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En bateau, Lakevio !



Des mots en couleurs. Souvenirs, nostalgie, peinture, théâtre et poésie... Voyages immobiles du Rêve, voyages dans le Temps, vagabondages en Terres lointaines ou promenades dans Paris.



Last Build Date: Thu, 26 Apr 2018 23:22:50 GMT

 



Les pierres parlent.

Wed, 25 Apr 2018 04:05:00 GMT

  Ma chère Caro, née un 25 avril,  (et j'avais dix-sept ans !)  restera éternellement jeune, belle et blonde, naïade dans l'océan mais peut-être aussi randonneuse dans nos montagnes auvergnates ... On pourrait sans doute l'apercevoir lors d'une baignade au crépuscule ou dans un sentier écarté au lever du soleil...  A la maison de campagne des Buissonnets, elle avait pris ma place dans le lit de cuivre, sous les couvertures en piqué à la cotonnade fleurie délicieusement passée. Elle a comme moi, parcouru les champs et les bois avant de prendre le chemin de la colline d'où on peut admirer le ciel par-dessus les rares clochers avec les puys. en toile de fond...     Cette maison de vacances fut sienne après avoir été mienne. Passée du père au fils. Cette maison, ma préférée... J'ai tant de raisons de l'aimer. J'ai hâte d'y retourner... J'y retrouverai mes aimés et mes fantômes que je reconnais à la marche qui craque dans l'escalier, à l'horloge qui sonne bien que personne ne l'ait remontée, à la gouttelette tombée du ciel sans nuages à mes pieds, à la clochette du carillon alors qu'il n'y a pas un souffle d'air, à l'aigrette du pissenlit qui s'envole lorsque je passe, à la pierre chaude qui vibre d'un son étrange sous le soleil, au bois qui chuchote, au ruisseau qui chante...              Merci à Ann Mortimer, aquarelliste anglaise contemporaine.  * Un autre peintre m'avait aussi ramenée aux Buissonnets l'an passé (ICI)       Je dois dire que chaque printemps j'ai des envies folles d'aller courir dans l'herbe et les souvenirs d'enfance !   J'ai fait des progrès quant à la périodicité car jeune épouse c'était toutes les trois semaines que je devais aller au vert...      [...]


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Conte du lundi 104

Mon, 23 Apr 2018 04:03:00 GMT

    "Notre première expérience, chose remarquable, est celle d'une disparition."  Clémence relisait les notes pour l'exposé demandé par Monsieur L., le professeur de Littérature.  Cette phrase l'avait marquée. Elle s'était demandée de quelle expérience il s'agissait et elle avait emprunté le livre de Lou Andréas-Salomé pour comprendre. L'auteur parlait de la naissance... C'était riche ! C'était évident. La disparition du premier univers connu, le nid liquide, le cocon, le ventre maternel. Puis elle s'était demandé si chaque étape successive, chaque changement impliquait une disparition...  Enfin, bref, elle avait bien planché et elle espérait être bien notée. Clémence était contente d'avoir choisi le cursus de littérature composée - et non pas imposée comme disait son frère, un matheux tyrannique. Elle aimait lire, réfléchir, écrire... Dans son sac, elle avait un journal. Pas un quotidien, évidemment ! Non, un journal  de ceux qu'on dit intime. Il était intime en effet parce qu'elle n'en avait parlé à personne. Elle l'avait commencé en Terminale. Elle voulait qu'il n'ait plus rien à voir avec les agendas successifs de sa scolarité où on notait des choses insignifiantes, où les copains et copines laissaient des messages, avec force coeurs et sourires, où on collait les billets de ciné, de concert, où les pages étaient souvent recouvertes de dessins suggestifs. griffonnés pour que le prof qui se serait aventuré à le saisir, ne les voit pas. Cette année de fin de lycée, elle s'était beaucoup interrogée sur son avenir et elle avait posé ses questions sur le papier. Mais voulant aussi se souvenir de sa fin d'enfance, elle avait noté ses perceptions, ses émotions, ses lectures, les émissions qu'elle écoutait, les films vus et la musique écoutée et tout ce que ces moments lui évoquaient. Ecrire lui était devenu indispensable.  Clémence, alors, s'était essayée à de nombreux genres. Elle avait fait des compte-rendus de visites de musée dans le journal de Classe et elle avait été choisie pour le texte de remerciements aux professeurs avant de quitter le lycée. Elle avait aussi proposé quelques poèmes à deux ou trois revues spécialisées. Fière d'avoir été publiée, elle avait réussi à fourguer deux nouvelles à un magazine pour Jeunes. Depuis le début de son cursus littéraire, trois romans, excusez du peu ! dormaient dans ses tiroirs qu'elle n'avait pas osé envoyer aux éditeurs. Elle avait même écrit une pièce de Théâtre qu'ils avaient joué un des derniers étés avec sa famille et des amis. Ils s'étaient bien amusés mais elle sentait que ce n'était pas son terrain favori. Elle nota que sa naissance en tant qu'écrivain s'accompagnait aussi de disparitions. renoncer à quelque chose le fait disparaître de sa vie... Elle avait songé à enseigner à son tour parce qu'évidemment si elle disait qu'elle voulait écrire on lui rétorquait automatiquement "et de quoi tu vivras ? Tu sais, avant de percer !..." Mais préparer le Concours de l'Agrégation c'était encore se plonger dans les oeuvres des autres alors qu'elle avait tant envie d'oeuvrer pour elle-même. Et comme sa soeur commençait son parcours de professeur d'anglais à Corbeil-Essonne, elle ne s'était pas senti capable d'intéresser ce genre d'élèves à la littérature. Elle avait tort ; elle le savait parce que certains professseurs y parvenaient avec originalité. Mais Clémence n'était pas faite pour ce monde-là ! Pour cette tâche-là. Elle savait qu'elle avait du mal à s'ouvrir aux autres, à les écouter parce que ses propres mots l'étouffaient. Son monologue lui suffisait. Pour l'instant. Tout en espérant qu'un jour elle serait entendue, elle serait lue, elle serait comprise. Il était temps, à vingt-deux ans qu'elle ose ! Aussi, l'exposé rangé dans son sac et son verre de Perrier terminé, elle se dit : Referme un instant sur le monde la porte et la fenêtre, tourne-toi vers le journal pour toute[...]


