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With Music In My Mind





Updated: 2018-01-25T12:21:10.240+01:00

 



2015 - Aldous Harding - Album Eponyme - Chronique d'un disque folk indispensable à 2015

2015-07-02T22:56:42.808+02:00


https://soundcloud.com/spunkrecords/aldous-harding-stop-your-tears

Je me souviens avoir lu récemment que l'artiste Lorde était la plus belle découverte néo-zélandaise depuis une plombe, et bien pas besoin d'attendre longtemps pour la suite voici la plus indispensable découverte folk du début 2015 : il s'agit d'Aldous Harding. Un nom assurément à retenir. En l'espace de deux titres elle a su conquérir mes oreilles : Stop Your Tears et Hunter qui ouvrent l'album sont de merveilles folk comme on en fait rarement, cela va droit au cœur.

Quand j'écoute ce type d'artistes et d'albums, je comprends pourquoi j'en reviens toujours cette musique universelle, il n'y a rien de plus essentiel.

Sa musique est sincère, désarmante, mélancolique mais pas désespérée, toujours parsemée d'une touche de lumière, l'auditeur y puisera beaucoup d'humanité et de générosité et se laissera ensorcelé par l'accent irrésistible de cette jeune folkeuse touchante au plus haut point. Le premier album d'Aldous Harding est et restera comme un moment suspendu à vivre dans ce monde de dingues, de quoi se rafraîchir lors d'une journée torride... je recommande immodérément ce premier album intimiste, d'une simplicité et beauté désarmantes.

Note Finale : 18/20
 

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2015 - Indiana - No Romeo (Deluxe Edition) - Chronique d'une beauté pop délaissée

2015-06-11T17:38:37.322+02:00

http://www.deezer.com/album/8324116C'était de cela il y a déjà plusieurs mois, en mars/avril si ma mémoire ne me joue pas de tours, je me souviens encore de ma réaction par rapport à cette pochette : "encore une beauté qui veut faire de la pop, quel ennui" cela a tout de même aiguisé ma curiosité, j'ai eu raison, le premier album de cette anglaise est une pépite pop, elle est sans doute même la découverte pop la plus étonnante ce milieu d'année. Moi et la pop c'est une histoire compliquée, par moments, j'adore et d'autres c'est le désamour total (quand je suis dans ma période folk par exemple...). Pour le moment, c'est la lune de miel, je suis folle des refrains entêtants  même nunuches, il fait beau dehors, cela doit m'influencer...  Cependant Indiana ne sonne pas totalement "grand public", ses textes sont plus aiguisés, sa voix n'a pas besoin d'être trafiquée pour s'avérer fabuleuse, ses interprétations sont puissantes et toute en finesse, c'est une artiste à la fois lumineuse et mystérieuse... bref sa musique relève plus de la pop alternative que de la pop mainstream diffusée sur les "grosses" radios. No Romeo est un début fascinant mais a un défaut à la hauteur de ses qualités (et en particulier la version Deluxe) : il est trop long - 19 titres pour un album estampillé pop c'est très/trop ambitieux - sans oublier qu'il a connu déjà des problèmes concernant sa sortie retardée et un manque de succès lors de son apparition sur le marché... ce qui est vraiment dommage car la plupart des morceaux figurant sur cet opus sont de petits bijoux pop finement ciselés. En ce qui concerne les morceaux indispensables à l'écoute, je pense que tous sont bons dans l'ensemble, il n'y a pas de réel filler, pas de titres honteux, loin de là, chaque morceau a un charme particulier capable d'enjôler l'auditeur qui y prêtera de l'attention: que ce soient sur les électriques Solo Dancing, No Romeo ou encore le single en puissance Heart On Fire que sur les morceaux minimalistes de toute beauté Play Dead, Calibrated Love mais mon cœur est ravi avec la sublime ballade Shadow Flash, le glauque Go Fast, le tortueux Bound ou l'atmosphérique Only The Lonely. Avec autant de talent, il n'y a plus qu'à espérer que malgré l'échec commercial presque prémédité de cet album, Lauren Henson aura la possibilité de sortir un second opus... je parie sans son label actuel Epic qui ne lui a pas rendu justice en lui offrant une promotion quasi inexistante. Note Finale : 17/20 (juste le bémol sur le nombre de titre qui rend l'album un peu laborieux quand on l'écoute d'une traite)Site Officiel, FacebookAmazon, allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/g0NbhIKG3PQ" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/_oRvakWVO8w" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/CpbeZFOOOE4" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/_4nPV3Xw3AA" width="560">[...]



1 an d'inactivité

2015-06-10T08:25:16.074+02:00

 
Un anniversaire cela se fête non ? Cela fait un an jour pour jour que je n'avais plus posté sur mon blog musical. Par manque évident de temps, celui-ci n'étant pas flexible, on ne s'en rend pas compte tout de suite... on laisse passer quelques jours, puis des semaines avant que cela se transforme en mois... et puis en une année. toute une symbolique... l'an passé j'ai totalement décroché du monde musical, je ne savais plus quoi sortait, tout allait trop vite et ma famille étant ma priorité, j'ai décidé de lâcher prise.
 
Je suis toujours sur ce mode lâché prise, cependant début d'année 2015 j'ai recommencé à écouter de la musique, j'ai repris du plaisir à redécouvrir, ce qui ne m'était plus arrivé depuis longtemps, le fait de partir m'a permise à ré-aimer la musique... mon seul regret pendant cette année c'est d'avoir laissé de côté certains artistes qui attendaient ma chronique (promis vous l'aurez même si un peu tardivement) et de ne plus avoir de contacts avec vous mes lecteurs tout simplement... si vous continuez à me lire merci de toujours me suivre. A demain pour une chronique (oui cela n'est pas une blague du 1er avril).

 
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Vidéo du Jour - Amatorski - Fragment

2014-06-10T15:56:29.572+02:00

 
 
Ecouter le groupe Belge Amatorski c'est écouter un bout d'éternité... ils viennent de sortir leur nouvel opus From Clay To Figures (16 avril 2014) et je vous invite à regarder leur dernier clip mettant en scène le planant Fragment. A suivre.

Site Officiel, Facebook
Bandcamp,  

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Un coucou de WMIMM

2014-06-03T13:24:36.196+02:00


Février, Mars, Avril, Mai, et maintenant nous sommes déjà en juin... les mois défilent à toute a toute allure, de longs mois sans donner de nouvelles et à ne pas partager de coups de cœur. Pour dire la vérité j'ai un peu décroché, c'est ce qui arrive en général quand on s'occupe de deux enfants en bas âge :) Je voudrais m'excuser auprès de vous et des artistes qui m'ont envoyé leur travail, j'ai du retard mais je compte bien revenir dans les jours qui suivent... je pense à vous et vous remercie de vos petits mots et de votre fidélité. Une petite douceur que je me repasse souvent Winter's Copacabanade Maria Due :

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2013 - Katy Carr - Paszport - Review / Chronique

