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Le Garde-mots



J'ai un garde-mots comme d'autres ont un garde-manger. Pour les mots et le fromage c'est mieux qu'un réfrigérateur. Les nouveaux billets sont affichés le lundi et le vendredi.



Published: Thu, 23 Nov 2017 13:22:47 +0100

 



Pendant les travaux...

Tue, 21 May 2013 00:00:00 +0200

À partir d'aujourd'hui 21 mai et pour un certain temps (un mois environ) le blog Le Garde-mots et moi nous allons mener des vies séparées.

En ce qui me concerne je suis en ce moment même dans une salle d'opération. Je n'ai aucun symptôme. Juste une malformation de l'aorte qui nécessite une opération à cœur ouvert avec circulation extra-corporelle. Si je ne l'avais pas acceptée j'aurais été en risque permanent d'interruption de ma ligne de vie.

Le blog continue son chemin de façon autonome. Chaque lundi et chaque vendredi, les billets que j'ai préparés à votre intention s'afficheront automatiquement. Seul différence avec ce que vous connaissez, vos commentaires resteront provisoirement dans les limbes. Ils s'afficheront quand je serai en mesure de les lire et de leur donner une suite.

Celles et ceux qui voudraient avoir de mes nouvelles pourront le faire en se rendant sur Facebook où mon fils Jean-Louis fera de temps à autre office de chroniqueur.

Merci pour votre fidélité. J'espère vous retrouver en pleine forme.

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Grabadin

Sun, 30 Sep 2012 00:00:00 +0200

Recueil de préparations médicales d’origine arabe. Du persan agrabadhin, codex médical. Mots voisins : antidotaire (recueil de préparations composées de plusieurs médicaments), codex (recueil officiel de formules de drogues et médicaments autorisés), dispensaire (synonyme ancien de pharmacopée), formulaire (recueil de formules destinées à la prescription médicale), herbier (recueil des simples et de leurs vertus curatives), matière médicale (étude de l'ensemble des matières premières à usage médical), pharmacopée (recueil des spécifications nécessaires à la préparation des médicaments), réceptaire (recueil de formules ou « recettes » à usage thérapeutique).
Mésué

On n'est pas sûr que Yaḥyā Abū Zakarīyā Ibn Māsawayh (v. 925-1015), dit Mésué le Jeune ou Pseudo-Mesué, médecin (chrétien) du calife du Caire El-Hakim, ait vraiment existé. Il est possible qu’un moine copiste ait publié sous ce nom (par référence à Mésué l'Ancien, Jahja ben Maseweih, médecin des califes de Bagdad au IXe siècle, de très grande réputation) une synthèse des connaissances des médecins arabes de l’époque. Toujours est-il que ses ouvrages furent des références médicales pendant tout le Moyen âge et même jusqu’au XIXe siècle. On lui attribue entre autres un grabadin appelé également Antidotarium Mesuae.

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Livrier

Mon, 03 Sep 2012 00:00:00 +0200

Qualifie le mauvais faiseur de livres, celui qui fait des livres par métier. Ce mot est un néologisme forgé par Rousseau. Synonymes et mots voisins : barbouilleur, bas-bleu,  cacographe, chieur d’encre (Jules Renard), crayonneur, écrivailleur, écrivaillon, écrivassier, folliculaire, gâte-papier, gendelettre, gratte-papier, griffonneur, grimaud, homme de plume, littérateur, noircisseur, pisse-copie, plumitif, polygraphe. Liberté de penser Les dialogues Rousseau juge de Jean-Jacques (rédigés entre 1772 et 1776 et publiés en 1780, deux ans après sa mort) constituent une mise en abyme de l’auteur : un personnage nommé « Rousseau », parlant de « J.J. » qui symbolise Jean-Jacques lui-même, dit pourquoi il persiste à vivre pauvrement, alors qu’il pourrait être riche en faisant des livres : « Pourquoi vouloir que je fasse encore des livres quand j'ai dit tout ce que j'avais à dire, et qu'il ne me resterait que la ressource trop chétive à mes yeux de retourner et répéter les mêmes idées ? A quoi bon redire une seconde fois et mal, ce que j'ai dit une fois de mon mieux ? Ceux qui ont la démangeaison de parler toujours trouvent toujours quelque chose à dire; cela est aisé pour qui ne veut qu'agencer des mots ; mais je n'ai jamais été tenté de prendre la plume que pour dire des choses grandes neuves et nécessaires, et non pas pour rabâcher. J'ai fait les livres, il est vrai, mais jamais je ne fus un livrier. Pourquoi faire semblant de vouloir que je fasse encore des livres, quand en effet on craint tant que je n'en fasse, et qu'on met tant de vigilance à m'en ôter tous les moyens ? »   Rousseau écrit de même dans Les Confessions (Livre IX, paru en 1789)   : « Je sentais qu'écrire pour avoir du pain eût bientôt étouffé mon génie et tué mon talent, qui était moins dans ma plume que dans mon cœur, et né uniquement d'une façon de penser élevée et fière, qui seul pouvait le nourrir. Rien de vigoureux, rien de grand ne peut partir d'une plume toute vénale. » Cette liberté de penser et d’écrire  - joints à son délire de persécution - firent de Rousseau un reclus dans le petit ermitage des bois de Montmorency prêté par Louise d’Épinay (1756-1757). Après la condamnation d'Émile, ou De l'Éducation par le parlement de Paris (1762), il est amené à s’exiler en Suisse puis à Londres (1766) en compagnie du philosophe David Hume avec lequel il finira par se quereller. Le Bicentenaire de Rousseau Nous fêtons aujourd'hui même le 200e anniversaire de la naissance à Genève de Jean-Jacques Rousseau. Ceci est le onzième d'une série de 16 billets à paraître dans Le Garde-mots en cette année du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778). Déjà parus : Hétérobiographie, Balustre, Charmette, Sub dio, Larcin, Notation, Primer, Gouverneuse, Dictamen, Naturalisme. Noter également que la Selyre (Société des écrivains et du livre lyonnais et rhônalpins) organise le samedi 29 septembre 2012 une sortie littéraire aux Charmettes (où nous serons accueillis par Jean-Jacques Rousseau en personne) et à Annecy. Renseignements et bulletin d'inscription ici. François Gérard. Portrait de J.J. Rousseau, 1822. Dans ce portrait posthume Jean-Jacques est en bonnet arménien et caftan.[...]



