Subscribe: Prisma Canal International
http://prisma.canalblog.com/rss.xml
Added By: Feedage Forager Feedage Grade A rated
Language: French
Tags:
Rate this Feed
Rate this feedRate this feedRate this feedRate this feedRate this feed
Rate this feed 1 starRate this feed 2 starRate this feed 3 starRate this feed 4 starRate this feed 5 star

Comments (0)

Feed Details and Statistics Feed Statistics
Preview: Prisma Canal International

Prisma Canal International



Prisma Canal International est un blog indépendant animé et dirigé par Hugues B SEUMO, acteur de la vie contemporaine, pour réagir sur l'actualité contemporaine.



Last Build Date: Thu, 22 Feb 2018 07:49:54 GMT

 



L'alternance démocratique au Cameroun, doit commencer dans nos différentes chapelles politiques

Tue, 16 Jan 2018 10:34:58 GMT

L’urgence de parler de la situation sociopolitique pas très agréable dont traverse le Cameroun à l’heure actuelle a toujours été nécessaire et le demeure. L’avenir de plus de vingt millions de Camerounais pour peu que l’on veuille bien être honnête ou pas se trouve sur une piste d’obstacles bien difficile à emprunter par les usagers de la démocratie. Plusieurs contemporains réclament une alternance au sommet de l’Etat mais de quelle manière ? Il convient de souligner que l’alternance est un phénomène de rajeunissement et de renouvellement perpétuel. La loi de la nature voulant ainsi que l’on vieillisse et que de nouvelles cellules voire de nouvelles ambitions jaillissent pour booster la modernité dans une structure sociétale donnée. L'alternance démocratique telle quelle, doit commencer dans nos différentes chapelles politiques, nos habitudes, nos moeurs. Réfuter cette manière de voir, c'est exiger du camp d’en face ce que l'on ne voudrait pas subir. C'est le leitmotiv qui habite plusieurs de nos leaders contemporains, que l'on soit au Cameroun ou au niveau des forces vives de l'opposition dans la diaspora camerounaise. Pour un pragmatisme réel, nous irons droit au but. Nous proposons aux différentes forces vives politique de l’opposition camerounaise la mise en expérimentation de la thèse de Rabelais soutenant avec force conviction que : " Si en politique, il faut avoir les moyens, ce qui importe davantage, c’est d’abord l’existence puis la mise œuvre d’une véritable stratégie et le développement de la notion de changement au sein de la même structure quand l’on affiche dans son compteur un bilan négatif". A cet effet, nous suggérons à ceux qui peuvent nous comprendre l’utilisation rationnelle et rigoureuse de leurs propres atouts et faiblesses comme base de leur propre stratégie. Quels sont réellement les propres atouts de notre opposition véritable ? Ce sont les théoriciens chevronnés que l’on retrouve dans toutes les chapelles politiques mais, qui demeurent inutilisés. Ils sont très actifs dans la rédaction des communiqués, des conférences de presses sans suivis véritable et ne sortent de leur ornière qu’au cours d’un évènement. Et après, c’est le silence. 2018 est là, bientôt plusieurs des partis politiques de l’opposition qui étaient sur les starting blocks en 2011 doublés des autres formations politiques nouvelles vont sortir de leur ornière pour contribuer au rayonnement de l’actualité politique. Et après, tous disparaîtront de la scène pour attendre l’échéance politique prochaine afin de revenir et bis repetita. Pour notre part, nous croyons sincèrement que notre opposition véritable gagnerait à se rapprocher de plus en plus et de tout temps du peuple. Ce peuple a besoin d’être informé de tout le processus électoral, de ses devoirs du citoyen etc. Comment demander à un peuple d’aller s’inscrire sur une liste électorale quand il ne maîtrise même pas les enjeux ? Comment revenir et crier à la fraude après les résultats des consultations électorales quand on n’a pas informé le peuple sur les différentes méthodes utilisées par les fraudeurs pour se maintenir au pouvoir ? Comment prétendre perdre une élection quand on n’a pas de véritable assise nationale ? Comment gagner à une élection quand l’organe en charge de l’organisation de cette dernière n’est qu’un boulevard du parti politique organisateur au pouvoir ? S’agissant de ce que nous pouvons appeler Elecam, Hilaire Kamga le porte parole de la Plate forme de la société civile camerounaise pour la démocratie pense que cette structure est une régression sérieuse de notre système électoral Aux élus de l’opposition, si nous pouvons les appeler ainsi, pourquoi ne pas se consentir à consacrer au moins 20% de vos émoluments en tant qu’élu au titre du fonctionnement de votre parti politique ? Ceci relève tout simplement du sens du militantisme d’une part et d’autre part participe du dynamisme du parti. A[...]