2014-01-27T08:53:25.825+01:00

 Paszport by Sabine De Greef on Grooveshark Katy Carr m'avait bouleversée en 2009 avec son troisième opus Coquette. Plus qu'une découverte, elle avait sortie une œuvre majeure, un hommage magnifique à la Second Guerre Mondiale, une guerre dont on parle beaucoup mais uniquement de certains aspects (Hitler, Hitler, euh encore Hitler, désolée mais je ne vois que cela quand je zappe sur Arte ou quand la chaîne publique belge RTBF évoque), cela me fait fuir, cela m'ennuie dans le sens que cette guerre regorge d'informations qui ne semblent pas intéresser les médias uniquement en quête de sensationnalisme (et un tantinet obsédés par le dictateur...). Katy Carr m'a apporté tellement plus que mes profs d'histoire ou que les documentaire fictions (à la con) diffusés sans cesse en boucle... elle a donné un visage humain, elle a parlé de véritables personnes qui ont vécu ce séisme, elle a elle-même été chamboulée par sa rencontre avec Kazik Piechowski, un survivant d'Auschwitz. Coquette restera à tout jamais une œuvre unique d'une beauté atemporelle, d'une finesse grandiose et rêveuse, mais Katy Carr ne pouvait en rester là, elle a encore pris connaissance de par ses racines du peuple polonais, de sa détresse pendant cette période sombre de l'histoire et de sa bravoure. Il n'en fallait pas plus pour que Paszport voit le jour en Pologne en 2012 et dans le reste de l'Europe en 2013.Paszport est une œuvre conceptuelle intense, elle a perdu de sa coquetterie mais a gagné en profondeur. Après un dialogue d'ouverture entre Katy et Kazik, le fabuleux et palpitant morceau Kommander's Car prend le relais, un titre qu'on retrouvait déjà sur Coquette, celui qui parlait justement de l'extraordinaire destinée de Kazik (pour rappel, il s'est évadé avec d'autres détenus du camp d'Auschwitz à bord de la voiture du chef du camp), indispensable par conséquent pour introduire cet album vibrant chanté en anglais et en polonais. Paszport parle d'amour et de mort, de patriotisme, de l'oppression et de courage, la lumière vient toujours à triompher de l'obscurantisme et de la dictature. L'auditeur se verra propulser dans l'univers musical à forte consonance cinématographique de l'anglaise qui n'aura de cesse durant ce périple d'émouvoir, de fasciner de par la finesse et l'élégance de son écriture et des arrangements de ses compositions, Paszport est différent de Coquette, il s'aventure dans le folklore de l'est, une musique chaude et boisée, flamboyante, vibrante et sans fioritures, un peu comme si l'on passait de la belle théorie (mise en relief par le somptueux côté cinématographique de Coquette) à la pratique avec ce nouvel opus plus direct et concret (les personnages auparavant développés prennent ici véritablement vie).Dernier opus de la délicieuse Katy Carr qui propose une musique de chambre engagée et intransigeante aux saveurs folkloriques. Une magnifique et poignante suite à Coquette.Note Finale : 18/20 Site Officiel, FacebookOù Trouver ce Bijou ?Amazon.fr, Fnac.com, Wowhd.uk.com allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/TqvhgS00UdA" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/F0jo_53y1Jg" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/lX7xHxypTXI" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/IBiGo_lOo-I" width="560">[...]



Mes Voeux pour 2014

2014-01-15T11:42:46.523+01:00

 
 
Mes vœux pour 2014. C'est ce qui a de plus commun à faire en cette mi-janvier mais en même temps je ne vais pas me défiler. Je vous souhaite donc à tous une année en bonne santé (mentale ou physique, les deux comptent à ce qu'il paraît...). J'espère une année musicale fantastique avec des découvertes et surtout des confirmations, des retours tonitruants. Vous, mes mélomanes préférés, je vous souhaite le meilleur tout simplement (même si cela ne veut rien dire au fond, je désire juste que tout se passe pour le mieux pour tout le monde). Je vous fais des bises et pour WMIMM je lui souhaite (une dernière fois) une année plus régulière en réalité (ni de trop, ni de trop peu, genre 3 articles par semaine cela serait le top). 
 
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2013 - Mariam The Believer - Blood Donation - Review / Chronique

2014-01-15T11:43:25.040+01:00

Blood Donation by Sabine De Greef on GroovesharkSa voix atypique, son charisme fou font de Wildbirds & Peacedrums l'un des duos scandinaves les plus précieux de la Scandinavie et bien que j'ai peu parlé de celui-ci depuis longtemps, je l'ai toujours suivi à la trace jusqu'au la sortie de son album solo Blood Donation. Il s'agit de Mariam Wallentin rebaptisée pour la circonstance en Mariam The Believer. Mariam est une artiste ovni ou plutôt elle fait partie de la lignée des grandes artistes féminines intouchables quelque part entre la liberté, la fantaisie de Kate Bush, la soul de Nina Simone ou encore le côté alternatif et indépendant de PJ Harvey. Mariam The Believer est déjà une artiste formidable, avec une identité musicale très forte, prégnante, extrêmement méconnue bien que Blood Donation ait créé beaucoup d'émules dans les webzines anglais et américains (il a franchi les frontières européennes) en cette année 2013. Blood Donation met en évidence le talent fou de la belle suédoise qui d'un point de vue artistique semble illimité. C'est rare et inouï de constater une artiste aussi à l'aise dans de nombreux styles musicaux, elle s'y promène comme si c'étaient des domaines de prédilection innés : jazz, blues, soul, pop, quoi de plus facile pour cette musicienne avertie et instinctive. Elle s'approprie ces styles pour créer un kaléidoscope musical fascinant, hypnotique, rempli de paradoxes car spontané mais travaillé, rugueux et puissant mais éminemment féminin, piquant et pourtant enveloppant. Blood Donation est une œuvre d'une richesse subjuguante, un condensé de la musique du 21ème siècle et de l'au-delà, loin d'être passéiste, la musique de Mariam est dirigée droit vers l'avenir, son intensité, son inclassifiabilité et sa fougue la catégorise comme avant-gardiste. Les couleurs musicales de Blood Donation sont vives, ténébreuses profondes, creusent des sillons dans notre imaginaire avec une force de frappe incroyable. On ressort quelque peu étourdi de l'écoute de ce disque, sonné par sa brillance, grisé par son originalité, écrasé aussi par sa noirceur.Ses percussions (sa marque de fabrique, son identité musicale qui lui donne toute sa singularité), ses paysages atmosphériques sinueux et inquiétants, son écriture surréaliste, sa voix géniale, protéiforme, tous les ingrédients sont réunis pour faire de Blood Donation l'un des albums de musiques alternatives les plus ambitieux de 2013. A écouter absolument. Must Have. Note Finale : 18/20Site Officiel, FacebookOù Trouver cette Merveille ?Amazon.fr, Cdon.eu allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/K6exE-Z2IRM" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/rPUoys1TzgI" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/t_dIeGGyigg" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/oTPI4Mh_mDE" width="560">[...]



2013 - Allysen Callery - Mumblin' Sue - Review / Chronique

2013-12-04T17:29:08.634+01:00

seamless="" src="http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=4014410851/size=medium/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/transparent=true/" style="border: 0px currentColor; height: 120px; width: 100%;"><a href="http://allysencallery.bandcamp.com/album/mumblin-sue">Mumblin' Sue by Allysen Callery</a>Cela fait des mois (non deux années en réalité mais la honte aidant je n'ose pas l'écrire autrement que derrière des parenthèses) que j'aurais du vous parler de cette artiste exceptionnelle qu'est Allysen Callery. Je l'ai découverte par l'entremise de Marissa Nadler, elle avait posté une fois sur Facebook qu'Allysen était l'une de ses artistes préférées. J'ai su instantanément après l'avoir écoutée les raisons de cette si belle déclaration : la musique d'Allysen Callery est à tomber à la renverse. Les mots sont trop pauvres, limités pour décrire les papillons dans le ventre, les frissons qui parcourent l'échine dorsale, les larmes qui éclosent au coin de l'œil à l'écoute de plusieurs de ses morceaux. Elle est une enfant du plus petit état des Etats-Unis : le Rhode Island (dont la population équivaut à celle de la Belgique un million et une chic comme on dirait dans mon plat pays) ? Comment imaginer qu'une des meilleures artistes folk de son temps provienne d'un endroit si incongru ? Pourtant telle est la vérité et telle est sa fierté également.Bref, cette autodidacte est une bénédiction pour la musique à plusieurs titres : sa sublime et incomparable voix qui semble dépourvue d'âge, voire même si on ose aller plus loin de sexe, ensuite son chant est de ceux qui parlent directement à l'âme, j'avais déjà évoqué ce cas de figure avec des tous grands artistes comme Terry Callier, Paula Frazer, etc... Il s'agît d'un don inné, qui ne s'apprend pas, ne se travaille pas, c'est un chant instinctif qui broie le cœur et retourne les tripes. Dans un climax d'une douceur ronde et maternante, elle nous fait partager ses textes poétiques, philosophiques non dénués d'une pointe d'humour par-ci par-là, ceux-ci étant portés par des compositions souvent dépouillées mais toujours éclatantes de justesse et fascinantes. Allysen Callery a été influencée par le folk anglais des années soixante et septante, sa musique folk alternative étant pétrie par la limpidité et l'authenticité de cette époque, les effets de manche très peu pour elle. Avec pour discographie deux albums autoproduits d'une saisissante beauté : Hopey (2007) et Hobgoblin’s Hat (2010), elle a également sortis deux merveilles d'ep's Winter Island (2011) et The Summer Place (2012) qui se complètent à la perfection comme un Lp sur le label berlinois de qualité  Woodland Recordings (d'ailleurs vous pouvez vous procurez gracieusement un concert live de la belle américaine sur ce lien).Je ne vais pas écrire (de suite ?) sur ses quatre premières œuvres même si tant d'éloges sont à y adosser (sans modération) mais bien de Mumblin' Sue, son dernier disque en date, sorti peu avant l'été 2013 aux Etats-Unis sur le label 75OrLess Records et quelques mois plus tard en Europe. Oui, nous sommes toujours un peu en retard, en décalage mais au final cela ne rime à rien, la musique d'Allysen Callery ne se périmera jamais, elle ne sera jamais ridicule tel le dernier Lady Gaga (alors que ce dernier vient à peine de sortir, une[...]



