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Tout le bonheur du monde 2.0



Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.



Published: Mon, 18 Dec 2017 14:53:07 +0100

 



Pourquoi je vais bien ?

Tue, 12 Dec 2017 15:35:00 +0100

(image) Alors que plusieurs de mes amis font de réguliers allers-retours en soin psychiatrique, que les autres n'en souffrent pas moins et que l'ambiance autant numérique que mondiale tend (légèrement (image) ) vers la morosité totale et absolue, il me vient cette interrogation soudaine autant qu'apparemment farfelue : Pourquoi diable, moi, globalement, vais-je bien ?

C'est, il faut bien le reconnaitre, une question bien étrange. Surtout de la part de quelqu'un qui de manière plus ou moins fréquente sombre dans des abimes de dépressivité on ne peut plus brutale et bien réelle. Et pourtant.

Alors entendons-nous bien, je ne vais pas prétendre être épargné. il suffit de rappeler pour les non-habitués qui débarqueraient sur mon blog pour la première fois que mes parents ne sont plus, que j'ai failli perdre femme et fille, que j'ai subi les affres de l'administration aveugle et que d'une manière générale j'ai eu mon lot quotidien de toutes ces innombrables nuisances de toutes tailles et vicieusités diverses que les anciens balayent d'un haussement d'épaule en disant philosophiquement que "C'est la vie".

Mais force est de constater que je suis toujours là, que je n'ai jamais de ma vie subi la moindre analyse et que même au plus profond du trou il me suffit au pire de quelques jours pour revenir à un niveau socialement acceptable.

Alors quel est mon secret ? Voilà une véritable question que je me pose car en bon égocentrique mégalomaniaque j'ai besoin de trouver des solutions pour pouvoir ensuite les partager à mes amis et ainsi gagner leur adoration éternelle.

J'ai d'abord envisagé qu'il s'agissait du Fauve, cette construction romanesque que j'ai longuement évoquée sur ce blog, dans mes histoires, mes poèmes et même dans mes campagnes de jeux de rôles (C'est vous dire si le gars est fier de son concept (image) ). Et il faut bien admettre que c'est effectivement un bouc-émissaire attrayant.
Car le Fauve pousse ceux qu'il habite à regarder l'univers en face et lui rire à la gueule. D'un rire cynique, fou et totalement dangereux. Mais d'un rire quand même.

Ou bien peut-être faut-il regarder du coté de mon ego que j'alimente inlassablement, à tort ou à raison, depuis ma plus tendre enfance, reliquat d'une timidité si maladive qu'il m'était impossible de réellement vivre en société. Au point que simplement "faire un effort" ne suffisait pas, il me fallait aller au-delà et me convaincre, me persuader, me programmer à être non pas comme les autres, mais au dessus.
Parce qu'en étant supérieur mais timide, on obtient une moyenne qui passe à peu près pour être dans la norme.

Mais peut-être est-ce plutôt cet ancien leitmotiv qui dit que "s'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème" (et non l'inverse) et qui distille à mon cerveau une forme de je-m'en-foutisme bonhomme, d'acception philosophique, de zenitude profane, qui me permet d'affronter le monde sans me soucier des détails que sont la morale et la justice.

Peut-être est-ce totalement autre chose, peut-être est-ce tout cela en même temps. Mais je vais bien.

Alors choisis ton poison, et que la paix soit avec toi.




La "valeur" Travail

Fri, 01 Sep 2017 12:35:00 +0200

Connaissez-vous mot le plus utilisé par les politiques ? Oui, effectivement c'est sans doute "Migrants" (enfin... sans la majuscule ). Mais en deuxième position on trouve sans hésiter le mot "Travail". Et cette fois la majuscule est audible même à travers un poste de télévision. Le Travail, et surtout sa valeur, est au cœur des discours depuis... Et bien depuis avant ma naissance, ce qui commence à faire un certain temps maintenant ! Mais, c'est quoi la valeur travail au juste ? La valeur produite Dans un premier temps, on pourrait penser que la "valeur travail" c'est tout simplement la valeur que tu produis avec ton travail. Cela semble logique : Un travailleur travaille et ce faisant engendre une valeur ajoutée. En remerciement on lui fourni un salaire ce qui permet en retour au travailleur de se maintenir en conditions optimales pour continuer son travail, etc... bouclant ainsi la boucle. Si l'on suit cette définition, la valeur travail est mesurable simplement (le salaire) et on peut même trivialement en déterminer une limite basse (le moment où le salaire est trop faible pour permettre au travailleur de se maintenir en état de travailler) et une limite haute (le moment à partir duquel une augmentation de salaire n'apporte plus de valeur ajoutée au produit) Mais, et c'est là que le bât blesse, si le concept est mesurable et simplement calculable, le politique ne sert plus à rien. Autant que d'habitude me direz-vous. Certes. Mais il ne peut même pas faire semblant d'être utile alors que c'est bien là dessus qu'il gagne sa vie. Alors non, pour le bien de tous ces gens vivant aux crochets de ceux qui les élisent, ce n'est pas la définition retenue. La valeur représentée Car en fait il n'est pas question de la valeur produite par votre travail mais bien de la valeur que le travail a pour vous. La valeur Travail, c'est la valeur du concept de travail, ce qu'il apporte à votre vie. Ce que VOUS vous lui DEVEZ. Et c'est cette façon d'envisager le travail qui change tout et pourrit allègrement les modes de pensées politiques de tous les gouvernements successifs depuis... Longtemps là encore ! Tout part d'un mythe, un joli conte qui nous a bercé dès notre plus tendre enfance : L'être humain ne peut pas vivre sans travailler. Il s'agit d'un besoin vital sinon il dépérit. Sauf que c'est un mensonge éhonté ! Ou plutôt une semi-vérité. Car s'il est vrai que si notre cerveau supporte en moyenne très mal l'inaction, le travail n'est qu'un sous-ensemble des réponses possibles. Ce dont nous avons besoin ce n'est absolument pas d'un travail, mais d'une activité. Et 99% des lecteurs de ce billet pratique une MULTITUDE d'activités. En fait, il est même très probable que votre travail est l'une des activités les moins utiles à votre cerveau pratiquées dans la journée. Car c'est là le paradoxe, la valeur Travail tant vantée dans les discours, bien qu'impossible à mesurer objectivement, n'en reste pas moins plus faible que toutes les autres. (En comparaison par exemple à la valeur Famille qui n'est pourtant pas la panacée pour tout le monde, ou bien même l'imbécile valeur Patrie) Le Travail n'a pour ainsi dire presqu'AUCUNE valeur intrinsèque. Pire : Avec les progrès technologiques et la pression permanente de la compétitivité, cette valeur est même en diminution constante. La valeur restante Aujourd'hui nous sommes dans un cycle orienté vers le libéralisme : Le dernier stade pour dépouiller le travail du reliquat de valeur qu'il contient. En levant les derniers verrous, on augmente la pression de la compétitivité et on insuffle une priorité artificielle sur le travail. Et à la fin, il n'en restera rien. Ce ne serait pas bien grave, si seulement dans le même temps on réfléchissait à l'inévitable après... Mais pour ça, il faudrait réfléchir. Que la paix soit avec vous.[...]



Pourquoi devriez-vous utiliser un gestionnaire de mot de passe ?