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Graham Gercken

Sun, 22 Apr 2018 07:12:00 GMT

 

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Peintre australien contemporain,

né à Southport en 1960.

 

...se lève tôt pour capter la lumière des premiers rayons de soleil...

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Bon dimanche à vous qui passez là !

 

 


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La vie est un roman.

Fri, 20 Apr 2018 04:02:00 GMT

 

 

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Gueorgui Pinkhassov  - 1996.  Cafe Paris

 

Devoir :

1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Notre première expérience, chose remarquable, est celle d'une disparition." Emprunt à Lou qui nous raconte sa Vie.

 

2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Referme un instant sur le monde la porte et la fenêtre, tourne-toi vers le journal pour toutes ses notations musicales, et commence un autre roman." Emprunt à Anaïs qui écrit son Journal.

Entre les deux, casez ce que vous voulez !

 

Votre roman, lundi.

 


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Le monde coloré de Gisela Funke

Thu, 19 Apr 2018 04:09:00 GMT

 

Simple, naïf, léger, l'univers de cette artiste allemande contemporaine.

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Si j'aime moins ces personnages, je dois dire que ces villages multicolores issus d'un monde féérique me plaisent énormément.

Entièrement autodidacte, le besoin de créativité et l'amour de l'art occupent une grande partie de sa vie. Lorsqu'elle était jeune, elle eut la chance de cotoyer, dans le registre familial, l'artiste Otto Dix (1891-1969). L'intensité et la puissance des couleurs de ses peintures à l'huile lui plaisaient beaucoup.

 Son travail personnel n'est pas un reflet direct de ce qu'elle voit mais une impression de sentiments et d'images.

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Un de plus !

Tue, 17 Apr 2018 04:07:00 GMT

 

Bonne nouvelle à Paray

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Adeline, ma Brunette,  a toujours su faire - et bien faire - plusieurs choses à la fois ! Tandis qu'elle écrivait son ouvrage pour sauver la planète tout en menant sa maisonnée, son ventre s'arrondissait doucement jusqu'à devenir... impressionnant !

Et aujourd'hui, la famille s'est enrichie d'un nouveau-né !

 

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 Oeuvre de Eliane Marque  - Les deux bijoux

 

 Leurs parents laissent à

Basile, Rosine, Douce et Béatrice

la très grande joie de vous annoncer

la naissance de

Vivien

leur petit frère,

le 10 avril 2018.

 

53 cm et 4,3 kilos de tendresse.