2013 - Agnes Obel - Aventine- Chronique / Review

2013-11-29T22:50:38.546+01:00

Philarmonics by Sabine De Greef on GroovesharkNon, je ne l'ai jamais oubliée, je l'ai juste rangée quelque part dans mes souvenirs musicaux de l'année 2010. Une semaine avant l'été de cette année-là, j'avais écrit une petite chronique concernant son premier ep Riverside, elle était encore une inconnue étant donné qu'elle n'avait pas encore sorti son premier Lp Philarmonics qui quelques mois plus tard la propulsera au rang des meilleures piano girls sur la scène musicale actuelle, elle fit immédiatement de l'ombre aux plus grandes de Tori Amos à Regina Spektor. Hier une anonyme, aujourd'hui une superstar parmi les geeks et une partie du grand public sensibilisé à sa musique onirique, le succès rencontré scella le destin de la sirène danoise. Elle qui a été poussée à se diriger vers le piano en vertu d'une tradition familiale n'imaginait pas une seconde vivre de sa musique personnelle. Parmi ses espérances les plus folles, elle pensait réaliser des bandes originales mais pour le moment c'est le fil de ses pensées, des plus lumineuses aux plus obscures, dont elle nous fait part avec un savoir-faire extraordinaire et foncièrement personnel.Avec le recul, Philarmonics possède toutes les qualités pour devenir un classique, un de ces albums indémodables, qui traversent toutes les modes sans prendre l'ombre d'une ride. Celui-ci semble d'un bout à l'autre avoir été touché par la grâce d'un ange : Agnes Obel qui en est son admirable architecte. Il est à la fois simple et compliqué de définir Agnes Osbel et son art. A première écoute : sobriété, authenticité, naturel et pourtant bien que cela ne soient des faux-semblants sa musique est beaucoup plus énigmatique qu'on ne pourrait le croire : son immense talent nous laisse entendre que cela coule de source mais non cela ne peut être résumé à cela : ses compositions sont précieuses, raffinées et complexes, sa voix est séraphique, les arrangements boisés sont d'une finesse qui tutoie l'excellence.La cerise sur le gâteau étant les mélodies immédiatement entêtantes, nous propulsant dans le monde musical clair/obscur de la jeune femme avec une aisance magique, tout semble si soigneux, beau, authentique que le temps semble figé à l'écoute de cette œuvre divine. Philarmonics est un album à l'équilibre plus que parfait, les morceaux connus (le surexposé mais à jamais splendide Riverside, le délicat et parfumé Brother Sparrow,  le sublimement réjouissant et léger Just So qui est clairement le titre le plus jovial de l'opus, l'incroyable reprise sensuelle et frissonnante de Close Watch de John Cale) côtoient les morceaux plus intimistes (le magnifique et printanier Beast fortement inspiré par Chopin, le mirifique mélancolique et nostalgique Avenue, le hanté titre éponyme qui n'est pas sans rappeler les débuts d'une certaine Emily Jane White - les grands esprits se rencontrent, le déchirant Over The Hills qui fait songer au meilleur de Cat Power et l'éthéré et gracieux On Powdered Ground) et les instrumentaux avec fluidité et naturel. Une vraie magicienne cette Agnes Obel. Une des plus belles découvertes de 2010.Note Finale : 19/20  allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/vjncyiuwwXQ" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/5NmjJeNFUVU" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/hygMAETVhTo" width="560"> Aventine by Sabine De Greef on GroovesharkLe succès ne l'a pas changé... Même avec des centaines de milliers d'exemplaires vendus de son déjà classique Philarmonics (2010), elles est restée fidèle à sa musique, à son univer[...]



2013 - Pagan Poetry - The Unseen - Review / Chronique

2014-01-15T11:43:38.576+01:00

The Unseen by Sabine De Greef on Grooveshark"Vivement l'ep", c'est ainsi que je concluais mon article découverte de Pagan Poetry écrit en juillet dernier. C'est au début novembre que Nathalie Réaux et ses acolytes ont décidé de nous faire part de l'étendue de leur talent sur The Unseen. Une œuvre hors du temps, navigant entre ciel et terre mais surtout à travers les nuages. L'aspect cinématographique de l'univers de la belle française fait voyager, que dire rêver l'auditeur. Elégant, féminin, grandiose, délicat et sophistiqué jusqu'au bout de ses cordes et pourtant si puissant, on en ressort la tête et le cœur à l'envers après avoir écouté The Unseen avec l'envie furieuse de réécouter le mini album beaucoup trop court (quand on aime..) et avec aucune envie que nos pieds refoule la terre. En effet, avec les musiques quelque peu ambitieuses, amples et fourmillants de sonorités, on sature rapidement, on a envie de partir car oscillant entre sentiment de fascination et d'oppression, de se rassurer, leur beauté faisant peur, la musique de Nathalie Réaux est au contraire aussi belle et audacieuse que rassurante et enveloppante.The Unseen est doté de sonorités sensationnelles, il offre un cocon musical inédit à mi-chemin entre musique pop et musque contemporaine (ce n'est pas pour rien que les influences de Nathalie vont de Björk à Philip Glass). Another Earth, bien connu depuis quelques mois, est un titre inclassable (c'est le principe de cette autre terre) addictif et entêtant au possible, auréolé de chœurs sublimes, Nathalie Réaux y dévoile une superbe voix élégiaque et endosse à merveille les habits d'une prêtresse païenne magnifique. The Unseen continue dans cette veine de musique mystique entre électronique et cordes, entre paradis et enfer, entre la glace et le feu, ce morceau prend aux tripes mais le meilleur est sans doute encore à venir avec deux titres fabuleux : le virevoltant et complexe The Dark Side Of The Moon qui emmène l'auditeur au septième ciel avec ses cordes, ses cuivres et ses synthétiseurs lui narrant une histoire extraordinaire et le bijou délicat, raffiné et chimérique qu'est le morceau de clôture Wonderworld.The Unseen, un mini album surprenant, attisant notre imaginaire, caressant nos oreilles, réchauffant notre cœur, un vrai coup de cœur pour sa créatrice qui élabore une musique ambitieuse avec humilité. Bravo.Note Finale : 17,5/20Site Officiel, FacebookOù Trouver ce Bijou ?Le Store de l'artiste pour la version physiqueQobuz allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/TSL_jcW_4As" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/sFiXr_FKQok" width="560">[...]