Sun, 13 Aug 2017 15:39:00 +0200

Il est amusant de voir qu'à chaque fois que je m'intéresse à un sujet de sécurité, l'une des premières étapes est de faire le tri parmi l'océan de fausses croyances et vrais mensonges que se plaisent à propager les gens. Le sujet du jour ne fait pas exception puisqu'à n'en pas douter si vous posez la question autour de vous on vous dira que les gestionnaires de mot de passe, dans le fond, c'est pour les autres et que rien ne remplace ce bon vieux et inviolable cerveau. *insérez ici le rire de millions de hackers au loin dans la brume* La seule vraie question Lorsque l'on envisage d'utiliser un gestionnaire de mot de passe, il n'y a finalement que deux questions à se poser. La première : "est-ce une solution parfaitement sûre ?" La réponse est bien évidemment "non"... car la réponse est TOUJOURS "non". Si un jour vous pensez avoir trouvée une solution 100% sécurisée alors c'est que vous avez raté quelque chose. Il n'existe pas (et n'existera jamais), en pratique, de système parfait. Une fois passée la première question rhétorique, la seconde (et véritable) question est : "Cette solution est-elle meilleure que celle que j'utilise actuellement ?" Et pour les gestionnaires de mot de passe, la réponse est "oui", indubitablement. Prenons un exemple. Mettons que vous êtes inscrits à une quinzaine de site internet... J'en entends déjà lever un sourcil dans le fond et pourtant : banque, webmail(s), impôts, mutuelle, électricité, blog, forum, Twitter, Facebook, Spotify, Netflix, Amazon, Google, etc, etc, etc... Quand on fait vraiment le compte on s'aperçoit que le nombre d'identifiants que l'on utilise est bien plus élevé qu'on le croyait. Sur cette quinzaine donc, combien de mot de passe réutilisez-vous d'un site à l'autre ? Combien parmi les uniques font plus de 10 lettres ? plus de 20 lettres ? Plus de 30 ? Combien sont composés de prénom/nom/date/mot du dictionnaire ? Combien sont obtenus grâce à un algorithme "dont vous seuls avez le secret" mais qui permet trivialement à n'importe qui de déduire tous vos mots de passe à partir d'un seul ? Bref combien de vos mots de passe sont une liste unique et complètement aléatoire de 30+ caractères ASCII ? Aucun. Et pourtant il s'agit là des consignes pour un mot de passe idéal : unique, aléatoire et long. Vous n'appliquez pas ces consignes pour une raison simple : Ce genre de mot de passe est difficile à retenir. Vous optez pour des mots de passe à échelle humaine. Et donc trivialement accessible à la puissance de calcul phénoménale des machines actuelles. (Et ne parlons même pas de celle à venir vu la vitesse à laquelle cette puissance évolue chaque année) Le carnet chiffré Une fois que l'on a compris que nous n'avons le choix qu'entre mots de passe faibles mémorisables et mots de passe forts impossible à retenir il est temps de se tourner vers d'autres solutions sécurité. Par exemple un carnet papier. Oui, un carnet papier contenant 15 lignes de 100 caractères chacune sans queue ni tête est une MEILLEURE solution d'un point de vue sécurité que 15 mots de passe à base du prénom de votre amour secret plus ou moins identiques. Et une fois que l'idée, aussi absurde soit-elle de premier abord, a fait son chemin, on comprend que notre sécurité ne repose plus sur la complexité d'une quinzaine de mots de passe mais sur la protection d'un point unique : notre carnet. Voilà ce que vous offre un gestionnaire de mot de passe : la réduction d'un périmètre avec X points faibles à un périmètre avec une faiblesse unique, un carnet chiffré. Bonus non négligeable, cette faiblesse est entièrement sous votre contrôle. Certains gestionnaires de mots de passe stockent votre carnet localement, sur votre machine à vous. Vous avez donc toute latitude pour en assurer une très bonne protection. Car, dans l'absolu, il est beaucoup plus difficile d'accéder à votre machine personnelle qu'à un service Web dont la vocation est justemen[...]



Tutoriel : Cloisonner l'audio de son stream comme un pro !

Sat, 05 Aug 2017 15:41:00 +0200

Tandis que je m'initiais au monde merveilleux du streaming sur Twitch, j'ai rapidement été confronté à une difficulté majeure : Comment contrôler de manière précise le son de mes lives. En effet, par défaut, l'intégralité des sons émis par mon ordinateur est transmis en direct... Y compris tous les bruits parasites éventuels comme par exemple les notifications Facebook, Twitter, mails, etc... La première solution consiste bien évidemment à fermer toutes les autres fenêtres et ne conserver que ce que l'on stream d'ouvert. Mais c'est un peu trop facile ! (Et pas forcément la solution idéale puisqu'on peut avoir besoin des autres programmes pour mille et une raisons) Malgré de nombreuses recherches, je n'ai pas trouvé de solutions clairement expliquées sur le net. Alors voici donc un petit tutoriel détaillant (aussi simplement que possible) comment maitriser le son de ses lives comme un pro Les outils utilisés Avant toute chose, voici les pre-requis de mon setup : Windows (Je stream sur Windows 7, donc tout mon guide utilise des outils Windows. A savoir que l'équivalent est sans doute possible sous Linux, probablement avec les outils disponibles par défaut) OBS Studio (La méthode est sans doute adaptable à OBS Classic, voire à d'autres outils comme XSplit) Virtual Audio Cable (version full) Audio Router Oui il faut tout ça sous Windows, alors que la fonctionnalité devrait être de base. Je sais, c'est triste. Étape 1 : Virtual Audio Cable L'objectif étant d'isoler le son du stream de tout le reste, il faut d'abord créer un canal qui va contenir tout l'audio que l'on veut diffuser (pendant que les autres sons resteront sur le canal normal de Windows) Pour ce faire, on utilise le logiciel VAC qui sert justement à ça. Il suffit d'ouvrir le Control Panel de VAC, on vérifie tous les réglages et on appuye sur le bouton "Set" en haut à gauche. Vous obtenez alors quelque chose qui ressemble à l'image ci-dessous : (Pour mon setup j'ai créé 2 VAC au lieu d'1, pour avoir un canal audio "stream" et un canal audio "écran d'attente du stream" mais vous pouvez vous contentez d'un seul) A partir de ce moment, vous disposez désormais dans Windows d'une sortie audio appelée "Line 1" (et une "Line 2", "Line 3", ... selon le nombre que vous avez créé dans VAC) Étape 2 : OBS Studio Il est temps maintenant d'intégrer cette nouvelle sortie audio dans OBS Studio. Il suffit pour cela d'ajouter à votre scène une nouvelle source : Choisissez "Capture de l'audio SORTANT" et sélectionnez votre nouvelle "Line 1" dans le menu déroulant "Périphérique". Une fois votre nouvelle source ajoutée, il faut se rendre de la colonne mixage audio juste à coté et couper entièrement le son de "Audio du bureau". Rappelez-vous : L'objectif est de ne diffuser aucun bruit parasite mais uniquement ceux que l'on a choisi, donc OBS ne doit PAS streamer l'audio de votre bureau. Vous obtenez donc quelque chose qui ressemble à l'image suivante : Si comme moi vous avez défini plusieurs VAC c'est le moment de les assigner à vos différentes scènes. Par exemple, sur mon setup le "Line 1" va contenir tous les sons que j'envoie lorsque je suis sur la scène "Jeux" (en gros les bruits de mon jeu), et j'ai mis le "Line 2" comme source de la scène "Waiting Screen" sur lequel j'envoie de la musique d'attente issue de Spotify. Comme ça les 2 scènes sont bien cloisonnées : Si je suis sur la scène "Jeux" les spectateurs n'entendent QUE le jeu (et pas firefox, discord, spotify ou autre). Et lorsque je bascule sur la scène "Waiting Screen", les gens n'entendent QUE la musique Spotify (et pas le jeu ou firefox, discord, etc...) Étape 3 : Audio Router Maintenant que tous les paramétrages sont en place, il ne reste plus qu'à assigner chaque programme à tel ou tel canal. C'est ici qu'intervient Audio Routeur. Par défaut, tous les programmes diffusent sur la sortie audio "par défaut" de Wind[...]