Media Files:
http://storage.canalblog.com/45/96/235762/118800885.jpg




Cameroun, bateau ivre ? Tout semble l'indiquer

Tue, 16 Jan 2018 09:53:27 GMT

Ce pays, plongé depuis des décennies dans un fleuve d’amertumes, donne l'impression de vouloir y demeurer. Pour tâter du doigt la réalité de la société camerounaise, il suffit de circuler dans les rues poussiéreuses truffées de nids de poule de Bafoussam, Garoua, Douala, Yaoundé, Nkongsamba…, observer les faits et gestes du quotidien des camerounais et enfin finir de s’en convaincre Aujourd'hui dans ce pays voisin du Tchad, il n'y a le mécontentement de la grande partie de la population qui habite les esprits. On parle des grandes ambitions, grandes réalisations, pour le décollage économique, on évoque des projets sociaux divers mais, fatigué, le peuple ne cesse de craindre pour son avenir. L’avenir du Cameroun est loin d’être celui que nous tous avons toujours projeté. C’est au palais de justice de Douala qu’au mois de décembre dernier nous avons donné le cri d’alarme. Nous y sommes. Le premier spectacle désolant : l’arrivée des détenus le jour de l’audience criminelle. Parmi 50 détenus, au moins quarante sont des jeunes dont l’âge varie entre 16 et 22 ans. Et parfois moins. Ils descendent d’un camion bondé parfois avec des chaînes aux pieds pour les plus dangereux ou des menottes aux mains pour les plus agressifs. (NDLR. Nous n’avons pas voulu blesser votre sensibilité par respect, en gardant de publier les photos faites en cachette sur place par nos soins) Ce spectacle est d’autant plus frappant que la promiscuité de ces jeunes dans le milieu carcéral avec des délinquants adultes et rompus de la tâche criminelle n’est pas synonyme d’école de bonne moralité, loin s’en faut : Elle est plutôt le germe d’une décadence prévisible. Autre lieu, autre spectacle. Dans la rue, personne ne respecte le code de la route. Sur une même voie qui n’a plus que de nom, circule tout ce qui peut rouler. Les véhicules sont plus âgés que les usagers. Les motos se faufilent entre plusieurs véhicules. Le piéton est souvent obligé de faire la courbette pour se frayer un passage à ses risques et périls. Ils existent quelques fois des nids de poules au milieu de la chaussée. En saisons de pluies, les routes deviennent des véritables bourbiers qui laissent passer difficilement des usagers. Si c'est la saison sèche, c'est la poussière qui règne en véritable maître au milieu des multiples tranchées qui jonchent le milieu des chaussées. Tout ceci devant les yeux des autorités locales. A Douala, ça klaxonne partout. Les motos fonctionnent comme des abeilles dans un essaim. On insulte tous le monde, les rues sont sales. S’il y’a un aspect qui attire l’attention à Douala, c’est sans aucun doute le désordre urbain qui a atteint son paroxysme. Des nouvelles rues envahies par des camions, des huiles de moteur déversées, des égouts d’évacuation d’eaux bouchés, voilà qui fait cette localité. Toutes les autorités tiennent les discours d’auto-gloriole lors des grandes fêtes nationale devant le regard amorphe d’une population dépassée par le coût de la vie. Le chômage est de taille et même indicible. Il se définit en fonction de la situation de chacun. Au Cameroun, aux yeux du pouvoir en place, le jeune diplômé des universités locales qui vend à la crié les journaux en bordure de la route n’est pas un chômeur. Plusieurs ménages n’envoient plus leurs progénitures à l’école et ceux qui y vont finissent leur parcours académiques dans la rue. Certaines familles souhaitent même avoir des jeunes filles car à partir de 15 ans, elle peut se « débrouiller », abandonnée dans le monde de la prostitution et des trafics de tout genre. Dans les milieux des grandes écoles de formations professionnelles, la litanie des lamentations sur le coût élevé des pourboires pour réussir ne cesse de s’allonger. On avance plusieurs hypothèses (….). La corruption autour des concours est telle que les jeunes évitent même de s’y aventurer lorsqu’ils ne disposent pas de soutiens nécessaires pour r[...]