2013 - Scott Matthew - Unlearned - Review / Chronique

2013-11-18T08:49:45.112+01:00

Un learned by Sabine De Greef on Grooveshark Scott Matthew ne fera sans doute jamais l'unanimité d'un point de vue artistique : il divise en raison de sa voix de crooner déprimé, en raison de ses écrits un brin mégalomaniaques, en raison surtout de ses compositions dramatiques sans concessions, mais c'est pour mieux régner sur ses admirateurs dont j'en fait évidemment partie. Artiste écorché vif mais non exempt de second degré, l'artiste australien m'enthousiasme toujours autant avec son quatrième opus Unlearned sorti en plein été 2013. Unlearned n'est pas n'importe quel album et ne traite pas de n'importe quel morceau, il s'agit d'un opus de reprises. Un projet casse-gueule, intriguant et étonnant, cependant dès la première lecture mes oreilles et mon cœur ont été conquis par la légèreté et la spontanéité qui ressortent de cet opus. Si la tracklisting se révèle passionnante sur papier de Whitney Houston à Joy Division en passant par Chaplin/Nat King Cole, Radiohead ou encore Morrissey, cet album de cover aurait pu aisément prendre des allures pompeuses dans la réalité et pourtant il en est tout autrement.En écoutant Unlearned, on assiste à un exercice de style épuré, bluffant de douceur et d'authenticité, mettant en avant une réinterprétation beaucoup plus simple, directe et chaleureuse de ces titres assez connus, souvent même des classiques. Bien qu'Unlearned soit sans doute un poil trop monotone dans son approche musicale : la presque totalité des reprises sont transformées en lullabies à l'aura christique (la fin de l'opus est particulièrement aussi charmante que légèrement soporifique), l'opus recèle de vrais bijoux inspirés. L'auditeur ne cessera de s'étonner et d'adorer la nouvelle tournure moelleuse du tube disco soul I Wanna Dance With Somebody de feu Whitney Houston, de redécouvrir l'émotion à fleur de peau du titre Jesse de Janis Ian, de réentendre l'inusable Smile avec comme guest de luxe le dandy de première classe Neil Hannon, de découvrir le superbe grain de voix rocailleux de Ian Matthew, frère de Scott sur l'émouvant et fatigué Help Me Make It Through The Night, le sans surprise mais toujours touchant en mode ukulélé No Surprises des Radiohead (bon en même temps il est difficile de faire mieux qu'Amanda Palmer avec ses reprises en ukulélé de Radiohead), l'incroyablement sympathique nouvelle mouture de L.O.V.E. qui donne la banane (mon titre coup de cœur) qui démontre le magnifique troubadour qui sommeille en Scott Matthew, le sommet de l'album étant atteint avec la reprise du poignant et déchirant Love Will Tear Us Apart aux antipode de l'original de Joy Division ou encore de la réinterprétation rêveuse et joyeuse d'Harvest Moon (Neil Young).Désapprendre, le mot d'ordre de cet opus par rapport aux originaux est mission remplie, on retrouve les mélodies mais Scott Matthew les reprend avec une telle simplicité et chaleur que malgré quelque petits défauts (cohérence sonore si poussée que la fin de l'album s'étiole dans l'ennui) Unlearned est un album de reprises qui vaut le détour grâce aux quelques belles pépites qui le jalonnent. A écouter.Note Finale : 17/20Site Officiel, Facebook Où Trouver ce Bijou ? GlitterHouse Mailorder, Amazon.fr, Fnac.com  allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/qNEDKSWryZM" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/O6MEKHadYOY" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/B3abJqfoJUc" width="560">[...]



Vidédo du Jour - Sumie - Show Talked Windows

2013-11-17T11:19:17.630+01:00


Peu à peu le mystère se dissipe à propose de la sœur de la frontwoman des Little Dragon. Sumie Nagano sort de son ombre pour apparaître au grand jour avec un morceau en mode lo-fi folk Show Talked Windows. Celui-ci est une véritable merveille qui fait en sorte qu'un buzz enfle de jour en jour à propos de Sumie. C'est tout le mal que je lui souhaite depuis.... 2009 avec la sortie de son album autoproduit Lost In Light (écoute et chronique ici).

Signée sur le label aussi prisé que hype Bella Union qui a su reconnaitre la perle rare en Sumi et qui compte énormément d'artistes de talent (Fleet Foxes, Beach House, Hannah Cohen, John Grant, Laura Veirs, Our Broken Garden, Mountain Man, etc.), Sumi devrait se faire connaitre avec son premier Lp éponyme qui sortira très précisément le lundi 2 décembre 2013. Une date à ne pas oublier pour un album qui pourrait créer la surprise dans les classements annuels. A suivre de très près...
 
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Exclusivité Vidéo / Découverte du Jour - Eatliz - Miserable

2013-11-17T11:19:07.586+01:00

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Eatliz est sans conteste l'un des groupes de pop/rock alternative les plus créatifs de ces dernières années. Cette formation israélienne est également l'une des plus sous-estimées malgré leurs pépites discographiques Violently Delicate (2007) Delicately Violent (2009) et Teasing Nature (2010) que vous pouvez retrouver sur leur bandcamp.

Ces trois albums démontrent leur belle créativité et mettent en évidence un groupe qui ne cesse de se réinventer. Voulant se départir de tout ancrage afin de réaliser leur art de la façon la plus libre qui soit, ils ont besoin du soutien de leurs admirateurs sur indiegogo pour sortir leur quatrième opus qui devrait paraître début 2014.

Miserable est leur nouveau single et je partage en exclusivité la vidéo l'illustrant, autant le morceau que la vidéo sont excellents et entêtants, aussi excitant que le dernier single des Warpaint me dit-on à l'oreillette... à découvrir dès maintenant !

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2013 - Julie Feeney - Clocks - Review / Chronique

2013-10-31T08:53:51.808+01:00

Clocks by Sabine De Greef on GroovesharkSi vous avez lu mes chroniques concernant les deux précédents opus de Julie Feeney 13 Songs (2006) et Pages (2009), vous avez certainement une idée de la force de mes sentiments envers cette extraordinaire musicienne. Le ton est donné : "cette extraordinaire musicienne", auteure, compositrice, cheffe d'orchestre, multi instrumentaliste, ayant à son actif tous les diplômes de musicologie inimaginables et une vie scénique intense depuis de nombreuses années ;  trouver une artiste aussi complète et accomplie relève d'un sacré challenge. Quand j'ai appris l'an passé qu'elle sortait un nouvel opus Clocks, j'ai exulté, il n'était pas encore sorti que je le voulais à mes oreilles, j'ai compris que Julie Feeney était devenue l'une de mes artistes favorites et que si j'apprécie une sacré ribambelle de musiciens, rares sont ceux que j'adore. Si ce troisième opus est apparu dans les bacs irlandais de la jeune femme, il faudra attendre aout 2013 pour débarquer en Grande-Bretagne. Depuis quelques mois Clocks de Julie Fenney m'émerveille à chaque lecture, il s'agit ni plus ni moins d'une pure merveille qui sera à coup sur dans le top 10 de mes albums favoris de 2013. Clocks est une source de jouvence, ce n'est pas un disque ordinaire, c'est un chef d'œuvre qui évoque les origines familiales de l'irlandaise, son port d'attache étant Galway qui se situe dans l'ouest de l'Irlande. Quatrième ville la plus peuplée du pays, celle-ci est aussi réputée pour sa richesse culturelle et ses nombreux festivals, autant dire que la famille de l'artiste et ses racines culturelles représentent des sources d'inspiration procurant à Clocks un cadre très riche, sentimental, authentique et vivifiant. Plus que jamais Julie Feeney arrive à faire le pont entre musique classique, de chambre et folk irlandais, le mélange est d'une beauté à couper le souffle et met en relief avec élégance, raffinement ainsi qu'avec respect et recueillement des histoires familiales qui parlent d'amours, de pertes, d'attentes, d'espoirs, etc.... Dear John débute sur des auspices radieuses, clavecin à l'appui, chœurs en cœur, et puis cette voix si belle, haut perchée et chaleureuse de Julie Feeney qui vient illuminer cette ouverture élégiaque. Des harpes prennent le relais pour donner un cachet angélique et délicat au mélancolique et complexe Cold Water, le travail sur les cordes est tout simplement sublime et la justesse du chant de Julie Feeney est plus qu'exemplaire... Magique. Julia et Just A Few Hours font partie de mes titre préférés. Julia est un hommage à la grand maman de l'artiste, la finesse et l'émotion qui caractérisent ce titre le rendent somptueux. Romantique, passionné, totalement vibrant, Just A Few Hours s'impose, avec son refrain d'une charge émotionnelle hors normes, comme l'une des plus belles chansons d'amour de 2012/2013. Galway Boy vient apporter un peu de légèreté et de douceur, ce morceau donne une sensation de volupté de par sa richesse instrumentale et ses chœurs (presque) continus. Captivant. If I Lose You Tonight relève d'un folk traditionnel, il s'écoute religieusement, sa sobriété et son émotion si justes font que ce titre soit admirable. L'émotion, fil conducteur de ce formidable disque, est également très présente sur le boisé Moment qui consiste en un pur moment de félicité que d'écouter cette démonstration de maîtrise artistique. Every Inch A Woman et ses arpèges médiévaux enjôlent, caressent les oreilles de l'auditeur et que di[...]