 

 


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Conte du lundi 103

Mon, 16 Apr 2018 04:06:00 GMT

    Mercedès se demandait bien ce qu"elle allait faire de cet affreux fauteuil jaune, hérité de l'oncle Alfonso... Cyrus l'avait déposé en son absence et cet imbécile avait oublié ses gants ! S'il y avait eu moyen de se défiler encore ! Elle avait bien essayé : appartement trop petit, jaune criard en désaccord total avec sa décoration... Cyrus l'avait emporté en disant qu'il fallait bien caser tout ce qui arrivait de Madrid ! Mais pourquoi lui avait-on destiné cette chose énorme et affreuse ?... Il n'y avait pas d'explication. Chaque membre de la famille s'était vu attribuer un objet de l'univers de l'oncle. Et il avait tenu aussi à ce que chacun ait sa photo ! M'étonnerait qu'il avait encore cette gueule-là à quatre-vingt-dix balais, songeait Mercedès. Un oncle qu'elle n'avait pas vu depuis ses dix ans, la dernière fois qu'ils étaient allés visiter la famille... On s'était brouillés peu après, elle ne savait plus pourquoi. Plus de voyages, plus de cousins... Elle n'avait jamais su si les Martinez de France avaient renoué avec ceux d'Espagne. Elle n'était pas très curieuse, Mercedès, et elle avait d'autres chats à fouetter. Un divorce difficile, le chômage qui arrive au mauvais moment, un fils bien ingrat... Et même pas de place à la cave pour redescendre cette chose ! Et bien, elle allait en faire de la place ! Et pour commencer virer toutes les affaires de Cyrus ! Cette manie d'entasser, garder, laisser traîner... Comme ses gants ! Et quand il reviendrait, elle lui ferait redescendre la chose, non mais ! En prenant les gants pour les mettre de côté, Mercedès trouva la carte à jouer. C'était le Roi de Coeur. Cyrus avait-il ?... Cyrus... Non, Cyrus était trop bête pour... Pour quoi au juste ? Il avait dû apporter ce qu'on lui avait demandé d'apporter. Cyrus était comme elle, il ne cherchait pas le pourquoi des choses. Et elle, elle n'était pas douée pour les énigmes. Le portrait et la carte à la poubelle et le fauteuil, dehors !   **************   Philippine était tombée en extase devant le fauteuil. Exactement le même que chez sa patronne ! Elle était bien tombée : Madame Pierre avait un appartement ravissant ! Pendant longtemps elle avait soupiré sur son manque de place qui l'empêchait d'acheter de beaux meubles... Un jour, elle avait compris que ce n'était pas une affaire de place, mais de goût et elle avait commencé à troquer son mobilier tout simple pour des éléments plus raffinés. Madame Pierre lui avait parlé des brocantes. Un univers s'ouvrait à elle. Elle pouvait au moins s'offrir des meubles de style peu chers car en très mauvais état. Philippine s'était dit qu'elle pourrait essayer de réparer et avait découvert qu'elle était douée ! Elle possédait à présent dans son deux-pièces de très jolies choses. Le fauteuil complèterait à merveille le décor. Jamais personne ne pourrait imaginer que la bonne Philippine vivait dans une atmosphère... royale au cinquième étage de son immeuble ! Elle en riait toute seule. Elle venait de récupérer le fauteuil que le marchand lui avait gentiment chargé dans sa voiture. Comme d'habitude, le fils Martin l'avait aidée à le monter. Elle lui avait prêté les vieux gants de Jacques pour qu'il n'attrape pas d'échardes car l'objet était en piteux état. De loin il faisait illusion mais de près, il y avait beaucoup à retaper ! Avant de commencer à le désosser, Philippine avait passé sa main entre le dossier et l'assise. Elle y avait trouvé une vieille photo. Un homme souriant d'une autre époque. Peut-être le propriétaire du fauteuil... Elle avait aussi trouvé une carte à jouer : le Roi de Coeur. Elle avait aussitôt associé l'homme et la carte et avait décidé que c'était un homme bon qui lui porterait chance. Et en effet ! En retournant le fauteuil, pour finir d'enlever les sangles usées, elle tr[...]


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Le fauteuil

Fri, 13 Apr 2018 04:03:00 GMT

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Adeline Golminc-Tronzo

 

Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?... (Lamartine)

 

Thèse, antithèse ou j'aime/je n'aime pas. Pour ET contre, noir ET blanc.

Ce fauteuil doit vous inspirer deux (courts) textes, avec des points de vue différents : un positif, un négatif. 

 

 

Débat, lundi !

 

 


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Le Baptême d'Augustin

Wed, 11 Apr 2018 04:01:00 GMT

  Augustin a dû attendre que sa marraine puisse venir de Saint Barth. pour être baptisé. Nous avons eu une très jolie fête samedi dernier.        Le P'tit Frisé est à présent trop grand pour paraître sur les blogs. Je propose, à la place,  pour vous, si l'occasion se présente, quelques jolis cadeaux de baptême de charmantes créatrices toutes plus douées les unes que les autres.   Il était une foi des Kdo Catho (sur faceb**k)   Au nom du Père     Des Anges et des Archanges   Guénolé Courcoux     Porcelaine CelinaB     Merci Maman   Dame de bois (sur f***book)   Zouaves et Chipette (sur f***book)     Qu'en dis-tu ? (Candy Le Corre)     *** Lorsque les ateliers sont soulignés vous pouvez accéder au site en cliquant sur leur nom, sinon ils sont visibles sur F***book.   [...]