Media Files:
http://storage.canalblog.com/50/72/235762/118800557.jpg




Cameroun: 15 janvier 1971- 15 janvier 2018: Remember Ernest Ouandié

Mon, 15 Jan 2018 11:59:12 GMT

Ils sont nombreux, ces Camerounais qui ne connaissent pas ce nationaliste de leur pays qui a payé de sa vie, tout comme d'autres compagnons de combat pour l'indépendance du Cameroun. La raison est simple, son histoire n’est pas enseignée dans les écoles et universités du Cameroun,aucun monument n'est erigé quelque part en son nom sur les quatre coins du territoire camerounais. Pourtant, il figure sur la liste très sélective des héros du pays depuis le 16 Janvier 1991 Comment ne pas s'indigner lorsque les Camerounais, jeunes comme vieux pour la pluspart puissent parler du général Degaule, du Maréchal Pétain, de Napoléon Bonaparte, Jeanne d’Arc, Charlemagne etc. et ignorer tout ou presque des Martin Singap, de Ossende Afana, Douala Manga Bell, Adolf Ngosso Din,de Martin Paul Samba,Ernest Ouandié, Ndeh Ntumazah Djouaka Elisabeth alias la douce, Ruben Um Nyobè et autres en plein 21ème siècle. Faut-il croire que les Camerounais ont honte de leurs héros ? Qui était Ernest Ouandié ? Ernest Ouandié, celui que ses compagnons de lutte appelaient camarade Emile voit le jour à Bangou en 1924, dans le département des hauts plateaux à l’ouest du Cameroun . Il est le 5ème enfant du couple Djemo et Kapsu. Djemo son père, était polygame de trois femmes. Son diplôme de moniteur indigène obtenu en 1943 à l’Ecole Supérieure de Yaoundé en poche, il est affecté tour à tour dans plusieurs ville dont Edéa, où sa vie prend un tournant décisif ; il y rencontre l’essentiel de ses futurs camarades du parti dont particulièrement Marthe Eding son épouse. Militant de l’Union des Syndicats Confédérés du Cameroun (USCC), il est indexé par l’administration coloniale comme activiste et agitateur. Par ce truchement du syndicalisme, il adhère à l’UPC. Lors du Congrès d’Eséka en 1952, il devient Vice président chargé de l’Organisation et responsable des organes de presse, dont la Voix du Kamerun. Au moment de la dissolution de l’UPC en mai 1955,Ernest Ouandié se retrouve à Kumba avec Félix Roland Moumié, Abel Kingué et Ndeh Ntumazah. Ils s’exilent tous à l’étranger et forment leur base à Accra au Ghana, chez Nkwamé Nkrumah. Plusieurs cadres issus des universités occidentales, se mettent à sa disposition sur sa base d’Accra. Il fait la navette entre Khartoum au Soudan, le Caire en Egypte où est basé Félix Roland Moumié et Conakry en Guinée où certains cadres de l’UPC travaillent pour le compte de Sékou Touré. En 1961, il décide rentrer et de relancer la lutte armée au Cameroun. Après avoir réussi à mobiliser l’essentiel des militants, et le renfort des jeunes cadres venus d’Accra, il tient une assemblée populaire sous maquis d’où naît en 1962, le Comité révolutionnaire, nouvelle direction de la lutte armée dont il est le président. (1) Parallèlement au Comité révolutionnaire, il lance l’ALNK (l’armée de libération nationale du Kamerun). Il organise la résistance à sa manière. Monseigneur Albert Ndongmo tentera une médiation de réconciliation entre lui et l’administration Ahidjo. Celle-ci promettait la vie sauve à Ernest Ouandié au cas où il se rendait. Ce qu’il fera le 19 Août 1970 en se rendant au commandant de brigade de Mbanga dans le Moungo. Le 26 Décembre 1970, il sera jugé par un tribunal militaire pour atteinte à la sûreté de l’Etat et complot contre le Président Ahidjo dans une parodie de procès où ses avocats venant de France et de Grande-Bretagne avaient été interdits de séjour au Cameroun. Ce procès, retransmis en direct sur les ondes de Radio Cameroun,suscitera l’émoi des populations qui accepteront sans réchigner ni même protester la condamnation à mort des accusés. Le jour de sa fusillade, la dernière personne qui converse avec le condamné n’est autre que son confesseur, le curé de la Paroisse de Tamja, l’Abbé André Wounking, qu’Ernest Ouandié charge de transmettre au Président Ahmadou Ahidjo, que le sang des patriotes v[...]


Media Files:
http://storage.canalblog.com/31/16/235762/118790873.jpg




Les années passent et rien ne change au Cameroun. Mais, jusqu'à quand ?

