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Tristan Nitot sur la technologie, l'Internet et les libertés numériques



Published: Wed, 16 Aug 2017 14:24:45 +0200

Copyright: Tous droits réservés - All Rights Reserved
 



Progrès et jour du dépassement

Wed, 02 Aug 2017 13:10:00 +0200

(image)

Evolution du monde en 7 graphiques sur 200 ans. Cliquez pour agrandir l’image

l’évolution (positive) du monde en 200 ans et 7 graphes. Les 6 graphes principaux sont très positifs… Mais le 7e, en petit en bas à droite, est très important : c’est l’évolution de la population sur 2 siècles. L’auteur a écrit un article complet sur ce thème. Le souci, c’est la capacité de la planète à supporter autant d’humains qui ont en plus tendance à consommer de plus en plus, d’où un développement absolument pas durable, où l’on consomme beaucoup plus que ce que la planête peut offrir, et en produisant une quantité croissante de CO2, gaz à effet de serre. Le site est magnifiquement fait. On notera que son contenu est entièrement sous licence libre CC-BY-SA.

Il se trouve qu’aujourd’hui, c’est le jour du dépassement :

à compter de ce mercredi 2 août, nous vivons à crédit. L’humanité a consommé autant de ressources naturelles que ce que la Terre est en mesure de renouveler en un an. Ce «jour du dépassement», calculé par l’ONG américaine Global Footprint Network, arrive chaque année un peu plus tôt. En 2016, il n’intervenait que le 3 août, en 2015, c’était le 4. Si on remonte encore un peu plus le temps, en 1971 par exemple, date à laquelle la planète ne comptait que 3,7 milliards d’habitants (contre 7,6 milliards aujourd’hui), nous commencions à vivre à crédit seulement le 21 décembre.

En gros, l’humanité vit à crédit, et c’est de pire en pire : « En 2017, 1,7 planète sera nécessaire pour assouvir les besoins humains. Et si nous continuons sur cette lancée, il en faudrait l’équivalent de deux en 2050. »

4 volets d’action :

  1. L’énergie d’abord. A elles seules, les émissions de carbone représentent 60 % de l’empreinte écologique.
  2. La lutte contre le gaspillage alimentaire est aussi primordiale. Chaque année, 1,3 milliard de tonnes de nourriture est jeté ou perdu, soit un tiers des aliments produits. Et aussi diminuer (voire arrêter) notre consommation de viande
  3. La population, et ses besoins énergétiques croissants
  4. La ville



