Subscribe: Walking the Earth
http://jmpoulin.blogspot.com/feeds/posts/default
Added By: Feedage Forager Feedage Grade B rated
Language: French
Tags:
avec  comme  dans  des  est pas  est  faire  fait  les  mon  nous  par  pas  pour  qui  sont  sur  une  vous  ça 
Rate this Feed
Rate this feedRate this feedRate this feedRate this feedRate this feed
Rate this feed 1 starRate this feed 2 starRate this feed 3 starRate this feed 4 starRate this feed 5 star

Comments (0)

Feed Details and Statistics Feed Statistics
Preview: Walking the Earth

Walking the Earth



Ce blog raconte mes péripéties dans mon voyage autour du monde. Je pars pour une durée d'un an parcourir la planète dans un esprit de découverte.



Updated: 2014-10-03T00:37:31.328-04:00

 



Toute bonne chose a une fin

2007-10-27T20:11:07.456-04:00

Ça fait présentement onze mois que je voyage. C'est 48 semaines, plus de 340 jours à voyager. Comptez ça comme vous voulez, c'est beaucoup! Ce qui me le fait dire, ce n'est pas tant les chiffres que ma motivation qui s'essouffle.

Je voyais grand. Pour les prochains mois, j'envisageais quatre mois supplémentaires en Amérique du Sud. Ensuite, je comptais me rendre en Australie pour m'installer là-bas un certain temps, en travaillant à titre d'ingénieur.

Mais, ma motivation n'est plus à la hauteur. L'an passé, quand je suis parti, j'étais propulsé par trois années de préparation. Des heures et des heures pendant lesquelles j'ai rêvé de la vie que j'ai finalement menée ces derniers mois. Comme résultat, ça a été la plus belle année de ma vie! Rien de moins.

Par contre, quand je suis revenu au Québec cet été, j'avais déjà le souffle court. L'Inde m'avait siphonné ce qui me restait d'énergie. Pendant les deux mois que j'étais chez moi, mes piles se sont rechargées. Mais, ma motivation, elle, qui avait graduellement baissé vers la fin de mon voyage, n'a pas repris du mieux.

Je l'avais remarqué. Mais, je considérais quand même repartir en voyage. Comme il y a toujours beaucoup d'endroits que je veux visiter, l'occasion était bonne de poursuivre mon odyssée. Rien ne m'attachait au Québec. Je me disais en plus que le goût me reviendrait sûrement en parlant espagnol.

C'est ainsi que j'ai pris l'avion vers Lima. Avec des destinations plein la tête, mais sans plus de motivation.

D'ailleurs, ce que j'ai découvert au Pérou (d'où je vous écris cette ultime chronique) m'a plu énormément. Que dire de Machu Picchu? Une image vaut mille mots! J'ai été transporté dans l'ère inca en l'espace d'une journée. Rien que d'y penser, j'en ai encore la chair de poule!

Puis, il y a mon attachement à l'espagnol. Que c'est bon de s'exprimer avec les Péruviens dans leur langue. Sans parler des Péruviennes! Les mots me manquent pour exprimer le pincement qui me prend au coeur à l'idée de quitter cette langue. Mon attachement à l'espagnol est profond. Parler une autre langue ouvre une nouvelle perspective sur la vie. L'espagnol est une chanson.

Mais, même mon goût de l'espagnol ne ravive pas ma motivation. Ma soif de voyage est étanchée et je ne sens plus ce besoin de courir le monde. Ce même besoin qui m'a propulsé l'an dernier à travers les bus, les trains et les avions entre l'Europe, l'Asie et l'Amérique, s'est éteint quelque part en Inde. La seconde poussée espérée en terre latine n'est jamais venue.

Désormais, il n'y a plus qu'une chose à faire. Même si cette décision n'est pas évidente à prendre, je sais que je fais le bon choix. Revenir chez moi est la seule option viable. Voyager sans passion, ce n'est pas voyager. Ça ne mène à rien.

D'ailleurs, l'idée de revenir au Québec, de renouer avec ma vie sociale et professionnelle me nourrit plus que de poursuivre une expérience qui se déshydrate à chaque pas. Hé, ce n'est que partie remise. L'Amérique latine sera ma destination de prédilection lors de mes prochaines escapades et l'Australie ne saurait attendre.

Ainsi, ma décision est prise. Je reviens au Québec. Le coeur léger d'avoir été au bout de ma soif, au bout d'une passion qui s'est finalement endormie. L'inspiration latine m'accompagnera à mon retour.

Je me réjouis déjà de la dinde et de la tourtière qui m'attendent pour Noël. L'an passé, c'est du chow mein que j'ai mangé en Chine!



Le Canyon de Colca

2007-10-11T13:50:15.996-04:00

La poursuite de mon voyage m'amène à Arequipa. En fait, c'est jusqu'au canyon de Colca que je me rends. C'est une vallée profonde creusée entre les montagnes. Le canyon est désertique à cette période-ci de l'année. On peut même y constater la présence d'une oasis.Le trek se fait sur deux jours (une nuit). On descend le canyon la première journée et on le remonte le lendemain. La descente est de 1000 mètres. On part de 3500 mètres pour descendre jusqu'à 2500.Toutefois, le départ d'Arequipa se fait très tôt durant la nuit. On quitte la ville à 1h00. Je n'ai pas dormi avant de partir, me disant que je dormirais dans le bus. Quelle erreur! La route est cahoteuse et notre chauffeur est un débile qui se pense sur une piste de rallye. Sans oublier qu'il mettra les freins dans le fond une fois et qu'il me fait sauter de mon siège, tellement il prend les bosses avec vitesse. Mon bilan de sommeil est d'environ 30 minutes récoltées peu à peu.Vous devinerez que c'est pas la grande forme pour commencer la marche. Celle-ci je la fais en compagnie de Fabiola (guide), Lorenz (Allemand) et d'un couple de Polonais dont je n'ai jamais saisi le nom, même en les faisant répéter.La descente est longue et chaude. Avec le soleil qui tape, la température doit être d'au moins 25 degrés. Pas facile de marcher sous la chaleur avec une telle fatigue. Heureusement, au déjeuner, je me suis bourré de maté de coca, la potion magique des Incas. Ok, ce n'est pas aussi magique que je le laisse entendre, mais quand même, ça stimule.En chemin on voit une partie de foot. Des jeunes ont un terrain sur un plateau et pratiquent le sport le plus populaire du monde. L'entraînement doit être bon, ils sont environ à 3000 mètres d'altitude, l'oxygène est plus rare qu'au niveau de la mer.On finit notre marche jusqu'à l'oasis où je constate que la fatigue et la chaleur ont eu le dessus sur moi. Je ne me sens pas très bien, malgré la demi-heure que j'ai dormi sur l'heure du dîner. En soirée, je suis atteint de diarrhée. Merde! Il ne manquait plus que ça! De plus, je manque d'appétit. Je vais donc me coucher de bonne heure. Le lever sera encore très tôt.À 3h00 du matin c'est le départ. Je ne me sens pas très bien. J'ai mal au ventre et je sens mes intestins qui travaillent fort. Ça n'augure pas pour le mieux. Je commence tout de même la montée en me disant que ça va sûrement se placer en chemin. Je laisse passer l'occasion de faire la montée à dos d'âne, question d'avoir la vie dure.Je le regrette plus tard, quand après une heure et demie nous ne sommes que 500 mètres plus haut. La moitié du chemin de fait. Heureusement, il y a Lorenz qui m'accompagne dans ma lente montée. Il reste avec moi. Il suit le rythme de mes pas, malgré le fait qu'il est plus rapide. Je le remercie de rester à mes côtés. Avoir du support moral quand on ne se sent pas bien, c'est toujours apprécié.On termine l'ascension après trois heures de montée. J'ai tenu bon. Mon appétit n'est pas mieux que la veille et je ne mange pas beaucoup pour déjeuner. C'est le bus du retour qui nous attend par la suite. En chemin, on arrête à l'observatoire des condors.Eh oui! Dans le canyon de Colca il y a ces grosses bêtes qui planent au-dessus du territoire. Ils peuvent être imposants. L'envergure maximale d'un condor des Andes peut atteindre 3 mètres! Ils se déplacent dans le ciel sans effort, ils planent paisiblement. On en observe 4 qui tournent à proximité de l'observatoire.Si le canyon m'a mis à rude épreuve avec mon malaise physique, je suis du moins récompensé par la vue des condors. Ça en valait la peine.[...]