Sat, 30 Dec 2017 22:01:32 GMT

L'année 2017 tire à sa fin. Encore quelques heures, les carillons de 2018 vont sonner et le constat pour peu qu'on soit honnête, est hélas triste sur tous les plans au Cameroun. Lorsque Monsieur Paul Biya arriva à la tête de la magistrature suprême du pays en 1982, le Cameroun accéda à ce qu'on a appelé à l'époque « l'ère du renouveau démocratique ». Lorsque celui-ci a proclamé la transparence dans la gestion du Cameroun, la sécurité, la recherche de l'efficacité comme projet de gouvernement, tout le peuple s'était promis dans la joie de défendre un tel projet quoi qu'il pût lui en coûter. Parce qu'il correspondait aux aspirations légitimes et profondes des citoyens longtemps abusés. Tous , nous nous étions ainsi proposé de cheminer en toute indépendance aux côtés du président Biya pour l'aider à mener à bon port sa politique à bord de laquelle il venait d'embarquer le peuple. Quelques mois plus tard, ce que nous redoutions arriva hélas... à mi-chemin du parcours sous forme d'une gouvernance substituée en pillage, tribalisme, népotisme, violation systématique des droits de l'Homme... .. Des pratiques malsaines qui vont perdurer. Que ce soit de la répression du putsch de 1984 par M. Biya avec des centaines d'exécutions extrajudiciaires, de la récurrence dans la fraude aux multiples consultations électorales, de la corruption généralisée érigée en institution, que ce soit les assassinats des forces de l'ordre dans les années 90 avec l'avènement du multipartisme au Cameroun, que ce soit des atteintes graves et permanentes à la vie des citoyens voire le cas patent du Commandement opérationnel des années 2000 avec son cortège de viols, assassinats, découvertes des charniers à Douala... ces pratiques malsaines inquiètent et suscitent des interrogations. Toujours dans le même registre des manquements humains graves, des centaines des jeunes ont été assassinés en 2008 au Cameroun par la soldatesque de Monsieur Biya alors qu'ils ne réclamaient que les conditions de vies meilleures et la non modification de la constitution du Cameroun. Le régime au pouvoir au Cameroun lors de ces émeutes de février 2008 a offert un cocktail explosif de sentiments qui nous a fait "valser" de l'extase au désappointement total au point que nombreux sont ceux qui se sont mis à se demander à haute voix s'il y a encore un Etat au Cameroun . Le sentiment national reste fragile dans les régions anglophones du Cameroun car leurs doléances sont rejetées. Cette menace de la sécession brandie par certains d’entre nos compatriotes est l'indicateur d'un malaise qui dure. Le pouvoir de Yaoundé, contestée dans sa capacité à unir la Nation, auteur de toutes ces dérives, a cru que les problèmes enfouis au fond de la mémoire collective d'un peuple sont facilement manipulables. Or à tout moment dans l'histoire d'un peuple, le triste vécu quotidien peut resurgir et faire mal dès lors qu'il n'a pas été résolu. Au Cameroun, il faut plus d’exemplarité au sommet de l’Etat. On ne le dira jamais assez, il est indécent pour nos dirigeants d’étaler un patrimoine douteusement acquis tout en réclamant des efforts aux citoyens privés du minimum. L’expansion de la corruption devenue le sport favori des tenants du pouvoir met gravement en danger toute volonté de bonne gouvernance et toute ambition nationale de démocratisation de l’administration du pays. En lançant le binôme « Rigueur et moralisation » en 1982, Paul Biya avait-il mesuré l’ampleur du chantier ? Non, visiblement. En tout cas, il est carrément passé du côté de l'espoir d'un peuple, et s’est essoufflé par la suite parce que usé par un pouvoir atteint par le cancer d'anti-alternance. Cela indique qu’il avait bien rêvé de noyer le Cameroun jusqu'au jour où il sera appelé à la mission naturelle de l'enfer terrestre... A présent, pour mettre un terme à ces phagédénismes insidieux, le peuple camerounais a besoin,[...]


Media Files:
http://storage.canalblog.com/71/63/235762/118623564.jpg




Cameroun: Par quels moyens est-il possible de se protéger malgré tout des diffusions indésirables de l’image d’une personne aprè

Sun, 17 Dec 2017 15:32:39 GMT

Peut-on publier la photographie d’une victime au nom du droit qu’a le public d’être informé ? Où commence le droit à l’image, qui fait partie du droit au respect de la vie privée ? Il s’appelait Benjamin Massing, il avait 55 ans et était un des héros du Cameroun quart-de-finaliste de la Coupe du monde 1990. Il s’est éteint chez lui, à Edea le samedi 9 décembre 2017. Quelques heures après son décès, une vidéo le montrant couché dans un véhicule, sièges arrières rabattus en route pour la morgue ou mieux encore, l'illustre disparu visible dans la suite de la vidéo, allongé sur un lit dans l'une des morgues de la ville d'Edea a été publiée dans les réseaux sociaux. Ce qui choque dans la prise de ces vues, que ce soit au niveau de la maison familiale de l’illustre disparu ou au niveau de la morgue, même les infirmiers et le morguier se sont prêtés à cet exercice. Dans la vidéo, on les aperçoit: Tous munis de leur smart phone, entrain de procéder à la prise de vue du corps de l'illustre disparu Dans la norme, la famille de Benjamin Massing devrait porter plainte pour «atteinte à la dignité de la victime» contre les auteurs de ces images qui circulent dans les réseaux sociaux Pour de nombreux juristes, ce manquement montre une fois de plus que même si le droit à l’image est, au Cameroun, l’un des parents pauvres du droit positif, il oublie aussi de protéger les morts. Depuis une première décision datant de 1974 jusqu’à très récemment, les juges ont eu à se prononcer sur la question du droit à l’image et pour une fois de concert entre les deux ordres juridictionnel. Il sera parfois reconnu, mais semble devoir être négligé aujourd’hui. Pour rappel, Dame Yomba Madeleine, (la tante maternelle de l'auteur de ce texte) s’était fait photographier en 1960 lors des festivités de la fête de l’indépendance du Cameroun (le 1er janvier) par une certaine dame Kay Lawson, photographe basée à New York aux Etats-Unis. 15 ans plus tard, alors qu’elle était en visite à Paris en France, Dame Yomba constatera que sa photo a servi à orner le calendrier de l’année 1974 de la société des brasseries du Cameroun. Surprise de n’avoir pas été consultée par cette utilisation inédite de sa photo, elle assignera en réparation devant le Tribunal de Grande Instance de Yaoundé la société les Brasseries du Cameroun. Celle-ci, à son tour, appellera en garantie, l’Agence Rapho qui lui avait sélectionné cette photo et les Editions Hello Cachan qui avaient produit le calendrier litigieux. Les juges saisis devaient répondre à deux questions, la deuxième dépendant de la réponse donnée à la première ; – Y’a-t-il eu atteinte au droit à l’image de Dame Yomba ? La réponse est oui – Sur qui devait incomber la charge de la réparation du préjudice subi ? Au vendeur de l’image et à son utilisateur final. Dans cette affaire, les juges ont affirmé avoir trouver « ...au dossier des éléments d'appréciation suffisant pour évaluer à un million de francs le taux des dommages intérêts réparant l'entier préjudice subi par dame Yomba ». Pour le cas des morts et plus précisément celui du goléador Benjamin Massing, les auteurs des vidéos qui circulent actuellement sur la toile devraient être poursuivis. Tâche qui incombe à toute personne compétente ou ayant qualité pour saisir les juridictions compétentes Le droit à l’image issu de l’article 9 du code civil fait partie des droits de la personnalité, ensemble qui est fréquemment sujet à débat. Le droit à l’image des morts plus particulièrement, puisqu’il touche particulièrement l’affect, est un sujet de perpétuelles controverses. Les juges se fondent à présent sur l’article 9 du code civil qui dispose que « chacun a droit au respect de sa vie privée ». Ce droit au respect de la vie privée comprend un droit à l’image. La question s’est longuement p[...]