En vrac du lundi

Mon, 31 Jul 2017 08:21:00 +0200

Coucher de soleil sur Paris Entrepreneurs d’intérêt général / Promo 2 : découvrez les 10 défis retenus par le jury !, avec votre serviteur parmi les membres du jury ; Surveillance de masse dans le monde physique : UK police arrest man via automatic face recognition tech. Bonne conclusion de Gizmodo : “Due to the level of secrecy surrounding digital surveillance and the police databases that power it, it may be impossible to detect abuses when they occur—and, undoubtedly, they will occur. Once we’re all tagged with our every movement tracked, there may be no coming back from that dystopian nightmare. Privacy could become a thing we remember fondly but never fully achieve again.” The UK will block online porn from next year. Here’s what we know. Évidemment, on ne peut que se rejouir que les enfants soient mieux protégés contre l’accès trop facile, trop tôt à la pornographie. C’est bien toute l’idée : rappelons-nous que chaque mesure liberticide passe plus facilement quand elle est emballée dans l’un des deux arguments-massue : 1-c’est pour protéger les enfants (spectateurs de pornographie ou pire, victimes de pédophilie), 2-c’est pour lutter contre le terrorisme. Car en gros on met en place un processus de censure par les FAI de censure de site n’étant pas conformes à certains critères légaux au Royaume-Uni. Évidemment, ça va finir par déraper pour inclure de nouveaux sites, non-pornographiques, à la black-list des sites censurés. Oh, pardon, c’est déjà le cas. Presque simultanément, Theresa May ne s’interdit pas de réglementer l’Internet anglais comme le fait la Chine chez elle. Ça a le mérite d’être clair ! Our personal data are precious — we must take back control ; À propos d’Hansa et d’Alphabay ; Social Cooling / refroidissement social, un super boulot du néerlandais Tijmen Schep, traduit par Framalang. J’en reparlerais ; Le pilote MesInfos, 1 an après ; Emission Le téléphone sonne — Données personnelles : où en-est la protection de nos libertés individuelles ?, avec Isabelle Falque Pierrotin (Présidente de la CNIL), Isabelle Attard (ex-députée écologiste du Calvados) et Arthur Messaud (juriste pour la Quadrature du Net). Facebook a déposé un brevet visant à utiliser discrètement votre Webcam (de PC ou de smartphone) pour lire vos émotions sur votre visage[1]. MAIS VA TE FAIRE FOUTRE, ZUCKERBERG ! Voilà, le moment de rage est passé… Sérieusement, comment peut-on confier nos données personnelles à une personne ayant aussi peu de scrupules ? Une telle attitude démontre à quel point il n’est aucunement digne de confiance. C’est vieux, mais c’est assez génial pour être mentionné : Pour un réseau social vide et sans personne ; Voilà pourquoi il faut être contre le fichier TES : Des données sensibles compromises en Suède, le gouvernement en difficulté ; La fin de Flash est prévu pour 2020, annonce Adobe. Google explique qu’il y a 3 ans, 80% des utilisateurs de Chrome visitaient au moins un site en Flash par jour. Aujourd’hui, ça n’est plus que 17%. Cela fait des années que je bloque Flash, et les seules fois où il est utilisé, c’est avec un applet invisible pour servir de super-cookie ; Windows 10 est tellement envahi de publicité qu’on est obligé de faire un How-to pour s’en débarrasser : How to Disable All of Windows 10’s Built-in Advertising ; Demain, ces robots aspirateurs vendront peut-être les secrets de votre logement à Google. Les mecs voudraient tuer l’IoT qu’ils ne s’y prendraient pas autrement : les acheteurs vont refuser tout ce qui est connecté, à ce train là ; Arrière, foutues notifications !, un très bon papier de Denys Malengreau ; Passwords Evolved: Authentication Guidan[...]



Projet de loi antiterroriste

Thu, 20 Jul 2017 17:10:00 +0200

Je viens de lire ces trois articles sur un sujet qui me préoccupe : Nouvel Obs’ — Antiterrorisme : ce que contient le projet de loi qui remplacera l’état d’urgence ; Le Monde — Ce que des juristes reprochent au projet de loi de sortie de l’état d’urgence ; La Croix — Loi antiterroriste : pourquoi les Français s’en émeuvent peu ; Chacun apporte son lot d’information : Processus législatif : la loi a été votée par le Sénat. Elle sera débattue par l’Assemblée Nationale en octobre 2017. La personne qui a la main sur le potentiomètre “novlangue” vient de le passer sur 11 (sur une échelle de 10) : on ne dit plus “assignations à résidence” mais “mesures individuelles de surveillance” On ne dit plus “perquisitions” mais “visites domiciliaires” (lesquelles peuvent aussi être faites de nuit). Il faut le rappeler, il n’existe pas de définition du terrorisme ni en droit français ni dans la jurisprudence. C’est pourquoi quand un politique dit “ça ne va toucher que les terroristes”, ça pose un problème, vu que l’absence de définition permet l’arbitraire. Rappelons-nous que le groupe de Tarnac avait été considéré comme terroriste lorsqu’on les a accusé[1] d’avoir saboté des lignes de TGV (zéro blessé), avant d’être requalifiés en simples malfaiteurs ; On voit la diffusion de la notion de « droit pénal de l’ennemi » définie dans les années 1980 par le juriste allemand Günther Jakobs. Selon cette doctrine, les personnes considérées comme ennemies de la Nation n’auraient plus les mêmes droits que les autres. Le simple fait d’être déclaré dangereux par l’administration fait, qu’on a moins de droits que les autres, même si on n’a pas (encore) commis de crime. Les français ne réfléchissent pas mais se contentent de ressentir à la place. On en arrive à des aberrations où 74 % des français interrogés se prononcent pour l’internement préventif des personnes fichées « S », alors même que rien – sur le plan pénal – n’est reproché à ces individus. Rappelons enfin que chaque empiètement sur nos libertés avec de telles lois est un cadeau à d’éventuels politiciens populistes qui pourraient être élus dans 5 ans. Comme le disait le New York Times à propos de cette loi, le texte “pourrait préparer le terrain à de graves abus de pouvoir au-delà du mandat”. Un problème à ne pas négliger : il y a quelques mois on se demandait si Marine Le Pen n’allait pas être élue. Elle pourrait bien l’être dans 5 ans. Trump l’a bien été, lui, et s’il n’a pas déçu, c’est par la quantité et la qualité de ses erreurs. Note [1] J’ai reformulé cette partie de la phrase comme le suggérait Taziden. En effet, le procès n’ayant pas encore eu lieu, ils sont accusés mais présumés innocents jusqu’à ce que le jugement soit rendu. [...]