La merveille inca

2007-10-02T12:08:28.938-04:00

Pour se rendre à Machu Picchu, il y a deux options: prendre le train hyper cher ou marcher. Tous les itinéraires partent de Cuzco, l'ancienne capitale inca. Bien sûr, il y a le fameux chemin inca, mieux connu sous son nom anglais Inca Trail. Mais celui-ci est trop emprunté. J'opte donc pour le trek du Salkantay. C'est une route alternative.Le trek est de 5 jours, donc 4 nuits. On est un groupe de 9 voyageurs, en plus de notre guide, d'un arriero, du cuisinier et de l'aide de camp. Les gens qui forment la troupe sont: Richy (Suisse allemand), Ofel (Israélien), Lisa (Canadienne), Hans (Hollandais), Stephi et Ingo (couple allemand), Tobias (Allemand), Michelle (Canadienne) et moi. Notre guide se nomme Wilson. Le trek est intéressant et nous amène jusqu'à 4600 mètres. C'est le point de passage à côté du Salkantay, montagne de 6271 mètres. À l'instar du trek de Santa Cruz, les nuages sont aussi au rendez-vous et la vue est minimaliste. Il n'y a rien d'autre que des nuages à l'horizon. Vus de si proche, ils forment un imposant brouillard.Comme la popularité de Shithead s'étend dans tous les recoins touristiques du Pérou, les parties sont au rendez-vous. Là encore, la passion des cartes reprend de plus belle et les soirée sont ponctuées de ce jeu. Je remporte malheureusement le titre de Shithead plus souvent qu'à mon tour. Ce qui me vaudra les insultes qui viennent avec le titre de perdant! Comme au Trou-de-cul, le perdant porte le titre jusqu'au prochain tour.Mais le but de ma chronique et de mon trek n'est quand même pas de vous expliquer en long et en large mes péripéties à Shithead.Après 4 jours de marche ardus, nous arrivons finalement à Aguas Calientes. C'est la petite ville touristique créée pour accueillir les visiteurs de Machu Picchu. Le lendemain matin, on se lève à 3h30. On déjeune et commence à marcher vers 4h45 pour faire l'ascension du dernier chemin qu'il nous reste à parcourir jusqu'à Machu Picchu et voir le lever de soleil. L'ascension est intense, mais courte. Après une heure et quart de marche nous sommes aux portes de la merveille inca.Je ne sais pas lequel des deux est le plus populaire: Machu Picchu ou le Pérou? Si je ne trouve pas de réponse immédiate à ma question, je peux au moins spéculer que bon nombre de voyageurs choisissent le Pérou pour voir la merveille inca. Bien sûr, le Pérou a beaucoup plus à offrir que la seule visite de Machu Picchu, mais disons que ce dernier a de quoi susciter beaucoup d'attention.Il y a encore une part de mystère dans la fuite des Incas devant les conquistadors espagnols. Machu Picchu pourrait avoir été un des derniers refuges incas. Au dire de Wilson, notre guide, il pourrait y avoir une autre cité inca cachée dans la jungle.Comme les ruines ont été bien préservées, c'est possible d'imaginer comment pouvait se dérouler la vie dans cette cité inca. Un aqueduc est encore visible, trace d'urbanisation. L'architecture solide de certains bâtiments est impressionnante. Les lourdes pierres découpées avec précision et de nombreux angles, nous permettent d'imaginer que les Incas savaient bâtir solide pour faire face aux nombreux tremblements de terre que connaît cette partie du continent. C'est ce que j'ai remarqué dans ma trop courte visite de Machu Picchu. J'aurais aimé avoir une journée de plus.Pour rivaliser avec la technologie inca, qui me fait dire "Merde, pourquoi les Espagnols voulaient-ils éliminer toute trace de cette civilisation?", il y a la beauté du site.Il n'y a pas à dire, ce qui rend Machu Picchu aussi spectaculaire, c'est le paysage qui l'entoure. La cité est située sur le flanc d'une montagne qui forme un plateau. La vallée qui entoure les ruines se situe à quelques centaines de mètres au pied de la montagne. Tout autour de la vallée, plusieurs montagnes entourent le site. La plupart des montagnes sont plus hautes que Machu Picchu et forment une muraille par endroits. Sans oublier Wayna Picchu, le [...]



Le trek de Santa Cruz

2007-09-29T20:48:20.166-04:00

La Cordillera Blanca offre des occasions superbes de faire des treks. Je saisis ma chance de faire le trek de Santa Cruz. C'est l'un des treks les plus populaires de la région. Il dure 4 jours, donc 3 nuits.Les conditions pour notre randonnée sont nuageuses la plupart du temps. Il y aura quelques percées de soleil. La dernière journée sera d'ailleurs complètement ensoleillée. Quel dommage que nous n'ayons pas eu ces conditions au point le plus haut.Le point culminant de notre marche se situe à 4750 m d'altitude. C'est le point de passage entre deux montagnes. Malheureusement, lors de notre séjour de courte durée, soit une heure, le Punta Union est nuageux. Nous avons toutefois la chance de voir le plafond de nuages s'élever de quelques centaines de mètres. Ce qui nous permet d'avoir une meilleure vue sur les sommets des environs. Les plus hauts pics restent toutefois cachés par les nuages.Comme le veut la règle en montagne, plus on est haut, plus il fait froid. Au point de passage, la température est presque à zéro. Les nuits sont d'ailleurs très fraîches. On dépasse de quelques degrés le point de congélation.Lors de notre deuxième ou troisième nuit, le ciel est dégagé et cette fois nous avons droit à un nuage d'étoiles. En fait, la voie lactée est visible. Elle est de toute beauté et c'est une merveille que de constater la myriade d'étoiles qui s'étalent dans le ciel. C'est dommage que le smog et la pollution lumineuse nous empêchent de voir un tel spectacle en ville.Le troisième jour du trek, je me tape une longue randonnée. Je fais un détour de 2 heures par rapport au reste du groupe (à l'exception de Séverine qui fait le même parcours) pour aller voir une lagune qui est en retrait de notre chemin. Ça en vaut le détour. La lagune est turquoise et elle touche un glacier qui descend de la montagne.Pour faire le trek, on est 8, en plus du guide, de l'arriero (horseman en bon anglais) et de l'aide de camp. Notre guide est Julio Cesar (ce sont ses prénoms). Un Péruvien de la région. Les trekkers sont Céline et Olivier (un couple suisse), Séverine (Belge), Dave et Matt (deux frères australiens), Michael et Bashiva (un couple israélien) et moi.Pour tuer le temps en soirée, sous la tente principale, on joue à Shithead. En fait, ceux qui ne savent pas jouer apprennent, le jeu est tellement facile, et tout le monde y prend goût. En fait, tout le monde est tellement dedans que nos parties prennent des allures de tournoi international. Les rivalités sont féroces et tout le monde se laisse prendre par les nombreux revierements de jeu!Comme quoi pendant un trek, avec un jeu de cartes tous s'animent.[...]