2013 - AlunaGeorge - Body Music (Deluxe Edition) - Review / Chronique

2013-10-28T09:59:55.830+01:00

Body Music by Sabine De Greef on GroovesharkQuand j'ai vu la cover de leur premier LP Body Music j'ai tiqué, j'ai eu l'impression de revoir Aaliyah un peu avant sa mort pour le single Try Again, le clin d'œil ne pouvait pas être que le simple fruit du hasard (elle fait partie de leurs influences...). Elle ne saura jamais l'impact mémorable qu'elle et ses collaborations avec Timbaland et Missy Elliott auront  sur beaucoup d'artistes de soul encore aujourd'hui. Aaliyah n'avait pas la voix d'une Beyoncé, elle avait une voix douce, précise, caressante, mélancolique, fragile mais contrairement aux divas du R&B, qui cèdent à la facilité, elle a su s'entourer à l'époque d'auteurs et compositeurs qui avaient une soif de réussir et une créativité débordante. Elle avait du charisme, une part de mystère qui restera à jamais, le seul avantage de mourir jeune avec une discographie impeccable.Aujourd'hui n'est pas le propos d'un énième hommage de ma part à l'américaine bien évidemment morte trop jeune dans des circonstances tragiques mais bien de chroniquer le premier Lp Body Music d'AlunaGeorge. Il y a un an, je vous présentais (déjà en retard) l'existence de ce duo en titrant le retour en force du R&B puisqu'à l'époque on ne parlait que de cela et des découvertes de Miguel, Frank Ocean ou encore de The Weeknd et de Jessie Ware. D'ailleurs, aujourd'hui on éccrit toujours autant à leur propos et on pourra ajouter à la liste des artistes de la trempe de Josephine, Laura Mvula ou encore les retours tonitruants de Janelle Monae et d'Amel Larrieux, un autre prêtresse R&B / néo-soul toujours fort sous-estimée. Bref, contrairement à mes prévisions les plus alarmistes de la fin des années 2000's, le R&B n'est pas mort, il est plus vivant que jamais et on laissera toujours de côté les lovers à deux balles du genre R. Kelly ou les divas qui ont ruiné leur crédibilité en passant du côté obscur de la pop friendly FM comme Alicia Keys ou Beyoncé. Mais là n'est toujours pas le propos, Body Music est un album attendu depuis plus d'un an, il est sorti en plein cœur de l'été 2013 sous un soleil étincelant et un ciel bleu sans nuage et au final, il reflète bien cette période bénie de l'année où tout semble plus simple.Aluna Francis et George Reid ont rempli leur part du marché en étanchant notre soif musicale et si Body Music ne sera pas l'album R&B de l'année (non, faut pas déconner avec le retour de Janelle Monae, ils n'avaient pas l'ombre d'une chance), cette œuvre reste incontournable pour les amateurs de R&B et de musiques sophistiquées, travaillées avec une méticulosité chirurgicale. Ce dernier point est la force et la principale faiblesse du duo : sur papier les deux protagonistes sont aussi complémentaires qu'excellents, dans la pratique à première vue, ils le sont tout autant : Aluna Francis possède une voix douce, sucrée, limpide, affirmée (ce qui est assez rare pour les "petites" voix) très sensuelle, sexy, voire carrément glamour (elle pourrait donner des leçons à Lana Del Rey, c'est dire) et George Reid est un petit génie des manettes, il a bien digéré ses influences musicales de soul qui datent de la fin des 90's au début des 2000's), il me fait songer à Robin Hannibal... Au bout de plusieurs écoutes, cependant une ombre au tableau apparaît : il manque quelque chose, pourtant tous les ingrédients semblent être au rendez-vous... sauf l'émotion, celle-ci en est la grande absente, le tout sonne beaucoup trop maîtrisé pour lui laisser la chance de s'y épanouir, sans doute la[...]



2013 - Mathilde Renault - Devils On The Road - Review / Chronique

2013-11-07T10:14:40.400+01:00

Devils On The Road by Sabine De Greef on GroovesharkMathilde Renault est une artiste surprenante, un énorme coup de cœur de 2010. Justement l'année de sa transition ou éclosion musicale. Jusque là, Mathilde Renault faisait de la musique à connotation essentiellement jazzy  (mais pas que, je le détaille bien sur la chroniqué dédiée à Louana), jusque là, elle faisait peu entendre sa si jolie et charmante voix, on peut même presque avancer qu'elle ne l'utilisait qu'à titre d'accessoire de luxe. Un jour, elle a osé, elle a découvert sa voix et l'harmonie, entre son écriture, son chant et le piano a eu lieu, de cette symbiose est né Cameleon Boat (2001), un disque pop/folk magnifique, intense, pétillant et virevoltant, à l'image de sa créatrice. Mathilde Renault possède une personnalité volontaire, elle n'a peur de rien, elle ose tout, même de sortir un ep autoproduit sans l'aide de quiconque, elle n'a jamais attendu l'aide de l'un ou de l'une et ose rivaliser avec les sorties récentes d'une Birdy ou d'Agnes Obel, d'autres piano girls autrement plus célèbres. Cependant, Mathilde Renault est dotée de qualités artistiques toutes aussi intéressantes : la fraîcheur, la spontanéité ou encore le naturel de sa musique sont des atouts précieux et assez rares pour rendre sa musique unique. C'est à la mi-septembre 2013 que la jeune artiste Belge a sorti son ep "Devils On The Road", elle en ressentait l'urgence, le besoin d'enregistrer ces titres qu'elle interprétait en live. De nouvelles compositions qui faisaient l'unanimité auprès d'un public toujours plus nombreux et enthousiaste envers l'univers pop/folk inventif, délicat, intimiste et profondément touchant de Mathilde. Cet ep possède des touches autobiographiques, il évoque des petits démons, les obstacles pas toujours des plus heureux rencontrés dans son parcours professionnel et personnel, et Mathilde Renault arrive à les exorciser de façon magnifique avec des textes finement ciselés, de mélodies passionnées et des ambiances mélancoliques mais le plus souvent radieuses comme échappées de l'été précédent. Made Up ouvre l'opus dans une atmosphère à la fois féerique et triste, très vite le morceau, au fils des lectures, devient addictif. Don't Escape prend le relais avec de magnifiques notes boisées, un enchantement pour les oreilles. Let's Enjoy est l'hymne de la rentrée, celui qui vous donnera le courage de vous lever et de soulever des montagnes. Ce morceau virevoltant aux allures très pop mais avec un côté bricolé irrésistible est une pépite de bonne humeur. Single Game replonge l'auditeur vers des lieux plus sombres et cela toujours avec un savoir-faire impeccable de la jeune artiste qui propose encore une belle et prenante mélodie tandis que Bad Luck clôt le mini album sur une note électrique et enlevée, autant dire qu'il s'agit d'un morceau avec un fort potentiel de single. Renversant tout simplement.Avec Devils On The Road, Mathilde Renault ne propose pas qu'un prolongement de Cameleon Boat mais bien une œuvre singulière, raffinée, personnelle, attachante, une pièce de pop/folk de chambre lumineuse... Excellent.Note Finale : 17/20Site Officiel, FacebookOù Trouver ce Bijou ?Amazon.fr, Fnac.be allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/MAXb8j0asVs" width="560"> width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/gen04hirB34" frameborder="0" allowfullscreen> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/5zA-5Qe3F1[...]



