lieu, aux troupes de mettre cet argument en veilleuse, publiquement en tous cas. "Il ne faut pas être seulement un barrage, mais être le fleuve lui-même", a donc lyriquement déclaré François Hollande, façon de montrer qu'il voulait mener une campagne de second tour positive, autour de plusieurs thèmes, au premier rang desquels "l'emploi, l'éducation, et l'écologie". "Le Parti socialiste rêve d'un front qui serait constitué non contre mes idées, non contre notre projet, mais uniquement contre ma personne", dénonce donc de son côté Nicolas Sarkozy, soulignant que "le seul projet de la gauche" et de sa candidate, "c'est la diabolisation". "On constitue ainsi le front commun des haines, des intolérances et du sectarisme. Ce front commun-là, la France n'en a pas besoin", s'est ainsi ému en meeting le candidat UMP, dont les troupes, c'est bien connu et évident, n'ont absolument pas joué la carte du "Tout sauf Ségo" et sur le vote utile pour se rallier dès le premier tour des voix frontistes. Et l'ex-premier flic de France d'en rajouter, en faisant monter sur scène l'ancien conseiller économique de Ségolène Royal, Eric Besson, pour lui permettre de jouer un hallucinant numéro autocritique devant un parterre de militants de droite médusés. Forza Nicolas "Dès l'automne 2006, il était déjà limpide pour beaucoup d'entre nous que si la confrontation portait sur les idées et sur la capacité à gouverner, alors Ségolène Royal n'avait guère de chance de l'emporter face à Nicolas Sarkozy. Il fallait donc, pour espérer le battre, le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu'il fasse peur. Dans cette entreprise, j'ai pris ma part, trop largement ma part", s'est ainsi autoflagellé l'ancien secrétaire national socialiste. (Rappelons pour mémoire, s'il en était besoin qu'Eric Besson était l'auteur du rapport anti-Sarkozy publié par le PS en début de campagne, intitulé "l'inquiétante rupture tranquille" et qu'il avait décrit dès 2005 Sarkozy comme "dangereux", réussissant "le tour de force d’emprunter à Bush son néo-conservatisme, à Berlusconi ses méthodes, à Le Pen son fonds de commerce, à Aznar son atlantisme, et à Chirac son culot".) Et l'ex lieutenant rose de prouver que Chirac n'a pas le monopole du culot en clôturant sa fêlone intervention d'un vibrant "Forza Nicolas et allez la France !". (Rappelons aussi que "Forza Italia" est le parti de Silvio Berlusconi...). Mais quel que soit le candidat, la stratégie du TSS, certes mobilisatrice pour les militants, est une tactique à double tranchant, voire une faute politique. Premièrement, elle est négative en terme d'image dans l'opinion, ensuite, elle a d'ores et déjà montré ses limites au premier tour, puisque Nicolas Sarkozy devance de près de six points Ségolène Royal, et que Fr[...]



Le Corbeau - lettre 39

Tue, 24 Apr 2007 15:02:46 GMT

(image)






Tilt - Good bye Le Pen

Mon, 23 Apr 2007 12:38:56 GMT

10.51 % pour Jean-Marie Le Pen. Le score le plus bas depuis 1974 pour le Front National. Ne boudons pas notre plaisir. Le borgne l’a dit : les Français ne le méritent pas… tant mieux. Mais avec Sarko et ses 31 %, l’extrême droite laisse place à la droite extrême. Attention danger !

En 2002, le philosophe Mehdi Belhaj Kacem évoquait la lepénisation des esprits dans La chute de la démocratie médiatico-parlementaire, texte écrit au lendemain du premier tour. Avec Sarkozy, nous y sommes. Même si celui-ci va s’évertuer dans les quinze jours à venir à nous démontrer le contraire, en parlant « d’ouverture », en affirmant vouloir œuvrer pour « la moralistation du capitalisme financier ».

N’oublions jamais que ces déclarations relèvent de l’hallucination auditive. Son score est dû à une campagne droitière des plus extrêmes pour un parti aux valeurs prétendument démocratiques et républicaines.

