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Sauvons nos DGH !



Les professeurs et les parents d'élèves du collège Lamartine de Houilles (78) se mobilisent pour sauver la rentrée 2008



Last Build Date: Wed, 01 Nov 2017 13:39:30 +0100

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Arevchatoutsioun et Khorovats *

Tue, 04 Aug 2009 14:44:00 +0200

Plus de notes depuis 3 mois. Repos. Digestion. Il fallait bien cela. Cet ete : direction le Mont Ararat, ou presque, histoire de prendre de la hauteur. Voici quelques cliches. Retour en septembre... Et ce soir, on va voir Malkhas.   * Khorovats : brochettes grillées au feu de bois sans lesquelles aucune réjouissance ne saurait être célébrée. A la belle saison, les barbecues en plein air constituent du reste l'un des passe-temps favoris des Arméniens. * Arevchatoutioun : litteralement « plein de soleil » [...]



Effets secondaires du décret anti-cagoules.

Wed, 22 Apr 2009 23:05:00 +0200

Le décret anti-cagoule devrait avoir un effet positif  indéniable. Tout comme l'interdiction du port du voile islamique dans les écoles s’est transformé en interdiction de signes ostentatoires, la formulation du décret devrait être plus évasive. Le Monde nous en donne un possible extrait :

 

"Tout participant à une manifestation publique, en dissimulant volontairement son visage dans le but de ne pas être identifié, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de 5e classe: 1 500 euros".

 

Inutile donc de monter tout de suite sur nos grands chevaux. Voilà le genre de personnes qui pourraient se voir interdire toute présence dans ou à proximité d’une manifestation :

Max.




Et la bande violente de l’Elysée-Matignon, qui va la charger ?

Wed, 22 Apr 2009 01:30:00 +0200

Nicolas Sarkozy, 18 mars 2009 : "Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale"  (le Canard enchaîné d'aujourd'hui).

Il y en a des dizaines comme cela, de la « racaille » au « pôve con ». En voici une autre, d’un autre mois d’avril, qui va bien avec le discours sécuritaire sur les bandes violentes et autres beautés de cet acabi, hier à Nice :

Nicolas Sarkozy, avril 2007 : "Qui ne voit qu'il y a un lien évident entre la politique d'immigration non maîtrisée depuis 30 ou 40 ans et l'explosion sociale dans nos quartiers ? Ca crève les yeux qu'il y a une liaison entre les deux. Si on ne peut même pas dire que dans nos quartiers il y a une population récemment française et que le nombre de cette population a créé des problèmes d'intégration qui font que le pacte républicain menace d'exploser, si on ne peut même pas dire cela, il y a aucune chance qu'on résolve le problème."

Depuis la bande violente s’est organisée comme on peut le voir sur la photo ci-dessous :

Et son porte-flingues vaut le détour lui aussi :


Frédéric Lefèbvre porte parole de l'UMP

 

 

Max.




Martin Hirsch, le RSA et la Pierre Philosophale.

Mon, 20 Apr 2009 11:25:00 +0200

On savait que Martin Hirsch, Haut commissaire à la Jeunesse, était un Sage. De ceux que l’on consulte à droite comme à gauche quand on a besoin de prendre du recul, de repenser une politique sociale. Une sorte de bonne conscience. La bonne conscience que l’on ne prêterait qu’au Hirsch ? Peut-être bien car, voyez vous, Monsieur Hirsch a trouvé sa Pierre Philosophale, l’aboutissement de son Grand œuvre. Une substance capable de réaliser la transmutation des politiques les plus viles en or. Le gouvernement, grâce à notre Sage, pourrait en extraire la Panacée, un Elixire pour sa Longue Vie, croit-il.   Cette substance s’appelle le RSA, le Revenu de Solidarité Active. Destiné à remplacer le RMI, le RSA sert, depuis, de potion magique pour résoudre tous les problèmes sociaux qui viennent frapper à la porte de l’Elysée-Matignon. Souvenez-vous du mouvement social dans les Antilles. Pour satisfaire la demande de hausse de salaire des travailleurs guadeloupéen, le gouvernement ne proposait rien moins que de se substituer aux employeurs en instaurant un RSA anticipé. Le RSA financé par l’Etat et les collectivités (autrement dit les contribuables) et prévu  (en principe) pour soutenir la reprise d’emploi des salariés au chômage, servirait donc à dispenser les employeurs de répartir plus décemment la création de richesses. Beau tour de passe-passe.   Pourquoi tant de détails me direz-vous ? Et bien parce que RSA va également servir à transformer le chômage des jeunes en travail précaire. Dans un billet que je vous recommande chaudement il apparaît que « des milliers de jeunes précaires vont être de plus en plus contraints, et cela très légalement, à enchaîner les stages sous-payés, au plus grand bénéfice des entreprises incitées à maintenir le gel de leurs embauches...Et ce grâce au RSA, qui va subventionner de façon déguisée un nouveau statut d'actif: le stagiaire précaire bénéficiaire du RSA. »   C’est la Caisse d’Allocation Familiale, elle-même qui le dit :   « L’ensemble des ressources du foyer est pris en compte dans la détermination du montant du Rsa. Les revenus d’activité du foyer comprennent les rémunérations au titre d’une activité professionnelle, que cette activité soit salariée, non-salariée, ou qu’il s’agisse de stages de formation rémunérés. »   Lisez la suite ICI, c’est édifiant.   Max.     [...]