Agalmatophilie

Sat, 30 Jun 2012 00:00:00 +0200

Attirance sexuelle pour les statues, les mannequins, les poupées ou autres éléments figuratifs. Du grec agalma, statue, et philia, amour. Mots voisins : agalmatorémaphobie (peur que les statues ne se mettent à parler ; du grec agalma, statue, rêma, parole et phobos, peur) ; pygmalionisme (amour pour un objet de sa propre création). Pygmalion et le pygmalionisme À sa naissance Aphrodite (Vénus), déesse de l’amour et de la beauté, a été portée par les flots jusqu’à Chypre mais les habitantes d’Amathonte, ville où on lui rend un culte, refusent de l’honorer. Courroucée, Aphrodite décide de les punir en les condamnant à la prostitution. Le sculpteur Pygmalion fuit la débauche des femmes de son île et reste volontairement célibataire, cependant il n’abandonne pas l’idée de l’amour. Voici qu'il s’éprend d'une statue d'ivoire dont il est l'auteur et qu'il appelle Galatée. En donnant vie à la statue Aphrodite exauce son vœu le plus cher. Pygmalion épouse sa création : de leur union naît une fille nommée Paphos qui sera la fondatrice de la ville du même nom dans l’ile de Chypre. Dans un style flamboyant Ovide nous raconte le miracle : « C’était la fête de Vénus. Chypre tout entière célébrait cette fameuse journée. L’or éclate sur les cornes recourbées des génisses au flanc de neige qui, de toutes parts, tombent sous le couteau ; l’encens fume : Pygmalion dépose son offrande sur l’autel, et debout, d’une voix timide : « Grands dieux, si tout vous est possible, donnez-moi une épouse... (il n’ose pas nommer la vierge d’ivoire) semblable à ma vierge d’ivoire ». Vénus l’entend ; la blonde Vénus, qui préside elle-même à ses fêtes, comprend les vœux qu’il a formés ; et, présage heureux de sa protection divine, trois fois la flamme s’allume, trois fois un jet rapide s’élance dans les airs. Il revient, il vole à l’objet de sa flamme imaginaire, il se penche sur le lit, il couvre la statue de baisers. Dieux ! Ses lèvres sont tièdes ; il approche de nouveau la bouche. D’une main tremblante il interroge le cœur : l’ivoire ému s’attendrit, il a quitté sa dureté première ; il fléchit sous les doigts, il cède. Telle la cire de l’Hymette s’amollit aux feux du jour, et, façonnée par le pouce de l’ouvrier, prend mille formes, se prête à mille usages divers. Pygmalion s’étonne ; il jouit timidement de son bonheur, il craint de se tromper ; sa main presse et presse encore celle qui réalise ses vœux. Elle existe. La veine s’enfle et repousse le doigt qui la cherche ; alors, seulement alors, l’artiste de Paphos, dans l’effusion de sa reconnaissance, répand tout son cœur aux pieds de Vénus. Enfin ce n’est plus sur une froide bouche que sa bouche s’imprime. La vierge sent les baisers qu’il lui donne ; elle les sent, car elle a rougi ; ses yeux timides s’ouvrent à la lumière, et d’abord elle voit le ciel et son amant. Cet hymen est l’ouvrage de la déesse ; elle y préside. Quand neuf fois la lune eut rapproché ses croissants et rempli son disque lumineux, Paphos vint à la lumière, et l’île hérita de son nom. » (Ovide. Les Métamorphoses, Livre X). Ce mythe ancien a traversé les siècles. Il a été très souvent repris dans l’art et la littérature, y compris par Jean-Jacques Rousseau. La raison principale en est qu’un artiste met l’essentiel de lui-même dans son œuvre, y compris son narcissisme. Parmi les autres : les notions de double, de perfection, l’imitation de la nature ou mimesis, le geste divin de création… La nouvelle Galatée L’ivoire est actuellement interdite mais nos contemporains ont trouvé la parade. Cliquez vite pour découvrir le nouveau visage de Galatée. [...]