Mais si nous avons atteint une participation record de 84.6 %, c’est parce que le peuple français n’a pas voulu revivre le scénario catastrophe de 2002. Ségolène Royal doit y songer à chaque instant, saisir à bras le corps cette opportunité et s’extraire de la rhétorique un peu creuse du premier tour en affrontant Sarkozy sur le fond de son programme.

Elle a les moyens de l’emporter. Le « tout sauf Sarko » prôné par la gauche pourrait mobiliser les citoyens. Qu’Arlette Laguiller appelle sans sourciller à voter Ségolène Royal prouve clairement que, pour ce second tour, les clivages ont sauté. La candidate socialiste doit porter ses mesures sociales sans complexe et avec fierté : la gratuité des transports pour les Rmistes en Ile de France par exemple n’est pas une honte, comme le déclare Nicolas Sarkozy. Education, santé publique : ce ne sont pas les sujets qui manquent.

La perspective d’une gauche rassemblée a fait naître un élan d’enthousiasme : à Ségolène Royal maintenant de transformer l’essai et d’éviter le pire.




Les campagnards - Episode 8 : Première pression

Mon, 23 Apr 2007 11:52:34 GMT

(object) (embed)

Il faut bien avouer qu'on avait fini par ne plus trop y voir clair. La campagne était comme plongée dans un épais brouillard. Mais ce matin, au comptoir du bar du Port on peut siffler la Marseillaise, la France a décidé d'écrémer parmi ses prétendants. Entre Sèvre et Marais Poitevin, Charron vote. Un dimanche comme nul autre.


Media Files:
http://feedproxy.google.com/~r/presidentielles-net/~5/60WqU2WLRwU/6vTN8VcIV2Uf6cDla




Mlle Canarde - LE BAL AU CENTRE

Mon, 23 Apr 2007 08:30:04 GMT

Confortablement qualifiés grâce à la captation des votes extrêmes dans leurs camps respectifs, Royal et Sarkozy doivent désormais séduire l'électorat centriste. S'il dit se "gondoler" d'être de toutes parts courtisé, c'est pourtant aujourd'hui que les ennuis commençent pour François Bayrou."On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment", théorisait François Mitterrand. Le candidat béarnais en a bien conscience, et pour lui, les prochaines semaines risquent fort d'être cruciales. Certes, avec 18,5% des voix, un niveau inespéré en début de campagne, François Bayrou a triplé son score de 2002, mais quels bénéfices politiques va-t-il réellement en tirer ? "Nous ne sommes pas là pour faire un score, nous sommes là pour gagner : car sinon ils rebâtiront leur forteresse, et tout recommencera comme avant. Il faut leur arracher le pouvoir et leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils fassent aussi leur révolution culturelle. Nous sommes là pour remplacer leur sectarisme par l'ouverture d'esprit, leur monarchie par notre démocratie", scandait encore le leader de l'UDF à Bercy voilà quelques jours. Et aujourd'hui, d'afficher un grand sourire de façade...Pourtant, l'homme se retrouve au pied du mur à l'issue de ce premier tour de scrutin. Ses deux adversaires, tout à la tâche de "rassembler", avec des "réservoirs" de voix plutôt à sec, vont devoir courtiser un électorat mouvant et hétéroclite que le candidat UDF ne maîtrise pas, quoi qu'il en laisse penser publiquement. Et quid de sa consigne de vote pour le 6 mai ? Ce n'est rien de dire que le numéro d'équilibrisme politique va être périlleux. Se taire, c'est handicaper sérieusement sa campagne pour les législatives : or la clé de son avenir d'ici à 2012 repose sur la constitution d'un groupe parlementaire à l'Assemblée (cela permet de poser des "questions au gouvernement", d'avoir des bureaux, etc.) Et les quelque trente actuels députés centristes savent bien qu'ils doivent leur élection grâce à des alliances avec l'UMP...Mais comment diable appeler à voter Nicolas Sarkozy après avoir stigmatisé la "dureté" du projet de société du candidat UMP et ironisé sur ses déclarations sur le kärcher et "ses moutons dans la baignoire" ? "Ni gourde, ni gourdin" Quelle que soit l'attitude de François Bayrou, il décevra une partie de ses électeurs. Ceux-ci sont en effet très partagés sur la stratégie à suivre en vue du 6 mai. Une première enquête BVA montre que 35 % d'entre eux souhaitent qu'il appelle à voter pour Ségolène Royal, 25 % pour M. Sarkozy et 35 % qu'il ne donne pas de consigne de vote, comme l'illustrait le très fin "Ni gourde, ni gourdin" scandé hier par les militants au QG de campagne. En tous cas, l'arithmétique parle d'elle-même pour l'heure : ni Ségolène Royal ni Nicolas Sarkozy ne peuvent gagner sans se rallier un maximum des sept millions d'électeurs centristes. Comment vont s'effectuer les reports de voix ? Selon un sondage de la Sofres daté du 18 avril, 35 % voteraient UMP, 47 % glisseraient dans l'urne un bulletin socialiste et 18% sont encore indécis. Mais l'éventualité d'un durcissement de la campagne, avec le référendum "Tout sauf Sarko" qui se profile, pourrait amplifier les ralliements à gauche au sein de son électorat, ou la proportion de votes blancs, comme le montrent les premiers témoignages d'électeurs sur internet. En fait, il est fort à parier que les tractations se déroulent en coulisses entre[...]



