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Tout le bonheur du monde 2.0



Le blog de Khaos Farbauti Ibn Oblivion. Une vision du monde cynique et poétique.



Published: Tue, 27 Jun 2017 07:34:52 +0200

 



Je ne demande rien

Fri, 19 May 2017 16:41:00 +0200

...

Le monde brille intensément, il m'ouvre les bras,
Tandis que je gazouille au milieu des miens.
Tout est nouveau, merveilleux, à chaque pas.
L'amour m'entoure et je ne demande rien.

Et voilà le temps fou de mes désaccords.
Tout est défi, l'émotion va puis vient.
Le monde, par tes yeux, est plus intense encore.
Avec toi, j'ai tout. Je ne demande rien.

Alors quand arrive finalement les lendemains,
Que le monde ne brille plus autant qu'avant,
Je pleure ceux qui sont partis, éternellement.
Mais car je suis ainsi... Je ne demande rien.




L'histoire drôle du malware WannaCry

Sat, 13 May 2017 09:19:00 +0200

Comme Twitter n'est parfois pas très pratique pour développer un sujet et que je trouvais l'histoire particulièrement amusante (même si d'un rire parfois grinçant), je me suis dit que j'allais vous faire une petite vulgarisation des aventures de WannaCry le vilain ransomware. (en français en plus, si vous êtes anglophobe) The Shadow Brokers A l'origine de tout cela, il y a le groupe de hackers "The Shadow Brokers" qui, depuis aout 2016, diffuse plus ou moins régulièrement de outils qui appartiendrait à la NSA. On ne sait pas vraiment si les outils viennent effectivement de là, mais les experts s'accordent à dire que c'est tout à fait probable. Par déduction, il est fort probable également que derrière "The Shadow Brokers" ont trouve la Russie et/ou des personnes infiltrées au sein de la NSA. Mais dans le fond peu importe pour la suite de notre histoire. Eternal Blue Parmi les différentes diffusions du groupe on trouve donc, le 14 avril 2017, plusieurs outils touchant notamment les systèmes Windows. L'un deux plus particulièrement s'appelle Eternal Blue. Microsoft, se sentant quand même un peu concerné, se met à étudier les outils et après de longues semaines de travail intensif, sort un patch correcteur le 14 mars 2017. (Oui, avant. Il semblerait que Microsoft ait disposé des leaks plus tôt que le grand public.) Le patch est efficace, sans conséquence négative sur le reste du système, bref propre. Il s'agit du patch MS17-010, disponible via Windows Update pour tout le monde, sauf bien sûr les Windows XP (puisqu'ils ne sont plus supportés depuis longtemps) La non-sécurité en entreprise L'histoire aurait pu s'arrêter là (et aurait été bien moins drôle) si seulement les entreprises dans le monde entier n'avaient depuis toujours le réflexe pavlovien de ne PAS mettre à jour leur système. La raison annoncée est toujours la même : Lorsqu'un outil marche, on ne veut en aucun cas prendre le risque de le casser... Et donc on ne l'entretient pas. Oui, c'est particulièrement idiot, et l'histoire a montré que les pannes dues à une non-mise à jour sont en fait bien plus fréquentes que les pannes liées à une mise à jour. (Je précise que je parle ici de mises à jour de sécurité, pas de mises à jour fonctionnelle) Nous voilà donc, depuis avril 2017, avec un outil très virulent librement disponible à tous sur Internet et en face un monde qui considère que la sécurisation de ses machines est au mieux accessoire, au pire une perte de temps. Donc sans surprise... L'attaque WannaCry ...Un ransomware apparait en mai 2017 (aka il y a quelques jours) appelé WannaCry. Le principe d'un ransomware, pour les plus néophytes d'entre vous, consiste à chiffrer l'intégralité des données présentes sur une machine (les rendant indisponibles) et d'afficher un message demandant une rançon pour restaurer les données. WannaCry se propage donc via mail ou réseau, en utilisant la faille Eternal Blue ! Comme depuis 2 MOIS, l'immense majorité des entreprises a préféré faire la sourde oreille face aux conseils des experts sécurité, l'attaque est massive. Selon les sources, on évoque entre 70000 et 150000 machines infectées dans une centaine de pays à travers le monde. L'ampleur place l'attaque comme l'une des plus virulentes de toute l'histoire des ransomwares. Des institutions importantes sont touchées. Notamment plusieurs hôpitaux aux royaumes-unis, un opérateur téléphonique en Espagne, la société FedEx, ... et beaucoup d'autres ! Accidental Hero Et tout à coup... l'infection s'est arrêtée. Toute seule. (enfin presque) Les ordinateurs touchés le sont toujours, mais la propagation s'est soudainement stoppée, épargnant le reste du monde. L'origine du miracle ? Un coup de chance totalement fortuit. Un employé de la société MalwareTech (société qui tient notamment un blog sur la sécurité informatique) enregistre, dans le cadre de son travail, un nom de domaine "au pif" (une chaine de caract[...]



Notification

Thu, 04 May 2017 16:45:00 +0200

(image) Une nouvelle notification chasse la précédente sur l'un de mes écrans. Un tweet de France Info rapportant une information politique.
Et une autre notification. L'annonce d'un festival local cette fois.

Aussitôt chassée par une autre. Un ami artiste diffusant une photo esthétique de charcuterie.

A ma gauche, sur un autre écran, une carte indiquant en temps réel les trains entrant et sortant de la gare Montparnasse. Mise à jour. Le TER 862425 quitte à l'instant la gare pour Chartres. Il va croiser le double TGV 8730/8634 qui lui revient de Bretagne

Sur un autre écran, à ma droite cette fois, défile les playlists de mes amis. L'un d'eux écoute Santoré, un autre du Beatles, une autre Malicorne. Pour ma part, c'est The Servant.

Une nouvelle notification. Mes contacts infosec rappelle qu'avant les outils ce qu'il faut utiliser pour être à l'abri c'est surtout sa tête.

Devant moi, une fenêtre de texte vert sur fond noir car je suis plutôt un ancien et j'ai grandi dans ces codes sociaux désormais ringards. Au moins je n'ai jamais cédé à la faute de gout des têtes de mort qui tournent.

La musique change et passe sur une reprise de Beatles utilisée dans la bande originale de Kubo and the Two Strings.

Tout dans la fenêtre noire est immobile. Je ne suis pas Néo et ce n'est pas la Matrice. Seul clignote un trait horizantal, lui aussi reliquat cosmétique d'un autre temps. Un temps où ce clignotement avait un sens et servait a minima d'indicateur prouvant que le système était toujours vivant et opérationnel.

Une autre notification. Une femme enfermée aux états-unis pour avoir ri.

J'approche mes mains du clavier et les mots viennent. Ils se découpent sur le fond noir et défilent dans leur parure verte criarde. Ce ne sont pas des mots pour les hommes, ils ne parlent à aucun d'entre eux, dans aucun de leur langage. Ils s'adressent à la machine et on pourrait trop rapidement les prendre pour des ordres.

Une pause. Le TER 862425 traverse Montigny-le-Bretonneux. Quelqu'un écoute Goldfish. Un gif animé d'Ackbar. Le curseur passe à la ligne.

La machine pense.

Puis une liste apparait et défile à l'écran. Des prénoms, des dates de naissances, des 123456 et autres platitudes que les vivants tiennent pour important au point d'en faire des clés vers leur vie intime.

Quelques secondes plus tard, la liste est terminée. 97% de mes questions ont trouvé réponse.

La machine a accepté de me donner l'accès à plusieurs milliers de vies humaines.

Je pourrais d'un geste lui demander de m'ouvrir les portes de ces vies, d'entrer dans leur coeur, de me réveler leur secrets.

Mais pour quoi faire ? Tout le monde les connait déjà.




1800 !