2013 - Alela Diane - About Farewell - Review / Chronique

2013-10-23T10:20:41.318+02:00

About Farewell by Sabine De Greef on Grooveshark Jusqu'il y a peu l'œuvre que je préférais d'Alela Diane était sa participation au projet Headless Heroes concernant l'album de reprises Silence Of Love (2008). Un opus d'exception reprenant des artistes folk (ou non) très inspiré... et inspirant.  Pour tout t'avouer mon cher lecteur, la musique d'Alela Diane et moi, cela n'a pas été le grand amour at first sight, je pense qu'inconsciemment j'en voulais aux médias de mettre en lumière de façon exagérée Alela Diane et son Pirate's Gospel (2006) alors que Faces In The Rocks de son amie Mariee Sioux (chronique ici) était passé sous silence de façon éhontée, incompréhensible. Je trouvais l'album de Mariee plus mystique, mystérieux et authentique alors que cela n'est certainement pas le cas objectivement. En réalité, le Pirate's Gospel d'Alela Diane ne m'a jamais ni réellement bouleversée et encore moins transcendée, longtemps je n'ai pas apprécié à sa juste valeur la sublime et reconnaissable voix de l'américaine. Ce sont des choses qui arrivent, on ne peut pas aimer toutes les musiques, encore moins tous les artistes. C'est avec le projet Headless Heroes qu'est intervenu un coup de cœur pour sa... voix qui sonnait tellement plus vivante, vibrante et libre dans un autre contexte que son univers musical. Forest Parade (2003, à écouter ici) et Pirate's Gospel (attention à ne pas confondre la version originale autrement meilleure que l'on peut approcher du chef-d'œuvre de 2004 à celle sortie en 2006 qui a été réinterprétée et changée à écouter ici), deux albums autoproduits, ne m'ayant jamais réellement touché à l'époque, je me demandais si To Be Still (2009, à écouter ici) pourrait me réconcilier avec son univers musical bucolique. La réponse fut à moitié, d'abord j'ai été relativement interloquée de remarquer qu'une partie de cet album (4 sur 11 titres est loin d'être négligeable) apparaissait déjà sur son ep partagé avec Mariee Sioux Songs Whistled Through White Teeth (2006) mais au-delà de ce questionnement artistique To Be Still reste (à ce jour) un très bon album de folk, plus travaillé sur la forme mais perdant au passage quelque peu de sa richesse en profondeur par rapport à l'intemporel Pirate's Gospel. Par contre le chant d'Alela Diane s'est foncièrement amélioré depuis ses débuts gagnant en justesse et densité, mais j'éprouvais toujours des difficultés à m'immerger dans son univers bien que la seconde moitié de To Be Still soit une petite tuerie (Brambles, The Ocean, Lady Divine). 2011 sera certainement sont année la plus noire d'un point de vue artistique, Alela Diane sort un opus avec son groupe Wild Divine dont son papa et son mari font partie. Une erreur artistique majeure, un coup d'épée dans l'eau, cet album sonne profondément faux, Alela semble même avoir perdu la flamme, cette étincelle qui la différencie de bons nombres de ses consœurs toujours plus nombreuses et talentueuses chaque année. Je n'ai pas coutume de citer d'autres chroniques plus par manque de temps que d'envie mais celle de Froggy's Delight reflète ce que je pense de cette si belle artiste dévoyée par Rough Trade. Quand j'ai appris qu'elle revenait avec un nouvel opus un peu avant la période estivale de 2013, j'ai rapidement voulu en savoir plus mais la communication de la presse m'a refroidie, le discours à son propos me semblait si bien rôdé que j'ai pris peur. Elle avait divorcé, elle s'était séparée de son groupe, elle voulait r[...]



2013 - Melanie De Biasio - No Deal - Review / Chronique

2013-10-24T09:03:33.296+02:00

  No Deal by Sabine De Greef on GroovesharkLe fameux passage du deuxième album, un moment maudit pour certains qui ne se relèveront pas pour un troisième, une bénédiction pour les autres qui confirment les espérances les plus folles à leur propos. Mélanie De Biasio fait partie de cette seconde catégorie. Je n'ai pas douté d'elle une seconde, je l'avais écris à son propos : elle est unique avec un grand U et est sans doute la plus grande vocaliste de jazz de Belgique, et sans doute au-delà de notre plat pays, je la trouve bien plus libre et inspirée que beaucoup de jazzwomen anglophones qui souvent sont soit formatées, soit prétentieuses. Les compliments dithyrambiques qu'on lui adresse dans toutes les chroniques la concernant  sont aussi unanimes que méritées et si cette dernière n'est pas encore assez connue dans l'hexagone, cela ne saurait tarder avec la sortie française de No Deal le 21 octobre 2013. A n'en pas douter, elle sera la révélation de cette année pour certains. Melanie De Biasio qui fut primée à de nombreuses reprises que ce soit pour son premier opus le presque chef-d'œuvre Stomach Is Burning (chroniqué ici) ou pour ses prestations scéniques d'une puissance phénoménale et charismatique, revient avec un second opus No Deal encore plus profond, noir et réussi. Dès la première écoute, l'évidence pointe son nez et le mot grandiose est évoqué. Toutes les qualités de l'opus consistent en la chaleur et l'humanité se dégageant des interprétations à fleur de peau de la Belge, la virtuosité des musiciens (Pascal Mohy au piano, de Pascal Paulus aux synthés et clavinet et Dré Pallemaerts à la section rythmique), les ambiances tissées sur le disque, somptueusement smoky et subjugantes, sur lesquelles s'inscrivent en lettres de feu les textes tour à tour enflammés ou mélancoliques de Mélanie et Pascal. Tout dans cet opus sonne le perfection, la précision, les silences sont aussi éloquents que le chant.  I Feel You ouvre l'album sur du velours et le chant brûlant de la chanteuse, le temps s'arrête pour faire place à la suite. The Flow, premier single de l'album, hypnotise sur une musique aux apparences linéaire et foncièrement lancinante, on notera le beau solo à la flûte de Mélanie (son instrument de prédilection). No Deal, titre éponyme, est sans concession, le texte est magnifique, l'atmosphère s'avère à la fois oppressante et planante, entre rêve et cauchemar, l'artiste et ses musiciens nous font languir jusqu'au silence total... impressionnant. L'instrumental With Love prend le relais comme le continument logique de la fin de No Deal, cela donne un effet étourdissant. Sweet Darling Pain fait songer à une pièce somptueuse de blues gospel psychédélique, tellement entêtant et jouissif. I'm Gonna Leave You est un titre piquant qui signe une rupture définitive, il débute en a capella de façon péremptoire et classique avant d'embraser des sonorités modernes et une rythmique soutenue, il constitue un second single parfait. With All My Love clôture sur une note épique, tonitruante cet album de jazz, de soul, de je ne sais quoi qui semble déjà culte. Un chef-d'œuvre de 2013 toute catégories confondues : jazz, soul, musique alternative, Mélanie De Biasio fait fi des étiquettes pour nous faire partager un travail artistique éblouissant et éternel. Estampillé Must Have Absolu de 2013. La voix de Mélanie et les cymbales l'accompagnant à merveille feront encore écho bien après la lecture[...]



2013 - London Grammar - If You Wait (Deluxe Edition) - Review / Chronique

2013-10-25T14:32:06.031+02:00

If You Wait (Deluxe Edition) by Sabine De Greef on Grooveshark Fabuleux ou pétard mouillé, les London Grammar font couler beaucoup d'encre et encore plus d'écrits numériques depuis le début 2013. Tous les webzines sur le net leur ont donné une visibilité si importante que cela m'a échappé pendant un long moment. J'avais fermé mes écoutilles, j'accusais déjà tellement de retard dans mes découvertes musicales que j'estimais que cela ne valait pas le coup. Puis, j'ai entendu la voix de la chanteuse, comment te dire cher lecteur, j'ai été époustouflée, moi qui ne suis pas amatrice de grandes voix en général (qui en font souvent de trop) j'ai été frappée par la beauté, la précision et la puissance émotionnelle d'Hannah Reid. Je comprends l'engouement que provoque ce groupe mais aussi l'agacement qu'il peut susciter. Oui la grammaire londonienne n'est pas nécessairement au goût de tous et le plus amusant si vous lisez les quelques critiques tièdes à propos de leur premier opus ce sont les défenseurs qui commentent et les défendent bec et ongles. On peut adorer comme on peut rester insensible à ce groupe (pas à la chanteuse, elle est vraiment spéciale, qu'elle reste avec ou non au sein du groupe, elle fera une belle carrière si elle prend les bonnes décisions). London Grammar fait penser à un peu trop de groupes déjà existants: un mélange de XX pour les ambiances dépouillées électro/shoegaze 90's et à Florence + Machines pour l'intensité vocale et le petit côté irrésistiblement pop de leur premier opus If You Wait sorti début septembre 2013. Bref, je pourrais être du côté de sceptiques, beaucoup d'arguments peuvent être avancés pour contrer la réjouissance de beaucoup d'internautes mais je préfère au contraire me réjouir. Surtout pour Hannah, cette sirène vocale, sans doute la découverte vocale la plus marquante de 2013, la maturité de sa voix et de ses interprétations s'avère tout simplement exceptionnelle. If You Wait est un album ambitieux, oui il peut évoquer X ou Y groupe mais les compositions sont solides, discrètes, son point fort est de ne pas s'embourber dans de la pop pure, pas de refrains faciles, pas de tubes vraiment tout fait, rien qui ne peut réellement annoncer la succès rencontré par le groupe aujourd'hui. S'il a impressionné beaucoup et qu'on commence à entendre les londoniens à la télévision c'est sans aucun doute pour la voix impressionnante d'Hannah (mélange de la puissance de Florence Welsh avec le glamour et le mystère de Lana Del Rey) couplée à la belle sobriété musicale du trio et, un peu en partie car il y a eu du buzz et de la hype qui ont boosté le groupe. Si If You Wait n'est pas l'album de l'année, il n'en reste pas moins un grand album qui propose un voyage musical mélancolico tripant, je ne vois pas d'autres adjectifs pour le qualifier. Ce disque est sombre, triste, les ambiances dépouillées (mais travaillées), la musique sporadique et éthérée ne semble qu'un tremplin destiné à faire s'envoler la somptueuse voix d'Hannah Reid. Tout semble au final tourner autour d'elle...Hey Now et Stay Awake, les deux premiers morceaux du disque ne semblent que des mises en bouche à première lecture pour ensuite diffuser avec parcimonie leur aura sobre et envoûtante. C'est avec Shyer que l'album commence sérieusement décoller, son final est tout simplement... frissonnant. Je ne sais pas si le temps me donnera r[...]