Vos clés (physiques) ne sont pas en sécurité sur Internet

Wed, 05 Jul 2017 17:10:00 +0200

Comme vous le savez sans doute, je travaille dans (et suis passionné de) la sécurité informatique. Et du coup cela donne un prisme particulier à ma vision du monde, qui me permet souvent de voir le mal là où vous ne l'auriez pas soupçonné. Le dernier exemple en date m'ayant fait bondir, a été un tweet d'une personne se félicitant de l'acquisition d'une nouvelle maison et illustrant son propos d'une photo de ses clés. Le diable est dans le détail (et la haute définition) En quoi cela m'a-t-il fait bondir vous demandez-vous peut-être ? Et bien tout simplement que nous vivons une époque merveilleuse où la technologie nous inonde de ses bienfaits, avec très peu d'efforts de notre part. Prenons donc cette photo de clé (que je ne vous montre pas en vrai, il faut faire travailler votre imagination ). Dans un premier temps on constate qu'elle est de bonne qualité. Nous avons quasiment tous dans nos poches des smartphones qui, s'ils n'égalent peut-être pas le matériel professionnel, font tout de même office de très bon appareils photos. Notre clé est donc prise en très haute résolution, afin que la photo soit belle, claire et lisible. En zoomant, on voit d'ailleurs très bien tous les détails... ...Est-ce que du coup on ne pourrait pas en faire une copie ? Parce que, oui, quand on peut déterminer rien qu'en regardant l'image si la clé est neuve, ou bien s'il y a des petites rayures dessus, on peut aussi sans trop de problème identifier le motif des dents. La mort du petit commerce Une fois en possession de notre motif, il y avait plusieurs possibilités : Soit vous étiez bricoleur et vous faisiez un moule, puis un double. Soit vous étiez fainéant et direction votre échoppe cordonnerie/serrurerie la plus proche où, muni de votre plus beau visage innocent et de votre meilleur bagout, il ne vous restait plus qu'à convaincre le gentil monsieur de vous en faire une copie. Mais ça, c'était avant ! Là encore la technologie est passée et on trouve de nos jours, assez facilement, ces merveilleuses choses que sont les imprimantes 3D. A partir d'une photo, il suffit donc juste d'en faire une modèle 3D numérique et hop "yapluka" imprimer ! Quelques minutes plus tard vous voici l'heureux propriétaire d'une clé toute neuve. En plastique, mais fonctionnelle. Tu bluffes Martoni Arrivé à ce stade de la lecture vous vous dites peut-être que j'affabule et que tout ceci n'est qu'hypothèses engendrées par un cerveau malade et vicié par la paranoïa. Ce qui, certes, est une théorie pas complètement ridicule s'agissant de mon activité neuronale. Mais que nenni ! Non seulement c'est une scénario tout à fait réaliste mais, en plus, il s'est déjà produit ! En effet voici une image tirée d'un article du Washington Post de 2014. On y voit le porte-clé utilisé par les agents des douanes américaine pour ouvrir les valises des voyageurs. (Car si vous ne le saviez pas, toutes les valises relativement récentes ont un système de "bypass" qui permet de les ouvrir sans utiliser votre clé/code à vous.) La communauté des hackers s'est rapidement engouffré dans la brèche et, quelques jours plus tard, les plans 3D étaient disponibles sur Internet et tout le monde pouvait avoir son propre porte-clé. Et c'était il y a déjà 3 ans ! Le siècle dernier, à l'échelle d'Internet. Même pas peur ! Alors peut-être que vous vous dites : "Bon après tout ce n'est pas bien grave, il ne suffit pas d'avoir ma clé, encore faut-il avoir mon adresse !". Et vous n'avez pas tort ! Alors retournons à notre photo première et observons cette autre chose fabuleuse, dont les agences de sécurité et de renseignements raffole : Les métadonnées. Chaque image dispose de ce que l'on appelle les données EXIF. C'est une série d'informations qui, au départ, était utilisée par les logiciels de retouche d'image pour optimiser leur efficacité. On y trou[...]



Je ne demande rien

Fri, 19 May 2017 16:41:00 +0200

...

Le monde brille intensément, il m'ouvre les bras,
Tandis que je gazouille au milieu des miens.
Tout est nouveau, merveilleux, à chaque pas.
L'amour m'entoure et je ne demande rien.

Et voilà le temps fou de mes désaccords.
Tout est défi, l'émotion va puis vient.
Le monde, par tes yeux, est plus intense encore.
Avec toi, j'ai tout. Je ne demande rien.

Alors quand arrive finalement les lendemains,
Que le monde ne brille plus autant qu'avant,
Je pleure ceux qui sont partis, éternellement.
Mais car je suis ainsi... Je ne demande rien.




L'histoire drôle du malware WannaCry

Sat, 13 May 2017 09:19:00 +0200

Comme Twitter n'est parfois pas très pratique pour développer un sujet et que je trouvais l'histoire particulièrement amusante (même si d'un rire parfois grinçant), je me suis dit que j'allais vous faire une petite vulgarisation des aventures de WannaCry le vilain ransomware. (en français en plus, si vous êtes anglophobe) The Shadow Brokers A l'origine de tout cela, il y a le groupe de hackers "The Shadow Brokers" qui, depuis aout 2016, diffuse plus ou moins régulièrement de outils qui appartiendrait à la NSA. On ne sait pas vraiment si les outils viennent effectivement de là, mais les experts s'accordent à dire que c'est tout à fait probable. Par déduction, il est fort probable également que derrière "The Shadow Brokers" ont trouve la Russie et/ou des personnes infiltrées au sein de la NSA. Mais dans le fond peu importe pour la suite de notre histoire. Eternal Blue Parmi les différentes diffusions du groupe on trouve donc, le 14 avril 2017, plusieurs outils touchant notamment les systèmes Windows. L'un deux plus particulièrement s'appelle Eternal Blue. Microsoft, se sentant quand même un peu concerné, se met à étudier les outils et après de longues semaines de travail intensif, sort un patch correcteur le 14 mars 2017. (Oui, avant. Il semblerait que Microsoft ait disposé des leaks plus tôt que le grand public.) Le patch est efficace, sans conséquence négative sur le reste du système, bref propre. Il s'agit du patch MS17-010, disponible via Windows Update pour tout le monde, sauf bien sûr les Windows XP (puisqu'ils ne sont plus supportés depuis longtemps) La non-sécurité en entreprise L'histoire aurait pu s'arrêter là (et aurait été bien moins drôle) si seulement les entreprises dans le monde entier n'avaient depuis toujours le réflexe pavlovien de ne PAS mettre à jour leur système. La raison annoncée est toujours la même : Lorsqu'un outil marche, on ne veut en aucun cas prendre le risque de le casser... Et donc on ne l'entretient pas. Oui, c'est particulièrement idiot, et l'histoire a montré que les pannes dues à une non-mise à jour sont en fait bien plus fréquentes que les pannes liées à une mise à jour. (Je précise que je parle ici de mises à jour de sécurité, pas de mises à jour fonctionnelle) Nous voilà donc, depuis avril 2017, avec un outil très virulent librement disponible à tous sur Internet et en face un monde qui considère que la sécurisation de ses machines est au mieux accessoire, au pire une perte de temps. Donc sans surprise... L'attaque WannaCry ...Un ransomware apparait en mai 2017 (aka il y a quelques jours) appelé WannaCry. Le principe d'un ransomware, pour les plus néophytes d'entre vous, consiste à chiffrer l'intégralité des données présentes sur une machine (les rendant indisponibles) et d'afficher un message demandant une rançon pour restaurer les données. WannaCry se propage donc via mail ou réseau, en utilisant la faille Eternal Blue ! Comme depuis 2 MOIS, l'immense majorité des entreprises a préféré faire la sourde oreille face aux conseils des experts sécurité, l'attaque est massive. Selon les sources, on évoque entre 70000 et 150000 machines infectées dans une centaine de pays à travers le monde. L'ampleur place l'attaque comme l'une des plus virulentes de toute l'histoire des ransomwares. Des institutions importantes sont touchées. Notamment plusieurs hôpitaux aux royaumes-unis, un opérateur téléphonique en Espagne, la société FedEx, ... et beaucoup d'autres ! Accidental Hero Et tout à coup... l'infection s'est arrêtée. Toute seule. (enfin presque) Les ordinateurs touchés le sont toujours, mais la propagation s'est soudainement stoppée, épargnant le reste du monde. L'origine du miracle ? Un coup de chance totalement fortuit. Un employé de la société MalwareTech (société qui tient nota[...]



Notification

Thu, 04 May 2017 16:45:00 +0200

(image) Une nouvelle notification chasse la précédente sur l'un de mes écrans. Un tweet de France Info rapportant une information politique.
Et une autre notification. L'annonce d'un festival local cette fois.