Wed, 03 May 2017 10:09:00 +0200

(image) Aujourd'hui, figurez-vous que c'est l'anniversaire de mon blog ! Et oui, voilà donc désormais 12 ans que mon blog existe sur la Toile, ce qui en âge humain doit le placer quelque part entre Valéry Giscard d'Estaing et Jeanne Calment.

Et histoire de marquer cet age vénérable, ce billet s'avère être le 1800ième texte pensé, écrit et réalisé par son inséparable auteur. (Moi. Je précise parce que j'en vois deux trois qui ne suivent pas au fond (image) )

Cela fait donc 1800 fois que je m'adresse à toi lecteur de passage ou fidèle de la première heure. Et mine de rien cela fait un paquet de mots, d'autant plus que j'ai toujours eu une fâcheuse tendance à la logorrhée.

J'espère que dans le tas, certains vous ont plu comme moi j'ai eu du plaisir à tous les extraire de mon cerveau torturé.

Ce qui est sûr c'est que même après tout ce temps, je n'ai jamais trahi mon orientation de départ : N'en avoir aucune !

Dans ces 1800 billets, il y a de la politique, du sexe, de la poésie, de la religion, du cynisme, du n'importe quoi, de la musique, de l'humour, des coups de gueule, du néant intersidéral, du cryptique ardu, du dessin, de la philosophie,... Et j'en oublie sûrement. Une absence totale de cohérence dans les sujets dont je ne suis pas peu fier ! (image)

12 ans, c'est une éternité et j'ai hâte de pouvoir la fêter avec vous lors du désormais traditionnel "Khaos XXth" (donc "Khaos 12th" cette année. Si, si, je t'ai vu t'étais encore en train de ne plus suivre). C'est toujours un plaisir de partager un moment avec vous mes lecteurs.

Même si c'est également l'occasion de prendre un sacré coup de vieux quand, lors de ces rencontres, une lectrice t'informe qu'elle était "toute jeune" quand elle a commencé à te lire. (image)
Parce que oui, si tu as moins de 30 ans cette année, tu étais mineur quand j'ai débuté cette grande aventure ! (Alors que moi j'avais déjà fini mes études d'ingénieur)

Et si tu es nouveau en ces lieux, j'espère que tu trouveras dans cette masse informe mais chatoyante de textes de quoi repaitre ta soif du moment, quelle qu'elle soit. (image)

En attendant, bon anniversaire mon vieux blog et que la paix soit avec vous !




Mes critères de choix pour la présidentielle 2017

Tue, 18 Apr 2017 23:41:00 +0200

D'ordinaire sur mon blog à l'approche des élections présidentielles, je me fends d'une analyse sur les prospectus de chacun des candidats. Cette année j'ai décidé de faire un peu différemment. D'abord parce que je n'ai toujours pas reçu les prospectus en question et aussi parce que cette année les élections sont particulièrment incertaines et chaque analyse compte. Si mon billet peut aider des gens perdus alors j'aurais eu raison de l'écrire. Or donc pour cette fois, je ne vais pas vous dire pour qui je vais voter mais je vais vous donner les critères sur lesquels reposent mon choix. J'espère que cela vous aidera dans votre réflexion personnelle et je rappelle que j'ai également écrit un mode d'emploi du bulletin de vote pour que la différence vote/abstention/blanc soit bien claire dans votre tête. Pas de xénophobe Commençons par le critère le plus évident pour moi : Il est hors de question que ma voix aillent à un(e) candidat(e) prônant l'intolérance, le racisme ou la xénophobie. C'est la base et je suis toujours aussi abasourdi de voir qu'en 2017 ce pays n'a pas encore dépassé cette attitude de gamin frustré stupide. De gens meurent à cause de cette connerie et on continue de brandir la menace du migrant qui nous vole... Qui nous vole quoi d'ailleurs au juste ? Oui parce que c'est amusant mais je n'ai pas rencontré une seule personne dont le job ou les allocs ont personnellement été volé par un migrant. Peut-être que c'est comme dans mes lives Styx : Le vol est tellement parfaitement exécuté que personne ne se rend compte de la disparition. (Sauf les politiques, car chacun sait qu'il n'y a pas plus perspicace qu'un politique) Bref, cela fait plusieurs siècles que la xénophobie c'est de la merde. Il est grand temps d'arrêter. Le critère européen Alors là, sur la question européenne, je suis catastrophé du niveau de débat. Un rappel s'impose manifestement. (Pas de panique je vais vous faire la version simplifiée) L'union européenne c'est quoi ? C'est une instance, regroupant plusieurs pays et constituée en gros de deux éléments : D'une part des représentants de chaque gouvernement (Présidents et ministres) et d'autres parts de gens élus indépendamment par les citoyens européens. Tout ce petit monde a pour mission d'harmoniser et de faire avancer ensemble une presque trentaine de pays aux passés extrêmement variés. Et donc, à entendre beaucoup trop de candidats, l'union européenne est coupable de plein de mauvaises choses comme notamment son obsession pour la normalisation de la taille des melons. (Que comme tout un chacun j'aime à savoir voluptueux et libéré, bien évidemment.) Mais, mais, mais... Arrêtons-nous un petit instant pour réfléchir, puisqu’apparemment votre candidat(e) préféré(e) ne l'a peut-être pas fait lui(elle)-même. Il y aurait donc une administration. Composée de gens élus indirectement (par vous). Et d'autres gens élus directement (par vous). Qui produit des lois qui ne vous plaisent pas... Alors peut-être, je ne sais pas, auriez-vous dû vous intéresser aux élections de ces gens là ? ... Mais si, rappelez-vous ! C'était en 2014 ! Vous savez cette élection où CINQUANTE-SEPT POURCENT n'a pas souhaité participer. Et où le reste a élu un assortiment de FN et UMP. (Les Français élisent 10% des parlementaires européens, ce n'est pas rien) Et vous êtes surpris qu'ils fassent de la merde ? Vraiment ? Bref, avant de remettre toute l'organisation européenne en cause, il faudrait peut-être arrêter d'y envoyer la crème de nos incapables. Vous confondez avec l'Eurovision. La menace terroriste La sécurité est un thème récurrent pour certains candidats, et plutôt qu'un long discours j'ai décidé d'aller voir les chiffres de 2016 : Nombre de blessés dans des attentats terroristes = 437 Nombre de morts dans des attentats terroristes = 89 Nombre de blessés dans des acciden[...]