Media Files:
http://storage.canalblog.com/47/82/235762/118484898.jpg




30/11/ 1989 - 30/11/ 2017: 28 ans plus tard, les restes d'ahmadou Ahidjo ne sont toujours pas rapatriés au Cameroun

Thu, 30 Nov 2017 11:09:00 GMT

Décédé le 30 novembre 1989, exactement vingt-huit ans comme le premier président de la république du Cameroun quittait si soudainement des liens de l'enfer terrestre à Dakar, terre d'asile pour pénétrer le secret surréaliste du mystère de la vie.C'était dit-on des suites d’une crise cardiaque. Ahmadou Ahidjo quittait ainsi dans le silence et l’indifférence des autorités camerounaises. Mais, dans la dignité. Avec l’affection de sa famille et de quelques rares amis dont Emile Derlin Zinzou, ancien président du Dahomey (actuel Bénin). Dans l’oraison funèbre prononcée par ce dernier et tirées des archives sonores de RFI, certaines phrases méritent d'être revisitées "Ahidjo mon ami, mon frère, voici notre dernier rendez-vous, du moins en ce monde, puisque nous sommes croyants. (…) Heureux ceux qui meurent en laissant des traces, un sillon. Les sillons que tu as creusés attesteront longtemps encore aux yeux des générations qui se succèdent, ce que tu fus, que nul n’oserait contester : le bâtisseur, le père du Cameroun moderne. A la vérité, tu n’eus qu’une seule et grande passion : le Cameroun. Nul ne pourra t’interdire d’Histoire et empêcher que celle-ci sereine et impartiale, dise que tu fus de ta patrie et de l’Afrique un grand et digne fils (…) Et le destin n’est point oublieux qui t’a ramené mourir en Afrique et ici (à Dakar). Pour l’authentique Africain que tu étais, c’est une grande consolation (…)”, avait déclaré Emile Derlin Zinzou le jour des obsèques. Dans une interview accordée en 2010 à la chaîne de télévision française France 24, Paul Biya , le chef de l'Etat camerounais abordait la question relative à la dépouille de son prédécesseur restée à Dakar depuis sa disparition le 30 novembre 1989. “ J’ai cru comprendre qu’il y avait un problème pour ce qui est de l’ancien président (…) Oui. Il y a eu des événements malheureux sur lesquels je ne reviendrai pas, en 1984, et l’Assemblée nationale, sur ma proposition, a voté une loi d’amnistie. Ceux qui ont vécu ces tristes événements ont retrouvé leurs droits, il y en a même qui sont au gouvernement. Le problème du rapatriement de la dépouille de l’ancien président est, selon moi, un problème d’ordre familial (…) ”. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique Economie (N° 169, juillet 1993), l’ex-première dame et veuve de Ahmadou Ahidjo faisait des précisions qui restent d’actualité sur cette question. Germaine Habiba Ahidjo indiquait que: “ Je tiens à rappeler qu’Ahidjo était un chef d’Etat. Il n’appartient pas qu’à sa famille. Il appartient en premier lieu au peuple camerounais. Il n’est pas un simple citoyen. Il a été président de la République dans son pays, et il a été enterré ici (ndlr, à Dakar) par un président de la République (ndlr, Abdou Diouf). (…) Tout ce que je peux dire, c’est que l’on a fait en sorte que si un jour il devait rentrer au Cameroun, ce soit possible, dans le respect des rites de notre religion. Le reste ne m’appartient pas ”, avait-elle déclaré. " La dépouille de l’ancien président camerounais Ahmadou Ahidjo mort et enterré au cimetière de Yoff à Dakar le 30 novembre 1989 sera rapatriée dans son pays en mars 2010 " titraient quelques journaux camerounais dans leur parution du mois de Juin 2009. Selon ces sources, Cette décision avait été prise d’un commun accord entre les autorités sénégalaises et camerounaises. Depuis lors, rien n'a été fait pour que les restes du fils de Garoua retrouve sa terre natale. Si le pouvoir en place à Yaoundé ne lui rend pas hommage ce 30 novembre 2017, les populations camerounaises ne l’oublient pas. Ce d'autant plus que nombreux sont les Camerounais qui se surprennent à comparer les deux chefs d’Etat qu’a connu le Cameroun à ce jour et leurs époques respectives Qui était Ahmadou Ahidjo[...]