Extrême orient ?

Fri, 17 Apr 2009 11:15:00 +0200

L’homme politique français, doué pour se faire élire mais ne sachant que faire de son mandat une fois la victoire acquise, nous enjoint de copier regarder ce qui se fait dans les autres pays développés. Bien souvent en effet, la politique des autres fait politique chez nous. Il en va ainsi de notre politique économique et sociale : flexécurité danoise, contrôle des chômeurs britannique, maîtrise des médias berlusconienne, école finlandaise sont regardés avec envie. De la politique toute faite, en kit, prête à monter. De la politique Ikea, modèle suédois.   20 minutes, toujours à l’affût, nous invite à aller voir ce qui se fait au Japon.   « La petite ville de Niikappu, située sur l'île nippone septentrionale de Hokkaido, prévoit de proposer le mois prochain au plus offrant ses quatre écoles désertées, via le site d'enchères de Yahoo! Japan. (…) Trois des écoles à vendre se targuent d'enfermer des logements spacieux (utilisés alors par des enseignants) et une piscine. Mise à prix: de 21,8 millions à 67,4 millions de yens (de 165.000 à 520.000 euros). Hokkaido est une des zones les plus rurales et les moins peuplées du Japon, défavorisée par son climat très froid. »   D’emblée précisons que la raison de ces fermetures d’écoles n’est pas la rationalisation des équipements publics comme elle se pratique en France (fermetures de classes par augmentation des effectifs dans les classes restantes). Non, contrairement à la France qui se porte plutôt bien en terme de natalité, le Japon est sujet depuis plusieurs années à une chute du nombre de naissances. L’article de 20 minutes précise d’ailleurs que les personnes de plus de 65 ans sont déjà bien plus nombreuses que celles de moins de 13 ans.   Le Japon se sclérose. Aucun renouvellement de la population ne se produit, ni par le simple accroissement naturel, ni par l’immigration. Le Japon est un pays où les structures d’accueil des tout-petits sont très insuffisantes (ce qui engage guère à avoir des enfants) et où les frontières sont hermétiquement fermées aux étrangers (1,5% de la population seulement). Certains experts pronostiquent même que le Japon aura perdu la moitié de sa population d’ici à la fin du siècle. La vente d’école risque donc de devenir une activité très lucrative.   On a toujours venté la culture d’entreprise des Japonais qui leur a permis de remonter la pente, économiquement  après 1945. Je me souviens de mon professeur de géographie ventant ses chefs d’entreprise japonais, dormant dans leurs bureaux, réinvestissant chaque sou dans l’entreprise, gagnant moins que leurs salariés. Je vois ce même professeur nous faire l’éloge du travail méticuleux de ce peuple formé par des millénaires de riziculture. Deux semaines de congés payés par an. Zéro faute, zéro défaut. Le chômage qui conduit au suicide tellement le travail est inscrit comme une priorité dans la vie de chaque japonais. Voilà les images qu’il me reste de ses cours. Sans doute il y a-t-il de la caricature. Sans doute le modèle social japonais prévoit des contrepoids à cette omniprésence de l’entreprise. Il n’en reste pas moins que pour eux Japonais, nous Français sommes de gros flemmards avec nos 5 semaines de congés payés, nos 35 heures, nos RMI.   Reste qu’à trop se consacrer à la valeur travail, les japonais ont oublié de faire des enfants. Et c’est tout le système social qui s’effondre : explosion des frais de santé, impossibilité de maintenir un bon niveau de retraite, chute démographique (le Japon perd un million d’habitants par an !). Avec le système social, c’est l’équilibre économique qui prend l’eau : pour continuer à produire, les japonais travailleront plus longtemps, jusqu’à 70 ans voire 75 ans.   Balivernes, exagérations ? Et bie[...]


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René Monory est mort. Vive René Monory !