Un pied dans le cloud

Mon, 10 Apr 2017 10:44:00 +0200

Vous l'aurez peut-être remarqué (ou pas) : la plateforme chaosklub.com évolue relativement peu en dehors des classiques mises à jour de sécurité. Même mon blog, sur lequel je porte encore plus d'attention, n'a pas connu de refonte majeure ces dernières années (La dernière modification importante date de 2015, avec l'arrivé du thème pour appareil mobile) C'est le problème quand on est proche de la perfection ! Néanmoins, vous le savez, je suis très attaché à toutes les astuces me permettant d'avoir un blog plus rapide et il y en avait une que je n'avais pas encore eu l'occasion de mettre en place : L'activation d'un CDN. CDN Kézako Un CDN, c'est un réseau de machines, éparpillées à travers le monde, dont la fonction principale est de réduire la distance entre les utilisateurs et le site web qu'il consulte. Je m'explique : Actuellement mon blog est physiquement hébergé par des machines situés à Grenoble (Et oui !), donc votre ordinateur va se connecter à travers plusieurs machines jusqu'à Grenoble et cela prend un temps plus ou moins long suivant le parcours choisi. Avec un CDN, au lieu d'aller jusqu'à Grenoble (et donc d'interroger véritablement mon blog), vous allez consulter une copie (qu'on appelle un cache) de mon blog sur une machine appartenant à ce CDN situé le plus près possible de vous. Si vous êtes à Grenoble, et bien ça ne changera pas grand chose. Mais si vous êtes aux U.S. par exemple, vous n'aurez pas besoin d'attendre que l'information traverse l'atlantique pour s'afficher sur votre écran. Mais au final pourquoi ? J'ai passé l'ensemble des sites que j'héberge sous Cloudflare qui est donc un CDN, mais voyons dans le détail pourquoi : C'est gratuit (et sans pub) : Oui c'est tout con, mais vu que mes finances ne sont pas éternellement extensibles ça fait toujours du bien de ne pas taper dans le porte-monnaie. (Je rappelle à tous ceux qui réalisent soudain que toute cette plateforme me coute de l'argent qu'il y a des liens tout en bas de mon blog pour m'aider financièrement si vous le souhaitez) Le gain de vitesse : En soit mon blog n'ayant pas une audience internationale, on pourrait croire que l'apport d'un CDN est minime. Mais en fait non, car il résout un vieux problème lié à mon hébergement. En effet, j'utilise ce qu'on appelle un hébergement mutualisé qui, s'il est certes moins cher, est aussi un poil moins performant. La conséquence c'est que, quelque soit mes optimisations par ailleurs, il y a toujours eu une certaine latence d'en moyenne 0,5s sur l'affichage de mon blog. C'est un délai entièrement lié à l'infrastructure qu'aucune modification dans mon code ne lèvera jamais. Le CDN, en "exportant" mon blog vers des machines beaucoup plus conséquentes, permet de réduire enfin ce délai. La disponibilité : Même si toute la plateforme chaosklub.com a un très bon taux de disponibilité, il arrive parfois qu'il y ait des interventions ou des pannes matérielles. Durant les 5-10 minutes de panne, vous êtes alors perdus et pleurez toutes les larmes de votre corps l'absence de votre blog préféré et vénéré (Comment ça non ?! ). Grâce au fonctionnement distribué d'un CDN, vous aurez toujours accès à mon blog même durant les pannes. Cloudflare vous affichant la dernière copie en date dont il dispose. La "sécurité" : Celle-là je la mets entre guillemet puisque l'essentiel de la sécurisation de mon blog est ailleurs (dans le code). Néanmoins pour les amoureux du chiffrement parmi vous, il est désormais possible d'accéder à mon blog (et à tous les sites de la plateforme chaosklub.com) en https. Ce n'est pas un fonctionnement imposé, mais il est là si vous le souhaitez. Là encore c'est une chose que je n'étais pas en mesure de faire avant, à cause du coté mutualisé de ma formule d'hébergement. Voilà ! J'espère que vous apprécierez autant que moi cette amé[...]



Le dilemme du hérisson

Sun, 02 Apr 2017 23:49:00 +0200

(image) Une main sur le clavier, l'autre sur la souris. Le regard dans le vague. Au delà des écrans qui me font face, parcourant les filaments numériques et invisibles de cette toile qui nous lie. Qui part de moi jusqu'à vous, en passant par tous les autres.

Quand je ferme les yeux, j'imagine une immense pièce. Une réception, une salle de bal, pourquoi pas une boite de nuit ou un concert.

Je vous vois tous là, dans un immense bain de foule dont je connaitrais chacune des gouttes. L'enfant luttant pour son innocence, l'à peine vieillard déjà si fatigué, les chercheurs de bonheur, de paix, d'amour, de sens. Mélangés en d'infinies trajectoires, s'éloignant, se rapprochant, se croisant, s'ignorant.

Et dans cette marée humaine une convergence sur laquelle je me tiens. En suis-je le créateur ou bien un simple agent de l'entropie, peu importe. C'est là que je me tiens et que j'aime me tenir.

Je regarde le monde, je regarde les gens. Je savoure leur vies qui occupent le même espace-temps que la mienne, qui peuplent mon incurable solitude.
Je n'ai pas besoin de les altérer pour exister, mais j'ai besoin qu'elles existent pour être qui je suis.

Je vous regarde car vos vies font la mienne. Parce que vous êtes le contre-point nécessaire à mon isolement. Parce que mon équilibre, par essence précaire, ne peut exister autrement.

Alors je rouvre les yeux et ne reste que la lueur blafarde des écrans au milieu de la nuit.

Je me réjouis du silence car le bruit m'irrite, je me réjouis de l'absence car la sociabilisation m'épuise, je me réjouis de la solitude car l'empathie est une souffrance, je me réjouis de la distance car le physique peut trahir.

Et pourtant je me rêve dans cette immense pièce car vous me manquez.

Vous me manquez tellement.

Que la paix soit avec vous.




La dernière nuit

Tue, 14 Feb 2017 00:07:00 +0100

Georges contemplait le ciel. En tous cas c'est dans cette direction que se portait son regard même si, il faut bien le reconnaitre, il n'y avait guère matière à voir. Principalement parce qu'il faisait nuit. Une nuit profonde et intense que n'agrémentait aucune lune ni aucune étoile. Et c'est bien cette absence sur laquelle Georges portait son regard. Comme toutes les silhouettes autour de lui, soulignées par la lueur blafarde de l'éclairage urbain. Une volée de cloches au loin, oubliée, sonna l'angélus sans que quiconque autour de Georges ne lui accorda la moindre seconde d'attention. De toute façon, tout ceux pour qui cela avait encore de l'importance étaient très probablement déjà sur place. A genoux, qui pleurant, qui priant, qui levant les yeux vers une idole silencieuse. La nuit, que ne venait troubler aucun soleil malgré l'heure, ne fournissait guère plus de réponses à tous les êtres fragiles tournés vers elle. La soudaine disparition de la lumière des lampadaires électriques, programmés pour s'éteindre à l'heure dite, provoqua un léger frémissement de la foule. Mais guère plus : Les pleurs et les lamentations ayant déjà pleinement eu le temps de s'écouler abondamment et de s'assécher. Le point d'orgue avait eu lieu quelques minutes avant à peine, lorsque le dernier point lumineux dans le ciel, la dernière étoile, s'était finalement éteint comme tous les autres. A cet instant là, oui, l'humanité rassemblée autour de Georges avait hurlé, pleuré, voire même maudit pour certains. Mais alors que le moment était passé, que l'univers avait soufflé sa toute dernière bougie, aucune des créatures qu'il avait abandonné derrière lui ne s'était encore résignée à tourner la tête. Tous continuait de regarder la fin, l'esprit essayant en vain de se rattacher à un espoir absurde. Surprise ! Caméra cachée ! Vous venez de vous faire piéger ! Georges chassa cette pensée. Contre toute attente, la fin était bel et bien arrivé. Malgré de longues années passées à ne pas y croire, à prendre consciencieusement soin de l'ignorer. Après tout, un arbre fait-il vraiment du bruit en tombant s'il n'y a personne pour l'entendre ? Alors, l'un après l'autre, tous les arbres, toutes les étoiles, étaient tombées. En silence et dans le déni, mais elles étaient tombées quand même. Dans la tête de Georges, le sentiment de gâchis ou de culpabilité avait depuis longtemps laissé place à la résignation. Il s'assit sur le banc à coté de lui. Les panneaux derrière lui étaient illisibles dans l'obscurité. L'arrêt de bus tout entier n'était qu'une source supplémentaire d'obscurité. Il s'était installé là pour voir le "spectacle", sans véritable raison. Il avait toujours aimé les bus mais ici, dans cette ville qui n'était pas la sienne, cet arrêt là en particulier n'avait aucune signification particulière. Finalement il s'autorisa à baisser les yeux, pour enfouir son visage au creux de ses mains. Abri dérisoire de sa propre chair face à l'immensité d'un univers désormais stérile. Ce geste n'aura du lui apporter que plus de ténèbres encore, mais c'est alors que Georges prit conscience d'une lueur se glissant à travers ses doigts. Quelque chose brillait faiblement au delà. Georges ôta ses mains et regarda autour de lui. Allongé sur le banc, à ses cotés, se dessinait la silhouette d'un homme. Vêtu d'un manteau épais et abimé, ainsi que d'un bonnet et d'une barbe du même tonneau, l'homme avait tout l'air d'un clochard ayant investi l'abri de bus pour y passer quelques nuits, dans une illusoire protection contre le froid. Mais les contours de l'homme semblait comme flous et, surtout, une faible lumière émanait de son corps. Bien que n'étant pas superstitieux, Georges reconnut immédiatement la silhouette pour ce qu'elle éta[...]