Aussitôt chassée par une autre. Un ami artiste diffusant une photo esthétique de charcuterie.

A ma gauche, sur un autre écran, une carte indiquant en temps réel les trains entrant et sortant de la gare Montparnasse. Mise à jour. Le TER 862425 quitte à l'instant la gare pour Chartres. Il va croiser le double TGV 8730/8634 qui lui revient de Bretagne

Sur un autre écran, à ma droite cette fois, défile les playlists de mes amis. L'un d'eux écoute Santoré, un autre du Beatles, une autre Malicorne. Pour ma part, c'est The Servant.

Une nouvelle notification. Mes contacts infosec rappelle qu'avant les outils ce qu'il faut utiliser pour être à l'abri c'est surtout sa tête.

Devant moi, une fenêtre de texte vert sur fond noir car je suis plutôt un ancien et j'ai grandi dans ces codes sociaux désormais ringards. Au moins je n'ai jamais cédé à la faute de gout des têtes de mort qui tournent.

La musique change et passe sur une reprise de Beatles utilisée dans la bande originale de Kubo and the Two Strings.

Tout dans la fenêtre noire est immobile. Je ne suis pas Néo et ce n'est pas la Matrice. Seul clignote un trait horizantal, lui aussi reliquat cosmétique d'un autre temps. Un temps où ce clignotement avait un sens et servait a minima d'indicateur prouvant que le système était toujours vivant et opérationnel.

Une autre notification. Une femme enfermée aux états-unis pour avoir ri.

J'approche mes mains du clavier et les mots viennent. Ils se découpent sur le fond noir et défilent dans leur parure verte criarde. Ce ne sont pas des mots pour les hommes, ils ne parlent à aucun d'entre eux, dans aucun de leur langage. Ils s'adressent à la machine et on pourrait trop rapidement les prendre pour des ordres.

Une pause. Le TER 862425 traverse Montigny-le-Bretonneux. Quelqu'un écoute Goldfish. Un gif animé d'Ackbar. Le curseur passe à la ligne.

La machine pense.

Puis une liste apparait et défile à l'écran. Des prénoms, des dates de naissances, des 123456 et autres platitudes que les vivants tiennent pour important au point d'en faire des clés vers leur vie intime.

Quelques secondes plus tard, la liste est terminée. 97% de mes questions ont trouvé réponse.

La machine a accepté de me donner l'accès à plusieurs milliers de vies humaines.

Je pourrais d'un geste lui demander de m'ouvrir les portes de ces vies, d'entrer dans leur coeur, de me réveler leur secrets.

Mais pour quoi faire ? Tout le monde les connait déjà.




1800 !

Wed, 03 May 2017 10:09:00 +0200

(image) Aujourd'hui, figurez-vous que c'est l'anniversaire de mon blog ! Et oui, voilà donc désormais 12 ans que mon blog existe sur la Toile, ce qui en âge humain doit le placer quelque part entre Valéry Giscard d'Estaing et Jeanne Calment.

Et histoire de marquer cet age vénérable, ce billet s'avère être le 1800ième texte pensé, écrit et réalisé par son inséparable auteur. (Moi. Je précise parce que j'en vois deux trois qui ne suivent pas au fond (image) )

Cela fait donc 1800 fois que je m'adresse à toi lecteur de passage ou fidèle de la première heure. Et mine de rien cela fait un paquet de mots, d'autant plus que j'ai toujours eu une fâcheuse tendance à la logorrhée.

J'espère que dans le tas, certains vous ont plu comme moi j'ai eu du plaisir à tous les extraire de mon cerveau torturé.

Ce qui est sûr c'est que même après tout ce temps, je n'ai jamais trahi mon orientation de départ : N'en avoir aucune !

Dans ces 1800 billets, il y a de la politique, du sexe, de la poésie, de la religion, du cynisme, du n'importe quoi, de la musique, de l'humour, des coups de gueule, du néant intersidéral, du cryptique ardu, du dessin, de la philosophie,... Et j'en oublie sûrement. Une absence totale de cohérence dans les sujets dont je ne suis pas peu fier ! (image)

12 ans, c'est une éternité et j'ai hâte de pouvoir la fêter avec vous lors du désormais traditionnel "Khaos XXth" (donc "Khaos 12th" cette année. Si, si, je t'ai vu t'étais encore en train de ne plus suivre). C'est toujours un plaisir de partager un moment avec vous mes lecteurs.

Même si c'est également l'occasion de prendre un sacré coup de vieux quand, lors de ces rencontres, une lectrice t'informe qu'elle était "toute jeune" quand elle a commencé à te lire. (image)
Parce que oui, si tu as moins de 30 ans cette année, tu étais mineur quand j'ai débuté cette grande aventure ! (Alors que moi j'avais déjà fini mes études d'ingénieur)

Et si tu es nouveau en ces lieux, j'espère que tu trouveras dans cette masse informe mais chatoyante de textes de quoi repaitre ta soif du moment, quelle qu'elle soit. (image)

En attendant, bon anniversaire mon vieux blog et que la paix soit avec vous !




Mes critères de choix pour la présidentielle 2017

Tue, 18 Apr 2017 23:41:00 +0200

D'ordinaire sur mon blog à l'approche des élections présidentielles, je me fends d'une analyse sur les prospectus de chacun des candidats. Cette année j'ai décidé de faire un peu différemment. D'abord parce que je n'ai toujours pas reçu les prospectus en question et aussi parce que cette année les élections sont particulièrment incertaines et chaque analyse compte. Si mon billet peut aider des gens perdus alors j'aurais eu raison de l'écrire. Or donc pour cette fois, je ne vais pas vous dire pour qui je vais voter mais je vais vous donner les critères sur lesquels reposent mon choix. J'espère que cela vous aidera dans votre réflexion personnelle et je rappelle que j'ai également écrit un mode d'emploi du bulletin de vote pour que la différence vote/abstention/blanc soit bien claire dans votre tête. Pas de xénophobe Commençons par le critère le plus évident pour moi : Il est hors de question que ma voix aillent à un(e) candidat(e) prônant l'intolérance, le racisme ou la xénophobie. C'est la base et je suis toujours aussi abasourdi de voir qu'en 2017 ce pays n'a pas encore dépassé cette attitude de gamin frustré stupide. De gens meurent à cause de cette connerie et on continue de brandir la menace du migrant qui nous vole... Qui nous vole quoi d'ailleurs au juste ? Oui parce que c'est amusant mais je n'ai pas rencontré une seule personne dont le job ou les allocs ont personnellement été volé par un migrant. Peut-être que c'est comme dans mes lives Styx : Le vol est tellement parfaitement exécuté que personne ne se rend compte de la disparition. (Sauf les politiques, car chacun sait qu'il n'y a pas plus perspicace qu'un politique) Bref, cela fait plusieurs siècles que la xénophobie c'est de la merde. Il est grand temps d'arrêter. Le critère européen Alors là, sur la question européenne, je suis catastrophé du niveau de débat. Un rappel s'impose manifestement. (Pas de panique je vais vous faire la version simplifiée) L'union européenne c'est quoi ? C'est une instance, regroupant plusieurs pays et constituée en gros de deux éléments : D'une part des représentants de chaque gouvernement (Présidents et ministres) et d'autres parts de gens élus indépendamment par les citoyens européens. Tout ce petit monde a pour mission d'harmoniser et de faire avancer ensemble une presque trentaine de pays aux passés extrêmement variés. Et donc, à entendre beaucoup trop de candidats, l'union européenne est coupable de plein de mauvaises choses comme notamment son obsession pour la normalisation de la taille des melons. (Que comme tout un chacun j'aime à savoir voluptueux et libéré, bien évidemment.) Mais, mais, mais... Arrêtons-nous un petit instant pour réfléchir, puisqu’apparemment votre candidat(e) préféré(e) ne l'a peut-être pas fait lui(elle)-même. Il y aurait donc une administration. Composée de gens élus indirectement (par vous). Et d'autres gens élus directement (par vous). Qui produit des lois qui ne vous plaisent pas... Alors peut-être, je ne sais pas, auriez-vous dû vous intéresser aux élections de ces gens là ? ... Mais si, rappelez-vous ! C'était en 2014 ! Vous savez cette élection où CINQUANTE-SEPT POURCENT n'a pas souhaité participer. Et où le reste a élu un assortiment de FN et UMP. (Les Français élisent 10% des parlementaires européens, ce n'est pas rien) Et vous êtes surpris qu'ils fassent de la merde ? Vraiment ? Bref, avant de remettre toute l'organisation européenne en cause, il faudrait peut-être arrêter d'y envoyer la crème de nos incapables. Vous confondez avec l'Eurovision. La menace terroriste La sécurité est un thème récurrent pour certains candidats, et plutôt qu'un long discours j'ai décidé d'aller voir les chiffres de 2016 : Nombre [...]