Lagune 69

2007-09-26T19:49:00.540-04:00

J'ai quitté Lima pour la Cordillera Blanca. Cette chaîne de montagnes est la plus haute suite de sommets à l'exception de l'Himalaya. Plusieurs sommets de la région dépassent les 6000 mètres. Huaraz, la capitale de la région est elle aussi surélevée, elle est à une hauteur de 3000 m. À cette altitude, l'oxygène commence à se faire plus rare. Simplement monter les marches d'un escalier me fait forcer.Avant de me lancer dans un trek de quelques jours, je fais une descente en vélo de montagne à partir de 4200 m. C'est pour m'acclimater. La descente est plutôt relaxe sur une route de terre et on ne doit presque pas pédaler. Je fais la descente en compagnie d'Israéliens.Un gars du groupe s'est obstiné avec le chauffeur de bus (parce que l'on se rendait au sommet de la montagne en bus) pour payer 7 sols (3 sols = 1 dollar CDN) au lieu de 10. Car le mec s'est aperçu que les autres passagers payaient 3 sols. Mais bon, on est venu avec des bicycles et on avait déjà accepté le prix de 10 sols. Pour certains Israéliens, c'est souvent une question d'argent. C'est parfois énervant.Pour revenir à mes moutons, c'est aussi dans l'idée de m'acclimater que je pars le lendemain pour faire le trek de la lagune 69. Ce trek ne dure qu'une seule journée. L'altitude de départ est de 3900 m et le chemin de 7 Km m'amène à 4600 m d'altitude à la fameuse lagune 69. Celle-ci est d'un bleu éclatant. En passant, la lagune 69 porte ce nom parce qu'elle était une des seules étendues d'eau sans nom quechua (langue indigène des Andes et aussi langue officielle au Pérou) de la région. Elle est la 69ième étendue d'eau répertoriée.Mais, je n'ai pas fait ce trek seul. Je l'ai fait avec qui? Avec des Israéliens. Sur mon chemin, alors que j'étais en transit, j'ai croisé Thomas qui m'a invité à me joindre à sa gang (9 Israéliens) pour monter et faire le trek.Les Israéliens sont presque toujours entre Israéliens. Ils sortent d'Israël pour se retrouver en gang. C'est hallucinant! Et ils sont nombreux! Mon hôtel est plein d'Israéliens. C'est pas compliqué, à l'hôtel j'entends plus souvent l'hébreu que l'espagnol!En acceptant l'invitation de Thomas, je ne savais pas que je serais immergé en hébreu. Car dans le groupe, l'anglais n'est parlé que lorsque quelqu'un me parle. Sinon, tout est en hébreu. Alors, ce n'est pas l'idéal pour me joindre à une conversation...Bon, tant pis pour la socialisation. Je suis là pour faire un trek. À part un couple et un ou deux individus, je socialise pas trop. Bon ok, il y en a quelques-un qui font un effort pour me parler, pour m'inclure.Pour ce qui est de la lagune, elle m'impressionne. Je me croirais dans les Caraïbes tellement le bleu de l'eau est étincelant. Je jurerais qu'il y a une toile bleue au fond de la lagune. C'est surprenant. Ce sont les minéraux qui donnent à l'eau la couleur surnaturelle.On descend un peu tard de la lagune pour revenir prendre notre taxi. En fait, comme on ne descend pas tous à la même vitesse, on prend beaucoup de retard. Je suis le premier de retour et j'arrive à 17h20. L'heure de retour maximale devait être 16h30, tel que convenu avec notre chauffeur. Heureusement, il ne se fâche pas de me voir arriver en retard. Il est néanmoins déçu.Mais mon retard n'est pas grand-chose comparé à celui de deux filles qui étaient encore en ascension vers la lagune alors que le reste du groupe était en descente vers le point de départ. Ces deux filles ont pris tellement de retard que la noirceur est tombée avant leur retour.Avec Thomas, on a demandé de l'aide à des guides péruviens pour aller à la recherche des filles. S'imaginant le pire, on a mis toutes les chances de notre côté au cas où les filles se seraient perdues. Ce qui aurait été une véritable catastrophe. Il fait froid en montagne et les filles sont sans eau. "Pas fort, pas fort", vous me direz. En effet, j'ai[...]



Météo Média et Bob Marley

2007-09-17T13:32:20.909-04:00

J'ai une courte annonce à faire pour ceux qui ont du temps à perdre. Sachez que je soumets maintenant des photos pour Météo Média, le poste de télé. Ainsi, il se pourrait que vous trouviez certaines de mes photos, à la fois sur mon blog et à la télé!

Pourquoi Météo Média? Simplement parce que j'ai un ami qui y travaille (Yan pour ne pas le nommer). Il m'a fait la suggestion de faire suivre mes paysages dotés de nuages ou de ciel bleu sur le site de Météo Média. Vous me direz que si mes photos paraissent à la télé, c'est arrangé avec le gars des vues. Eh bien, à ça je vous répondrai: pour une fois que je le connais le gars des vues!

Bonne météo!

**********************************************

Une chronique trop courte demande un peu de bourrage... Voici l'extrait d'une conversation que j'ai eue avec un jeune Khmer alors que je visitais le site d'Angkor Wat au Cambodge.

Jeune Khmer: Hi, what's your name?
Jean-Marc: Hi, my name is Bob Marley?
JK: Where do you come from, Bob?
JM: I come from Africa.
JK: Do you want to buy something from me, Bob?
JM: I'll take some water.