Media Files:
http://storage.canalblog.com/95/46/235762/118298146.jpg




Bénin: Ces enfants esclaves du marché de Cotonou

Sun, 26 Nov 2017 20:07:00 GMT

La récente révélation de ventes de migrants africains à Tripoli n’est pas un cas isolé : plusieurs millions de personnes dans le monde, dont un quart d’enfants, sont actuellement réduits en esclavage, selon une étude menée en 2016 et révélée par l’agence France presse. Toujours en Afrique, pour ceux qui ne le savent pas encore, le Bénin est connu pour être un pays où se pratique à grande échelle un phénomène unanimement dénoncé : la traite des enfants. Des Ong internationales et certaines autorités locales engagent d’importants moyens financiers et humains pour lutter contre ce qu’elles estiment être un véritable fléau. Mais, sur le terrain, l'on n'a jamais enregistré de résultat positif. Il faudra poser sa valise au Bénin pour découvrir cette pratique de basse besogne. La tradition béninoise de placer des enfants dans des familles d’accueil pour leur donner une meilleure éducation s’est transformée en esclavage moderne. Au Bénin, il était de coutume que les familles nanties prennent en charge des enfants de leurs parents afin de leur assurer une bonne éducation. Ce qui était un devoir avec des obligations de résultat , de nos jours est devenu un fonds de commerce pour beaucoup, aussi bien pour les professionnels du «placement des enfants» ou encore les trafiquants que pour ceux qui les utilisent à des fins diverses. Bien qu’étant un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest, le Bénin a encore un très long chemin à parcourir en matière de protection des droits de l’enfant. Ce pays doit notamment réaliser de grands progrès en matière de droit à la vie, à la santé, à l’éducation, à l’identité… Les difficultés économiques de ces dernières années ont eu pour conséquence l’émergence de l’utilisation de la main d’œuvre infantile systématique. Les enfants esclaves sont des « vidomégons », des enfants maltraités . Ces enfants travaillent du matin jusqu’au soir . Ils travaillent 18 heures par jour. Ils sont battus s’ils ne ramènent pas l’argent des ventes de leurs marchandises . Ces enfants ne vont pas à l’école . Ils font du ménage . Les garçons sont des « apprentis » dans un garage et ils ne gagnent que 20 centimes par jour, juste de quoi manger. D'où proviennent ces enfants esclaves ? Il arrive que les enfants des milieux ruraux soient confiés à des familles éloignées habitant en ville et promettant une bonne éducation et notamment l’accès à la scolarité. Malheureusement, bon nombre de ces enfants sont ensuite exploités et contraints à travailler dans des conditions dramatiques. Certains d’entre eux deviennent aussi les tristes victimes d’abus de toutes sortes. Les conditions de vie précaires existant dans les familles rurales incitent parfois les enfants en quête de moyens de survie à se lancer eux-mêmes dans l’activité de vidomégon. « Une telle situation favorise le trafic des enfants esclave en direction de certains pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. Jusqu’à une certaine époque récente, la Côte-d’Ivoire, le Gabon et le Nigéria étaient des pays de prédilection des promoteurs de ce commerce ignoble », indique à un confrère du Courrier des Afriques, un militant de la défense et de la protection des enfants de la rue à Cotonou. Selon le même confrère, pour un montant de 100 000 à 500 000 francs de CFA (entre 655 et 325 €), qu’ils versent à des parents démunis, des individus sans foi ni loi leur arrachent leurs enfants, qu’ils destinent au trafic entre le Bénin et l’étranger. Les enfants esclaves sont entièrement livrés à leurs « propriétaires », qui les forcent à travailler dans les plantations, le commerce ou les services, exactement comme cela se passait à l’époque de la traite des Noirs. Selon l'ONG Espoirs d'Enfants , cette pratique du travail des enfants s[...]


Media Files:
http://storage.canalblog.com/22/08/235762/118256241.jpg




Belgique,Troubles sociaux : La stratégie perdante des forces de polices bruxelloises

Sun, 12 Nov 2017 16:30:57 GMT

(image)

Voitures incendiées, magasins pillés, policiers blessés, bagarres, la victoire du Maroc face à la Côte d'Ivoire a eu un goût amer à Bruxelles hier soir.

Il fallait s'y attendre et ces manquements étaient prévisibles et pour cause... La police belge de mon point de vue a souvent négligé les informations issues des pays africains. A l'heure de la mondialisation, elle devrait s'atteler à s'accrocher à l'actualité mondiale.

A mon arrivée hier soir au Boulevard Maurice Lemonnier, je me suis arrêté chez une connaissance du coin afin d'attirer son attention sur l'issue du match de football qui opposait la Côte d'Ivoire au Maroc. Entre trois rendez-vous qu'il avait avec ses clients, il a vite compris les enjeux de la rencontre de football du jour et a vidé sa caisse après avoir éloigné ses marchandises de valeurs les plus prisées.