Un pied dans le cloud

Mon, 10 Apr 2017 10:44:00 +0200

Vous l'aurez peut-être remarqué (ou pas) : la plateforme chaosklub.com évolue relativement peu en dehors des classiques mises à jour de sécurité. Même mon blog, sur lequel je porte encore plus d'attention, n'a pas connu de refonte majeure ces dernières années (La dernière modification importante date de 2015, avec l'arrivé du thème pour appareil mobile) C'est le problème quand on est proche de la perfection ! Néanmoins, vous le savez, je suis très attaché à toutes les astuces me permettant d'avoir un blog plus rapide et il y en avait une que je n'avais pas encore eu l'occasion de mettre en place : L'activation d'un CDN. CDN Kézako Un CDN, c'est un réseau de machines, éparpillées à travers le monde, dont la fonction principale est de réduire la distance entre les utilisateurs et le site web qu'il consulte. Je m'explique : Actuellement mon blog est physiquement hébergé par des machines situés à Grenoble (Et oui !), donc votre ordinateur va se connecter à travers plusieurs machines jusqu'à Grenoble et cela prend un temps plus ou moins long suivant le parcours choisi. Avec un CDN, au lieu d'aller jusqu'à Grenoble (et donc d'interroger véritablement mon blog), vous allez consulter une copie (qu'on appelle un cache) de mon blog sur une machine appartenant à ce CDN situé le plus près possible de vous. Si vous êtes à Grenoble, et bien ça ne changera pas grand chose. Mais si vous êtes aux U.S. par exemple, vous n'aurez pas besoin d'attendre que l'information traverse l'atlantique pour s'afficher sur votre écran. Mais au final pourquoi ? J'ai passé l'ensemble des sites que j'héberge sous Cloudflare qui est donc un CDN, mais voyons dans le détail pourquoi : C'est gratuit (et sans pub) : Oui c'est tout con, mais vu que mes finances ne sont pas éternellement extensibles ça fait toujours du bien de ne pas taper dans le porte-monnaie. (Je rappelle à tous ceux qui réalisent soudain que toute cette plateforme me coute de l'argent qu'il y a des liens tout en bas de mon blog pour m'aider financièrement si vous le souhaitez) Le gain de vitesse : En soit mon blog n'ayant pas une audience internationale, on pourrait croire que l'apport d'un CDN est minime. Mais en fait non, car il résout un vieux problème lié à mon hébergement. En effet, j'utilise ce qu'on appelle un hébergement mutualisé qui, s'il est certes moins cher, est aussi un poil moins performant. La conséquence c'est que, quelque soit mes optimisations par ailleurs, il y a toujours eu une certaine latence d'en moyenne 0,5s sur l'affichage de mon blog. C'est un délai entièrement lié à l'infrastructure qu'aucune modification dans mon code ne lèvera jamais. Le CDN, en "exportant" mon blog vers des machines beaucoup plus conséquentes, permet de réduire enfin ce délai. La disponibilité : Même si toute la plateforme chaosklub.com a un très bon taux de disponibilité, il arrive parfois qu'il y ait des interventions ou des pannes matérielles. Durant les 5-10 minutes de panne, vous êtes alors perdus et pleurez toutes les larmes de votre corps l'absence de votre blog préféré et vénéré (Comment ça non ?! ). Grâce au fonctionnement distribué d'un CDN, vous aurez toujours accès à mon blog même durant les pannes. Cloudflare vous affichant la dernière copie en date dont il dispose. La "sécurité" : Celle-là je la mets entre guillemet puisque l'essentiel de la sécurisation de mon blog est ailleurs (dans le code). Néanmoins pour les amoureux du chiffrement parmi vous, il est désormais possible d'accéder à mon blog (et à tous les sites de la plateforme chaosklub.com) en https. Ce n'est pas un fonctionnement imposé, mais il est là si vous le souhaitez. Là encore c'est une chose que je n'étais pas en mesure de fair[...]



Le dilemme du hérisson

Sun, 02 Apr 2017 23:49:00 +0200

(image) Une main sur le clavier, l'autre sur la souris. Le regard dans le vague. Au delà des écrans qui me font face, parcourant les filaments numériques et invisibles de cette toile qui nous lie. Qui part de moi jusqu'à vous, en passant par tous les autres.

Quand je ferme les yeux, j'imagine une immense pièce. Une réception, une salle de bal, pourquoi pas une boite de nuit ou un concert.

Je vous vois tous là, dans un immense bain de foule dont je connaitrais chacune des gouttes. L'enfant luttant pour son innocence, l'à peine vieillard déjà si fatigué, les chercheurs de bonheur, de paix, d'amour, de sens. Mélangés en d'infinies trajectoires, s'éloignant, se rapprochant, se croisant, s'ignorant.

Et dans cette marée humaine une convergence sur laquelle je me tiens. En suis-je le créateur ou bien un simple agent de l'entropie, peu importe. C'est là que je me tiens et que j'aime me tenir.

Je regarde le monde, je regarde les gens. Je savoure leur vies qui occupent le même espace-temps que la mienne, qui peuplent mon incurable solitude.
Je n'ai pas besoin de les altérer pour exister, mais j'ai besoin qu'elles existent pour être qui je suis.

Je vous regarde car vos vies font la mienne. Parce que vous êtes le contre-point nécessaire à mon isolement. Parce que mon équilibre, par essence précaire, ne peut exister autrement.

Alors je rouvre les yeux et ne reste que la lueur blafarde des écrans au milieu de la nuit.

Je me réjouis du silence car le bruit m'irrite, je me réjouis de l'absence car la sociabilisation m'épuise, je me réjouis de la solitude car l'empathie est une souffrance, je me réjouis de la distance car le physique peut trahir.

Et pourtant je me rêve dans cette immense pièce car vous me manquez.

Vous me manquez tellement.

Que la paix soit avec vous.