Vous me direz que j'ai abusé de la naïveté et du manque de connaissance du jeune garçon. En effet, je ne peux pas le nier. Mais, je vais ajouter que la prochaine fois que les enfants passeront à l'Halloween avec la petite boîte rouge de l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance): donnez généreusement! Les enfants du monde (et surtout du Cambodge) ont besoin de votre soutien pour avoir une meilleure éducation ;-)



Lima, Libido et Raquel

2007-09-16T08:56:59.509-04:00

Ça fait déjà plusieurs jours que j'ai quitté Montréal. J'ai pris l'avion le 23 août pour Lima. Après deux escales et 10 heures de vol, je me retrouve dans la capitale du Pérou. L'ambiance est différente de ma chère Montréal, comme vous pouvez le deviner. Toutefois, le paysage de cette grande ville ne me dépayse pas trop. Une grande ville, ça reste une grande ville.J'ai passé suffisamment de temps à Montréal pour me réhabituer au confort et à la facilité de ma culture. La proximité de tout le monde à Montréal, de mes amis, de ma famille a été le plus grand réconfort. Un lit, ça reste un lit. Où que je sois dans le monde, je peux en trouver un. Je ne peux pas dire la même chose de ma famille et de mes amis.C'est donc avec un engouement différent que je partais pour cette seconde partie de mon voyage. Moins stressé et plus confiant, mais en même temps moins excité et un peu mélancolique de savoir ce qui me manquerait dans quelques mois, sinon avant. Ce que mon enthousiasme de l'an passé m'avait empêché de voir et d'écouter.Toutefois, je dois avouer qu'une fois plongé dans l'ambiance hispanophone et dans cette autre culture, la piqûre du voyage me reprend. Le sentier du voyage reprend tout son sens quand je le suis.Pour ce qui est de Lima, ce n'est pas une ville particulièrement intéressante. C'est grand, voire trop grand, dangereux (dépendamment des quartiers) et c'est gris, trop gris. De cette ville, c'est ce dernier point qui retient le plus mon attention. La ville est grise 24 heures sur 24. Il n'y a que de rares percées de soleil dans cet océan de smog. C'en est déprimant.Toutefois, je profite de ma première semaine pour me taper un cours super-intensivo d'espagnol. En cinq jours, je fais trente heures d'espagnol. Comme ça fait un an et demi que je n'ai pas pratiqué, les mots ne veulent pas sortir de ma bouche et chaque phrase est une bataille avec ma mémoire. Ainsi, ces cours sont l'antidote contre mon mutisme hispanophone.Mon prof est la jeune Thémis. Une jeune prodige qui est entrée à 14 ans à l'université, alors que la normale péruvienne est entre 16 et 18 ans pour l'entrée dans la grande académie. Elle parle d'ailleurs un très bon anglais, en plus du français et de l'italien qu'elle connaît. Vous voyez le genre. Ah, j'allais oublier, elle est de plus avocate et dispose d'un second diplôme universitaire en éducation.Entre mes cours d'espagnol, j'en profite pour sortir avec Anny, une Péruvienne que je rencontre grâce au site Couch Surfing (www.couchsurfing.com). Elle m'invite à passer une soirée en compagnie de ses amis. On danse jusqu'à 4h00 du matin sur des airs de salsa. Le lever n'est pas facile le lendemain!La dernier jour de mes cours d'espagnol, la propriétaire de l'école invite les étudiants à dîner au restaurant. Son chum se joint à nous et je discute avec lui pendant le repas. Dans l'auto, en retournant à l'école pour la dernière partie des cours, je demande (en espagnol) à Antonio (le chum en question):- Qu'est-ce que tu fais dans la vie?- Moi, je suis musicien.- Ah, oui. Quel type de musique tu joues?- Je joue du rock.- Et t'as un groupe?- Oui, il s'appelle Libido. Je suis le bassiste.Et sa blonde d'ajouter: le groupe est très populaire. En fait, c'est l'un des groupes les plus populaires du Pérou. Antonio fait un mouvement vers le coffre à gants de l'auto pour en sortir quelques exemplaires du plus récent album du groupe. Il m'en laisse une copie.Je reste surpris, le gars est vraiment chevere (cool en espagnol). Il ne s'enfle pas la tête avec sa popularité et reste sympathique. Plus tard, je parlerai de ma rencontre à quelques Péruviens qui resteront tous surpris de ma chance.Le week-end suivant, je le passe chez Raquel, une autre Péruvienne que je rencontre grâce à Couch Surfing. Elle m'héberge pour le week-end et je [...]



Retour au Québec

2007-07-23T01:29:33.967-04:00

Je suis arrivé à Montréal à 9h30 vendredi le 28 juin, après 9 mois et demi de voyage. J'avais un comité d'accueil pour m'attendre: ma mère Diane et son fiancé Albert, ma tante Aline, ma belle-soeur Natalie, mon neveu Nicolas (alors âgé de 6 semaines) et mes amis Yannick, Nathalie et Yan. Ça faisait chaud au coeur de revenir au Québec et d'être si bien accueilli. Ça faisait plus d'un mois que j'envisageais mon retour avec joie.Mon expérience en Europe et en Asie a été à la hauteur de mes attentes. J'ai vécu une année extraordinaire, probablement la plus belle de toute ma vie, et malgré ça, je n'ai pu réprimer l'envie de revoir ma famille et mes amis. J'ai rencontré beaucoup de personnes avec qui je m'entends très bien, qui sont devenues des amis et avec qui je vais garder contact. Il reste que la famille et les amis de longue date, ça ne se remplace pas.Mon arrivée à l'aéroport était accompagnée d'un sentiment étrange. Il faut dire qu'ayant terminé mon voyage en Inde et n'ayant pas aimé ce pays plus qu'il faut, je revenais au Québec avec un arrière-goût amer du dernier pays que j'ai visité. Par moments, l'Inde m'a exaspéré. Le bruit, la pauvreté, la saleté et les Indiens in-your-face qui pouvaient me coller à la peau comme des mouches ont eu raison de moi. À l'image de la Chine, l'Inde est un pays à la richesse culturelle phénoménale. Mais, tout comme en Chine, je n'ai pas su apprécier mon expérience pleinement. Ce ne sont pas des pays où je me suis senti exalté, loin de là.Ceci dit, je ne regrette pas du tout d'être passé dans ces deux pays et d'ailleurs je ne les déconseille pas non plus. Ils étaient pour moi incontournables. Je ne pouvais pas éviter ces deux pays dans mon voyage autour du monde. Je me devais de visiter ces deux cultures titanesques. Maintenant, je sais à quoi ressemblent la Chine et l'Inde.L'arrière-goût laissé par l'Inde n'était pas le seul facteur à créer ce sentiment étrange qui m'habitait. En fait, à mon retour j'ai été frappé par un choc culturel. Il faut comprendre que j'ai passé plus de six mois en Asie et qu'au cours de ces derniers mois ma perception du monde a changé en s'adaptant à l'environnement qui m'entourait. Si bien, que ma perception de la vie en général et de mon quotidien a été renversée progressivement au cours des derniers mois, sans que je ne m'en aperçoive trop.À mon retour, c'est le Québec qui m'est apparu différent, parce que l'oeil avec lequel je le regardais s'est adapté à d'autres nuances au cours de la dernière année, à une autre réalité qui est aux antipodes de ce que l'on connaît ici. Tout était pour moi une source d'étonnement: le calme qui règne dans les rues et le manque d'agitation, l'ordre, l'organisation et les règles qui régissent notre société, l'absence de gens dans les rues à certaines heures du jour, la grandeur des espaces... Tout ce qui était normal pour moi avant mon départ est devenu une source d'étonnement.Même si j'avais les deux pieds à Montréal, je me sentais encore en Asie. Joma était encore en Asie, il n'était pas encore revenu. Pendant les deux semaines qui ont suivi mon retour, je me sentais dans un no man's land. Joma était seul au milieu de nulle part. Peu à peu il a fini par quitter cet entre deux Asie-Québec pour permettre à Jean-Marc de réintégrer le Québec.Si j'en parle tant, ce n'est pas pour exagérer le phénomène ou pour attirer la sympathie. C'est seulement pour démontrer que j'avais sous-estimé l'impact de mon retour.Ma joie est grande d'être au Québec et de revoir tout mon monde. C'est d'autant plus une joie d'être ici qu'un nouveau venu dans la famille apporte un nouveau souffle à la vie, un peu comme l'a fait pour moi mon voyage.Mon neveu Nicolas est venu me toucher au cours des dernières semaines. I[...]