Sur le fil

Fri, 10 Feb 2017 09:59:00 +0100

(image) J'essaye souvent de l'oublier mais le chaos en moi n'est jamais vraiment loin. Cela n'est surement pas un mystère pour ceux qui lisent un tant soit peu ce que j'écris et qui prennent également la peine de lire entre les lignes.

Mon blog est une biographie chiffrée à ciel ouvert de beaucoup de choses, et soyons honnêtes, dont la clé de décodage n'a rien de sorcier pour qui tente l'exercice.

Et s'il est un thème qui revient sans cesse c'est cette oscillation systématique entre ces serpents qui sifflent sur ma tête.

Allitération mise à part, revoilà donc ce moment si effrayant et délicieux où je me sens tel un acrobate sur un fil, un promeneur au bord de la falaise, un chat quantique dans sa boite.

Effrayant car à cet endroit précis, rien n'a vraiment de sens. Le bien et le mal sont de vastes plaisanteries, l'univers un simple tourbillon aveugle, les évènements du monde extérieur une ridicule toile de fond .

Délicieux car c'est aussi là, que paradoxalement, je me sens réellement vivant. Que si cruelle et cynique soit la vie elle vaut à mes yeux la peine d'être vécue.

L'ordre et le chaos, l'exil et le bain de foule, l'amour et la haine. J'avance inlassablement à la recherche de ce point où toutes les boussoles s’affolent et tournent éternellement sans se fixer.

Si j'avais ce genre de talent je vous dessinerai ce que je ressens, sans doute à base de ponts d'Escher, d'abysses vertigineuse et d'apocalypses incompréhensibles. Mais je suis plus tourné vers les mots, alors j'égrène les phrases sans queue ni tête, les métaphores obscures et les textes... tout aussi incompréhensibles.

Mais comment expliquer autrement que ce qui détruit les gens et les poussent à envisager la fin est pour moi un quotidien qui ne m'encourage qu'à vivre encore plus.

Revoilà donc le moment où je pleure, je ris, j'ai peur, je rugis. Dans la même journée, voire dans la même minute.

Merci à toi pour ça, et pour tout le reste.

Que la paix soit avec vous, moi je ne saurais qu'en faire.




Bonjour Toi

Mon, 23 Jan 2017 16:29:00 +0100

Peut-être à cause d'une soudaine fatigue, peut-être à cause d'un trop plein d'émotions à transmettre, ou peut-être pour tant de milliers d'autres raisons que j'ai depuis longtemps cesser de chercher dans mon esprit torturé, me voilà devant mon clavier pour t'écrire à nouveau un petit quelque chose. Oui : "à nouveau". Car tu sais, même si tu ne sais pas encore lire, je t'ai écris très souvent. En fait je me souviens t'avoir écrit avant même que tu ne sois là. C'était il y a longtemps. Mais je te voyais déjà. C'est amusant. A tellement me voir comme un grand et puissant Mage, je me rends compte que finalement j'avais peut-être un peu raison. Mais ne va pas le répéter, ça va encore flatter mon ego qui n'a pas besoin de ça ! D'ailleurs je me demande si je ne t'ai pas déjà raconté cette histoire. Je suis un peu vieux et fou mais, même avant, ma mémoire n'a jamais été très bonne je dois bien l'avouer. Bah, qu'importe ! Tu n'as connu aucune autre ère que celle du numérique et tu pourras facilement chercher dans tout mon fatras de textes pour voir si tout ceci n'est qu'un énième radotage ou non. Moi là tout de suite, j'avais envie d'évoquer ce poème à nouveau. Cette petite fée. Ma petite fée. Je ne crois pas t'avoir jamais véritablement appelé comme ça. Nous nous sommes mutuellement affublés de bien d'autres surnoms plus amusant, mais tu as toujours été ma petite fée. Ce petit être dont l'image est éternellement gravée dans mon cœur. Mais je m'égare, du moins autant qu'il est possible dans le nuage épars et sans but de mes pensées. Ce dont je voulais te parler ce n'est pas tant du passé que du présent. Je pleure beaucoup. Oh j'ai toujours beaucoup pleuré, tu le sais bien. Le moindre passage de dessin-animé un peu tristounet au cinéma et voilà mes yeux inondés. Je ne suis pas de ces hommes qui pensent que les larmes sont le privilège des autres. Et si, peut-être, je l'avais été durant ma lointaine jeunesse, j'ai depuis eu mon lot de cicatrices prêtes à se rouvrir à la moindre occasion. Mais ça aussi j'ai du déjà largement radoter dessus à travers mes textes. Par ici, ou par là. Entre les lignes ou non. Je pleure beaucoup. Mais pas seulement au cinéma. Je n'ai jamais été dupe sur le monde. Il m'a toujours semblé une farandole délirante sans queue ni tête. Rempli à parts égales d'idiots et d'imbéciles, au sens étymologique autant que moderne. Mais tant qu'il ne s'agissait que de moi, et bien ma foi je laissais les vents du chaos et du hasard jouer avec mon destin. J'ai toujours su voir et naviguer dans ces lignes de forces, ces courants incertains. Après tout, je ne me suis pas surnommé Khaos pour rien ! Maintenant que tu es là, c'est différent. Je ne suis très certainement pas le seul, je me doute bien. Mais cette angoisse profondément ancrée en moi, cette peur panique qu'un jour je ne sois plus à ta hauteur, est une émotion d'une puissance incroyable. Ne te méprends pas : J'en assume parfaitement le prix. Pas une seule de mes larmes n'a le temps de toucher le sol avant d'être immédiatement absorbée par l'immense flot continu de ton amour. J'ai juste peur. Peur de ne pas parvenir à te faire traverser ce monde fou qui déraille un peu plus chaque jour. Peur de ne pas savoir te transmettre ce qu'il faut, t'apprendre à éviter ce qu'il ne faut pas. Peur de ne pas être là le jour où il faudra l'être. Je sais que, quoi qu'il arrive, mes écrits me survivront. Mais seront-ils suffisant ? Alors me voilà. A nouveau en train de radoter sur ce bon vieux blog que tu ne peux pas encore lire. Et que tu ne liras peut-être jamais d'ailleurs. On ne peut jamais vraiment pleinement anticiper les vents du chaos. Même si je sais le faire comme personne. En attendant, j'essuie[...]