En vrac du mardi

Tue, 18 Jul 2017 17:25:00 +0200

Après quelques jours de moto au départ de St Étienne (pour les rencontres Mondiales du Logiciel Libre) en direction du Vercors, du Luberon avec un retour par les petites routes, ici… Nevers : Et si on pouvait se passer de Uber avec du Libre ? Voici LibreTaxi, une approche libre et gratuite basée sur… Telegram ; Google Still Doesn’t Care About Your Privacy. Google’s decision about Gmail and ads is “really mostly a smokescreen”. À lire ! Édito : Vie privée et sécurité de nos données : comment mieux soutenir, informer et protéger ? ; Comment Next INpact va soutenir les projets qui protègent vos données et votre vie privée. Intéressé ? Voici comment effectuer un don à Next INpact ; How to See What the Internet Knows About You (And How to Stop It) ; L’Estonie veut mettre le numérique au cœur de l’UE ; Communiqué du Conseil scientifique de la Société Informatique de France : À propos des données pédagogiques ; Comment Google dépense des centaines de millions en recherches académiques pour influencer l’opinion. Mise à jour : le rapport qui dénonce cela est financé par… Oracle. Difficile du coup de savoir à quel point c’est vrai. Merci à NotYetDR_PDG pour l’info ; End-to-end encryption back door ‘a bad idea’ explique Robert Hannigan qui n’est autre que l’ancien patron de de l’équivalent anglais de la NSA, GCHQ ; Face aux plates-formes numériques, « tout individu doit pouvoir jouir pleinement de ses droits fondamentaux » ; Sur Internet, les femmes et les jeunes s’autocensurent le plus. Autrement dit, nous ne sommes pas égaux face à la peur de la surveillance d’État en ligne. John Penney est l’auteur de cette fameuse étude Chilling Effects: Online Surveillance and Wikipedia Use que je synthétise dans un billet du blog Cozy : La surveillance de masse est toxique pour nos libertés : la preuve ! ; Quand la région Auvergne-Rhône-Alpes subventionne Facebook. “Les présentes prestations ont fait l’objet d’un marché négocié sans publicité ni mise en concurrence préalable, signale Lyon Capitale. Un comble pour un marché de 340 000 euros HT reconductible deux fois.” ; Voici un bon papier que je n’aurais pas à écrire : Les instruits toujours mieux informés, pour les autres, il y a Facebook et Hanouna. “En France, 95% des quotidiens et hebdos sont passés en payant ou en modèle mixte (une partie des articles gratuits, une partie payante). Le problème est que les contenus les plus riches, les plus profonds, les plus enrichissants sont désormais inaccessibles au grand public : ceux qui ne comprennent pas forcément la valeur de l’information et refusent de la payer. Ceux-là se privent, sans le savoir, d’un instrument essentiel de progression socio-professionnel. Que reste-t-il alors aux moins instruits ? (…) il leur reste les articles gratuits des sites d’information susceptibles de faire le plus de trafic : émotionnels, polémiques, spectaculaires. Le divertissement pur ; les journaux télévisés superficiels et dominés par des logiques d’audience qui les poussent à des hiérarchies bancales ; des émissions “d’infotainment”, qui virent de plus en plus à la farce grossière, tel l’édifiant “Touche pas à mon poste” de Cyril Hanouna. Des blogs ou vlogs de “fakes news” et autres sites alternatifs de “réinformation”, qui jouent sur la peur et l’ignorance pour raconter n’importe quoi… (…) ils peuvent toujours écouter la radio du service public : France Inter, France Culture, France Info… Et c’est une des rares bonne nouvelle du moment : ils sont de plus en plus nombreux à le faire.”  ; Apple et le gouvernement australien vont discu[...]