Wed, 15 Apr 2009 23:36:00 +0200

Qui se souvient de René Monory ? Pas grand monde. Cet homme va pourtant être inhumé ce jeudi en présence de Nicolas Sarkozy.   C’est que, apparemment, il est des héritages dont certains aimeraient bien se passer. C’est un peut l’impression que donnent les sobres, très sobres messages de condoléance que Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont livré à l’occasion de la mort, le 11 avril, de René Monory, ancien ministre de l’Education nationale de Jacques Chirac (1986-1988).   Xavier Darcos, dans un style empathique voire ampoulé, « tient à rendre hommage au parcours et à l’œuvre d’un inlassable visionnaire qui, du garage de Loudun à la Présidence du Sénat, avait fait de l’avenir sa plus belle circonscription. Ancien ministre de l’Éducation nationale, René Monory n’avait cessé d’œuvrer en faveur de l’introduction et du développement à l’école des technologies de l’information et de la communication, domaine dont il était l’incontestable précurseur en politique. Avec la disparition de René Monory, la France perd une figure politique unanimement respectée et appréciée, dont les combats ont largement contribué à sa modernisation au cours des dernières décennies. »   Valérie Pécresse à défaut de pouvoir présenter des condoléances joyeuses, « présente ses condoléances attristées » à la famille et aux proches de René Monory. Sans doute un peu stressée en ce moment, « elle tient à rendre hommage à la mémoire de l’ancien ministre de l’éducation nationale, très attaché tout au long de son parcours politique aux questions d’éducation et de formation des jeunes. Il  fut un des artisans de la première tentative de  réforme  des universités en 1986. ». Vient enfin un court hommage à l’initiateur du Futuroscope.   Certes, certes, René Monory n’est pas Maurice Druon, décédé le 14 avril et pour lequel Xavier Darcos s’est fendu d’un véritable éloge funèbre. Rien, en René Monory ne « laisse incrédule ». Difficile de croire « à l’éternité académique face à son énergie inlassable et à son destin altier, quasi tiré d’une chanson de geste. » Il a sans doute mis beaucoup de « grandeur et de passion » dans son grand œuvre, le Futuroscope, qui lui survivra. Mais nul souvenir de « son maintien superbe, sa voix d’orateur attique, sa stature de héros légendaire, son impatience face aux médiocrités, son courage physique et moral, sa culture éblouissante, sa fidélité en amitié. »   A défaut de transformer le présent, René Monory aura essayé de dessiner le futur. Ici devant le chantier du Futuroscope en 1987.   Non vraiment Rien en René Monory ne semble immortel. A part, peut-être ses réformes avortées. Car, en effet, cet éminent mécanicien de la 5ème République, a été un remarqué (à défaut d’être remarquable) ministre de l’Education nationale. Avec son ministre délégué, tristement célèbre, Alain Devaquet, ils ont tenté une réforme du lycée et des universités.   Jacques Chirac, Premier ministre de l’époque avait fixé la ligne : « Dans l'enseignement supérieur, le principe d'autonomie doit être définitivement concrétisé tant à l'entrée - au moment de la sélection des étudiants - qu'à la sortie - au moment de la délivrance des diplômes. L'autonomie doit aller de pair avec un allègement des structures universitaires […] Cette rénovation de l'Université suppose l'engagement sans réticences de tous les enseignants et chercheurs de l'enseignement supérieur ; elle passe par une abrogation rapide de la loi sur l'enseignement supérieur de 1984 [dite loi Savary]. »   La réforme  prévoyait de donner une large autonomie aux universités du point [...]



Message subliminal

Wed, 01 Apr 2009 16:33:00 +0200

Clin d’œil. La Ratp est une entreprise de service public. A l’heure des stocks option, des golden parachutes, des retraites dorées des PDG, le message qu’elle adresse à ses voyageurs tombe très à propos et sonne comme une vérité comme seul un service public peut en produire en ses temps de crise.

 

En tout cas espérons que sa prophétie se réalise…

 

 Max.



Xavier Darcos poussé dans un corner sur France Inter

Wed, 25 Mar 2009 15:45:00 +0100

Un Demorand offensif, un Darcos défensif. Pour constater que les différents reculs sont en train de se faire. Le flou domine encore. Pour reprendre la formule d’un auditeur : pourquoi attendre que des établissements soient bloqués, des enseignants en grève, que des parents occupent pour démarrer une négociation. Que de temps perdu pour constater finalement que l’essentiel (les missions de l’école) n’est pas réformé. Que de confiance perdue pour rendre toute réforme aléatoire ? Comment croire que toute cette agitation provoquée par le ministère n’a pas pour seul et unique but de faire des économies comme nous y invitent les traités et les directives européennes ? Du beau gâchis.


Xavier Darcos - France Inter - Interview de Nicolas Demorand
envoyé par franceinter

Xavier Darcos - France Inter - Réponses aux auditeurs
envoyé par franceinter



Nicolas Sarkozy remercie grévistes et manifestants du 19 mars (réalisé avec trucage, hélas)