Le Boulevard Maurice Lemonnier grouillait déjà de monde à 17h... Signe qu'à la fin du match, il devait y avoir quelque chose. Mais la police belge n'avait rien compris.

Il fallait être aveugle pour ne pas accepter de perdre volontairement quelques secondes de son temps à analyser l'ambiance inhabituelle dans cet avenue jusqu'au niveau du piétonnier

Avant le match, vue l'ambiance régnante, il était mieux conseillé de mettre sur place un dispositif policier dissuasif. Question de freiner les ardeurs de tout manifestant. Ce qui n'a pas été fait car, comme il s'agit d'une actualité africaine, autant mieux ne pas s'y intéresser.... Erreur d’appréciation.

Il suffisait pour la police belge, de se faire accompagner par les spécialistes de l'actualité africaine pour comprendre qu'une qualification du Maroc au mondial de football serait synonyme de débordement des fêtards. Cela faisait 20 ans que le Maroc ne s'était pas qualifié pour le Mondial

Il n’est pas toujours aisé de cerner les mobiles des débordements des fêtards. Mais à regarder de près le changement brusque d'ambiance dans certaines rues de Bruxelles hier soir, on comprenait aisément qu’il y aurait quelque chose à la tombée de la nuit .. Ce que la police belge n'avait sans doute pas mesuré l’ampleur.

Un peloton du service d'intervention était présent sur place à partir de 20h00 avec une autopompe et un renfort de la police fédérale.

20h, c'était tard car, il fallait être sur place dès 17h quand le Boulevard Maurice Lemonnier grouillait de monde. La simple présence d'une grande patrouille était dissuasive.

Que dire des commerces pillées par les émeutiers? Bien que régulièrement la police mène des opérations de sécurisation des rues, habitations, transports , etc.. Hier, l'on a noté la lenteur d'intervention des forces de l'ordre devant les commerces pillés.

Cap en 2018 au mondial russe. A vous d’aiguiser vos stratégies de prévention. Ce sera sans doute chaud à la fin des différentes rencontres…

Hugues SEUMO


Media Files:
http://storage.canalblog.com/57/27/235762/118091809.jpg




Cameroun, 04 Novembre 1982 - 4 novembre 2017, déjà 35 ans que Ahmadou Ahidjo quittait le pouvoir

Sat, 04 Nov 2017 12:08:31 GMT

4 Novembre 1982, 04 Novembre 2017, il y a 35 ans, Ahmadou Ahidjo, âgé de 58 ans, premier Président de l’Histoire du Cameroun quittait le pouvoir. Nous sommes le 4 novembre 1982. Il est 20h. Les Camerounais sont devant leur poste de radio pour écouter les informations du jour. Fait inhabituel, c’est l’hymne national qui ouvre le journal. La surprise et l’inquiétude gagnent les auditeurs. C’est le Président de la République son excellence Ahmadou Ahidjo qui ouvre le journal de sa voix tonitruante. Ce 04 novembre 1982, le président Ahidjo annonce sans détour aux Camerounais qu’il a décidé de démissionner de ses fonctions de président de la République et que cette décision prendra effet dans deux jours, c’est à dire le 6 novembre 1982 à 10h. Un séisme d’une magnitude indétectable vient de s’abattre sur le Cameroun car personne ne s'y attendait. Soudain le cœur du pays s’arrête de battre. En quelques secondes, le pays est gagné par l’incertitude et le doute. Incertitude quant au sort futur du pays, doute quant à la volonté réelle de démission du Président, tant depuis l’indépendance il règne de façon autoritaire et sans partage sur le pays. En mi 1982, Ahmadou Ahidjo semble se décider. Germaine, son épouse, suit de près tous les actes d’une mise en scène bien ficelée. Le 29 octobre de la même année, il se rend à Grasse en France, pour se soigner et profite de ce séjour pour rencontrer Guy Penne, le “ Monsieur Afrique ” de François Mitterrand. Devant lui, au cours du repas, il avale une dizaine de pilules et se dit surmené, au bout du rouleau. De quoi parlent les deux hommes. Toujours est-il que Guy Penne sort de l’entretien un peu bouleversé. Et, le 3 novembre, Ahidjo rentre secrètement à Yaoundé. Au bas de la passerelle, le protocole est réduit au strict minimum. Le secrétaire général à la présidence de la République, Samuel Eboua, et le Premier ministre, Paul Biya, sont les seuls autorisés à venir l’accueillir.(1) Quelques instants après, Ahmadou Ahidjo convoque son Premier ministre, pour lui faire part de son voeu de lui confier les rênes. Et veut une réponse dare dare. Après un moment d’hésitation, il accepte ” malgré lui”, croit -on alors. Seulement, Germaine Ahidjo n’est pas une chaude partisane de l’homme. Et essaye d’en dissuader son mari. Diplômé en sciences politiques et ayant travaillé dans son ombre, Paul Biya a les faveurs des pronostics de son époux.(2) Qu'est ce qui avait animé le président Ahidjo à quitter le pouvoir ? Était-ce le rêve d'une alternance politique paisible qui l'animait ? Que s’était-il donc passé ? En dépit de quelques analyses des médias occidentaux ayant évoqué le cas du repos médical du chef de l'Etat, personne ne le saura peut-être jamais. Le 6 novembre 1982, jour de la prestation de serment, son discours est incisif et conquérant. Il entend s’affirmer comme président de la République, chef du gouvernement. Quelques mois plus tard, rapporte le Professeur Joseph Owona dans ”Renouveau Camerounais, certitudes et défis” , que Paul Biya avait même confié à un intime qui lui rendait visite nuitamment : ”Je n’y faillirai point et je suis prêt à aller jusqu’au martyr”. Dire que cela fait déjà 35 ans d'autant plus qu'il figure parmi les chefs d'État africains comptant le plus long règne… (1) et (2): Les notes de Guy Faravella, Edition Libris © Hugues Seumo[...]