La fable des deux chiens

Tue, 18 Jul 2017 08:00:00 +0200

C’est l’histoire (extraite d’un livre de Raphaëlle Giordano) d’un homme qui va trouver un sage pour apprendre auprès de lui :

— Dites-moi, vous qui êtes sage, qu’est-ce qu’il y a dans votre esprit ?

— Dans mon esprit, il y a deux chiens, un noir et un blanc. Le noir est le chien de la haine, de la colère et du pessimisme. Le blanc est celui de l’amour, de la générosité et de l’optimisme. Ils se battent tout le temps.

Le disciple fut un peu surpris.

— Deux chiens ? Qui se battent ?

— Oui, pratiquement tout le temps.

— Et lequel gagne ?

— Celui que je nourris le plus.




Du danger de la centralisation

Mon, 03 Jul 2017 18:24:00 +0200

Très bon papier de l’Imprévu : Bug de l’an 2000, on n’a encore rien vu. En voici la conclusion :

En somme, si faire appel à de plus gros acteurs répond à un besoin de réduire les coûts, il provoque une centralisation des services parfois gênante. Un constat valable également pour les logiciels : « Si tout le monde repose sur un acteur, les pannes ont des impacts beaucoup plus forts. Il y a aussi une question de diversité : si tout le monde utilise le même logiciel, quand il a un problème, tout le monde a un problème », ajoute Julien Rabier, associé co-gérant chez Sysnove (et membre de la société des amis de L’imprévu).

Une centralisation qui fait aujourd’hui figure de bête noire du monde numérique pour Tristan Nitot, le fondateur de Mozilla Europe. Outre les bugs occasionnels qui peuvent surgir de temps en temps — et ceux prévus comme celui de 2038 —, il faut se préoccuper du fait « qu’on est de plus en plus possédés par ce qu’on peut faire avec le numérique ». Ce sont nos données personnelles que nous confions aux géants d’Internet et qui, de fait, ne nous appartiennent plus, explique l’auteur de surveillance://.

Plusieurs services tentent de répondre à ces problématiques. C’est le cas de Qwant, un moteur de recherche made in France, qui surfe sur l’absence de flicage de ses utilisateurs, ou Snips, une start-up française d’intelligence artificielle. Citons encore Cozy Cloud, pour lequel travaille Nitot : « Un cloud éventuellement hébergé chez vous, avec un disque dur, vos données à vous et des applications qui tournent dessus et sans centralisation. Au lieu de mettre plein de données dans un algorithme central, celui de Google ou de Facebook, nous mettons des données dans des petits ‘récipients’, chacun son ordi avec ses données dedans ». Des projets au cœur d’une rude bataille. « C’est encore balbutiant, avoue Tristan Nitot, mais c’est essentiel de préparer l’après-Google, un Internet décentralisé, où les gens auront la maîtrise de leur informatique, de leurs appareils numériques, et de leurs données. »

On aurait donc tort d’avoir peur d’un bug à venir. En revanche, il devient nécessaire de prendre conscience de la façon dont sont utilisés nos données et autres outils numériques. « ”On sait que dans l’agroalimentaire, les cochons ne sont pas clients des fermiers, et on a tous l’impression d’être les clients de Google et Facebook : sur Internet, les clients ce sont les annonceurs publicitaires, nous on est le bétail », conclut Nitot. Un bétail qui ferait mieux de se prémunir du plus grand risque à venir, non pas celui d’une indisponibilité temporaire de nos services, mais celui du recours massif à de gros acteurs comme Amazon Web Service et consorts.