Montagnier et la mémoire biologique

Mon, 18 Jun 2012 00:00:00 +0200

@ le gardien Biologiste, virologue et co-lauréat du Prix Nobel 2008 de Médecine avec Françoise Barré-Sinoussi pour avoir découvert en 1983 le VIH, le virus responsable du sida, le professeur Luc Montagnier récidive avec ce qui s'annonce comme une révolution dans la science. Il montre que certaines séquences de l'ADN des bactéries et de virus comme le VIH ont la propriété de générer des ondes électromagnétiques de basse fréquence en présence de hautes dilutions d’eau. Pour obtenir ces signaux il faut diluer mais également agiter la préparation, sinon il ne se passe rien. Il s’agit d’un phénomène de résonance, ce qui veut dire que l'énergie ne provient pas de l'ADN lui-même. Les signaux sont émis par le plasma sanguin grâce à des nanostructures (éléments dont la taille se situe entre 1 et 100 nanomètres), même après élimination des virus ou des bactéries par filtration. Les nanostructures sont capables de mémoriser partiellement l'information génétique et même de reconstituer le microbe ou le virus initial. Le phénomène est mesurable et reproductible. Le professeur Montagnier s’approche ainsi d’un phénomène essentiel, que nous croyons connaître mais qui échappe encore à l’entendement quant à son origine, la vie. Ses travaux sur le virus du sida l’ont amené à reconsidérer ceux de Jacques Benveniste (1935-2004), si malmené à l’époque (1988) et qui ont conduit à son éviction de l’INSERM en 1995. Il reprend à son compte le modèle expérimental de la mémoire de l’eau, en le modifiant, en le rendant plus scientifique. Il pense que Benveniste avait raison mais que son schéma n’était pas 100% reproductible. Il rejette l’idée d’une fraude de la part de Benveniste (je l’ai rencontré à deux ou trois reprises et j'ai tendance à penser la même chose). La mémoire digitale Luc Montagnier déclare que l'on peut faire porter une information génétique par une onde magnétique et que l’eau conserve ainsi la mémoire de la séquence d'ADN. Ses recherches ouvrent la voie à l’identification des bactéries et virus par une méthode ultrasensible. De moléculaire la biologie est en train de devenir digitale. Le diagnostic électromagnétique Les applications qui en découlent sont nombreuses. En effet le professeur a détecté la présence d’un ADN d’origine bactérienne dans le plasma de personnes atteintes de maladies telles que l’autisme, la maladie d’Alzheimer, le Parkinson, la sclérose en plaques. De là à penser que ces maladies peuvent être traitées, voire prévenues, et même guéries par des antibiotiques aussi bien que par des traitements électromagnétiques il n’y a qu’un pas qu'il n’hésite pas à franchir. Chronique d’une révolution annoncée Pour faire une place à ces expériences la physique, la chimie, la biologie, la science en général ne vont pas pouvoir se débarrasser d’un prix Nobel sans examiner de près ses découvertes. Et quand on rencontre le personnage, ce qui a été mon cas au mois de mars dernier, on comprend très vite que non seulement il ne plaisante pas mais qu’il se donne les moyens de prouver ce qu’il annonce. Sa bonhomie n’a d’égale que sa rigueur et son extrême détermination. Il aime à répéter : « Les scientifiques ont trop tendance à penser ‘Ce que je ne comprends pas n’existe pas’ », ou encore cette citation de Carl Sagan : « L’absence de preuve n’est pas une preuve d’absence. » Bibliographie L. Montagnier, J. Aïssa, S. Ferris, J.-L. Montagnier and C. Lavallée, Electromagnetic signals are produced by aqueous nanostructures derived from bacterial DNA sequences. Computational Life Sciences, 2009, Volume 1, Number 2, p 81-90 24 décembre 2010. Science, Volume 330. Interview du professeur Montagnier sur ses travaux et son exil en Chine : French Nobelist Escapes ‘Intellectual Terror’ to Pursue Radical Ideas in China. L. Mon[...]



Naturalisme

Mon, 18 Jun 2012 00:00:00 +0200

Principe de retour à la nature. Du latin naturalis, conforme aux lois de la nature. Antonymes : antinaturalisme, artificialisme (tendance à croire que tous les phénomènes ont été produits  artificiellement, c'est-à-dire  fabriqués par l’homme).

Le mot a bien d’autres sens, en particulier dans le domaine philosophique et littéraire mais nous le retiendrons ici dans son sens anthroposociologique tel qu’il est pensé par Jean-Jacques Rousseau et représente le fondement de toute son œuvre.