La dernière nuit

Tue, 14 Feb 2017 00:07:00 +0100

Georges contemplait le ciel. En tous cas c'est dans cette direction que se portait son regard même si, il faut bien le reconnaitre, il n'y avait guère matière à voir. Principalement parce qu'il faisait nuit. Une nuit profonde et intense que n'agrémentait aucune lune ni aucune étoile. Et c'est bien cette absence sur laquelle Georges portait son regard. Comme toutes les silhouettes autour de lui, soulignées par la lueur blafarde de l'éclairage urbain. Une volée de cloches au loin, oubliée, sonna l'angélus sans que quiconque autour de Georges ne lui accorda la moindre seconde d'attention. De toute façon, tout ceux pour qui cela avait encore de l'importance étaient très probablement déjà sur place. A genoux, qui pleurant, qui priant, qui levant les yeux vers une idole silencieuse. La nuit, que ne venait troubler aucun soleil malgré l'heure, ne fournissait guère plus de réponses à tous les êtres fragiles tournés vers elle. La soudaine disparition de la lumière des lampadaires électriques, programmés pour s'éteindre à l'heure dite, provoqua un léger frémissement de la foule. Mais guère plus : Les pleurs et les lamentations ayant déjà pleinement eu le temps de s'écouler abondamment et de s'assécher. Le point d'orgue avait eu lieu quelques minutes avant à peine, lorsque le dernier point lumineux dans le ciel, la dernière étoile, s'était finalement éteint comme tous les autres. A cet instant là, oui, l'humanité rassemblée autour de Georges avait hurlé, pleuré, voire même maudit pour certains. Mais alors que le moment était passé, que l'univers avait soufflé sa toute dernière bougie, aucune des créatures qu'il avait abandonné derrière lui ne s'était encore résignée à tourner la tête. Tous continuait de regarder la fin, l'esprit essayant en vain de se rattacher à un espoir absurde. Surprise ! Caméra cachée ! Vous venez de vous faire piéger ! Georges chassa cette pensée. Contre toute attente, la fin était bel et bien arrivé. Malgré de longues années passées à ne pas y croire, à prendre consciencieusement soin de l'ignorer. Après tout, un arbre fait-il vraiment du bruit en tombant s'il n'y a personne pour l'entendre ? Alors, l'un après l'autre, tous les arbres, toutes les étoiles, étaient tombées. En silence et dans le déni, mais elles étaient tombées quand même. Dans la tête de Georges, le sentiment de gâchis ou de culpabilité avait depuis longtemps laissé place à la résignation. Il s'assit sur le banc à coté de lui. Les panneaux derrière lui étaient illisibles dans l'obscurité. L'arrêt de bus tout entier n'était qu'une source supplémentaire d'obscurité. Il s'était installé là pour voir le "spectacle", sans véritable raison. Il avait toujours aimé les bus mais ici, dans cette ville qui n'était pas la sienne, cet arrêt là en particulier n'avait aucune signification particulière. Finalement il s'autorisa à baisser les yeux, pour enfouir son visage au creux de ses mains. Abri dérisoire de sa propre chair face à l'immensité d'un univers désormais stérile. Ce geste n'aura du lui apporter que plus de ténèbres encore, mais c'est alors que Georges prit conscience d'une lueur se glissant à travers ses doigts. Quelque chose brillait faiblement au delà. Georges ôta ses mains et regarda autour de lui. Allongé sur le banc, à ses cotés, se dessinait la silhouette d'un homme. Vêtu d'un manteau épais et abimé, ainsi que d'un bonnet et d'une barbe du même tonneau, l'homme avait tout l'air d'un clochard ayant investi l'abri de bus pour y passer quelques nuits, dans une illusoire protection contre le froid. Mais les contours de l'homme semblait comme flous et, surtout, une faible[...]



Sur le fil

Fri, 10 Feb 2017 09:59:00 +0100

(image) J'essaye souvent de l'oublier mais le chaos en moi n'est jamais vraiment loin. Cela n'est surement pas un mystère pour ceux qui lisent un tant soit peu ce que j'écris et qui prennent également la peine de lire entre les lignes.

Mon blog est une biographie chiffrée à ciel ouvert de beaucoup de choses, et soyons honnêtes, dont la clé de décodage n'a rien de sorcier pour qui tente l'exercice.

Et s'il est un thème qui revient sans cesse c'est cette oscillation systématique entre ces serpents qui sifflent sur ma tête.

Allitération mise à part, revoilà donc ce moment si effrayant et délicieux où je me sens tel un acrobate sur un fil, un promeneur au bord de la falaise, un chat quantique dans sa boite.

Effrayant car à cet endroit précis, rien n'a vraiment de sens. Le bien et le mal sont de vastes plaisanteries, l'univers un simple tourbillon aveugle, les évènements du monde extérieur une ridicule toile de fond .

Délicieux car c'est aussi là, que paradoxalement, je me sens réellement vivant. Que si cruelle et cynique soit la vie elle vaut à mes yeux la peine d'être vécue.

L'ordre et le chaos, l'exil et le bain de foule, l'amour et la haine. J'avance inlassablement à la recherche de ce point où toutes les boussoles s’affolent et tournent éternellement sans se fixer.

Si j'avais ce genre de talent je vous dessinerai ce que je ressens, sans doute à base de ponts d'Escher, d'abysses vertigineuse et d'apocalypses incompréhensibles. Mais je suis plus tourné vers les mots, alors j'égrène les phrases sans queue ni tête, les métaphores obscures et les textes... tout aussi incompréhensibles.

Mais comment expliquer autrement que ce qui détruit les gens et les poussent à envisager la fin est pour moi un quotidien qui ne m'encourage qu'à vivre encore plus.

Revoilà donc le moment où je pleure, je ris, j'ai peur, je rugis. Dans la même journée, voire dans la même minute.

Merci à toi pour ça, et pour tout le reste.

Que la paix soit avec vous, moi je ne saurais qu'en faire.




Bonjour Toi

Mon, 23 Jan 2017 16:29:00 +0100

Peut-être à cause d'une soudaine fatigue, peut-être à cause d'un trop plein d'émotions à transmettre, ou peut-être pour tant de milliers d'autres raisons que j'ai depuis longtemps cesser de chercher dans mon esprit torturé, me voilà devant mon clavier pour t'écrire à nouveau un petit quelque chose. Oui : "à nouveau". Car tu sais, même si tu ne sais pas encore lire, je t'ai écris très souvent. En fait je me souviens t'avoir écrit avant même que tu ne sois là. C'était il y a longtemps. Mais je te voyais déjà. C'est amusant. A tellement me voir comme un grand et puissant Mage, je me rends compte que finalement j'avais peut-être un peu raison. Mais ne va pas le répéter, ça va encore flatter mon ego qui n'a pas besoin de ça ! D'ailleurs je me demande si je ne t'ai pas déjà raconté cette histoire. Je suis un peu vieux et fou mais, même avant, ma mémoire n'a jamais été très bonne je dois bien l'avouer. Bah, qu'importe ! Tu n'as connu aucune autre ère que celle du numérique et tu pourras facilement chercher dans tout mon fatras de textes pour voir si tout ceci n'est qu'un énième radotage ou non. Moi là tout de suite, j'avais envie d'évoquer ce poème à nouveau. Cette petite fée. Ma petite fée. Je ne crois pas t'avoir jamais véritablement appelé comme ça. Nous nous sommes mutuellement affublés de bien d'autres surnoms plus amusant, mais tu as toujours été ma petite fée. Ce petit être dont l'image est éternellement gravée dans mon cœur. Mais je m'égare, du moins autant qu'il est possible dans le nuage épars et sans but de mes pensées. Ce dont je voulais te parler ce n'est pas tant du passé que du présent. Je pleure beaucoup. Oh j'ai toujours beaucoup pleuré, tu le sais bien. Le moindre passage de dessin-animé un peu tristounet au cinéma et voilà mes yeux inondés. Je ne suis pas de ces hommes qui pensent que les larmes sont le privilège des autres. Et si, peut-être, je l'avais été durant ma lointaine jeunesse, j'ai depuis eu mon lot de cicatrices prêtes à se rouvrir à la moindre occasion. Mais ça aussi j'ai du déjà largement radoter dessus à travers mes textes. Par ici, ou par là. Entre les lignes ou non. Je pleure beaucoup. Mais pas seulement au cinéma. Je n'ai jamais été dupe sur le monde. Il m'a toujours semblé une farandole délirante sans queue ni tête. Rempli à parts égales d'idiots et d'imbéciles, au sens étymologique autant que moderne. Mais tant qu'il ne s'agissait que de moi, et bien ma foi je laissais les vents du chaos et du hasard jouer avec mon destin. J'ai toujours su voir et naviguer dans ces lignes de forces, ces courants incertains. Après tout, je ne me suis pas surnommé Khaos pour rien ! Maintenant que tu es là, c'est différent. Je ne suis très certainement pas le seul, je me doute bien. Mais cette angoisse profondément ancrée en moi, cette peur panique qu'un jour je ne sois plus à ta hauteur, est une émotion d'une puissance incroyable. Ne te méprends pas : J'en assume parfaitement le prix. Pas une seule de mes larmes n'a le temps de toucher le sol avant d'être immédiatement absorbée par l'immense flot continu de ton amour. J'ai juste peur. Peur de ne pas parvenir à te faire traverser ce monde fou qui déraille un peu plus chaque jour. Peur de ne pas savoir te transmettre ce qu'il faut, t'apprendre à éviter ce qu'il ne faut pas. Peur de ne pas être là le jour où il faudra l'être. Je sais que, quoi qu'il arrive, mes écrits me survivront. Mais seront-ils suffisant ? Alors me voilà. A nouveau en train de radoter sur ce bon vieux blog que tu ne peux pas encore lire. Et que tu ne liras peut-être jamais d'ailleur[...]