Sun, 22 Mar 2009 21:38:00 +0100

Le 20 mars, à la TV, c'était le prince qui ne manque pas d'air.          Séquence séduction: "Et je veux remercier les fonctionnaires qui ont fait fonctionner l’accueil mini-mum dans les écoles."   Séquence fiction : "Je veux dire, j’essaie d’être, comment dire, honnête, de voir les choses telles qu’elles sont. "   Séquence dérision : " Nombreux sont les salariés qui pensent que face à une crise internationale, une grève nationale ne peut pas fournir une réponse. "     Lors de sa conférence de presse, le 20 mars, à Bruxelles pour le Conseil européen, Nicolas Sarkozy a évoqué longuement la journée de mobilisation de la veille, en France. Grèves et manifestations de quelques 3 millions de personnes. Piégé, il y a quelques mois lorsqu’il avait déclaré que la grève ne se voyait plus en France, le voilà qui en remet une couche, remerciant les fonctionnaires qui ont travaillé ce jour là et suggérant que si on voit bien les manifestations on ne voit toujours pas les grèves…   Pourtant, nous savons bien que tout ceci n’est que provocation, effet de communication ou effet de manche pour ne pas perdre la face. Car sinon, pourquoi Xavier Darcos est-il revenu sur sa réforme de la formation des enseignants. Rappelons que dans cette réforme la plus bête depuis longtemps, le ministre proposait de supprimer purement et simplement l’année de stage pour tout nouvel enseignant. Plonger directement le novice dans le grand bain, voilà à quoi menait cette brillante idée dont nous avions évoqué ICI les tenants et les aboutissants. Le report (et donc, on peut y croire, l'abandon) de cette réforme est un immense soulagement. Si on ne prend que cet exemple la mobilisation du 19 mars est un franc succès qui laisse espérer que le vent est en train de tourner à notre avantage.   Alors voilà, puisque Nicolas Sarkozy se pose en honnête homme, je propose une légère réécriture de son allocution du 20 mars dont vous trouverez l'original ICI. Histoire de remercier qui de droit, tout de même.   Voici donc les remerciements présidentiels aux grévistes et manifestants du 19 mars. En rouge mes propositions de modifications que tout honnête homme ne saurait refuser, cela va de soi.   « Je veux dire, j’essaie d’être, comment dire, honnête, de voir les choses telles qu’elles sont. Et si je les vois telles qu’elles sont, je veux remercier les fonctionnaires et les salariés qui ont eu à cœur de faire la grève. C’était une de vos grandes questions : est-ce qu’elle fonctionnera ? Maintenant vous avez la réponse : ça a fonctionné. Et je veux tout particulièrement remercier les fonctionnaires qui ont fait grève malgré l’accueil minimum dans les écoles. Dans 214 villes il y a eu une manifestation pour dire au gouvernement qu’il y avait d’autres réponses à la crise que les baisses d’impôts des catégories les plus aisées et le démantèlement des services publics. Voilà, preuve est faite que quand on fait grève en France, ça se voit. La grève, c’est un droit constitutionnel. Quand j’avais dit que la grève ne se voit plus en France, on m’avait dit que je remettais en cause le droit de grève. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas réussi à le remettre en cause. Et pendant la grève (la grève, chacun a pu la voir, les manifestations chacun a pu les constater, elles sont importantes, il faut en tenir compte) mais le pays n’a pas été paralysé par le discours sur la crise. Ca n’a pas nuit à l’économie mais ça a protégé notre société qui n’a pas, en plus besoin d’être paralysée par les discours sur la crise. La France est regardée de tous les pays du monde. Et c’est pas si souvent[...]


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François Fillon ne sert à rien.

Thu, 19 Mar 2009 21:16:00 +0100

C’est un peu l’impression que donne son intervention au 20 heures de TF1. Il comprend « l’inquiétude des Français qui est très légitime face à une crise mondiale d'une très grande gravité ». Il comprend  les restructurations dans les entreprises. Il suivra attentivement les conflits médiatisés tel que celui de Continental. Les autres … sait-il qu’ils existent ?

 

Comme toujours la droite agit à la marge incapable de réformer un système dont elle souhaite la pérennité. En période de crise, la droite ne sert à rien. Demander à une dinde la recette de la farce : Croyez vous qu’elle vous la donnera ?

 

Quand changera-t-on de Premier ministre ? Celui-ci est nul.

 

Max.




3 millions

Thu, 19 Mar 2009 19:33:00 +0100

 

3 millions

 

 

Ce 19 mars, le petit Nicolas en a pris pour son grade. Selon les sources, près de 3 millions de personnes ont manifesté aujourd’hui en France (nous étions autour de 2 millions le 29 janvier). Et des slogans qui valent mieux que les discours...

 

Cliquez sur les photos pour les agrandir

 




Xavier Darcos a perdu l’esprit … français.