2013 - Rhye - Woman - Review / Chronique

2013-10-10T18:14:20.104+02:00

Woman by Sabine De Greef on GroovesharkRobin "Hannibal" Braun est mon producteur de musique soul électronique favori et cela depuis des années maintenant :  ses interventions dans son collectif d'amis danois Boom Clap Bachelors, le premier disque culte de Quadron qui scelle sa collaboration avec son amie de longue date Coco O ou encore ses envolées individuelles avec Bobby font qu'il est le producteur de soul alternative le plus talentueux de la scène musicale à ce jour. Et, c'est un européen, le pire : les américains l'adorent (enfin ceux qui ont le bon goût de connaitre ses travaux). Alors qu'il a sorti la suite des aventures musicales de Quadron sur lesquelles je donnerais mon avis (suspense, suspense) fin octobre, c'est son projet avec le canadien Mike Milosh appelé Rhye sur lequel je m'épanche aujourd'hui. Le jour où j'apprenais l'existence de ce duo, j'acquis le cd, ce fut un coup de foudre total. Les raisons sont si nombreuses : une voix androgyne avec un falsetto de rêve (envoyant dans les cordes Robin Thicke), une production élégante, rétro futuriste et surtout l'influence de Sade. Ce fantôme hante du début à la fin ce premier Lp extraordinaire qu'est Woman. Rhye cristallise en quelque sorte un fantasme soul alors que Sade se fait si rare et peine selon certains à se renouveler ou à garder la magie des débuts intacte (je ne fais pas partie de cette catégorie) mais que l'on ne s'y trompe pas si Woman est un disque qu'aurait pu faire Sade, Rhye possède une identité propre beaucoup plus ambigüe et moderne. Si je pense aujourd'hui de Woman qu'il s'agit d'une superbe œuvre soul, je suis passée par différentes phases en écoutant cet Lp de dix titres dépassant à peine la demi heure. A l'image d'une relation amoureuse les débuts furent comme selon l'expression faite "tout feu, tout flamme", puis j'ai commencé à sélectionné mes titres préférés : le disco funky qui brille de milles feux Last Dance et le sublimement dreamy et émotionnel One Of Those Summer Days délaissant le reste. Ce fut le syndrome de l'été : "il fait beau, je ne m'enquiquine pas à découvrir plus que ce qu'il me plaît". L'automne étant dans la place, j'ai repris quelque peu mes esprits et ai redécouvert toutes les vertus admirablement aphrodisiaques de Woman et surtout toutes ses subtilités. Si Milosh semble habité par la sensualité à fleu de peau de Sade Adu et Robin Hannibal influencé positivement et créativement par les travaux de Stuart Matthewman (Sade, Maxwell, etc.), Woman n'en reste pas moins remarquable, impossible de résister à son charme post moderne. Sophistiqué, soyeux, lumineux et sombre à la fois, il est résolument sexy, voire sexuel. Les dix pistes qui jalonnent l'opus tendent à la perfection : voluptueuses, généreuses, toujours sensuelles, elles couvrent des ambiances mélancoliques et rêveuses (l'urbain The Fall, le très Maxwell-ien Verse que j'adore, le très Sade-ien Shed Some Blood, la quintessence de la douceur sur One Of Those Summer Days, la le tendre et éthéré Major Minor Love et le troublant et hypnotique titre éponyme Woman) ou au contraire invitent au déhanchement (l'ouverture sous les arpèges d'Open, le lancinant Last Dance, le passionné 3 Days ou encore l'entêtant disco d'Hunger).Woman est l'un des albums soul incontournables de 2013. Un must have.Note Finale : 18/20Site Officiel, FacebookOù Trouver cette Merveille ?Amazon, Fnac, Cdwow.uk allowfull[...]



2012 - Nina Nielsen - Love And Terror In The Wilderness - Review / Chronique

2013-10-10T18:14:22.015+02:00

 Love and Terror by Sabine De Greef on GroovesharkC'est en plein cœur de l'été 2012 que mon cœur s'est littéralement liquéfié pour cette artiste. Elle est mon coup de cœur absolu de l'année dernière, elle a été l'une des rares à me faire frissonner en plein soleil avec 40°C au compteur. Elle a fait chuter la température et le choc thermique a été terrible, dévastateur, mon imaginaire s'est emballé, je me suis retrouvée perdue au coeur de vastes étendues enneigées norvégiennes, je me suis mise à greloter accompagnée pour seule présence par cette musique nue jusqu'à la moelle et intense comme la noirceur aveuglante d'une nuit hivernale.Tiraillée entre le Canada et la Norvège qui sont ses origines, Nina Nielsen possède une sensibilité renversante. Son premier Lp, dont le titre résume parfaitement ses intentions : Love And Terror In The Wilderness, est universel et intemporel. Il aurait pu être réalisé il y a 40 ans (ou plus), il pourrait sortir dans 40 années supplémentaires (ou bien plus encore), sa beauté lunaire n'aurait pas pris une ride. Il existe comme cela des pépites musicales capables de défier le temps, les genres, les lieux, qui parlent aux tripes, qui bouleversent l'égo et le cœur. Produit par Morten J. Olsen (of MoHa!, Ultralyd) et le génial Thomas Dybdahl, distribué par le label norvégien pointu Biophon Records, Love And Terror In The Wilderness est un recueil de ballades crépusculaires, dramatiques, dépouillées, captivantes, d'une simplicité confondante  surplombé d'un poignant filet de voix d'ange déchu. Cet opus parle de vie, de désillusions, d'amour et de poissons morts, de choses totalement (in)dispensables, de celles qui parlent à notre âme et subconscient.Nina Nielsen, encore une parfaite inconnue aux oreilles de beaucoup, a mis sens dessus dessous mon cœur et mes oreilles. Un petit chef d'œuvre d'acid folk à ne rater sous aucun prétexte pour les amateurs du genre. Must have absolu de 2012. Note Finale : 20/20Site Officiel, FacebookOù Trouver cette Merveille ?Amazon, Platekompaniet.no, Amazon.com allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/OElkDZ6lWdw" width="560">[...]