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conte du lundi 102

Mon, 09 Apr 2018 04:04:00 GMT

    complémentaire époustouflant respirait baignade tortionnaire chanteur juger aberrant pénitencier profitera   Diane n'avait rien voulu garder de ses parents. Elle avait vendu sans remords toutes leurs possessions et même jeté les albums de photos. Elle avait décidé d'oublier jusqu'à leurs existences. Elle ne pouvait même pas dire que c'était la faute du père, parce qu'elle aussi, sa mère, avait bien participé à la dictature qu'avait été son enfance et sa jeunesse. S'était-elle élevée une seule fois contre sa tyrannie ?... D'un geste rageur, elle avait déchiré la photo, leur arrachant la tête qu'elle avait ensuite redéchiré  encore et encore jusqu'à les réduire en minuscules bouts de papier. Mais contre toute attente, elle avait remis la photo abimée dans son sac... Et ce matin, elle venait de la retrouver entre une ordonnance et son agenda. Elle n'en avait pas terminé avec sa colère. Elle scrutait le cliché et son amertume revenait. Ils avaient toujours eu l'air de gens bien comme il faut, mais en fait, c'était un véritable tortionnaire et elle lui était parfaitement complémentaire. Et ce qu'elle venait d'apprendre, qui lui avait fait rechercher le morceau de photo, était totalement aberrant ! Diane se sentait submergée d'indignation. Oui, c'était vraiment époustouflant ! ... En plus d'être méchant, il était menteur. Enfin il arrangeait toujours sa vie à son avantage. Et elle, elle était complice ! Par exemple, il avait toujours dit que dans sa jeunesse il avait été chanteur... Combien de fois, avait-elle pensé "maître-chanteur" car il excellait dans cet art avec ses filles. Elle se demandait ce que cela aurait donné avec des garçons. Est-ce que l'un d'eux lui aurait mis son poing sur la gueule ?... Dans son roman, il avait rencontré Mireille un après-midi d'été à l'Ile de Ré. Lors d'une baignade, elle s'était fait piquée par une méduse et il l'avait aidée à sortir de l'eau et soignée avec un cataplasme de sable... Ils souriaient en évoquant leur rencontre ; il devait y avoir quelque chose de vrai mais il y avait une grande omission... En fait, le chanteur sortait du pénitencier ! Et ça, il se gardait bien de l'évoquer... Diane respirait difficilement, cherchant l'air comme si elle étouffait. Qu'est-ce qu'il avait bien pu faire, pour se retrouver au pénitencier ?... Non, il ne pouvait avoir été condamné ; il n'en serait pas sorti comme ça ! C'était son propre désir. Ce devait être un maton. Un maton terrifiant ! Alors pourquoi chanteur ? Cela avait dû lui arriver de se produire quelquefois, en amateur. Il aimait tant parader... Il chantait en effet, parfois, lorsqu'elles étaient petites et Mireille avait le sourire...  Elle n'allait pas plaindre Mireille, quand même ! Pourquoi n'avait-elle jamais songé à quitter son tyran ? Parce que, quand même... Elle regretta soudainement d'avoir détruit la photo parce qu'elle aurait voulu revoir leurs visages, leurs expressions. Côte à côte, lui tourné vers elle... Elle se rappelait les marques d'attention, toujours lorsqu'il y avait quelqu'un, bien hypocrite... Mireille par-ci, Mireille par-là... "Attention, Mireille, c'est trop lourd pour toi", "Ne te coupe pas !"... Mais aussi, lorsqu'ils étaient seuls : "Tais-toi, tu ne sais pas ce que tu dis", "Tu es vraiment idiote", "Tu n'es pas habillée, tu es fagotée" "Attention à ta ligne"... S'étaient-ils aimés ? Avait-elle peur de lui ? Une fois, une seule fois, elle avait dit : "Je ne peux pas divorcer, il me retrouverait"... C'était après qu'il l'ait mise sur le palier avec sa valise lors d'une dispute. Et pourtant, elle ne répliquait jamais... Quand même, soixante ans ensemble !... Diane savait que sa mère avait abdiqué toute volonté. Il y allait de sa survie. F[...]


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