Media Files:
http://storage.canalblog.com/29/74/235762/117992079.jpg




Cameroun- Douala : Ma première nuit avec une belle de nuit au carrefour du septième ciel à Akwa

Fri, 03 Nov 2017 16:51:54 GMT

Douala, capitale économique du Cameroun, il est 20 heures. C’est une heure de grande affluence au carrefour du septième ciel non loin de la place dite Makumba Makumba, les étudiants rentrent de l’école, les « Bayam Selam » et les « Sauveteurs » (commerçants de rue) ont presque bouclé leur journée et beaucoup commencent à plier bagage. Sur le trottoir, une jeune fille, la vingtaine environ, est au bras d’un prince charmant, habillée d’un boxer qui laisse échapper un string. Elle est à peine couverte en haut. Tous les regards sont tournés vers elle. Et sans gène, elle continue son chemin, caressant avec une douceur presque provocatrice le bras de son homme. Elle n’est pas seule. Ce genre d’habillent est aujourd’hui légion dans les rues camerounaises. On les appelle ici les « DVD » (Dos et Ventre Dehors). Elles sont nombreuses ces jeunes filles habillées en petits hauts « sexy » qui sillonnent à longueur des journées les rues des villes camerounaises. Mais il ne faut surtout pas les interpeller sur ces nouvelles tenues. « C’est la mode » dit-on ici. Et les modes, il y en a bel et bien au pays des « feymen », ces bandits en col blanc qui n’hésitent pas à tuer père et mère pour s’enrichir. C’est la crise socioculturelle. Celle-ci loin d’être un épiphénomène de la crise économique est encore plus grave et ses causes multiples. Sous un ciel menaçant, le vent chaud souffle, faisant plier les hautes herbes. À l’abri des regards, le carrefour du septième ciel surgit de son écrin fantomatique. Ici, les habitués savent pourquoi il y sont. À Douala, capitale économique du Cameroun, particulièrement à ce carrefour, quand le soleil tourne le dos à la surface de la terre, laissant libre pouvoir aux ombres de la nuit. C’est toute une autre forme de vie qui s’ouvre aux amateurs des ambiances nocturnes. Une nouvelle forme de commerce voit le jour en pleine nuit. Que ce soit les vendeurs de cigarettes, de poissons braisés, de la viande rôtie, du piment... chacun y trouve son compte mais, aussi, il y a aussi ces belles de nuit parfumées qui rôdent dans le secteur à la recherche de leurs clients Voilà, un samedi soir comme je les aime. Je laisse la maison à l’idée d’un nouveau flirt avec l’intimité de la vie nocturne du carrefour du septième ciel, une zone réputée pour son attitude insomniaque. Ce soir, contrairement à certaines fois où je sors en compagnie de copains, c’était juste le mec qui partait jouir en solo son petit plaisir, sans une quelconque compagnie qui aurait pu être nuisible à certaines expériences. A mon arrivée sur la place tant vantée à Douala, je m'arrête chez Bolingo, une buvette bien connue du coin. Entre trois morceaux de musique et un verre à moitié vidé, il est déjà dix heures trente minutes. La nuit est jeune dit-on ici. Les jeux de lumière, l’exhibitionnisme de certaines filles qui tentent d’attirer la clientèle sexuelle, la synchronisation des corps en mouvement, des salutations et des accolades […], autour de moi l’ambiance gagne de plus en plus en intensité. Entre-temps, dans une courte robe moulante, mettant à l’honneur l’impeccable architecture de son corps, une jolie demoiselle, assurée comme elle seule sur ses pas bien articulés fait son apparition. Il fallait être aveugle pour ne pas accepter de perdre volontairement quelques secondes de son temps à regarder son postérieur; une véritable mine de tentation. Elle arrive avec son corps remplit d’attirance, sa bouche pleine de séduction. Ses habits, son regard, sa beauté […], elle mobilisait autour d’elle une bonne partie de la salle, accrochée à son charme. Ne me demandez surtout pas si, moi aussi, j’ai été séduit. Ici, le train de la modernisation est en marche et plus p[...]


Media Files:
http://storage.canalblog.com/76/61/235762/117984467.jpg