2013 - Katie Melua - Ketevan - Review / Chronique

2013-11-09T15:01:29.804+01:00

Ketevan by Sabine De Greef on GroovesharkMon dixième billet concernant Katie Melua ne sera sans doute pas celui de la réconciliation. Le ton est donné, les dés semblent jeter depuis un moment. Elle possède un visage et la voix d'un ange, des qualités d'interprète de haut vol, elle a ce petit quelque chose capable autant d'accrocher le grand public que le mélomane (qui se sentira toujours un peu honteux d'admettre que la belle Katie a touché son petit cœur tout mou) mais sa carrière ne semble pas décoller. Attention, la jeune femme a toute la vie devant elle : pour ses 29 printemps Ketevan (son vrai prénom) est sa sixième réalisation. Autant dire que la belle est à la tête déjà d'une belle discographie (6 albums en 10 ans). Cependant, je dois admettre une chose, j'avais du vraiment me sentir désespérée (pourtant pas encore enceinte de mon fils... même pas l'excuse d'un quelconque déséquilibre hormonal ne peut être invoquer) pour écrire une chronique aussi sympathique pour Secret Symphony (2012), en le réécoutant aujourd'hui, je suis scotchée tant il émane de lui de la condescendance et de l'ennui, seul Moonshine (une reprise, pas glorieux) sort du lot, le reste serait presque considéré pour ma part à jeter si aujourd'hui le manque chronique de sommeil me rendait pas aussi aisément irritable. Bref, je m'égare, en écoutant pour la première fois Ketevan j'ai été déçue (encore), ce soi-disant énième retour aux sources me semblait quelque peu ennuyeux pourtant j'ai quelque peu changé d'avis en le réécoutant. C'est vrai Ketevan suit la lignée artistique des magnifiques Call Off The Search (2003) et Piece By Piece (2005), cependant l'innocence, la spontanéité et l'effet de surprise n'y sont plus, les qualités essentielles de ces premières œuvres. Beaucoup de nouvelles artistes féminines (Norah Jones par exemple est apparue un petit peu avant et a énormément évolué musicalement parlant) se sont implantées dans le paysage musical et beaucoup on pris des risques payants tandis que Katie Melua semble s'être résignée à être cantonnée à un registre destiné à divertir le troisième âge (ou le quatrième âge). Cela peut être méchant ce que j'avance car de plus je me prends en cible directe puisque qu'ayant tous ses albums me suis rendue à deux reprises en concert mais l'honnêteté intellectuelle à un moment donné se doit de primer. Ketevan est moins pire que le soporifique Secret Symphony mais on est encore loin d'une œuvre à la hauteur du potentiel de Katie Melua (à moins que je l'ai surévaluée d'emblée et que j'en suis restée à ce point de vue, je ne le saurais que dans quelques années, je me refuse de juger une artiste qui n'a même pas soufflé ses trente bougies). Il est gentil, simple agréable, on y retrouve de bonnes surprises mais aussi des chansons qui flirtent avec la naphtaline, il gagne à être connu mais ce n'est pas à son premier contact qu'il s'avère le plus séduisant. Ce qui est étrange, c'est qu'on finit par l'écouter avec un certain plaisir (même pas trop coupable). D'abord, on retrouve une Katie Melua bien plus investie et présente que sur sa précédente galette. Bien que toujours chaperonnée de Mike Batt, accompagné pour l'occasion de son fils Luke (la relève ?), Katie est de nouveau également aux commandes et elle possède toujours une voix [...]



2012 - Taken By Trees - Other Worlds - Review / Chronique

2013-10-02T08:09:21.579+02:00

 Other Worlds by Sabine De Greef on GroovesharkIl est 15h30 quand je me décide à commencer cette chronique qui pourrait sembler perdre de son intérêt en voyant un rayon de soleil poindre à l'horizon pourtant il n'en est rien au fond. C'est vrai que cette matinée belge a été maussade, je n'arrivais même pas à percevoir la fin de mon jardin ce matin. Je voulais écrire sur un artiste qui reflète sans doute davantage l'actualité (AlunaGeorge, Laura Veirs, le dernier et décevant Katie Melua, etc.) j'avais mille idées en tête pourtant seul Other Worlds de  Victoria Bergsman de Taken By Trees me hantait comme pour faire barrage à la morosité ambiante. L'album idéal en quelque sorte pour voyager, pour oublier la grisaille qui va désormais m'accompagner de (trop) longs mois.Alors que j'ai découvert cet album sur le tard (album sorti début octobre 2012) pendant ces dernières grandes vacances 2013, je me rends compte à quel point la musique de Taken By Trees est une source d'évasion précieuse, voire vitale pour la santé mentale. Après un premier opus Open Fields (2007) qui s'aventurait entre pop et folk aux saveurs aussi bien que scandinaves, qu'anglaises et même asiatiques, East Of Eden (2009) est venu bouleverser le petit monde policé de la suédoise. Enregistré au Pakistan, il respirait les influences orientales sans toutefois délaisser la sensibilité et la mélancolie scandinaves. Encore aujourd'hui je reste profondément marquée par le titre To Lose Someone que je réécoute fort régulièrement.Other Worlds est la bouffée d'oxygène qui vient à point quand le quotidien se fait étouffant, il est le merveilleux fruit exotique du voyage de Victoria Bergsman dans les îles Hawaii. L'endroit lui ayant transmis de bonnes vibes, la suédoise nous en raconte les grandes lignes dans ce dernier opus mélange de dream pop et dub style. Other Worlds est un album de vacances, onirique et doux, à la fois si léger et indolent et pourtant si fondamental et précieux. A première vue ce disque pourrait passer pour un disque sans lendemains, une fois le soleil couché, cependant il faut bien l'avouer rarement une œuvre aura bénéficié de sonorités aussi planantes et dépaysantes. C'est comme écouter un coquillage chez soi, la mer nous appelle pour un voyage vers des horizons tellement plus chantants.Other Worlds est un trip au sens propre et figuré. Excellent. Tout simplement.Note Finale : 17/20Site Officiel, FacebookOù Trouver ce Bijou ?Amazon, Fnac, Cdwow.uk  allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/_rTc8Bv4Xk0" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/MZbNTSojIbg" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/c_RLDyJRWaI" width="560"> allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="//www.youtube.com/embed/JKHZcQF9g1g" width="560">[...]



2013 - Solange - Ep True - Review / Chronique

2013-09-25T10:38:15.194+02:00

 True by Sabine De Greef on Grooveshark ou DeezerJ'écris sur elle car je suis inquiète. Son nouvel ep True est sorti début 2013,  un LP devait suivre mais on se retrouve aux portes d'octobre et toujours rien en vue. Si, une nouvelle vidéo pour promouvoir Lovers In The Parking Lot. Ce n'est pas si mauvais signe mais j'ai un mauvais pressentiment, celui qu'un nouveau Lp ne devrait pas voir le jour de sitôt. Je suis la carrière de Solange depuis ses débuts avec la sortie du moyen mais rafraichissant Solo Star (2002). A cette époque, j'achetais un peu de tout et surtout de rien, j'étais à fond dans le R&B et pas toujours le meilleur (j'ai fait une réaction allergique à presque tout musique sérieuse après m'être bâfrée jusqu'à indigestion de Björk, de Tori Amos et de Radiohead pendant mon ado). Ce premier avait certes des défauts mais aussi de jolis morceaux que j'écoute aujourd'hui avec une bonne dose de bienveillance comme Crush produit par The Neptunes ou encore Wonderland par Rockwilder. Six longues années plus tard, la jeune sœur de Beyoncé sorti SoL-AngeL & The Hadley St. Dreams qui s'imposa comme une renaissance artistique alors que plus personne ne misait un cent sur elle. Ce second Lp était et reste toujours aujourd'hui un bijou de soul music faisant le pont entre musique vintage et moderne. Il suffit de le (re)écouter pour le croire.Cela nous mène encore cinq longues années plus tard pour avoir des nouvelles discographiques de la jeune femme qui semble très prise par sa vie familiale. Elle a quelque peu délaissé le milieu artistique R&B classique et ne compte guère (heureusement) sur sa célèbre sœur et son non moins célèbre beau-frère (Jay-Z) pour se faire connaitre. C'est entourée de Dev Hynes (Lightspeed Champion), Kevin Barnes (Of Montreal) et signée sur Terrible Records (Chris Taylor des Grizzly Bear), donc d'une équipe au cachet indépendant, qu'elle revient sur le devant de la scène début 2013. True est un grand Ep ou un mini Lp. Il est délicieux, ébouriffant, culotté, il marie à merveille la soul, la pop des eighties le tout avec toute la modernité de la production apporté par monsieur Lightspeed Champion et les interprétations indolentes, insolentes et terriblement rafraichissantes de Solange. En effet, celle-ci est loin d'être une chanteuse à voix classique dans le milieu du R&B, sa voix est particulière, elle est plus douce, coquine et, surtout imprévisible. Bref, très attachante. True regorge de références, j'ai songé à Madonna, Michael Jackson, Run DMC, Cindy Lauper, pas que les sonorités y ressemblent directement mais on va dire que l'esprit des eighties habite littéralement cette œuvre. Les compositions sont efficaces, léchées, sophistiquées et surtout ne sonnent pas artificielles grâce à l'ingéniosité des protagonistes malgré la présence de gros beats électroniques. Losing You, Lovers In The Parking Lot, Don't Let Me Down et Bad Girl (Verdine Version) vont faire partie de votre playlist pour un bout de temps. Juste excellent ! La version de Bad Girl lors des sessions Black Cab démontre à quel point Solange est sous-estimée, atypique et douée.Un Ep excellentissime qui appelle obligatoirement une suite. Vite, vite... pour ne pas retomber dans une attente de plusieurs années... Un must de la soul de 2013.Note Final[...]