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Modernité de Rousseau

Qu’elle soit morale, politique ou pédagogique la philosophie de Rousseau est centrée sur le concept de nature. Le point de départ de sa réflexion est « l’homme naturel », originel, dans la « véritable jeunesse du monde », lequel était foncièrement bon et heureux avant sa dénaturation par la société. Le progrès social rend l’homme malheureux car il est dénaturant. Même s’il a des reproches à faire à la société, Rousseau ne cherche pas à la bouleverser. Dans son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, il prône le retour à la nature dans la mesure du possible mais il ne souhaite pas pour autant que l’homme revienne à son état primitif, sauvage et asocial. Il affirme que la société viole la Nature et pose ainsi, le premier dans les temps modernes, le problème de la civilisation :

« Tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l’homme. Il force une terre à nourrir les productions d’une autre, un arbre à porter les fruits d’un autre ; il mêle et confond les climats, les éléments, les saisons ; il mutile son chien, son cheval, son esclave ; il bouleverse tout, il défigure tout, il aime la difformité, les monstres ; il ne veut rien tel que l’a fait la nature, pas même l’homme ; il le faut dresser pour lui, comme un cheval de manège ; il le faut contourner à sa mode, comme un arbre de son jardin « (Incipit d’Émile ou De l’éducation).

Le préromantisme de Rousseau annonce l'écologie d'aujourd'hui ainsi que la dialectique de la nature et de la culture.

NB. Ceci est le dixième d'une série de 16 billets à paraître dans Le Garde-mots en cette année du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778). Déjà parus : Hétérobiographie, Balustre, Charmette, Sub dio, Larcin, Notation, Primer, Gouverneuse, Dictamen. Noter également que la Selyre (Société des écrivains et du livre lyonnais et rhônalpins) organise le samedi 29 septembre 2012 une sortie littéraire aux Charmettes (où nous serons accueillis par Jean-Jacques Rousseau en personne) et à Annecy. Renseignements et bulletin d'inscription ici.



Vexillologie

Fri, 15 Jun 2012 00:00:00 +0200

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Merci au dessinateur Ydel pour cette illustration. Pour afficher l'ensemble de ses contributions au Garde-mots cliquez sur l'image. Bientôt on ne dira plus "un dessin d'humour" mais "un Ydel".

Étude scientifique des drapeaux et des pavillons, de leur histoire, de leur symbolique. Du latin vexillum, étendard, enseigne. Synonyme : pavillonnerie.
Petit glossaire de vexillologie

Aigle. Mot féminin. Enseigne militaire représentant un aigle.
Banderole. Flamme large, longue et fendue dont on parait les navires les jours de combats et de fêtes.
Bandière. Étendard sur lequel figuraient les armes d'un seigneur ou d’un roi.
Bannière. Drapeau militaire féodal.
Cornette. Étendard de cavalerie.
Couleurs. Synonyme de « drapeau ».
Drapeau. Pièce d’étoffe portant les couleurs ou l'emblème d'un pays, d'une organisation, etc., attachée à une hampe.
Emblème. Figure symbolique destinée à représenter une personne ou une collectivité.
Enseigne. Signe de ralliement dans les armées romaines.
Étendard. Drapeau de guerre.
Fanion. Petit drapeau utilisé dans l’armée pour distinguer les unités qui ne possèdent pas de drapeau.
Flamme. Banderole de parade hissée en haut du mât principal d'un navire de guerre.
Gonfalon. Bannière terminée par plusieurs fanons, dont les chevaliers ornaient leurs lances au Moyen Âge.
Guidon. Petit drapeau carré dont le manche était enfoncé dans le canon d'un fusil et qui servait aux alignements.
Hampe. Long manche permettant de porter un drapeau.
Oriflamme. Étendard d’un souverain.
Pavillon. Terme de marine synonyme de « drapeau ».
Pennon. Flamme à longue pointe que les chevaliers du Moyen Âge portaient au bout de leur lance.
Porte étendard. Soldat qui porte l’étendard dans un corps de cavalerie.
Vexillologue. Spécialiste de la vexillologie.
Vexillaire. Chez les Romains, porte-enseigne à qui était confié le vexillum.
Vexillation. Détachement militaire romain groupé autour d'un vexillum.
Vexille. Synonyme francisé de « vexillum ».
Vexillophile, vexillophiliste. Collectionneur de drapeaux.
Vexilophilie. Fait de collectionner les drapeaux et les étendards.
Vexillum. Enseigne de la cavalerie romaine.



Micronouvelle

Mon, 11 Jun 2012 00:00:00 +0200

Récit en prose présenté sous une forme très courte et qui fait appel à l’imaginaire du lecteur. La vie y est croquée dans ce qu’elle a d’essentiel. L’implicite et l’ellipse en sont les principaux ressorts. Du grec mikros, petit, et de l'italien novella, récit imaginaire. Exemple : mon précédent billet, L’instant décisif, est une micronouvelle.