Parlons d'identité

Sun, 01 Jan 2017 19:14:00 +0100

En cette encore toute jeune année, il est un concept que je soupçonne pertinent d'aborder car, allez savoir pourquoi, mon petit doigt me dit qu'il sera largement traîné dans la boue dans les mois à venir. (Une intuition... ) Ce concept est celui d'identité et, pour être honnête, il est déjà largement mis à mal. Chacun voulant y faire entrer au chausse-pied des choses étranges et des biais militants stériles. Archétypes et stéréotypes Il faut avouer que c'est un peu de notre faute en tant que société. L'identité c'est bien beau mais complexe, donc pas optimum dans la transmission de savoir. On a préféré utiliser le biais cognitif de l'archétype, plus bourrin mais à la performance indéniable. C'est pourquoi le protagoniste d'un film est un héros, ou un antihéros, ou tout autre individu mono-dimensionnel qui n'aspire qu'à un seul et unique but, du spectacle de danse au sauvetage de l'univers. Parce que la narration d'un archétype est plus directe, plus puissante. Le message porte et se transmet mieux. Mais à trop vulgariser l'identité, on en a subit les ravages : Notre cerveau utilise ce biais à l'excès, par facilité. On n'est plus capable de voir les autres qu'à travers le prisme de leur archétype, ou plutôt de leur stéréotype. L'identité des autres n'a plus aucune profondeur car c'est ainsi que l'on a été conditionné à voir le monde. Alors s'en suit logiquement que la question "Qui suis-je ?" sort de son cadre de simple jeu d'esprit rhétorique de philosophes. Elle devient une question fondamentale, voire insurmontable, assaillant de plein fouet des générations entières. Sortons les patates Alors posons-la cette question. Qui suis-je ? A tendre l'oreille, la première réponse que la société propose est l'appartenance aux communautés. C'est la théorie des patates, ou des ensembles si vous préférez. Sur une grand feuille on trace des ronds plus ou moins ronds. Et on sort les étiquettes : Ça c'est les hommes, ça c'est les femmes, ça c'est les blonds, ça c'est les français, ça c'est les gauchers, ça c'est les L, les G, les B, les T, etc... Bien sûr, on n'est pas bête et on se rend rapidement compte que ce n'est pas suffisant. Je suis un homme ET un gaucher. Alors les 2 patates, là, il faut qu'elles se croisent. Et moi je me mets dans la zone de recouvrement. Ah et j'ai des lunettes aussi... hop nouvelles patates croisées... Et sous nos yeux ébahis apparaît alors un diagramme de Venn. Et comme tout ceci porte un nom savant, on se dit qu'indubitablement le but semble atteint. La voilà notre identité : Le croisement de toutes nos étiquettes. Perdu Sauf que non. Oui, vous êtes gaucher... Mais vous ne ressemblez à aucun autre gaucher. Oui, vous êtes asexuel.... Mais votre mentalité est unique. Et même "les blonds votant à gauche", correspondant à 2 de vos patates tout de même, n'ont rien à voir avec vous. Quand on y réfléchit bien, vous n'êtes ni "des" handicapés, ni même "un" handicapé. Vous êtes vous. Quel que soit les labels qui vous tournent autour, "vous" est la seule et unique étiquette qui vous définit vraiment. Mais alors... Votre identité, elle est où ? Ne jetez pas vos patates tout de suite, elle n'est pas si loin. Reprenons notre grande feuille avec ses ronds plus ou moins ronds. Et au lieu de vouloir modéliser votre identité comme un point au milieu d'ensembles qui se recoupent, faites-en plusieurs, des points. Je suis une femme... un point dans l'ensemble femme. Je suis noir... un autre point, dans l'ensemble noir. Et un autre point, et un autre encore... Vous voilà avec des patates et un nuage de points. Maintenant, reliez ces points. Vous voyez cette forme qui vient d'apparaître devant vous ? La voilà votre identit[...]



Boîte à musique

Sat, 24 Dec 2016 01:01:00 +0100

(image) Cette boîte. Je la regarde posée, là, devant moi.
Je l'appréhende mais elle ne m'effraie pas.

Je n'ai peur que de l'inconnu et il n'y a rien ici que je n'ai déjà affronté mille et une fois.
En autant de nuits de torture immobile. En autant de vies de tourment silencieux.

Mais l'appréhension reste. Comme avant chacun de nos gestes désespérés. Comme devant chacun de nos choix impossibles.

Un sourire et la voilà ouverte. Et de cette boîte s'échappe lentement la douce mélodie.
Elle emplit le temps et l'espace. S'étire paresseusement pour devenir l'Univers. Car sa partition supplante toutes les autres.

Elle m'entoure, m'enveloppe, me cerne, m'englobe, me noie.

Et là, tout autour de moi commence à résonner de cent façons.

Certaines n'ont jamais vraiment compter et d'autres se heurtent à mon esprit ancien.
Mais il en vient toujours une pour s'insinuer, franchir ces murailles qui ne sont au fond qu'un amoncellement de fissures.
Et elle sera suivi d'une autre... Et une autre encore... En un doux, mélodieux, et implacable ressac.

Alors dans un déchirement inévitable, l'âme sera libérée. À nouveau.

Et lorsque la musique aura cessé, il faudra du temps pour me rendre aveugle une nouvelle fois. Me rendre suffisamment apathique pour survivre à ce monde.

Mais d'ici là, je ne pourrais plus rien faire d'autre que vous aimer.

Que la paix soit avec vous




La science, c'est de la merde !

Wed, 21 Sep 2016 09:30:00 +0200

La défiance de l'humanité envers la science ne date pas d'hier mais quand je vois, au 21ième, les ravages que causent le refus d'accepter la vérité scientifique, sur fond d'un argumentaire étrange et fortement subjectif, je me dis qu'il y a quand même des claques qui se perdent. Alors paf, je suis grognon. Et quand je suis grognon, j'écris un billet. Au grand bonheur de mes lecteurs ! La science, c'est quoi ? Posons tout de suite les bases de la discussion (oui, je sais : de mon long monologue verbeux) en rappelant ce qu'est, de manière objective, la science. Ce qu'on appelle Science est un ensemble d'outils et de méthodologies servant à établir des vérités. C'est important de bien le souligner : Le but de la science c'est la recherche de la vérité, et rien que la vérité. On distingue plusieurs grandes familles : Les sciences dites "pures" : Ce sont les sciences qui, par construction, ne peuvent rien dire d'autres que des vérités. Tout est validé du début à la fin, avec un taux d'erreur obligatoire de 0%. Aucune des méthodes retenues dans ce type de science n'autorise le moindre aléa. Soit elle dit une vérité, soit elle ne dit rien. (En gros, dans cette famille on place les mathématiques et ses sous-branches) Les sciences dites "expérimentales" : La famille qui est globalement la plus connue et la plus intuitivement accessible. On observe le réel, on émet un théorie puis on tente de prouver la théorie. Ce sont des sciences qui sont par essence itérative : La vérité n'apparait jamais du premier coup, il faut affiner sans cesse à l'aide d'une panoplie importante de méthodes de confirmation et de preuve. Les sciences dites "humaines" : Cette famille est, sur le papier, identique à la précédente. Toutefois il y a une différence majeure : Elle inclut de l'humain. Le socle principale de ces sciences repose donc sur l'idée que le comportement humain est rationnel, ou du moins rationnalisable. Cela rend ce groupe de science très ambigu car même si les méthodologies sont tout à fait rigoureuses, le postulat de départ est sujet à débat. Les pseudo-sciences : Dernière famille et non des moindres, on place là dedans toute une série de choses qui se présentent comme des sciences mais n'en sont pas vraiment. Non pas parce que leur sujet est inférieur ou quoi que ce soit de ce genre, mais parce qu'elles n'emploient aucune méthode rigoureuse de confirmation/preuve. Peu importe leur efficacité réelle ou imaginée, elles n'établissent pas de vérité au sens rigoureux du terme. La science, c'est trop compliqué ! Ces définitions posées, pourquoi diantre, y a-t-il autant de monde de nos jours à réfuter la vérité scientifique ? Et bien d'abord et avant tout parce qu'ils ne la comprennent pas. Cela peut sembler un argument de facilité mais c'est néanmoins la cause majeure des mouvements de défiance actuelles. Et il n'y a rien de surprenant à cela : La science C'EST compliqué. Car ce qui est importe ce n'est pas le résultat obtenu (qui est généralement assez simple à comprendre, sinon à accepter) mais le chemin parcourut pour y parvenir. Sauf que le chemin, la méthode, on ne vous en parle jamais. Aucun média ne va vous expliquer tous le processus. D'abord parce que c'est beaucoup trop long, ensuite parce que les journalistes non plus ne comprennent pas forcément. Et pourtant c'est bien la méthode qui permet de trier entre les différentes familles que j'ai indiqué au début. Et qui permet donc d'évaluer le dégré de vérité de l'information. "Cette vérité a été produite par une méthodologie expérimentale rigoureuse et itérative ? Ok c'est une vérité pertinente." "Cette vérité a été observée s[...]