Parlons d'identité

Sun, 01 Jan 2017 19:14:00 +0100

En cette encore toute jeune année, il est un concept que je soupçonne pertinent d'aborder car, allez savoir pourquoi, mon petit doigt me dit qu'il sera largement traîné dans la boue dans les mois à venir. (Une intuition... ) Ce concept est celui d'identité et, pour être honnête, il est déjà largement mis à mal. Chacun voulant y faire entrer au chausse-pied des choses étranges et des biais militants stériles. Archétypes et stéréotypes Il faut avouer que c'est un peu de notre faute en tant que société. L'identité c'est bien beau mais complexe, donc pas optimum dans la transmission de savoir. On a préféré utiliser le biais cognitif de l'archétype, plus bourrin mais à la performance indéniable. C'est pourquoi le protagoniste d'un film est un héros, ou un antihéros, ou tout autre individu mono-dimensionnel qui n'aspire qu'à un seul et unique but, du spectacle de danse au sauvetage de l'univers. Parce que la narration d'un archétype est plus directe, plus puissante. Le message porte et se transmet mieux. Mais à trop vulgariser l'identité, on en a subit les ravages : Notre cerveau utilise ce biais à l'excès, par facilité. On n'est plus capable de voir les autres qu'à travers le prisme de leur archétype, ou plutôt de leur stéréotype. L'identité des autres n'a plus aucune profondeur car c'est ainsi que l'on a été conditionné à voir le monde. Alors s'en suit logiquement que la question "Qui suis-je ?" sort de son cadre de simple jeu d'esprit rhétorique de philosophes. Elle devient une question fondamentale, voire insurmontable, assaillant de plein fouet des générations entières. Sortons les patates Alors posons-la cette question. Qui suis-je ? A tendre l'oreille, la première réponse que la société propose est l'appartenance aux communautés. C'est la théorie des patates, ou des ensembles si vous préférez. Sur une grand feuille on trace des ronds plus ou moins ronds. Et on sort les étiquettes : Ça c'est les hommes, ça c'est les femmes, ça c'est les blonds, ça c'est les français, ça c'est les gauchers, ça c'est les L, les G, les B, les T, etc... Bien sûr, on n'est pas bête et on se rend rapidement compte que ce n'est pas suffisant. Je suis un homme ET un gaucher. Alors les 2 patates, là, il faut qu'elles se croisent. Et moi je me mets dans la zone de recouvrement. Ah et j'ai des lunettes aussi... hop nouvelles patates croisées... Et sous nos yeux ébahis apparaît alors un diagramme de Venn. Et comme tout ceci porte un nom savant, on se dit qu'indubitablement le but semble atteint. La voilà notre identité : Le croisement de toutes nos étiquettes. Perdu Sauf que non. Oui, vous êtes gaucher... Mais vous ne ressemblez à aucun autre gaucher. Oui, vous êtes asexuel.... Mais votre mentalité est unique. Et même "les blonds votant à gauche", correspondant à 2 de vos patates tout de même, n'ont rien à voir avec vous. Quand on y réfléchit bien, vous n'êtes ni "des" handicapés, ni même "un" handicapé. Vous êtes vous. Quel que soit les labels qui vous tournent autour, "vous" est la seule et unique étiquette qui vous définit vraiment. Mais alors... Votre identité, elle est où ? Ne jetez pas vos patates tout de suite, elle n'est pas si loin. Reprenons notre grande feuille avec ses ronds plus ou moins ronds. Et au lieu de vouloir modéliser votre identité comme un point au milieu d'ensembles qui se recoupent, faites-en plusieurs, des points. Je suis une femme... un point dans l'ensemble femme. Je suis noir... un autre point, dans l'ensemble noir. Et un autre point, et un autre encore... Vous voilà avec des patates et un[...]



Boîte à musique

Sat, 24 Dec 2016 01:01:00 +0100

(image) Cette boîte. Je la regarde posée, là, devant moi.
Je l'appréhende mais elle ne m'effraie pas.

Je n'ai peur que de l'inconnu et il n'y a rien ici que je n'ai déjà affronté mille et une fois.
En autant de nuits de torture immobile. En autant de vies de tourment silencieux.

Mais l'appréhension reste. Comme avant chacun de nos gestes désespérés. Comme devant chacun de nos choix impossibles.

Un sourire et la voilà ouverte. Et de cette boîte s'échappe lentement la douce mélodie.
Elle emplit le temps et l'espace. S'étire paresseusement pour devenir l'Univers. Car sa partition supplante toutes les autres.

Elle m'entoure, m'enveloppe, me cerne, m'englobe, me noie.

Et là, tout autour de moi commence à résonner de cent façons.

Certaines n'ont jamais vraiment compter et d'autres se heurtent à mon esprit ancien.
Mais il en vient toujours une pour s'insinuer, franchir ces murailles qui ne sont au fond qu'un amoncellement de fissures.
Et elle sera suivi d'une autre... Et une autre encore... En un doux, mélodieux, et implacable ressac.

Alors dans un déchirement inévitable, l'âme sera libérée. À nouveau.

Et lorsque la musique aura cessé, il faudra du temps pour me rendre aveugle une nouvelle fois. Me rendre suffisamment apathique pour survivre à ce monde.

Mais d'ici là, je ne pourrais plus rien faire d'autre que vous aimer.

Que la paix soit avec vous




La science, c'est de la merde !

Wed, 21 Sep 2016 09:30:00 +0200

La défiance de l'humanité envers la science ne date pas d'hier mais quand je vois, au 21ième, les ravages que causent le refus d'accepter la vérité scientifique, sur fond d'un argumentaire étrange et fortement subjectif, je me dis qu'il y a quand même des claques qui se perdent. Alors paf, je suis grognon. Et quand je suis grognon, j'écris un billet. Au grand bonheur de mes lecteurs ! La science, c'est quoi ? Posons tout de suite les bases de la discussion (oui, je sais : de mon long monologue verbeux) en rappelant ce qu'est, de manière objective, la science. Ce qu'on appelle Science est un ensemble d'outils et de méthodologies servant à établir des vérités. C'est important de bien le souligner : Le but de la science c'est la recherche de la vérité, et rien que la vérité. On distingue plusieurs grandes familles : Les sciences dites "pures" : Ce sont les sciences qui, par construction, ne peuvent rien dire d'autres que des vérités. Tout est validé du début à la fin, avec un taux d'erreur obligatoire de 0%. Aucune des méthodes retenues dans ce type de science n'autorise le moindre aléa. Soit elle dit une vérité, soit elle ne dit rien. (En gros, dans cette famille on place les mathématiques et ses sous-branches) Les sciences dites "expérimentales" : La famille qui est globalement la plus connue et la plus intuitivement accessible. On observe le réel, on émet un théorie puis on tente de prouver la théorie. Ce sont des sciences qui sont par essence itérative : La vérité n'apparait jamais du premier coup, il faut affiner sans cesse à l'aide d'une panoplie importante de méthodes de confirmation et de preuve. Les sciences dites "humaines" : Cette famille est, sur le papier, identique à la précédente. Toutefois il y a une différence majeure : Elle inclut de l'humain. Le socle principale de ces sciences repose donc sur l'idée que le comportement humain est rationnel, ou du moins rationnalisable. Cela rend ce groupe de science très ambigu car même si les méthodologies sont tout à fait rigoureuses, le postulat de départ est sujet à débat. Les pseudo-sciences : Dernière famille et non des moindres, on place là dedans toute une série de choses qui se présentent comme des sciences mais n'en sont pas vraiment. Non pas parce que leur sujet est inférieur ou quoi que ce soit de ce genre, mais parce qu'elles n'emploient aucune méthode rigoureuse de confirmation/preuve. Peu importe leur efficacité réelle ou imaginée, elles n'établissent pas de vérité au sens rigoureux du terme. La science, c'est trop compliqué ! Ces définitions posées, pourquoi diantre, y a-t-il autant de monde de nos jours à réfuter la vérité scientifique ? Et bien d'abord et avant tout parce qu'ils ne la comprennent pas. Cela peut sembler un argument de facilité mais c'est néanmoins la cause majeure des mouvements de défiance actuelles. Et il n'y a rien de surprenant à cela : La science C'EST compliqué. Car ce qui est importe ce n'est pas le résultat obtenu (qui est généralement assez simple à comprendre, sinon à accepter) mais le chemin parcourut pour y parvenir. Sauf que le chemin, la méthode, on ne vous en parle jamais. Aucun média ne va vous expliquer tous le processus. D'abord parce que c'est beaucoup trop long, ensuite parce que les journalistes non plus ne comprennent pas forcément. Et pourtant c'est bien la méthode qui permet de trier entre les différentes familles que j'ai indiqué au début. Et qui permet donc d'évaluer le dégré de vérité de l'information. "Cette vérité a été produi[...]