L'instant décisif

Fri, 08 Jun 2012 00:00:00 +0200

Tous phares éteints, une voiture fonce vers eux dans la nuit. Au dernier moment, un bruit sourd. Ils tournent la tête et font le même écart sur le passage zébré. Ils ne se connaissent pas.

- Il y a de ces fous..., dit-elle.
- Des assassins, répond-il en apercevant un rayon de lune sur sa bouche et une étoile dans ses yeux.
- Nous avons failli mourir ensemble...
- Ç'aurait été dommage. Peut-être pourrions-nous vivre ensemble ?

La suite de l'histoire leur appartient.



Anastylose

Mon, 04 Jun 2012 00:00:00 +0200

Reconstitution  d’un édifice en ruine, à partir d’éléments retrouvés sur place et selon les principes architecturaux en vigueur à l’époque de sa construction. Les parties manquantes sont refaites à partir de matériaux contemporains. Du grec anastellein, remonter. C’est le cas de nombreux monuments d’Angkor (Cambodge) comme celui-ci :

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Je suis toujours jamais là

Fri, 01 Jun 2012 00:00:00 +0200

Je ne suis ni un escargot, ni un forain, ni un adepte de la toile de tente et pourtant ma maison n'est jamais au même endroit. C'est une maison comme les autres. On y entre et on en sort comme on veut, le tout est de savoir où elle est.

Ma maison n'existe qu'en dimension cachée. Je l'ai bâtie partout et nulle part, à tous les vents et tous les mystères, dans les entrailles du hasard ou sous les neiges de l'esprit. Elle a quatre murs et un toit mais personne ne l'a jamais bâtie même si j'en suis l'architexte. Personne n'y est jamais entré, personne n'en est jamais sorti. Certains en font le tour sans la voir, d'autres devinent sa présence mais personne ne songe à fermer les yeux pour mieux l'apercevoir.

ll est permis de l'imaginer, à condition d'avoir des pensées vagabondes et du temps à perdre. Je ne peux dire combien, si c'est un peu ou si c'est beaucoup, si c'est maintenant ou ailleurs, ici ou pour toujours. S'il faut s'attendre au pire ou au meilleur quand on la cherche. En tout cas elle s'inscrit dans un monde sans atomes. C'est la raison pour laquelle vous ne saurez jamais si vous aurez la chance d'y entrer un jour. Il faudrait, pour cela, une longue préparation, un goût pour le sacrifice et la fraternité du hasard.

Je vous le dis tout net : c'est la maison des rêves. Des amours, de la rencontre, d'un art impossible et du nom qu'on me donnerait si l'on pouvait m'y rejoindre. Elle est construite avec des mots et des prières et l'accueil y est chaleureux.

Si c'est une chimère c'est que rien n'a d'importance. Et pourtant vous devez admettre que vous ne l'avez pas inventée, sinon l'empreinte du monde est improbable, et même sans fondement. D'ailleurs je ne sais pas d'où je vous parle. Parfois je me demande si j'existe.



Dictamen

Mon, 28 May 2012 00:00:00 +0200

Sentiment intérieur de la conscience. Du latin dictamen, ce qui est dicté, lui-même de dictare, dicter.
Dans Les Rêveries du promeneur solitaire (4e promenade) Jean-Jacques Rousseau, cherchant une règle pour déterminer les cas où l'on n’est pas obligé de dire la vérité, déclare : « Dans toutes les questions de morale difficiles comme celle-ci, je me suis toujours bien trouvé de les résoudre par le dictamen de ma conscience, plutôt que par les lumières de ma raison. »

NB. Ceci est le neuvième d'une série de 16 billets à paraître dans Le Garde-mots en cette année du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778). Déjà parus : Hétérobiographie, Balustre, Charmette, Sub dio, Larcin, Notation, Primer, Gouverneuse. Noter également que la Selyre (Société des écrivains et du livre lyonnais et rhônalpins) organise le samedi 29 septembre 2012 une sortie littéraire aux Charmettes (où nous serons accueillis par Jean-Jacques Rousseau en personne) et à Annecy. Renseignements et bulletin d'inscription ici.



Arpitan

Fri, 25 May 2012 00:00:00 +0200

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Une des trois langues gallo-romanes, les deux autres étant la langue d'oc (ou occitan) et la langue d'oïl. L'Arpitanie, sa zone traditionnelle de locution, s'étend de la plaine du Forez au Val d'Aoste en passant par la Savoie et le Dauphiné, jusqu'à la Franche-Comté et à la région de Neuchâtel en Suisse. Le mot signifie « montagnard » en arpitan. Il est utilisé depuis les années 1970 pour sa désinence finale qui le fait ressembler à « occitan ». Synonyme : francoprovençal. Le parler lyonnais est un des principaux dialectes de l'arpitan.

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Cliquez sur l'image




Le cygne

Fri, 18 May 2012 00:00:00 +0200

Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil ;
Mais, ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un blanc navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente, et, laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure.
La grotte où le poète écoute ce qu'il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent ; il y rôde ; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule.
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.

Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,
Où l'horizon brunit rayé d'un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit,
Et que la luciole au clair de lune luit,
L'oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.

(Sully-Prudhomme)


[mais il est en proie
à un terrible cauchemar...]

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Lyon. Pont de la Guillotière. 12 mai 2012. © le gardien.




Pignouf

Mon, 14 May 2012 00:00:00 +0200

Terme familier qui désigne un individu grossier et qui manque de finesse. Synonymes et mots voisins : balourd, brute, butor, goujat, grossier, impoli, incorrect, lourdaud, mal dégrossi, mal élevé, malappris, malotru, maroufle, mufle, ostrogoth, paltoquet, paysan, pignouferie, pignouffisme, plouc, rustaud, rustre, vulgaire. De l'ancien français pigner, geindre. C’était également, autrefois, le nom donné à l’apprenti dans l’argot des cordonniers.

[Autour du 15 de chaque mois Ydel se déchaîne. Aujourd'hui, afin d'illustrer le mot pignouf, il nous offre deux dessins en un. Cliquez vite...]

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Merci au dessinateur Ydel pour cette illustration. Pour afficher l'ensemble de ses contributions au Garde-mots cliquez sur l'image. Bientôt on ne dira plus "un dessin d'humour" mais "un Ydel".



Gouverneuse

Fri, 11 May 2012 00:00:00 +0200

Se dit, par plaisanterie, d'une femme qui dirige le ménage. Du latin gubernare, gouverner.

Dans ses écrits Jean-Jacques Rousseau nomme « gouverneuses » Thérèse Levasseur et sa mère : « La veille de Noël, tandis que les gouverneuses étaient à vêpres et que j’étais au concert spirituel, on força la porte d’un grenier où était étendu tout notre linge, après une lessive qu’on venait de faire. » (Les Confessions, livre VIII).
Jean-Jacques et Thérèse

(image) En 1745 Jean-Jacques Rousseau s'installe à Paris et se met en ménage avec une lingère illettrée, de neuf ans sa cadette, Thérèse Levasseur. Elle travaille à l'hôtel meublé Saint-Quentin, où il réside, et subvient aux besoins de sa nombreuse famille : « La première fois que je vis paraître cette fille à table, je fus frappé de son maintien modeste, et plus encore de son regard vif et doux, qui pour moi n’eut jamais son semblable. (…) Elle crut voir en moi un honnête homme ; elle ne se trompa pas. Je crus voir en elle une fille sensible, simple et sans coquetterie ; je ne me trompai pas non plus. Je lui déclarai d’avance que je ne l’abandonnerais ni ne l’épouserais jamais. (Les Confessions, livre VII).

Ils auront cinq enfants, tous abandonnés à l’hôpital des Enfants-Trouvés, au grand dam de Thérèse, mais avec la complicité de la belle-mère. Les adversaires de Rousseau, auteur de Émile ou de l’éducation, le lui reprocheront amèrement. Il ne l’a certes jamais abandonnée mais ne s’est pas privé d’avoir des aventures. Il l’épousera, malgré tout, symboliquement le 30 août 1768 en se contentant de lui jurer fidélité devant le maire de Bourgoin (Isère). Ils resteront ensemble jusqu’à la mort de Jean-Jacques en 1778. Thérèse, devenue héritière de ses écrits, vivra jusqu’en 1801.

NB. Ceci est le huitième d'une série de 16 billets à paraître dans Le Garde-mots en cette année du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778). Déjà parus : Hétérobiographie, Balustre, Charmette, Sub dio, Larcin, Notation, Primer. Noter également que la Selyre (Société des écrivains et du livre lyonnais et rhônalpins) organise une sortie littéraire aux Charmettes et à Annecy le samedi 29 septembre 2012. Renseignements et bulletin d'inscription ici.



Vénération spontanée

Sun, 06 May 2012 17:58:00 +0200

Lis le temps
Comme on déroule un parchemin

Chante les érudits
L'écriture du silence
Les erreurs de la parole

*

Cache tes paupières
Sous le fard du rêve

Défie les mots
Et leur vénération

La vie est en maraude




Il faut sauver l'humanité

Fri, 04 May 2012 00:00:00 +0200

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© le gardien
Hubert Reeves s'est exprimé la semaine dernière devant un parterre de professionnels lyonnais de la santé. Avec son expérience d’astrophysicien et ses idées écologistes, sans grandes phrases, sans militantisme, il a tenu facilement son public en haleine (et en alerte). Voici un résumé aussi fidèle que possible de cette conférence intitulée « Cosmos et Humanité ».

Qu’y avait-il avant le Big Bang ? « Je n’ai pas de réponse à cette question », dit Hubert Reeves. « En nous mettant en rapport avec le ciel du passé l’astronomie nous rappelle que l’Univers n’a pas toujours existé. On ne peut pas dire qu’il n’y avait rien avant, mais plutôt qu’on ne sait pas ce qu’il y avait. Le Big Bang, il y a 13,7 milliards d’années, c’est le début de notre connaissance de l’univers. »

Conteur né, il enchaîne avec deux histoires : une belle et une moins belle.