Pourquoi les hommes ne sont pas tous des violeurs ?

Fri, 12 Aug 2016 13:30:00 +0200

Il est des questions qui traversent mon esprit tordu de manière incongrue mais néanmoins insistante. Des questions dont je peine à trouver une réponse (satisfaisante ou non) sur la Toile pourtant prolixe en informations de toutes sortes. Il est aussi des questions qui amènent invariablement des réactions épidermiques voire trollesques de la part d'être humains qui, profondément ancrés dans leur guerre de position, n'ont même pas pris le temps de vraiment en lire l'intitulé. Je gage que le titre de ce billet est l'une de ces questions mais j'espère que mon lectorat aura l'amabilité d'aller au delà de ce travers. Or donc, voilà en effet une interrogation qui m'est apparue en lisant un argumentaire féministe explicitant le fameux "slogan" (si on peut appeler ça comme ça. Une phrase volontairement choc dirons-nous) : Les hommes sont tous des violeurs potentiels. Comme beaucoup d'homme face à cette phrase, ma première réaction a été de la remettre en cause. En effet, ma propre existence et ma connaissance de mon moi intérieur, me permet d'affirmer que je suis une exception à cette règle. Et donc, logiquement parlant, cette phrase est fausse. Et pourtant j'accepte pleinement les prémisses sur lesquels s'appuient cette déclaration. Car, oui, nous vivons dans une société patriarcale, où l'homme dispose d'avantages par sa simple nature d'homme. Oui également, il existe une culture du viol, une sorte d'angle mort de la société qui permet, voire encourage, une domination physique de l'homme sur la femme. Les récents exemples de propos et d'attitudes immondes de pharmaciens concernant les différentes pilules contraceptives n'en étant qu'une preuve de plus. La quasi-totalité des femmes sera confrontée à de la violence sexiste, verbale ou physique, au cours de sa vie. Ce qui laisse à penser qu'une immense majorité de la population masculine en sera l'auteur. (Le chiffre exact m'est inconnu. Autant que je puisse en juger, il n'existe pas de statistiques pour définir quelle est la part de la population masculine ayant commis des violences sexistes, verbales ou physiques, au cours de sa vie. Nous n'avons de statistiques que sur les victimes.) Mais si notre société forme, volontairement ou non, autant de harceleurs et de violeurs, pourquoi ne sommes-nous (les hommes) pas TOUS des violeurs ? Je ne suis pas un violeur, c'est un fait. Et je peux m'engager, pour les connaître extrêmement bien, sur une bonne dizaine de personnes absolument incapable de ce genre de chose. (Pas les "on l'aurait jamais cru" du voisin qui veut passer à la télévision, mais une véritable connaissance de la psyché des personnes) Bien évidemment tout système à ses écarts, mais si notre société est à ce point patriarcale (ce dont je suis tout à fait persuadé) pourquoi y a-t-il autant d'exceptions ? Reste donc ce questionnement : Pourquoi ? Quelle est la force opposée qui réduit, voire neutralise, la culture du viol ? Je ne sais pas. Oui, je fais parti de ces gens qui n'ont pas honte d'avouer leur ignorance contrairement à notre bonne vieille et stupide classe politique (Je sais, cette phrase est totalement gratuite, mais ils font tous tellement de conneries par jour que je n'ai pas pu m'en empêcher). Je peux juste dire ce que cette force n'est pas : Elle n'est pas la conséquence des combats féministes. Du moins pas le féminisme "moderne" car les hommes mentalement sains que je connais sont bien trop vieux pour avoir été influencé par ces luttes récentes. Ce n'est pas non plus une question de classe sociale, car ils viennent de milieux différents. (Les très riches n'y sont pas représentés, il y a peut-être là à la[...]



Communauté et militantisme

Sat, 02 Jul 2016 07:22:00 +0200

Lorsque je me promène sur les réseaux sociaux, surtout ces dernières années, je vois un nombre incalculable de minorités en lutte. D'une part pour lutter contre les injustices qu'elles subissent et d'autres part pour affirmer leur existence et ainsi éviter qu'on les ignore. N'étant pas membre de ces communautés je suis peu légitime pour approuver ou critiquer leur méthode, parce que je suis très souvent perçu comme faisant parti de "l'autre camp", celui qui domine. Préliminaires Alors plutôt que de parler de "ce que je ne connais pas", je vais vous raconter la petite histoire d'une communauté que je connais car elle fut la mienne. Et en quelque sorte elle l'est toujours, même si vous allez voir par la suite pourquoi je précise "en quelque sorte". Bien sûr, je vous arrête tout de suite : L'oppression qu'a subi (et subi parfois encore) cette communauté n'a aucune commune mesure avec les grandes luttes qu'on croise en 2016. S'il y a bel et bien eu des morts et des tortures autant physiques que psychologiques, il s'agit fort heureusement de cas très isolés. Il en reste encore des traces mais soyons clairs dès le départ : Oui, pas d'inquiétude, votre lutte est bien plus grave et importante que celle dont je vais vous parler. (Inutile donc de me balancer des commentaires haineux en hurlant que mon billet est ridicule face aux vrais problèmes de ce monde. Ce n'est de toute façon pas son but.) Or donc, il y a fort longtemps vivaient tout un tas de marginaux. On les appelait geeks, nerds, et autres noms d'oiseaux. Car oui, à l'époque, ce n'était pas du tout flatteur. Les geeks Tous ces gens pratiquaient un mode de vie différent. Ils étaient rêveurs ou surdoués, souvent les deux, mais surtout presque toujours inadaptés socialement ce qui en faisaient la risée des autres enfants. Les geeks pratiquaient des activités de loisirs particulières, clivantes par rapport au reste de la société : Ils s'intéressaient aux comics, aux mangas, aux ordinateurs, etc... Presque toujours des choses qui étaient plutôt mal vu par les autres enfants, les parents, les médias, ... bref par tout le monde. Comme le terme était un peu large, des communautés spécifiques se sont créées autour de chacune des activités. Les geeks découvraient la joie de partager entre gens qui se comprennent et pouvaient enfin échanger ensemble. Les communautés se renforçaient et permettaient de développer chaque loisir de manière importante. On n'était plus "un geek", mais un fan de comics, ou un fan de manga, ou un fan d'informatique, ou un rôliste, ... Oui parce qu'on prenait l'étiquette de sa communauté, c'était plus simple. Chaque loisir avait des besoins et connaissances spécifiques, du coup en se définissant plus précisément que juste "geek", on pouvait partager plus facilement avec ceux qui avaient les mêmes centre d’intérêt. Les fans de comics et les fan de mangas ne parlaient pas du tout de la même chose. Pas le même univers, pas le même historique, pas les mêmes techniques. Zoomons un peu. Au milieu de tout ça, il y avait une variété de geeks qui se passionnait de jeux de rôle. Les rôlistes donc. Les rôlistes et leur Némésis Ils pratiquaient une forme avancée de ce que tous les enfants font lorsqu'ils sont petits : jouer à faire semblant. Cette pratique, comme toutes les autres pratiques de geeks, était donc très mal vue par la société. Au départ, avant tout parce que c'était considéré comme juvénile et pas du tout digne de futurs adultes. Mais au fil du temps cette communauté a été opprimée de manière bien plus violente que cela. Je peux me tromper mais il se[...]



Comment prouver le voyage dans le temps ?