Joma en Asie

2007-07-23T01:50:35.254-04:00

Au cours des derniers mois, je me suis déplacé constamment, ne restant que 10 jours au maximum dans la même ville. Je suis le genre de voyageur qui a la bougeotte!

Pour soutenir mes dires, voici les chiffres. Oui, oui, vous aurez bien lu. Voici les chiffres relatant le nombre d'heures que j'ai passées dans les différents moyens de transport.

Avions: 32 heures
Trains: 342 heures
Bus: 234 heures
Autos/taxis/scooters: 53 heures
Bateaux: 21 heures

Total: 682 heures, soit l'éqiuvalent de 28 jours et 10 heures

Détail intéressant, lors de mes déplacements j'ai passé la nuit à 22 reprises en transport. C'est ce qu'on appelle être sur la trotte! Avec tous ces chiffres, le terme globe-trotter prend tout son sens!

Pour vous aider à me suivre en Asie, voici les cartes de mes déplacements en Chine, en Indochine et en Asie (bout à bout).

(image)

(image)

(image)



Le visage des Indiens

2007-07-24T22:48:55.588-04:00

J'ai commencé à prendre les portraits des locaux au Cambodge. C'est une habitude que je suis content d'avoir prise. Il n'y a pas grand-chose de mieux que je puisse faire pour vous transmettre l'âme d'un pays. Un portrait c'est un visage, mais c'est aussi une histoire unique. Tout comme chaque individu est unique, tous les pays sont uniques.

En voyant ma photo et celle de mon frère, vous reconnaissez les ressemblances qui nous unissent par nos traits de famille et les différences qui sont les traits de nos caractères et personnalités différentes. Il en va de même pour les gens à l'intérieur d'un même peuple. Et à défaut de reconnaître des traits de famille, vous pourrez reconnaître les ressemblances à l'intérieur d'une même nation et voir à la fois la différence qui peut exister d'une ethnie à l'autre à l'intérieur d'un même pays.

Un visage, c'est une histoire. Une histoire unique. Chaque marque sur un visage, chaque trait évoque un passé à révéler, une histoire à conter, un avenir, des ambitions et des rêves à découvrir. À vous maintenant de rencontrer l'Inde à travers ces portraits. Ce que j'ai à vous offrir, c'est l'avenir de ce grand pays à travers ses enfants.

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)



Une merveille en blanc

2007-07-23T01:56:01.706-04:00

Pendant mon voyage, j'ai eu la chance de visiter un bon nombre de sites impressionnants: la tour Eiffel, le musée de l'Ermitage, la muraille de Chine, Angkor Wat et j'en passe. La liste est longue et au fur et à mesure que la liste s'allonge on pourrait imaginer que l'émerveillement décroît. J'ai complété ma liste en Inde par la visite du Taj Mahal.

Malgré le fait que j'avais déjà vu auparavant le Taj en photos une bonne cinquantaine de fois, si ce n'est pas plus, je suis resté estomaqué. Ce monument est impressionnant. À première vue, il s'impose sur le ciel de toute sa splendeur. Il paraît comme une porte qui donne sur l'au-delà.

C'est d'ailleurs pour sa défunte (deuxième) femme que le shah Jahan a fait construire ce mausolée impérial. En témoignage de son amour, il lui a fait construire la tombe la plus grandiose par sa beauté et sa grandeur de la planète. La légende veut que tous les cheveux du shah soient passés au blanc en une nuit tellement son chagrin était grand.

Le monument est fait principalement de marbre blanc qui est d'une splendeur éclatante au soleil. Il a pris 16 ans à construire et nécessité le travail de 20 000 hommes et la contribution de 1 000 éléphants. Le marbre est venu des quatre coins de l'Asie pour la construction du mausolée.

Agra - 27 juin 2007

(image)

(image)



In the desert on a camel with no name!

2007-07-24T22:49:47.163-04:00

Après les rats à Deshnok, j'ai poursuivi mon chemin dans le Rajasthan, cet État désertique. La température est chaude et sèche, comme vous pouvez l'imaginer. Alors que je voyage en train, je suis témoin d'une tempête dans le désert. Le vent soulève un épais nuage de sable qui s'étend sur plusieurs kilomètres. Le ciel n'est pas visible.Mon trajet m'amène à Jodhpur, la ville bleue. Par tradition, les bramanes pouvaient peindre leur maison en bleu, comme signe distinctif. Aujourd'hui, toutes les maisons peuvent être peintes en bleu, peu importe la caste de ses habitants. Les castes tiennent toujours une place importante au sein de la vie hindoue.Ce qui m'amène à Jodhpur c'est le fort de Mehrangar. Ce fort à l'allure impressionnante semble prêt à relever le défi de quiconque veut l'assiéger. Il a d'ailleurs été mis à l'épreuve à quelques reprises.À l'instar du fort de Mehrangar qui a été testé, ainsi le sera ma vigilance. J'entends par là qu'un requin indien me guettait pour tenter de m'arracher quelques dollars sous une forme ou une autre.Je vais prendre une bière en soirée avec un Indien que j'ai rencontré pendant la journée. Alors que la discussion devient amicale, les bières aidant à détendre l'atmosphère, il me dit qu'il veut me faire un cadeau. Il me donne des tablas, des tambours indiens. En échange il me propose de lui envoyer des CD de musique de chez moi. Après m'avoir demandé si je pourrais prendre ces tablas dans mon sac-à-dos, qui sont aussi embarrassants qu'une batterie de cuisine, et que je lui aie répondu par la négative, il me dit: "Il n'y a pas de problème, je peux te les expédier. Mais, je vais seulement te demander une chose, c'est de payer soit pour l'expédition ou pour la boîte de bois que je vais faire fabriquer pour permettre l'expédition".À ce moment, j'en ai un peu marre d'être sur mes gardes et de me protéger d'éventuels requins. En même temps, je me dis que les gens qui m'approchent pleins de bonté ne peuvent pas tous être des escrocs et que ça vaut le coup de prendre une chance. Question de ne pas devenir parano.Je lui dis que j'accepte et que je paierai les 1 400 roupies (35$) que coûte l'expédition. On se donne rendez-vous pour le lendemain matin.Une fois de retour à mon hôtel, je me remets à penser à tout ça. Je lui donne 1 400 roupies et je ne saurai qu'à mon retour au Québec si je pouvais lui faire confiance. Mon épisode dans la maison de thé en Chine, où on m'avait escroqué pour 300$, m'est toujours resté en tête. Je décide que malgré mon désir de faire confiance aux gens, je ne veux pas laisser la chance à un escroc de me rouler une fois de plus. Que ce soit pour 300$, 35$ ou 0,25$, ça n'arrivera plus. Alors que je ne suis pas à 100% sûr des intentions de ce requin potentiel, je m'adresse au gérant de mon hôtel pour lui demander ce qu'il en pense. Il me confirme ce que je pressentais. Il m'a même décrit le requin. Il le connaît et le méprise. Ce type et ses frères ont plusieurs types d'arnaque qu'ils essaient sur les touristes. Je suis une de leurs proies et ils ont plusieurs façons de rouler les gens. Il m'a nommé plusieurs de leurs arnaques. Elles sont bien rodées.Dans ma chronique sur mon histoire de thé à Pékin, je vous faisais part de ma naïveté qui m'avait rendu aveugle devant l'arnaque. Aujourd'hui, je suis content de constater que cette naïveté a des limites et qu'elle est compensée par mon expérience. Alors, la bonté gratuite en voyage, non merci! Il y a souvent anguille sous roche et il n'y a pas de raison suffisante pour laquelle je devrais croire quelqu'un que je ne connais pas "qui me veut du bien".*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-[...]