La belle histoire commence par un immense potage sans structure, puis la matière s’organise. L’Univers se refroidit lentement, devient de plus en plus dilué. La vie s'installe sur la Terre.

La moins belle histoire c'est la nôtre. On a découvert récemment que l’espèce humaine est la plus ravageuse de toutes. Elle éradique certaines espèces sans laisser de survivants. Le résultat - et le problème - en est l’érosion de la biodiversité. Les vers de terre (ils oxygènent le sol) et les abeilles (60 % de l’espèce humaine se nourrit grâce à la pollinisation qu’elles assurent) sont sérieusement menacés. Il est possible, dans ces conditions, que l’être humain disparaisse.

Imaginons que nous soyons éliminés de la surface de la Terre. Elle continuerait à tourner autour du Soleil et la Vie, en elle-même, n’aurait aucun problème. Les mouettes se porteraient très bien. Si l’humanité ne disparaît pas - c’est l’hypothèse la plus vraisemblable - ce sera à peine mieux. Nous perdrons tout ce que nous avons gagné sur le plan de la santé et de l’espérance de vie. Notre civilisation renoncera à trois éléments essentiels :
- L’Art et la Culture, les œuvres de Mozart, de Van Gogh…
- La Science serait purement et simplement oubliée ; les fourmis continueraient à faire des fourmilières mais sans savoir ce qui s’y passe...
- La compassion et l’empathie n’auraient plus court…

Ne serait-ce que pour la préservation de ces trois principes essentiels il faut sauver l’humanité.

Comment réunir ces deux histoires, la belle et la moins belle ? Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité, répond : « Par l’écologie ». Nous devons, au nom de l’humanisme, réintégrer les espèces vivantes dans notre perspective de survie. La solution c’est celle d’Aldo Léopold (1887-1948) qui a introduit la notion d’éthique de la terre et milité pour la protection de l'environnement. Si les grandes questions sont universelles, les réponses sont culturelles. Il est temps d’agir.



Primer

Mon, 30 Apr 2012 00:00:00 +0200

Imposer sa supériorité, prendre un avantage sur quelqu'un ou quelque chose. Du latin primus, le plus avancé, le premier. Synonymes et mots voisins : assujettir, avoir,  avoir l’avantage sur, avoir barre sur, avoir le dessus, battre, contrôler, déborder, dépasser, damer le pion, déconfire, mettre en déroute, devancer, disposer de, distancer, dominer, dompter, écharper, éclipser, écraser, l’emporter, enfoncer, être supérieur à, gagner, en imposer à, s’imposer, mener, mettre dans sa poche, museler,  prédominer, prévaloir, régner sur, soumettre, être supérieur à, supplanter, surclasser, surmonter, surpasser, taille en pièce, terrasser, faire tomber, triompher, vaincre. Rousseau et les échecs Jean-Jacques Rousseau fut initié aux échecs en 1733 à Chambéry par un genevois du nom de Gabriel Bagueret. À son arrivée à Paris il se mit à fréquenter le lieu favori des joueurs de l’époque, le Café de la Régence. Lui-même n’était pas un grand joueur, mais, comme pour la musique il caressait l’espoir de s’illustrer  dans ce domaine : « Je me disais : Quiconque prime en quelque chose est toujours sûr d’être recherché. Primons donc, n’importe en quoi ; je serai recherché, les occasions se présenteront, et mon mérite fera le reste. » 
En 1760 il joue contre Louis-François de Bourbon, prince de Conti (1717-1776), un cousin de Louis XV, et se permet, contre l'usage de l'époque, de gagner la partie. Il rapporte l’épisode dans le livre X des Confessions : « Je savais qu’il gagnait le chevalier de Lorenzy, qui était plus fort que moi. Cependant, malgré les signes et les grimaces du chevalier et des assistants, que je ne fis pas semblant de voir, je gagnai les deux parties que nous jouâmes. En finissant je lui dis d’un ton respectueux, mais grave : 'Monseigneur, j’honore trop Votre Altesse sérénissime pour ne la pas gagner toujours aux échecs.' Ce grand prince, plein d’esprit et de lumières, et si digne de n’être pas adulé, sentit en effet, du moins je le pense, qu’il n’y avait là que moi qui le traitasse en homme, et j’ai tout lieu de croire qu’il m’en a vraiment su bon gré.  (…) Peu de jours après, il me fit envoyer un panier de gibier, que je reçus comme je devais. A quelque temps de là, il m’en fit envoyer un autre, et l’un de ses officiers des chasses écrivit par ses ordres que c’était de la chasse de Son Altesse, et du gibier tiré de sa propre main. Je le reçus encore ; mais j’écrivis à madame de Boufflers que je n’en recevrais plus. Cette lettre fut généralement blâmée, et méritait de l’être. Refuser des présents en gibier, d’un prince du sang, qui de plus met tant d’honnêteté dans l’envoi, est moins la délicatesse d’un homme fier qui veut conserver son indépendance, que la rusticité d’un malappris qui se méconnaît. Je n’ai jamais relu cette lettre dans mon recueil sans en rougir, et sans me reprocher de l’avoir écrite. Mais enfin je n’ai pas entrepris mes Confessions pour taire mes sottises, et celle-là me révolte trop moi-même pour qu’il me soit permis de la dissimuler. » Pour suivre cette partie d’un bout à l’autre cliquer ici puis sur « Une autre partie ? », sélectionner la partie n° 24, puis « next ». Les spécialistes se contenteront peut-être de lire ceci : 1.é4 é5 2.Cf3 Cç6 3.Fç4 Fç5 4.ç3 Dé7 5.O-O d6 6.d4 Fb6 7.Fg5 f6 8.Fh4 g5? 9.Cxg5!! 9... fxg5 10.Dh5+ Rf8 11.Fxg5 Dg7 12.f4! éxd4 13.f5 dxç3+ 14.Rh1 çxb2 15.Fxg8 bxa1=D? 16.f6! Dxg8 17.Fh6+ Dg7 18.fxg7+ Rg[...]