Pourquoi les hommes ne sont pas tous des violeurs ?

Fri, 12 Aug 2016 13:30:00 +0200

Il est des questions qui traversent mon esprit tordu de manière incongrue mais néanmoins insistante. Des questions dont je peine à trouver une réponse (satisfaisante ou non) sur la Toile pourtant prolixe en informations de toutes sortes. Il est aussi des questions qui amènent invariablement des réactions épidermiques voire trollesques de la part d'être humains qui, profondément ancrés dans leur guerre de position, n'ont même pas pris le temps de vraiment en lire l'intitulé. Je gage que le titre de ce billet est l'une de ces questions mais j'espère que mon lectorat aura l'amabilité d'aller au delà de ce travers. Or donc, voilà en effet une interrogation qui m'est apparue en lisant un argumentaire féministe explicitant le fameux "slogan" (si on peut appeler ça comme ça. Une phrase volontairement choc dirons-nous) : Les hommes sont tous des violeurs potentiels. Comme beaucoup d'homme face à cette phrase, ma première réaction a été de la remettre en cause. En effet, ma propre existence et ma connaissance de mon moi intérieur, me permet d'affirmer que je suis une exception à cette règle. Et donc, logiquement parlant, cette phrase est fausse. Et pourtant j'accepte pleinement les prémisses sur lesquels s'appuient cette déclaration. Car, oui, nous vivons dans une société patriarcale, où l'homme dispose d'avantages par sa simple nature d'homme. Oui également, il existe une culture du viol, une sorte d'angle mort de la société qui permet, voire encourage, une domination physique de l'homme sur la femme. Les récents exemples de propos et d'attitudes immondes de pharmaciens concernant les différentes pilules contraceptives n'en étant qu'une preuve de plus. La quasi-totalité des femmes sera confrontée à de la violence sexiste, verbale ou physique, au cours de sa vie. Ce qui laisse à penser qu'une immense majorité de la population masculine en sera l'auteur. (Le chiffre exact m'est inconnu. Autant que je puisse en juger, il n'existe pas de statistiques pour définir quelle est la part de la population masculine ayant commis des violences sexistes, verbales ou physiques, au cours de sa vie. Nous n'avons de statistiques que sur les victimes.) Mais si notre société forme, volontairement ou non, autant de harceleurs et de violeurs, pourquoi ne sommes-nous (les hommes) pas TOUS des violeurs ? Je ne suis pas un violeur, c'est un fait. Et je peux m'engager, pour les connaître extrêmement bien, sur une bonne dizaine de personnes absolument incapable de ce genre de chose. (Pas les "on l'aurait jamais cru" du voisin qui veut passer à la télévision, mais une véritable connaissance de la psyché des personnes) Bien évidemment tout système à ses écarts, mais si notre société est à ce point patriarcale (ce dont je suis tout à fait persuadé) pourquoi y a-t-il autant d'exceptions ? Reste donc ce questionnement : Pourquoi ? Quelle est la force opposée qui réduit, voire neutralise, la culture du viol ? Je ne sais pas. Oui, je fais parti de ces gens qui n'ont pas honte d'avouer leur ignorance contrairement à notre bonne vieille et stupide classe politique (Je sais, cette phrase est totalement gratuite, mais ils font tous tellement de conneries par jour que je n'ai pas pu m'en empêcher). Je peux juste dire ce que cette force n'est pas : Elle n'est pas la conséquence des combats féministes. Du moins pas le féminisme "moderne" car les hommes mentalement sains que je connais sont bien trop vieux pour avoir été influencé par ces luttes récentes. Ce n'est pas non plus une quest[...]



Communauté et militantisme

Sat, 02 Jul 2016 07:22:00 +0200

Lorsque je me promène sur les réseaux sociaux, surtout ces dernières années, je vois un nombre incalculable de minorités en lutte. D'une part pour lutter contre les injustices qu'elles subissent et d'autres part pour affirmer leur existence et ainsi éviter qu'on les ignore. N'étant pas membre de ces communautés je suis peu légitime pour approuver ou critiquer leur méthode, parce que je suis très souvent perçu comme faisant parti de "l'autre camp", celui qui domine. Préliminaires Alors plutôt que de parler de "ce que je ne connais pas", je vais vous raconter la petite histoire d'une communauté que je connais car elle fut la mienne. Et en quelque sorte elle l'est toujours, même si vous allez voir par la suite pourquoi je précise "en quelque sorte". Bien sûr, je vous arrête tout de suite : L'oppression qu'a subi (et subi parfois encore) cette communauté n'a aucune commune mesure avec les grandes luttes qu'on croise en 2016. S'il y a bel et bien eu des morts et des tortures autant physiques que psychologiques, il s'agit fort heureusement de cas très isolés. Il en reste encore des traces mais soyons clairs dès le départ : Oui, pas d'inquiétude, votre lutte est bien plus grave et importante que celle dont je vais vous parler. (Inutile donc de me balancer des commentaires haineux en hurlant que mon billet est ridicule face aux vrais problèmes de ce monde. Ce n'est de toute façon pas son but.) Or donc, il y a fort longtemps vivaient tout un tas de marginaux. On les appelait geeks, nerds, et autres noms d'oiseaux. Car oui, à l'époque, ce n'était pas du tout flatteur. Les geeks Tous ces gens pratiquaient un mode de vie différent. Ils étaient rêveurs ou surdoués, souvent les deux, mais surtout presque toujours inadaptés socialement ce qui en faisaient la risée des autres enfants. Les geeks pratiquaient des activités de loisirs particulières, clivantes par rapport au reste de la société : Ils s'intéressaient aux comics, aux mangas, aux ordinateurs, etc... Presque toujours des choses qui étaient plutôt mal vu par les autres enfants, les parents, les médias, ... bref par tout le monde. Comme le terme était un peu large, des communautés spécifiques se sont créées autour de chacune des activités. Les geeks découvraient la joie de partager entre gens qui se comprennent et pouvaient enfin échanger ensemble. Les communautés se renforçaient et permettaient de développer chaque loisir de manière importante. On n'était plus "un geek", mais un fan de comics, ou un fan de manga, ou un fan d'informatique, ou un rôliste, ... Oui parce qu'on prenait l'étiquette de sa communauté, c'était plus simple. Chaque loisir avait des besoins et connaissances spécifiques, du coup en se définissant plus précisément que juste "geek", on pouvait partager plus facilement avec ceux qui avaient les mêmes centre d’intérêt. Les fans de comics et les fan de mangas ne parlaient pas du tout de la même chose. Pas le même univers, pas le même historique, pas les mêmes techniques. Zoomons un peu. Au milieu de tout ça, il y avait une variété de geeks qui se passionnait de jeux de rôle. Les rôlistes donc. Les rôlistes et leur Némésis Ils pratiquaient une forme avancée de ce que tous les enfants font lorsqu'ils sont petits : jouer à faire semblant. Cette pratique, comme toutes les autres pratiques de geeks, était donc très mal vue par la société. Au départ, avant tout parce que c'était considéré comme juvénile et pas du tout digne de futurs ad[...]