En vrac du mercredi

Wed, 28 Jun 2017 17:55:00 +0200

En vedette L’été est déjà là, les vacances approchent, mais j’ai encore le temps de faire quelques présentations dans les jours à venir, où je vais parler vie privée, cloud personnel, self-data, souveraineté personnelle et logiciel libre : 28 juin 2017 : Atelier développement de connecteurs Cozy Cloud à Paris 9 ; 30 juin 2017 : Pas Sages En Seine à Choisy le Roy; 3 juillet 2017 : Journée CERNA souverainetés et souveraineté numérique à Paris 13; 5 juillet 2017 : Rencontres Professionnelles du Logiciel Libre à 14h00 à St Étienne ; 6 juillet 2017 : Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à 16h20 à St Étienne ; En Vrac James Williams s’alarme du temps que Facebook vole aux gens ; Le site Time Well Spent ; Four simple changes to take back control. (que j’appliquais déjà :-) ; Sur France Culture, une émission d’Hervé Gardette, avec Flore Vasseur, Vanessa Codaccioni et Ghislain Benhessa — Etat d’urgence : que devient l’exception quand l’exception devient la règle ?. Particulièrement intéressant ! Quelques liens tirés de cette émission : Antiterrorisme : « Adapter notre droit, mais pas à n’importe quel prix ». L’état d’urgence (après une période où il a été légitime) est devenu « une simple solution de confort pour des politiques qui redoutent plus que tout qu’on leur reproche de n’avoir pas tout fait contre le terrorisme. » explique Antoine Garapon, magistrat. Vanessa Codaccioni : L’état d’urgence, laboratoire du contrôle de la population ; GDPR: are we ready?, où j’ai l’occasion d’expliquer en quoi l’approche du cloud personnel permet aux marques innovantes de transformer la contrainte du régulateur en opportunité de transformation numérique ; 56Kast #111 : Les bulles Internet de «Jean Melville», une BD que je recommande chaudement ; La chaire valeurs et politiques des informations personnelles de l’Institut Mines-Télécom vient de publier un rapport intitulé « Données personnelles et confiance : quelles stratégies pour les citoyens-consommateurs en 2017 ? » Il est téléchargeable via ce formulaire  ; Le Figaro : Sur le Web, une écrasante majorité de Français se méfie de la surveillance ; Le Monde : Les Français se disent plus prudents avec leurs données personnelles sur Internet ; Nouveau monde. Les Français sensibles à la question des données personnelles sur le web, avec en prime une citation de Surveillance:// ! ZeroPhone - a Raspberry Pi smartphone. Enfin, pas super super smart, mais Libre, c’est déjà énorme ! Données des élèves : la lettre critique de la CNIL adressée au ministère de l’Éducation nationale. J’adore la conclusion : « alors que la prise de photo dans les écoles est soumise chaque année à l’autorisation des parents, on est surpris, s’agissant des données personnelles de millions d’élèves, du choix du ministère de se contenter d’un simple engagement non contraignant » ; Interview vidéo de Benjamin Bayart par Thinkerview ; Jouir de la surveillance, une excellente chronique (de plus) de Xavier de La Porte. « À quel type de discours et d’arguments peut-on recourir pour alerter sur les dangers de tout excès en matière de surveillance ? » ; Mark Zuckerberg est « le plus grand dictateur du monde » selon Peter Sunde, fondateur de Pirate Bay. ARticle d’origine : Pirate Bay founder: We’ve lost the internet, it’s all about damage control now ; Mozilla lance un podcast anglophone appelé IRL, animé par Veronica Belmont. L’[...]



Gmail et la pub

Sun, 25 Jun 2017 14:16:00 +0200

La nouvelle est tombée et a surpris beaucoup de monde : Gmail ne sera plus utilisé pour vous pister !.

Attention, c’est facile de prendre l’information de travers. Voici quelques exemples :

Toutes ces affirmations sont fausses. Explications.

D’une part, Gmail va continuer à afficher de la publicité ciblée. Parce que c’est leur modèle commercial (88% de leurs revenus, quand même). Et ça risque de durer, même s’ils essayent de les diversifier.

D’autre part, Google va continuer à lire votre courrier, à vous et au 1,2 milliard d’utilisateurs. Pour en savoir toujours plus sur vous, vos centres d’intérêts, les personnes avec qui vous échangez et de quoi vous parler. Seulement, ils en savent déjà suffisamment par ailleurs pour cible leur publicité à partir d’autres sources comme vos recherches Google Search, votre position GPS via Google Maps, votre téléphone Android, vos clics sur les publicités, votre historique de navigation Chrome, etc.

Enfin, il va bien falloir croire Google sur parole, parce que leur code source est propriétaire et qu’il tourne sur leurs serveurs. Mais on espère qu’ils jouent franc jeu. Après tout, ils affirment que leur slogan est “don’t be evil”. Ah, ils ne le disent plus ? Mais pourquoi ?

Mise à jour : Le gros intérêt de la manip’, pour Google, c’est d’arrêter de violer le secret des correspondances (dans plein d’endroits civilisés, lire le courrier des gens est interdit par la loi). Google avait déjà eu des soucis avec la justice de Californie, et se met en conformité avec la nouvelle loi pour une république numérique, comme le rappelle Axelle Lemaire.