Carbonado

Thu, 26 Apr 2012 00:00:00 +0200

Autre nom du diamant noir. Mot d’origine portugaise signifiant « brûlé, carbonisé » car les premiers diamants noirs, qui ressemblaient à du charbon poreux, furent découverts au XVIIIe siècle au Brésil par les Portugais. Alors que le diamant blanc se présente sous la forme d’un seul cristal géant le carbonado est un agrégat de cristaux microscopiques (2 à 40 microns). Le carbone dont il est constitué est un isotope de celui du diamant blanc. Il est également plus dur et très délicat à cliver, à tailler, à polir. Une origine extraterrestre « Maison... » Les diamants se sont formés sous la croûte terrestre et non dans les mines d'où on les extrait. Ils résultent  de l’effet de températures et de pressions importantes sur des molécules de carbone. Des éruptions violentes les ont par la suite fait remonter des entrailles de la Terre (au moins 150 km). C’est pourquoi on les trouve dans une gangue de roche volcanique, la kimberlite, générée par les éruptions. En partant du fait qu’on ne trouve pas de diamant noir dans la kimberlite (depuis 1900 on a extrait environ 600 tonnes de diamant des divers mines du monde sans jamais en trouver) mais dans les dépôts alluvionnaires du Brésil et de Centrafrique, un groupe de chercheurs américains (Jozsef Garai et Stephen Haggerty de la Florida International University ; Sandeep Rekhi et Mark Chance de la Case Western Reserve University) a montré de manière à peu près certaine en 2006*, à l’aide d’un synchrotron à infrarouges, que le diamant noir est d’origine extraterrestre. Il s’est formé dans l’espace interstellaire, riche en hydrogène, sous l'action des ondes de choc des supernovae (explosions cataclysmiques de certaines étoiles). Il serait arrivé sur Terre il y a environ 3,2 milliards d’années sous la forme d’un astéroïde de plus d’1 km de long tombé sur le supercontinent (la pangée, qui unissait alors l’Amérique du Sud et l’Afrique), alors que les autres formes de diamant ne remontent qu’à un milliard d’années. [*] Garai, J.; Haggerty, S.E.; Rekhi, S.; Chance, M. (2006). Infrared Absorption Investigations Confirm the Extraterrestrial Origin of Carbonado Diamonds. Astrophysical Journal 653 (2): L153–L156. Le Korloff noir Mercredi 18 avril j’ai eu le privilège, avec quelques amis, de visiter les ateliers du joailler lyonnais Korloff. Mes concitoyens connaissent la boutique mais ils ne savent généralement pas que la société réalise 97 % de son chiffre d’affaires à l’export, dans 450 points de vente, et fait ainsi rayonner leur ville dans le monde entier. Elle a d’ailleurs d’autres titres de gloire. Un diamant exceptionnel Commençons par l’âme de la maison, le Korloff Noir, une pierre de 88 carats (110 avant la retaille). C'est le plus gros diamant noir dans la taille la plus appréciée, la taille « brillant » (à 57 facettes). Ce diamant légendaire n’a pas été sorti lors de notre visite car il ne fait ses apparitions qu’à l’occasion de manifestations exceptionnelles. La taille Korloff Le joailler Korloff est l’inventeur d’une taille référencée, dite « taille Korloff » (ou KCut), de forme octogonale allongée, à 73 facettes : 41 sur la couronne (la partie supérieure du diamant), 32 sur le pavillon (ensemble des facettes en coin figurant sur la partie inférieure, ou « culasse »). Trois questions à Daniel Paillasseur Bouquet final : en fin de visite nous rencontrons le fondateur de la marque, Daniel Paillasseur, aux manette[...]