Wed, 18 Mar 2009 19:23:00 +0100

Je l’avoue, je l’avoue, le titre est racoleur. Pourtant, comment résister à cette boutade quand on lit avec tout l’intérêt que nous lui devons la prose de Xavier Darcos dans Le Monde de jeudi 19 mars. « Esprit français, es-tu là ? » s’interroge-t-il en page 20. Qu’est-il arrivé à celui qui se présente à nous d’abord comme Membre de l’Institut et ensuite comme Ministre de l’éducation nationale ? C’est que, dans ce qui ressemble à une séance de spiritisme, Xavier Darcos est venu retrouver une élite perdue, celle des intellectuels et avec eux l’esprit français qui les définissaient tant par le passé. Il a beau convoquer Voltaire et Montaigne, leur attacher la compagnie tutélaire de Nicolas Sarkozy (si, si), rien n’y fait.   Je n'y peux rien, moi, si Xavier Darcos en philosophe des Lumières ressemble davantage à du Warhol...     Selon lui, l’indépendance de pensée, la hauteur de vue, l’enthousiasme mêlé à la courtoisie dans le débat d’idées, qui caractérisaient tant cet esprit français, semblent autant de qualités perdues aujourd’hui. La République, née de l’alliance entre intellectuels et politiques, réussissant ainsi à canaliser le désir parfois violent de démocratie, serait aujourd’hui à la dérive.   Jugez en vous-même :   « Le rationnel semble exilé du débat public, tandis que la rumeur, l’outrance, la théorie du complot ou le déni de vérité s’instille jusque dans les sphères les plus éclairées du monde intellectuel ? » « Cette tendance imprécatrice blesse l’intelligence. Elle me choque (…) Elle encourage le monde du savoir dans une défiance explicite, voire obligée, à l’égard du politique » « Personne n’a intérêt à encourager cette dérive. Personne ne peut en justifier les vrais ressorts, qui sont le dévoiement de la fonction critique de l’intellectuel au profit d’intérêts partisans ou caricaturaux. » « L’affaire ne se clive pas entre les bons (la gauche) et les méchants (la droite). Cette supputation est inféconde. Elle donne un exemple désastreux de notre jeunesse en privilégiant la querelle ou le préjugé plutôt que la controverse argumentée. »   Et puis il y a ce passage amusant : «  Il suffit pour s’en convaincre de fréquenter certains blogs ou certains forums dans lesquels les exposés les plus brillants sont parfois consacrés aux arguties de thèses les plus insensées, assorties de procès en sorcellerie ad hominem. »   L’intellectuel a démissionné, quitté la cité. Ou alors il s’est laissé corrompre. Ne résonnent (raisonnent ?) plus aujourd’hui que les mégaphones syndicaux dans des cortèges agressifs. Le politique est bien seul. Sans l’arbitrage certes critique, sans la hauteur de vue, sans la courtoisie de l’intellectuel, que peut l’homme politique livré à la vindicte populaire ?   Et cette vindicte, Xavier Darcos va encore la voir défiler depuis ses fenêtres, ce 19 mars au départ, à Paris, d’une place qui s’appelle précisément République.   L’intellectuel a quitté la cité, le politique est seul dans l’hémicycle et le jeune forcément ultra gauchiste a envahi la rue. Esprit français éclairé de toute sa hauteur de vue, courtois, Xavier Darcos n’a eu de cesse au cours de son ministère de dénoncer des syndicats "dont la fonction principale est la résistance au changement", répétant à l’envi « à ceux qui font grève qu'il faut qu'ils fassent attention parce que le monde, la France avancent plus vite que les cortèges".   Plus qu’un héritier de l’esprit fran[...]



Le 19 mars, le sommet social sera dans la rue

Mon, 16 Mar 2009 12:39:00 +0100

20 novembre   29 janvier   19 mars       Que s’est-il passé depuis le 29 janvier qui justifie une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 19 mars ? Celui et celle qui suivent en pointillé l’actualité éducative peuvent légitimement s’interroger. Elie Domota, le leader du mouvement social guadeloupéen avait raison de railler cette méthode très métropolitaine de faire grève une fois tous les deux mois quand ce n’est pas trois. Ce qui devrait nous en convaincre, c’est l’extraordinaire n'importe quoi dans lequel le gouvernement nous a plongé depuis la magnifique mobilisation du 29 janvier.   Episode n°1 – le méga sommet du 18 février où le chef de l’Etat recevait en grande pompe les partenaires sociaux pour leur annoncer qu’il n’avait que des miettes à leur offrir.   Episode n°2 – le recul sur le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs.   Episode n°3 – l’étonnant pas de deux sur ce grand n’importe quoi que constitue la réforme de la formation des enseignants.   Depuis le 29 janvier nous avons pris conscience que nous avions deux ministres au lieu d’un (quelle chance !). Xavier Darcos et Valérie Pécresse travaillent main dans la main pour modifier de fond en comble les conditions de formation des maîtres. Pour autant, on ne peut pas dire que la gestion de nos politiques éducatives ait gagné en clarté. Que comprenez vous de la réforme du lycée : ajournée ou annulée ? Que comprenez-vous du nouveau statut des enseignants-chercheurs : évalués ou non ? Que comprenez vous de la réforme de la formation des maîtres : stage d’observation ou en responsabilité ? Plus rien n’est clair. A force de reculs, il n’existe plus de sens aux réformes engagées. Et c’est bien le pire. De quoi débattre ? Sur quelle base négocier ? On nous parle de tout remettre à plat, de réécriture des décrets, d’aménagement de dispositifs.   Par exemple que comprenez vous à la logorrhée ci-dessous, extraite du dernier communiqué de presse du Ministre de l’Education nationale du 12 mars sur le recrutement et la formation des enseignants.   « A l’issue des consultations et rencontres des dernières semaines, Xavier DARCOS et Valérie PECRESSE ont apporté les précisions suivantes sur cette réforme, dont le processus sera lancé dès la session 2010 des concours, conformément aux principes énoncés dans la Charte signée par les deux ministres le 30 septembre dernier. Cette réforme verra son aboutissement à l’occasion de la session des concours 2011. Les conditions définitives de la mastérisation des enseignants feront l’objet d’une discussion avec les organisations représentatives et les acteurs concernés. Elles seront examinées par une Commission de concertation et de suivi, coprésidée par un président d’université et un recteur. Cette commission associera les associations syndicales représentatives. Cette commission, qui réunira en nombre égal des membres de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale, aura pour objectif de faire aux ministres concernés des recommandations notamment sur l’articulation entre les masters et les concours, sur la question de l’adossement à la recherche des masters, sur les éventuelles adaptations que pourront connaître les épreuves et l’organisation des concours et sur les ajustements pour certaines disciplines professionnelles de l’enseignement professionnel. » (Les passages en gras le sont sur le communiqué)     Tout cela ressemble étrangement à une opération bien connue : noyez le pois[...]