Pimp - Episode 9 : Ségolène Royal

Sat, 21 Apr 2007 22:54:56 GMT

(object) (embed)

Il y a 6 mois, la France se voyait déjà avec une femme à la tête de l'Etat. Maintenant, on craint l'implosion de la gauche, le retour du FN, la naissance du centrisme. Comment a-t-on pu en arriver là ? En tout cas, comptez sur nos pimpeurs pour ne pas en rester là !


Media Files:
http://feedproxy.google.com/~r/presidentielles-net/~5/brIEYCRfvxE/index.swf




Tilt - Crash test ?

Fri, 20 Apr 2007 13:45:57 GMT

Jamais ces élections n’auront procuré un tel sentiment d’examen à passer. Sentiment paradoxal vu le niveau de cette campagne, où furent sans cesse mises en avant les personnalités au détriment des programmes. Le moment est venu de se détendre.

Aux oxymores publicitaires dont ont usé et abusé les candidats dans cette campagne (« rupture tranquille », « audace sécurisée »), vient se greffer une nouvelle polémique autour de l’annonce des premiers résultats des urnes sur le net dès 18h, malgré l’interdiction légale. Ce pare-feu ne nous est pas épargné.

C’est tout de même faire grand cas de l’influence d’Internet sur l’opinion et c’est faire peu de cas de l’autonomie de pensée des Français. À travers le Grand Débat de presidentielles.net, nous avions souhaité dénoncer cette vaine agitation qui, au final, ne reproduirait qu’un temps en avance l’immuable rituel des médias traditionnels.

La blogosphère est bien plus que ça et bien moins que ça, quand on lui prête le pouvoir de tirer les ficelles des marionnettes politiques et des leaders d’opinion. Ne confondons pas tout et faisons vœu de modestie quant à l’influence mythifiée du Web. L’issue de la présidentielle ne se jouera pas sur la Toile.

Alors voilà, les candidats ne s’exprimeront plus. La campagne fut suffisamment longue pour tous. Et même si le vote ressemble dans l’esprit de beaucoup à un test à ne pas louper, c’est le moment, comme avant tout examen, de se détendre.

L’intérêt de l’opinion pour cette campagne est indéniable. Il s’agira, comme toujours, d’une grande messe, d’un rituel, d’une réunion où échanger certaines valeurs avec les amis ou en famille. Malgré les travers de cette campagne, n’oublions pas que la politique se joue en premier lieu dans ces espaces-là. Alors profitons-en.




Le Corbeau - lettre 38

Fri, 20 Apr 2007 11:09:24 GMT

(image)