Wed, 29 Jun 2016 10:17:00 +0200

Bien le bonjour amis lecteurs, aujourd'hui nous allons faire un peu de science ! Enfin presque Inutile de fuir donc puisqu'il ne sera pas question de mathématiques ou de physiques dans ce billet, mais juste d'un peu de réflexions sur le thème du voyage dans le temps. Postulat Et d'abord, posons tout de suite un postulat très important pour la suite : Il va être question ici de voyage dans le temps et uniquement dans le temps. Vous pouvez donc immédiatement laisser tomber toutes vos théories sur les univers parallèles. Pourquoi ? Et bien parce que si votre voyage dans le temps vous emmène dans une réalité alternative et parallèle et bien c'est que vous n'avez pas vraiment voyagé dans le temps. Appelez ça "slider" si ça vous chante, mais pas voyager dans le temps. Nous, on va donc parler du voyage dans le temps, le vrai. Celui qui te fait remonter sur la ligne temporel de ton monde à toi. Et plus précisément nous allons tenter ensemble (oui, oui, ensemble tu vas voir c'est participatif) de prouver l'existence du voyage dans le temps. (Ou, dans le pire des cas, inférer sa possible non-existence. Car la preuve de non-existence c'est toujours plus compliquée à produire.) Le protocole Pour cela, c'est très simple : Pensez à un endroit, existant, insolite pour vous. Un coin qui soit relativement simple d'accès mais dans lequel vous n'avez jamais mis les pieds. Imaginez maintenant un voyageur dans le temps qui laisse à cet endroit un message. Ne vous embarrassez pas de la forme ou du support de ce message, à charge pour le type venu du futur de se débrouiller pour que ce soit lisible par les gens du passé. Par contre, demandez-vous ce que ce message devrait contenir pour que VOUS soyez personnellement convaincu qu'il vienne du futur. Un élément que vous accepteriez comme preuve. Ça peut être les numéros du lotos, le récit d'un évènement dans un futur proche, ou tout simplement votre nom (Après tout qui pourrait bien savoir à l'avance que vous passerez par là un jour) C'est bon ? Vous avez bien déterminé l'endroit et la preuve acceptable ? Et bien il ne vous reste plus qu'à vous y rendre et là vous serez fixé sur l'existence du voyage dans le temps. Allez, allez ! Débout ! Résultat positif Premier cas de figure : Le message est bien là. Félicitations, vous venez de prouver l'existence du voyage dans le temps ! Pourquoi ? En découvrant le message, vous connaissez désormais son contenu exact, sa forme, son lieu exact, etc... Comme c'est une découverte marquante, elle restera gravée dans votre mémoire. Son souvenir, ainsi que l'objet physique lui-même sera transmis, a minima, à votre famille/vos amis, voire carrément publiquement. (Après tout vous avez un VRAI MESSAGE DU FUTUR !) Donc, dans le futur, soit vous, soit un de vos descendant, soit une quelconque autre personne déclenchera un voyage dans le temps pour transmettre précisément le message dont vous aurez décrit le contenu, à l'endroit convenu. Et on sait dès à présent qu'il le fera, sans altérer quoi que ce soit, puisqu'il vient de le faire ! (Rappelez-vous : Pas d'univers parallèle.) Résultat négatif Deuxième cas de figure : Il n'y a aucun message. On ne va pas se mentir, ça part mal. Mais attendez, cela ne veut pas forcément dire que tout est perdu ! Car autant la présence du message est une preuve directe, autant la non-présence est plus ambigüe : D'abord on peut en conclure que VOUS ne voyagerez pas dans le temps. Que le processus existe ou non dans le futur, ce n'est pas vous qui en ferez l'expérience. Ensuite il est probable que personne DANS VO[...]



Don't worry about a thing

Tue, 05 Jan 2016 14:32:00 +0100

2015 est passé. Et je suis toujours là, dinosaure insubmersible de la Toile, déblatérant partout sur les réseaux sociaux sur tout et surtout n'importe quoi. On peut le tourner dans tous les sens que l'on voudra, à l'aune de mes principes personnels de grand connard devant l'éternel je déclare cela comme une réussite. Le silence des agneaux Pourtant indubitablement la tache ne fut pas aisée. Car cette année, pour ceux qui ne seraient pas de passionnés fidèles de mes aventures, le monde a été à deux doigts de me faire taire. Un peu et temporairement, certes. (Me faire taire définitivement n'étant possible que d'une seule et unique manière... me filer à bouffer. ) Mais me faire taire néanmoins, ce qui j'en suis sûr vous aurait tous profondément chagriné, n'est-ce pas bande d'ingrats coquinous ? Je ne résiste pas à vous narrer les détails de l'aventure tant elle fut coquasse et révélatrice du diagnostic que je persiste à porter sur notre société : Si l'hypocrisie était une énergie, on pourrait fermer toutes les centrales de la Terre. Comme vous le savez, je ne suis pas du genre à mâcher mes mots et rien ne m'irrite plus qu'un acte d'incompétence flagrant. J'éprouve un profond respect pour l'intelligence et lorsqu'une manifestation évidente de son contraire se présente, je la pointe du doigt autant que du mot, dénonçant bruyamment sa présence avec l'espoir qu'elle et ses semblables aillent se terrer dans un coin, mortifiée par la honte. Cela ne marche hélas jamais mais, en grand naïf , je continue d'espérer qu'un jour l'être humain se ressaisira, ouvrira les yeux, jettera accessoirement nos politiques par la fenêtre, puis se frappera le front en s'exclamant : "Mais bordel qu'est-ce que j'ai été con". On a tous nos utopies. 1984 2015 Or donc quelque part en 2014, un développeur prestataire (Ne travaillant donc pas dans mon entreprise. Ce détail va avoir son importance) faisait un évident travail de cochon, m'embarquant avec lui dans une perte de temps immensément inutile et dépassant largement mes horaires de bureau. Comme tout un chacun j'aime coder au milieu de la nuit (Réellement, ce n'est pas ironique. Programmer dans la silence nocturne à la lumière blafarde d'un écran est vraiment une expérience agréable. Demandez à tous les codeurs autour de vous). Mais pas pour le travail. Et comme je n'ai jamais fait de différence entre parole et écrit, j'ai largement exprimé mon mécontentement sur Twitter. (sans bien sûr nommer l'importun, j'ai un minimum de savoir vivre. ) Avançons maintenant rapidement à l'année 2015 qui nous préoccupe donc et voilà qu'un mien collègue tombe par inadvertance sur mon compte Twitter. Inadvertance est un bien grand mot car mon pseudonymat est tout relatif : Mon vrai prénom, nom et même numéro de téléphone portable, même s'il ne figure pas spécifiquement sur mon compte, est largement visible sur Internet. Et je ne fais pas mystère de mon usage assidu des réseaux sociaux. Bref, peu importe, l'homme tombe donc sur ma verte semonce dépeignant à l'acide ma joie de travailler nuitamment avec un professionnel... Et, par un tour de passe-passe corporatiste assez fabuleux : Le prend pour lui. Entendez par là qu'il n'a pas juste trouvé l'atteinte à sa branche outrancière et injustifiée. Non, non. Il s'est personnellement senti visé. Lui. Dans sa personne. Vers l'infini et au-delà Mais ce n'est pas tout car un bon Vaudeville ne peut décemment se contenter d'un bête quid pro quo. Donc plutôt qu'en prendre ombrage et venir me rendre la pareille à base d[...]



Comment ça va bien ?