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Mourir ? Mais quelle mauvaise idée, M. Bashung

Sun, 15 Mar 2009 09:24:00 +0100

Il y a des jours comme ça, on ne devrait pas se lever et encore moins allumer une radio.

« Malgré les lois formelles du jour, [il] décida de plier boutique. Il pris son bâton et se coiffa d’un chapeau de paille qui avait appartenu à son grand-père. Le temps s’annonçait couvert, mais avec des rayons de soleil pour qu’il y ait un contraste poétique. D’ailleurs le temps n’avait rien à voir dans cette aventure soudaine du cœur qui le poussait à suivre un nouveau chemin, à partager sa vie avec de nouveaux animaux, à écouter la sève dans de nouveaux végétaux. Il s’était pris tout à coup pour un pèlerin, délivré des attachements mystérieux des choses qui viennent de loin, encore chargées de parfums, comme cette boîte à biscuits ou cette bouteille d’encre, qui l’avaient longtemps laissé heureux au bord d’une rivière qu’il n’aurait pu nommer et qui s’appelle dans les livres savants le passé ou l’atavisme voire l’hérédité. Maintenant qu’il était parti, il ne regrettait rien, même pas les choses qu’on ne peut pas oublier parce que la vie les a lestées de tout le plomb du souvenir. Il ne regrettait rien. A moins peut-être les images du rêve qui l’avaient poussé sur la route incertaine ». (1)

Alain Bashung, La nuit je mens.

 (1) Extrait de Trom de Claude Haumont, Daily-Bul




Fonction publique: les bonnes vieilles recettes anticrise du FMI (du bon docteur DSK)

Mon, 09 Mar 2009 22:27:00 +0100

Voilà un billet qui devrait mettre dans un état de surexcitation nos chasseurs de mammouths nationaux dont les dernières défenses seront bientôt offertes à ces braconniers du libéralisme. Le bureau européen du journal Le Monde nous gratifie, en effet, d’un article des plus inquiétants pour ce qu’il nous reste de modèle social. « Face à la crise, plusieurs pays réduisent les salaires de leurs fonctionnaires », titre le journal en page 7. Et de préciser : « C'est une mesure qui semble s'imposer dans les pays frappés de plein fouet par la crise : plusieurs gouvernements européens ont entrepris de réduire les salaires de leurs fonctionnaires, afin d'assainir leurs finances publiques, voire d'éviter un défaut de paiement. » Et de citer les exemples de l’Irlande, de la Lettonie, de la Bulgarie et bientôt de la Roumanie. Moins 7% sur les traitements des fonctionnaires irlandais, moins 15% sur ceux de leurs homologues lettons.   On apprend même que le français (on est jamais aussi mal servi que par soi-même) Jean-Claude Trichet appelle les gouvernements "à poursuivre des politiques de dépenses courageuses, en particulier en matière de salaires dans le public". Vous avez bien lu : « des politiques de dépenses courageuses ».   On apprend même que le FMI présidé par le français (on est vraiment aussi mal servi que par soi-même) Domi-nique Strauss-Kahn impose, en accord avec les autorités euro-péennes, la réduction des dépenses de la fonction publique en échanges de ses prêts aux pays en difficultés.   Il y a quelques années, en 2002, Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, ancien conseiller de Bill Clinton, qui en 1999, a démissionné de son poste d’économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale, a publié un ouvrage qui décortiquait les politiques affligeantes de ces grandes structures que sont FMI et Banque mondiale (1).   Son constat était clair et net : «  Il est important de voir non seulement ce que le FMI met au programme, mais aussi ce qu’il n’y met pas. La stabilisation y est, la création d’emplois non. (…) Il y a de l’argent pour renflouer les banques, pas pour financer l’amélioration des services d’enseignement et de santé, et encore moins pour secourir les travailleurs éjectés de leur emploi en raison de la mauvaise gestion macroéconomique du FMI. »   On l’a vu lorsqu’il a poussé à la libéralisation des pays de l’Est ou au « sauvetage » des économies des pays en développement, le FMI conditionnaient ses prêts à ce qu’il appelait par euphémisme, ‘la flexibilité du marché du travail » : formule qui paraît signifier « amélioration du marché du travail » mais qui, nous dit encore Stiglitz, n’a été qu’un terme codé pour dire baisse des salaires et démantèlement de la protection de l’emploi. Il ajoute : « Le FMI a sous estimé les risques de ses stratégies de développement pour les pauvres. Mais il a aussi sous-estimé le coût politique et social à long terme des mesures qui ont ravagé la classe moyenne pour enrichir une toute petite élite, et surestimé les bénéfices de ses mesures néolibérales. Historiquement, la classe moyenne a été celle qui a revendiqué l’état de droit, l’enseignement public pour tous, la création d’un système de sécurité sociale – autant de facteurs essentiels pour une économie saine. Son érosion s’est traduite par une érosion parallèle du soutien à ces réformes cruciales ».   Relisant ses lignes, on n[...]