I think I saw a rat!

2007-07-03T14:00:54.555-04:00

À force de visiter l'Inde, il y a une chose qui revient: c'est une terre riche en possibilités. J'entends par possibilités tout ce qui peut frapper l'imagination. Ce que je veux dire, c'est que si vous imaginez un truc bizarre qui se pourrait, c'est probablement en Inde que ça se réaliserait. C'est un pays à l'allure chaotique. La porte est grande ouverte pour les plans bric-à-brac.En contraste, l'hindouïsme est une religion riche en possibilité, elle enveloppe un panthéon imposant de dieux. On les compte par millions! Rien de moins. Il y a même des dieux vivants en terre indienne: Saï Baba, un gars avec un afro plus imposant que celui de Jimi Hendrix et Amma, la mère aimante de tous les Indiens qui aurait embrassé un cobra parmi ses hauts faits. Fear-factor n'a qu'à se prosterner devant ces deux piliers hindous! Vous ne serez pas étonné d'apprendre que Saï Baba et Amma ont des millions de dévots dans un pays qui compte plus d'un milliard de têtes.Vous ayant cité l'Inde comme une terre de possibilités et la richesse de sa principale religion, il y a pourtant une chose que je n'avais pas vu venir. Dans l'État du Rajasthan, il y a un temple dédié aux rats. Mon incrédulité et ma curiosité l'ont emporté sur ma répugnance et je suis passé dire bonjour à la meute de rongeurs!Le temple est situé dans la petite ville de Deshnok, en plein milieu du désert, où il n'y a pas grand-chose à voir. C'est non sans appréhension que j'ai laissé mes sandales à l'entrée. Les temples se visitent nu-pieds!Des rats, il y en a partout. Ils sont par dizaines regroupés dans des coins à dormir ou à manger. Ils ne sont pas attrayants et ressemblent aux rongeurs porteurs de maladie que je me suis souvent imaginés. Mais, malgré ma peur avant d'entrer, ils sont plutôt inoffensifs. Accablés par la chaleur, ils se reposent à l'ombre et prennent un bain pour se rafraîchir. Ils n'ont pas l'allure de bestioles maléfiques. Bien au contraire, ils sont sacrés. Ils sont les âmes de conteurs indiens.Il y en a un qui est venu me saluer en me frôlant l'orteil. Il semblerait que ça porte chance.[...]



Dans la gueule de la vache

2007-06-28T06:41:50.401-04:00

Ayant de la suite dans les idées, je visite la source du Gange. C'est 6 heures de bus et 5 heures de taxi pour me rendre à Gangotri. Tout au long de la route en montagne, de nombreux panneaux visent la sensibilisation des Indiens sur la route: License to drive, not fly ; Life is a journey, complete it ; Better be late than latter ; Speed with safety.

Je me rends à Gangotri en compagnie d'Ela, Shahir et Uval (trois Israéliens). Notre objectif est le glacier de Gomuk, mieux connu sous le nom de la gueule de la vache... de laquelle s'écoulent les eaux du Gange.

La température est clémente (entre 5 et 25 degrés) selon l'altitude et le temps de la journée. Il faut deux jours de marche pour se rendre au glacier et revenir. Toutefois, je prends une journée de plus pour pousser plus loin l'exploration. Je pars vers le village de Tapovan. Mais, en chemin je fais fausse route et me retrouve loin de mon objectif. Je dois faire demi-tour.

La marche vers le glacier et la gueule de la vache m'amène à 3800 mètres. En poursuivant mon exploration, j'ai dû monter jusqu'à 4400 ou 4600 mètres. Les paysages sont splendides et les touristes étrangers sont rares. Un bien beau trek.

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)



Oh my Shiva!

2007-06-15T11:52:07.335-04:00

Varanasi est l'une des villes sacro-saintes de l'Inde. Elle est située sur la rive du Gange. Ce dernier, c'est le fleuve sacré du pays. C'est la promesse du nirvana pour tout défunt ayant ses cendres répandues en ses eaux. Dans la tradition hindouiste, le Gange est si puissant qu'il brise le cycle des réincarnations. C'est le ticket pour le paradis.En attendant le paradis, la vie suit son cours à Varanasi. Les vaches se mêlent au flux des gens et s'installent partout où elles peuvent. Elles ont tous les privilèges. Elles mangent, boivent et dorment partout. Elles ont la bénédiction de Shiva, le dieu de la destruction. Il ne faut pas se méprendre, Shiva est un bon gars. Ce n'est pas un démon. Il ne fait que détruire pour laisser la place à la création.Comme il y a des vaches partout, il y a aussi de la merde partout. Je ne veux pas dire que l'Inde est un merdier... mais disons que je regarde constamment où je mets les pieds. Toutefois, les Indiens sont des recycleurs hors pair. Ils récupèrent les excréments sacrés pour en faire des galettes (no joke!) qu'ils laissent sécher sur les murs. Ces galettes serviront de combustible pour alimenter des feux.On m'a prévenu de la chaleur torride de l'Inde au mois de juin. Tous les jours, le mercure dépasse les 40 degrés. Le sommet de la semaine est 43 degrés. Tout à fait écrasant! C'est simple, je bois 4 litres d'eau par jour. Pendant la nuit, lorsque le ventilateur s'arrête pour panne de courant, je me réveille quasi instantanément en suant à grosses gouttes.L'héritage religieux ainsi que socio-culturel de l'Inde est observable à partir des ghats. Ces derniers sont des lieux de rencontre en bordure du fleuve. Ils sont principalement constitués de marches descendant des rues de la ville jusqu'au fleuve.Les plus particuliers de ces ghats sont ceux où les corps des morts sont brûlés. Peu après le décès, les proches de la famille amènent le corps au bord du Gange pour le faire brûler. Le processus dure trois heures. C'est plutôt particulier, pour ne pas dire complètement déboussolant. Car tout se fait sous les regards (respectueux) des passants. Les photos sont interdites!Finalement, en compagnie d'Esmé (on s'est rejoint à Varanasi), je visite le temple Vishwanath. Par un processus douteux que l'on a encore de la peine à s'expliquer, on entre séparément dans ce temple qui est fermé aux non-hindous. Je dois avouer qu'à chaque pas que je fais en compagnie de la foule d'Indiens, je me demande ce que je fais là. Les contrôles sont nombreux et je me demande à chaque fois comment ça se fait qu'on me laisse passer. En bout de ligne, je me sens tellement pas à ma place, que je me précipite vers la sortie pour laisser la place aux véritables adorateurs. J'espère que je ne me suis pas attiré du mauvais karma avec cette expérience ;-)[...]