Fri, 30 Oct 2015 15:47:00 +0100

Bien le bonjour à toi ami lecteur, fidèle ou de passage. Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit une petite bafouille alors je me suis soudain dit "tiens, soyons fous, et pourquoi pas maintenant ?" A moitié vide En plus ça tombait bien car je n'avais rien à dire. Et comme les habitués le savent (pour les autres, et bien je vous invite à plonger dans les différents billets de ce blog pour le découvrir), c'est souvent l'une des conditions première à l'écriture d'un divertissant pamphlet. Alors quoi de neuf dans notre beau pays xénophobe ? Et bien somme toute pas grand chose. On y ratonne toujours allégrement. Psychologiquement surtout mais tout en se laissant aller à l'occasion à un petit débordement physique. Parce que, bon, la violence verbale c'est amusant mais ça ne défoule pas tellement son raciste. Non, les discours nauséabonds décomplexés, on laisse ça aux politiques. Les experts du caniveau et du tout-à-l'égo. Rien de bien neuf de ce coté là non plus d'ailleurs. On prépare tranquillement 2017, même si on n'a pas encore tout à fait défini qui sera le raciste attitré du second tour. Normalement c'est le rôle de Marine, mais Manuel il aimerait bien être Président aussi alors c'est pas encore bien décidé. Bon au moins, pas d'inquiétude, les lois de surveillance massive sont déjà prêtes donc quel que soit l'heureux élu, sa gestapo est déjà toute prête. Voilà, bref rien que de très banal... Ah si, j'allais oublier : Tu te souviens de mon idée de fêter les 10 ans de ce blog ? Et bien, on l'a fait ! Totalement bien L’événement a été baptisé #Khaos10 et s'est déroulé durant les premiers jours d’Août. Si les chips n'ont pas été aussi abondantes que je l'aurais souhaité, le week-end a été largement compensé par un rassemblement de ce que l'humanité a de plus rares : des gens biens. Je veux dire, vraiment. Des gens, j'en croise tous les jours, il y a de tout et, à part les ouvertement cons cités plus haut, il y a également une foultitude de faux-gentils, faux-semblant et autres faux-culs. Je suis empathe, je vous le rappelle : Je sens ces choses-là. Alors se retrouver au milieu de gens dignes de mon plus profond respect, ça fait un peu bizarre sur le coup. Mais bon sang ce que c'est agréable. J'avais envie d'embrasser très fort tout le monde. (Au sens premier, avec les bras. Non, parce que bon, pour les bisous, il y en a qui pique un peu quand même ) Autant vous dire que j'avais envie de recommencer à la seconde où cela s'est fini. Alors #Khaos20th ou #Khaos11th ? L'avenir nous le dira, mais moi je vote déjà pour ! Et qui sait, les quelques ÉNORMES PARESSEUX AUX EXCUSES BIDONS qui n'ont pas pu venir cette fois, pourront peut-être se libérer. (Oui, oui, pas besoin de vous nommer, vous vous êtes bien reconnu !) Bref. "Monde de merde", comme dirait l'autre. Mais avec tout de même encore des personnes en or et, ça, c'est quand même le plus important. Que la paix soit avec vous.[...]



Khaos en streaming

Thu, 20 Aug 2015 15:45:00 +0200

(image) Vous me connaissez sur ce blog et sans doute aussi sur les différents réseaux sociaux, mais saviez-vous que Khaos Farbauti Ibn Oblivion c'est aussi des vidéos en direct sur la Toile ?

Et oui !
Non content de vous inonder d'écrits, j'essaye de vous envahir également par l'image !

Petit tour d'horizon.

Canal Historique

Depuis le début de ce blog, j'ai diffusé quelques vidéos. Celle du Chaos Klub bien sûr, mais aussi quelques petites expérimentations musicales (et même d'autres choses encore, plus ou moins honteuses, que je vous laisse chercher)

Mais il était temps de passer à la vitesse supérieure, pour vous offrir TOUJOURS PLUS DE KHAOS ! (image)

Twitch

J'ai donc décidé de faire dans l'original et comme tout le monde, mais 5 ans après les autres, je me suis mis à Twitch.

Pour ceux qui ne le savent pas Twitch est une plate-forme de streaming vidéo, en direct, plutôt orientée jeux vidéo.

Lorsque, après vous être abonné à mon profil, vous recevez une notification Twitch vous avertissant que Khaos est en live vous pouvez donc immédiatement vous précipiter sur le site pour me retrouver dans mes exploits du moment. Avec parfois des invités prestigieux comme par exemple : Ma fille. (image)

Vous pouvez même interagir avec moi en plein cœur du direct et je vous répondrais de ma voix suave et follement charismatique. (Si, si, je vous assure. C'est juste que mon micro la déforme donc vous ne vous en rendez pas compte ! (image) )

YouTube

Mais il n'y a pas que le direct dans la vie et j'ai aussi pensé à tous ceux qui perdus au fond de leur canapé/lit/bureau sont saisis d'une angoisse profonde face au manque de leur addiction préférée : Moi.

Pour eux donc, il existe un service de rattrapage : Ma chaîne YouTube.

Cette chaîne contient une archive de mes différents directs. Pas en totalité, ce privilège étant réservé aux personnes sur Twitch, mais néanmoins l'essentiel s'y trouve.

Et même si l'immense majorité concerne les jeux vidéos, vous pourrez y trouver aussi d'autres choses comme par exemple mes vidéos de hacking ou d'autres choses... plus anciennes, dirons-nous ! (image)

Au plaisir donc de vous croiser AUSSI sur mes vidéos et que la paix soit avec vous !




3, la chimère, chapitre III (suite)

Wed, 08 Jul 2015 13:52:00 +0200

(image) "Ai-je été clair ?" s'enquit Vlad.

Alice hocha brievement la tête puis répondit :
"A partir de maintenant et jusqu'au moment de notre arrivée vous allez agir de manière absente, voire incongrue, et j'ai pour mission de veiller à votre intégrité physique durant cette période."

"- Puis-je poser quelques questions complémentaires ? interrogea la gouvernante.
- Bien sûr, répondit le mage
- L'usage de la force est-il autorisée pour assurer cette mission ?
- Oui.
- Létale ?
- Si cela s'avère nécessaire.
- Contre vous-même ?"

Vlad leva les yeux et vit un petit sourire moqueur se dessiner au coin des lèvres d'Alice.

"- Je t'autorise à faire ce qui est nécessaire pour me contenir si besoin... de manière non-létale bien entendu, précisa Vlad dans le doute."

Alice acquiesça d'un air indéfinissable mais Vlad devinait une hilarité intérieure.

"- Une dernière question, demanda Alice : existe-t-il une méthode particulière pour vous... 'ramener' ?"

Ce fut au tour de Vlad d'afficher une moue narquoise.

"- Me secouer de toutes tes forces... ou me chanter quelque chose peut-être !"

Alice lui lança un regard noir pour la forme puis prit congé pour aller faire un point sur le vol avec le pilote.

En souriant, Vlad Wesley songea une fois de plus qu'il devrait peut-être faire quelque chose pour prolonger son service auprès de lui. Il avait eu de nombreuses personnes assurant sa protection, dont certaines particulièrement efficaces, et il lui était déjà arrivé de souhaiter les conserver au delà d'une durée de vie humaine.
Il n'avait cédé qu'une seule fois à cette envie. Et la magie, comme toujours, lui avait férocement présentée la facture.
Jouer avec sa propre ligne de vie était déjà bien assez fou de sa part, il n'était plus question de perturber celle des autres.

Dans quelques années il lui faudrait donc se résoudre à remplacer sa gouvernante par un nouveau soldat d'élite trié sur le volet. Mais, par bonheur, il n'en était encore pas là et Vlad pouvait encore compter sur la terrifiante efficacité d'Alice.

Savoir que son enveloppe corporel était gardée par une personne de confiance le soulageait un peu. Mais c'était le devenir de son esprit qui l'inquiétait plus dans l'immédiat.

Le moment était venu de commencer le rituel et de plonger dans le monde du rêve afin de discuter avec une chimère.
Un jour ordinaire de plus dans la vie d'un mage...