Le diplôme d'Albert Einstein vendu aux enchères

Sat, 07 Mar 2009 21:59:00 +0100

  « Cette époque est désaxée ». (William Shakespeare, Hamlet)   Le diplôme d’Einstein vendu aux enchères. Tout un symbole. Car c’est un peu le sort qui attend tous les diplômes universitaires si les réformes en cours du couple Darcos-Pécresse parviennent à se frayer un passage à travers les barricades que tentent de monter nos valeureux enseignants-chercheurs. Des universités et donc des diplômes vendus aux enchères pour le plus grand bonheur des sponsors les plus offrants.   D’un autre côté, on n’est pas sûr qu’un jour le diplôme de Nicolas Sarkozy puisse être vendu aux enchères…    « Sache que les hommes sont ce qu'est leur époque ». (William Shakespeare, Le roi Lear)   Max. Tarmac, Notre époque   Illustration: Le magasin Merode, Prévert photographié par Doisneau en 1953. A voir dans le cadre de l’exposition Paris La Belle consacrée à Jacques Prévert. [...]


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Maternelle : le double jeu de Xavier Darcos

Wed, 04 Mar 2009 17:48:00 +0100

Double jeu ou … double « je ». Xavier Darcos serait-il atteint de schizophrénie ? Il existe bien semble-t-il une dissociation entre ce qu’écrit le Docteur Xavier et ce que dit Mister (mystère ?) Darcos sur l’école maternelle. On s’en souvient encore. La phrase avait fait grand bruit. Auditionné en juillet 2008 par le Sénat sur le budget, Xavier Darcos s’était demandé si, dans le soucis d’une « bonne utilisation des crédits de l’Etat », il était logique de faire « passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants et de leur changer les couches » ? Certes, la question, sortie de son contexte, ne concernait que les enfants de moins de trois ans. Pourtant l’intention du ministre était de relancer le débat autour du rôle de l’école maternelle française.   Or, cette semaine, le Ministère de l’Education nationale édite, à 2,8 millions d’exemplaire, un guide destiné aux parents des enfants scolarisés à l’école maternelle. Et le docteur Xavier semble y exprimer une toute autre vision. Je vous livre là l’intégralité de sa courte introduction. Jugez-en par vous-même :   « Votre enfant est scolarisé à l’école maternelle ou s’apprête à l’être. C’est une chance que lui envient beaucoup d’enfants qui, en Europe et dans le monde, ne connaissent pas cette école si particulière qui prépare la quasi-totalité des enfants, dès l’âge de trois ans, à entrer dans la scolarité obligatoire. Car l’école maternelle n’est pas une simple structure d’accueil : elle est une école à part entière, qui comporte des objectifs pédagogiques précis et mobilise des compétences très spécifiques de la part des professeurs qui y enseignent. C’est pourquoi j’ai tenu à ce que sa place soit confortée au sein de l’école primaire, en rédigeant pour elle de véritables programmes. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai constamment réaffirmé que les enseignants de maternelle étaient des professeurs des écoles à part entière, avec les mêmes niveaux et modalités de recrutement que leurs collègues des écoles élémentaires : c’est précisément ce qui distingue l’école maternelle des structures d’accueil. Les Français sont très attachés à l’école maternelle mais ils n’en connaissent pas toujours toute la richesse. C’est pourquoi j’ai voulu que dans la continuité du guide des parents remis à la rentrée 2008 à l’ensemble des parents d’élèves scolarisés dans les écoles élémentaires, ce guide conçu par l’Association Générale des Enseignants des Ecoles et classes Maternelles publiques (AGEEM), vous soit remis dans le cadre du partenariat avec le Ministère de l’Education nationale. Vous y trouverez notamment une explication du fonctionnement et des activités des écoles maternelles ainsi qu’une présentation des programmes de 2008 qui comportent l’ensemble des connaissances et des compétences dont votre enfant aura besoin pour entrer dans de bonnes conditions au cours préparatoire. Je vous souhaite une bonne lecture !  Xavier Darcos »   Alors, s’agit-il de schizophrénie ? Non, bien sûr. Juste de communication politique.   Le texte reproduit ci-dessus est à y regarder de plus près un exposé où Xavier Darcos affirme tout et son contraire. Il commence par réaffirmer la spécificité de l’école maternelle française : une « école à part entière, qui comporte des objectifs pédagogiques pr[...]



Effet de (Guade)loupe

Fri, 27 Feb 2009 15:00:00 +0100

  Une grève Deux îles Trois semaines Quatre semaines Cinq semaines   Un pays Deux îles Un océan Des requins Le mépris   Un système: la pwofitasyon Système salaire Manger à la béké Taxes du mal Jeux de Jégo   Un pays Deux îles Un océan Des requins Le mépris   Rêve général Deux cents bons euros Quatre cent mille malheureux Prendre le pouvoir d’achat Maîtres aux pôles   MARTINique ? GUY AN(N)E ? MétroPAUL ? Réunion ensemble Effet de Guadeloupe.     Max.   Illustration: Jacques Prévert, Paris, 1955 par Robert Doisneau. A voir dans le cadre de l’exposition Paris La Belle consacrée à Jacques Prévert. [...]



Noyé? Perdu? Ce n'est pas grave!