Jean-Marc, Jean-Make, John et Joma

2007-06-07T02:33:25.376-04:00

Alors que j'étais à Bangkok pour quelques heures, j'en ai profité pour me faire faire des habits (cheap, cheap for you my friend!). J'ai demandé une livraison à Montréal. Plus tard, mon frère m'a confirmé que les habits pour Jean-Make sont arrivés.

Je n'aurais jamais cru que mon nom était difficile à prononcer. Mais depuis que je voyage, la preuve est faite et refaite, Jean-Marc, ce n'est pas facile. Juste avec les autres voyageurs, je dois souvent me répéter à plusieurs reprises. Et avec les Asiatiques, c'est peine perdue. Les r, ils ne connaissent pas. Alors dans le Sud-Est asiatique, j'ai troqué Jean-Marc pour John.

Plus tard, au Népal, je suis revenu à Jean-Marc dans l'espoir que ce n'était pas une cause perdue. Toujours rien à faire. Alors, j'ai opté pour une version orientale de mon nom: Joma. Ça sonne comme Jean-Marc (avec de l'imagination) et c'est plus cool que John.



One, Two, Oh my God!!!

2007-05-24T07:54:35.890-04:00

(image)

J'ai toujours eu la trouille de faire un saut en bungy. Mais, ayant le cerveau un peu détraqué ces temps-ci, je me suis lancé dans le vide (vidéo à l'appui).

Pour ceux que ça intéresse, le saut est de 160 mètres. C'est le deuxième plus haut au monde (le Népal est deuxième derrière la Suisse). C'est trois secondes de chute libre avant que l'élastique ne ralentisse la descente... c'est long, très long!

Je n'ai jamais crié aussi intensément de toute ma vie! Cardiaques s'abstenir.



Le portrait des Népalais

2007-05-08T09:21:26.078-04:00

Dans le même ordre d'idées que j'ai fait le portrait des Cambodgiens et des Laotiens, voici celui des Népalais. Vous pourrez reconnaître les influences indiennes et tibétaines.

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)

(image) />



L'équipe

2007-06-18T10:07:29.939-04:00

Je vous présente en quelques photos les randonneurs de notre expédition. Nous sommes tous en voyage solo pour un bon bout de temps. Nous nous sommes rencontrés en chemin. Des atomes crochus nous unissent.

Je n'ai malheureusement pas de photos de Aviad, Bohaz et Chang.

Nikki (Nicolien) est Hollandaise et a 24 ans. Elle voyage depuis 4 mois.

(image)

Tobi (Tobias) est Allemand et a 23 ans. Il voyage (on-and-off) depuis 3 ans.

(image)

Kai est Australien et a 26 ans. Il voyage depuis un mois et demi et sera parti pour environ un an.

(image)

Esmé est Anglaise et a 27 ans. Elle voyage depuis trois mois et compte voyager pendant 6 mois.

(image)

Si j'ai besoin de me présenter, je me demande bien comment vous êtes arrivé sur cette page! Ça fait 8 mois que je voyage et je compte bien voyager pour 8 autres mois, incluant un bref retour au Québec.

(image)

Voici l'équipe réunie... du bien bon monde!

(image)



Le tour de l'Annapurna

2007-05-26T10:33:38.199-04:00

Le trek de l'Annapurna est reconnu comme l'un des plus beaux au monde. Les paysages sont époustouflants et font honneur à la réputation du massif. Il ne faut faire que quelques pas pour observer toute la splendeur de la nature himalayenne. Celle-ci est très diversifiée. Les paysages changent selon l'altitude. Au point de départ, au village de Besi Sahar (800 m), la végétation est luxuriante. En se dirigeant vers le point culminant de Thorung La à 5 416 m, les paysages changent drastiquement pour laisser la place à un désert de cailloux et de neige. Thorung La est connu comme étant le point de passage le plus élevé du monde. En général, pour dépasser cette altitude, il faut faire de l'alpinisme.Mon amour pour le Népal est instantané. La folie des montagnes s'empare de moi peu après mon arrivée à Katmandou. C'est la deuxième fois pendant mon voyage (la première étant St-Petersbourg) qu'une joie exaltante s'empare de moi parce que je suis dans un pays dont j'ai rêvé depuis si longtemps. Le charme de l'Himalaya est à son plus fort.Je fais l'achat de mon équipement en attendant Esmé, une Anglaise que j'ai rencontrée dans le bus de Vientiane (Laos) vers Bangkok (Thaïlande). Nous nous sommes donné rendez-vous à Katmandou puisque nous partageons le même projet de trek, celui de l'Annapurna. De plus, faire un trek seul est déconseillé, en cas de blessure, un compagnon peut être salutaire.On me dit qu'à Katmandou les Népalais sont comme les Indiens, c'est-à-dire in your face! Les phrases les plus entendues sont Hello my friend! What are you looking for? Come and have a look. Tell me your price. Good price for you, good price for me. Ça n'arrête pas. Ils en sont essoufflants. Ils ne sont pas agressifs, ils sont simplement collants. Tant qu'ils ne sont pas dans mes bobettes, ils ne me lâchent pas! Heureusement qu'ils font tout ça en restant sympatiques et en gardant le sourire, ça permet de virer tout ça en joke.Ça donne un cachet tout particulier à la ville. Du moins au quartier de Tamel. C'est le coin touristique de Katmandou. Tous les trekkers s'y rencontrent pour coordonner leur voyage avec des agences ou pour faire leurs achats avant le grand départ.Une fois Esmé arrivée à Katmandou, je mets fin à mes derniers préparatifs et on prend le bus vers Besi Sahar. On se fait accrocher à notre sortie du bus par un gérant d'hôtel douteux.En soirée, il propose (indirectement) à Esmé un plan du genre: Est-ce que tu m'épouserais pour 10 000$ pour que je puisse aller travailler en Angleterre? Certains voient l'argent comme une solution pour tout! Mais, Esmé n'est charmée ni par l'homme, ni par l'argent. Après la nuit dans l'établissement du douteux, on commence notre trek en direction du village de Ngadi. On fait à peine quelques pas dans la direction du parc de conservation de l'Annapurna que l'on reste surpris par la beauté du paysage. Et ce n'est que le début! Le Népal est devenu rapidement un de mes pays préférés, peut-être même celui que je préfère entre tous. Il faut être sur place pour admirer la nature et les montagnes et voir combien c'est grandiose.Les deux premiers jours, on est bouche bée devant cette beauté spectaculaire. On a l'impression de n'avoir jamais rien vu d'aussi beau. Il faut simplement contourner une montagne pour apercevoir un paysage qui dépasse en beauté le précédent! Les montagnes sont hautes et massives et on ne se doute pas de la distance qui nous sépare d'elles.La première fois q[...]