Tue, 24 Feb 2009 00:04:00 +0100

Noyé ? Perdu ? Ce n’est pas grave ! Il existe des esprits solides qui savent remettre le curseur là où il faut. On va donc se faire une petite pause de quelques jours, les lire ou les relire. Juste quelques liens. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à enrichir cette balbutiante webothèque : « Ce n’est pas en prenant les gens pour des imbéciles que l’on développe une culture de l’autonomie et de la responsabilité », Thomas Piketty, « Autonomie des universités, l’imposture », Libération du 17 février. « Nous sommes là dans une logique d'enseignement qui omet la logique de l'apprentissage, celle des élèves et celle des enseignants », Jean Houssaye, « La formation des professeurs, une révolution conservatrice », Le Monde du 18 février. « Trente ans de fréquentation des courbes me disent le caractère massif, universel, de la marche en avant de l’alphabétisation, celle-ci entraînant la révolution démographique, puis, ultimement, le développement économique. En 2030, la planète entière sera alphabétisée. Bref, je vis avec le progrès. C’est ce qui me rend optimiste », Emmanuel Todd, « Après le sarkozysme, quoi ? », entretien avec l'éternelle pessimiste Elisabeth Lévy, sur le site Causeur.fr.   Max. PS : les images du haut sont extraites de la campagne de publicité dans le métro parisien et ailleurs d’un célèbre marchand de tapis et autres beautés de ce genre.   Ajoût du 25 février dans cette petite webothèque: Dans son éditorial du 5 février, Franz-Olivier Giesbert a pris la plume pour dénoncer le "consternant mouvement" des chercheurs, qui "derrière leur logomachie pseudo-révolutionnaire ont souvent, chevillée au corps, l'idéologie du père Peinard". LeJDD.fr s'est procuré la lettre par laquelle les enseignants en Droit de l'Université d'Assas répondent au directeur du Point. Elle est ICI. Ou encore, la « masterisation » des enseignants expliquée à ma fille sur le blog de Sylvestre Huet, journaliste à Libération [...]



Nadine Morano tente un hold up sur l'Education nationale

Sun, 22 Feb 2009 12:52:33 +0100

Nadine Morano à l’Education nationale : un mammouth à la place du Mammouth ? Non, pire que ça. 20 minutes relaie une information péchée par le Point.fr : « Nadine Morano lorgne sur le Ministère de l’Education ».   On connaît trop le côté tapageur de celle qui ambitionnerait de prendre le délicat portefeuille de Xavier Darcos. On ne peut pas dire qu’elle soit l’emblème de la finesse. Pour s’en souvenir, regardons cette vidéo bien connue trouvée sur le site du Nouvel Obs :   Mais nous aurions tort de croire que cette nomination ne serait qu’une simple erreur de casting.   Adjoindre l'Education à la Famille   En effet, au-delà de la personnalité de Nadine Morano qui ne colle pas avec le ministère  qu’elle convoite, c’est le projet qu’elle porte qui dérange : adjoindre au ministère de la famille, celui de l’éducation. C’est bien dans ce sens là que le Point.fr, qui a eu vent de cette trouvaille, nous la présente. Dans ce sens et non l’inverse. L’inverse d’ailleurs n’aurait guère de sens : qu’est-ce que le ministère de l’éducation aurait à faire d’une délégation à la famille. En quoi la réforme du lycée pourrait-elle trouver des ressources dans les caisses d’allocations familiales ? En quoi la revalorisation des carrières enseignantes trouveraient-elles refuge dans celle du mariage ? Non. Il n’y a sans doute pas d’erreur dans la formulation : le projet de Nadine Morano serait bien d’adjoindre l’Education à la Famille et non le contraire. Mais alors qu’est-ce que la signifie et pourquoi, pour le coup, il existe bien une logique et qu’est ce qu’elle recèle ?   Tout d’abord, la déclaration de Nadine Morano n’est pas une déclaration tapageuse de plus. Cette « évolution » est inscrite dans le discours de Nicolas Sarkozy depuis sa campagne de 2007 (et probablement avant). C’était il y a presque 2 ans jour pour jour (bel anniversaire !), le 23 février 2007 :   « C’est l’autorité des parents qu’il faut réhabiliter. Je souhaite une véritable révolution des mentalités par laquelle les parents soient reconnus comme des éducateurs à part entière. (…) Si pour les familles qui ne s’occupent pas de leurs enfants mineurs, qui les laissent traîner dans la rue, qui les laissent commettre des délits, qui ne respectent pas l’obligation de les scolariser, je souhaite que des sanctions soient prises, que la responsabilité des parents puisse être mise en cause, que les allocations familiales soient mises sous tutelle, je m’engage aussi si je suis élu à aider les familles de bonne foi qui en ont besoin à élever leurs enfants. Je souhaite que dans ce rôle ils soient soutenus, aidés, accompagnés, que cette charge soit prise en compte dans le calcul de l’impôt, de la CSG, des retraites. »   Ensuite, transférer le ministère de l’Education nationale à celui de la famille, c’est comme transférer l’Education nationale aux familles autrement dit faire perdre à l’Education nationale son caractère national. Alors évidemment, quand je dis cela, on se dit que j’exagère, que j’en fait des tonnes, que j’ai trouvé là un nouveau moyen de taper sur les seuls-qui-proposent-dans-ce-pays-gangréné-par-l’immobilisme-etc. La dernière phrase de la citation ci-dessus ne dit rien d’autre : « Je souhaite que dans ce rôle ils soient soutenus, aidés[...]


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