Le Nouvel An bouddhiste

2007-05-07T09:30:21.805-04:00

Après l'épopée en scooter, nous passons une semaine à Vientiane, la capitale du Laos. Nous retrouvons Marie-France et nous installons dans le quartier touristique (alias de backpackers). Vientiane doit être une des capitales les plus tranquilles du monde. La population de la ville est de 260 000 habitants et il y a un couvre-feu qui oblige les bars à fermer à 11h30. Seulement certains endroits restent ouverts jusqu'aux petites heures du matin, j'imagine que des pots-de-vin y sont pour quelque chose.Toutefois, nos premières journées sont marquées par la diarrhée, encore et toujours présente. En fait, c'est plus que ça. Becky, Katy et moi sommes victimes d'empoisonnement alimentaire. Rien de grave, on passe la journée (et même plus dans mon cas) alité. Pour ma part, je suis aussi déshydraté et j'ai une amygdalite qui refait surface (la deuxième depuis le début de mon voyage). Trois jours de repos et une visite chez un médecin laotien, qui parle français, me remettent sur pied.Mais en toute honnêteté, le peu de temps que j'ai eu pour moi, je l'ai passé sur Internet pour mettre mon blog à jour. Plusieurs d'entre vous ont noté mon retard. Ainsi, je ne vois pas grand-chose de Vientiane. Elle est "same, same, but different" que Phnom Penh.Cette dernière expression, on la voit et l'entend partout dans le Sud-Est asiatique. Elle est utilisée à toutes les sauces pour faire des comparaisons. "Which one is better?", "It's same, same, but different." C'est toujours drôle à entendre et ça comble beaucoup de trous pour ceux qui ont peu de vocabulaire en anglais.On poursuit vers Vang Vien pour les quatre jours suivants, après un trajet en bus avec Lao-Schumacher comme conducteur. Quel débile! Dans les courbes, on sentait le bus pencher sur les côtés. Mais, le mec est à la hauteur et il nous mène à bon port.Vang Vien c'est le paradis pour faire le party en plein après-midi. Il y a une rivière que l'on peut descendre sur une trip en buvant une bière. En plus, on s'arrête en chemin sur le bord de l'eau pour attraper une corde et jouer les Tarzan en tombant dans l'eau. Les plus hautes plates-formes nous permettent de prendre suffisamment d'élan et de nous laisser tomber de huit mètres de haut. Le divertissement est au rendez-vous.On en profite aussi pour faire une balade à vélo et visiter des grottes. Le paysage est enchanteur comme le reste du Laos rural.Le 13 avril, on prend la route de Luang Prabang. On a choisi cet endroit pour fêter le Nouvel An bouddhiste (a.k.a Water Festival, Bpee Mai en laotien). Se joignent à nous: Jocelyn (Québécois) que l'on a rencontré sur place et Graham (Californien), qui était dans notre mini-bus.La célébration commence lentement le 13 et se poursuit jusqu'au 16 inclusivement. La festival est simple, tout le monde s'asperge d'eau de la tête aux pieds. Pendant ces trois jours je prends une vingtaine de douches, si ce n'est pas plus.L'ambiance est à la fête, le plaisir est au rendez-vous et toutes les occasions sont bonnes pour arroser quelqu'un. Pas besoin de se connaître pour échanger un jet d'eau avec un pistolet du genre Supersoaker. Tout le monde est dans le coup et personne n'est épargné. Même la police, les moines et les personnes âgées y goûtent. Il n'y a pas beaucoup de monde pour faire la moue dans cette euphorie aquatique.Je passe les trois jours (14-15-16) dans cette fontaine urbaine. Même mon passeport que j'ai enveloppé dans un sac de plastique passe au bat. L[...]



The loop!

2007-05-07T09:34:08.169-04:00

Après le plateau Bolaven, je suis resté avec le goût de liberté que procure une balade en scooter. Ainsi, en compagnie de Becky et Katie (Canadienne), je me lance sur les routes poussiéreuses de la province de Khammouan. Marie-France restera derrière, retenue par la diarrhée et la déshydratation.Même si les sujets de merde sont rarement populaires, je dois faire une confession de voyageur: on parle souvent de diarrhée! La raison est simple, sans tomber malade à chaque fois, il est fréquent d'avoir des problèmes de tuyauterie. Alors, un peu comme on se demande au Québec "Comment va ton rhume?" eh bien, entres voyageurs c'est "Et puis ta diarrhée?".Mais bon, Marie-France n'est pas la seule à vivre les désagréments des tropiques, j'y ai moi-même goûté plus souvent que je ne l'aurais souhaité. Ça nous empêche pas d'apprécier pleinement notre expérience, exception faite des rares moments où on doit rester alité.Ainsi, sur une note plus intéressante, je pars faire la boucle qui s'étend sur 500 Km autour de la province de Khammouan, avec comme points de départ et d'arrivée la ville de Tha Khaek. Le point d'intérêt principal se situe au centre de la boucle. Il s'agit de la grotte Konglor.À peine quelques kilomètres parcourus à la sortie de Tha Khaek que le paysage s'annonce de toute beauté. Les montagnes saillantes s'élèvent majestueusement et donnent un relief impressionnant au paysage. On s'arrête à plusieurs reprises pour observer des chutes d'eau, des grottes ou les paysages panoramiques. Le spectacle est envoûtant et la conduite est libératrice.Katy a emmené sa tente et on fait du camping en chemin. On arrose notre première soirée de Lao-Lao (alcool de plus de 50%) et on danse comme des cons autour du feu en improvisant des chants. C'est cool d'être creux dans le bois et de pouvoir faire du bruit sans réserve!Le lendemain est plus pénible et on reprend notre chemin sur la route cahoteuse. Plus que jamais, on mord la poussière alors que des camions nous dépassent et soulèvent d'épais nuages de sable. Je prends le look d'un guerillero des Chiapas pour faire face à l'épreuve. J'ai un bandana qui me cache le nez et la bouche. Becky et Katie s'entourent la tête et le visage d'un foulard. On dirait des femmes du désert.La route sinueuse en montagne n'est pas de tout repos. Je change constamment de vitesse pour faire face aux pentes abruptes. Ayant le poids de Katie en plus du mien, le scooter travaille fort pour nous faire avancer. Il faut dire qu'il n'est pas conçu pour ce genre de route, un motocross relèverait mieux le défi.À notre quatrième journée nous arrivons finalement à la grotte. Le seul moyen d'y accéder est par bateau. En fait, on traverse la grotte qui s'étend sur 7 Km de long sous la montagne. La grotte est immense. Par endroits le plafond atteind plus de 30 m, voire 50 m. Les salles à l'intérieur sont gigantesques et inhabitées. Il n'y pas de signe de vie.On parcourt les entrailles terrestres pendant une bonne heure avant de sortir de l'autre côté dans une jungle luxuriante d'un vert intense. Je me sens privilégié de voir tant de splendeur sans être entouré de centaines de touristes. D'ailleurs, nous n'en avons croisé que quelques-uns. Nous apprendrons plus tard que nous avons manqué Marie-France de quelques minutes à cet endroit.En revenant de la grotte, la route est difficile et alors que je roule lentement, je perds le contrôle de mon motorbi[...]



Portrait d'un gros porc!

2007-04-08T11:02:54.064-04:00

(image)



Le visage des Laotiens

2007-04-17T04:15:07.994-04:00

Afin de mettre un visage sur un nom, voici quelques portraits de Laotiens.

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)



Des chutes en rafales

2007-04-08T04:42:38.370-04:00

Comme je l'ai mentionné à plusieurs reprises, les chutes d'eau au Laos sont nombreuses et superbes. Alors, voici quelques clichés seulement pour vos yeux...

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)

(image)