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Justice au Singulier



Le blog de Philippe Bilger - Magistrat honoraire - Président de l'Institut de la Parole



Updated: 2018-01-16T00:00:00+01:00

 



La rentrée de la Cour de cassation : du vent solennel ?

2018-01-15T16:15:39+01:00

Si j'avais été jeune étudiant hésitant au seuil d'une carrière judiciaire, je ne crois pas que j'aurais été enthousiasmé et convaincu par les superbes propos conventionnels des chefs de cour. Il m'aurait manqué l'essentiel : la démonstration éclatante et vigoureuse qu'être magistrat est une mission, un service et un honneur. Enfin, quelle qu'ait été la tonalité de cette rentrée, je n'ai qu'une certitude : la CC et les magistrats en général ne sont vraiment pas "des petits pois" !



Pourquoi refuser le retour d'autres peines planchers ?

2018-01-14T10:08:58+01:00

La philosophie pénale qui a présidé à l'instauration hier des peines planchers est tout à fait lucide et n'a rien de bêtement répressif. Il s'agit de sortir d'une forme d'individualisation qui conduisait par exemple à examiner isolément trente infractions dans un casier judiciaire alors que l'important est au contraire de sanctionner l'obstination dans l'ancrage délictuel et criminel, l'entêtement à demeurer dans le registre d'inacceptables transgressions. Une répétition révélatrice de psychopathie.



Alexandre Djouhri : comment ils se parlent !

2018-01-11T21:50:05+01:00

Par des raccourcis sans doute trop rapides, je m'interroge sur un président de la République, sur un Premier ministre, sur un ministre qui ont été aux affaires et qui ont pu plus tard faire des affaires avec Alexandre Djouhri. Ils l'abandonneront peut-être. Mais lui saura garder en mémoire les éventuelles trahisons amicales. Il dispose de cette immense force : il sait qu'ils savent que s'il parle, tout éclate.



Trump menace, Macron embrasse !

2018-01-10T00:00:00+01:00

Donald Trump et Emmanuel Macron disent ce qu'ils pensent. Mais les tweets de l'un sont aux antipodes de la stratégie réfléchie de l'autre. Auquel des deux ressemblera l'année 2018 ? Mon titre est très réducteur mais on a droit, quand on tient un blog, à une sorte de schématisme provocateur. J'ai eu le bonheur de faire une conférence à Toulouse organisée par "Passeurs d'Espérance" et d'échanger sur la compréhension, l'écoute, le silence et leur caractère paradoxalement nécessaire à la parole. Très vite on a débordé et nous avons pour l'essentiel parlé d'Emmanuel Macron. Je l'ai beaucoup défendu parce que certaines de ses saillies, notamment sur la colonisation française et les positions qu'on lui prêtait sur l'immigration, l'islam et la laïcité, étaient mal passées et suscitaient un malaise. Sans tomber dans l'inconditionnalité, j'ai cherché à expliquer pourquoi telle ou telle de ses démarches avait été mal comprise et combien j'appréciais surtout dans sa personnalité la vertu du courage, notamment intellectuel et politique. En suivant ce fil nous avons été amenés à évoquer les affaires internationales et j'ai résumé mon point de vue à ce sujet en déclarant que depuis son élection, la France était de retour. Je ne sais comment, le parallèle entre notre président et Donald Trump s'est imposé dans notre discussion et j'ai repris une idée qui m'était chère et que j'avais explicitée dans le livre où je faisais monologuer notre président. Il me semble que sa grande force est d'avoir sinon inventé une politique internationale du moins usé exclusivement d'une diplomatie de l'empathie très originale puisqu'il l'a appliquée à toutes ses rencontres de haut niveau, que ce soit avec Donald Trump, Poutine, Erdogan ou actuellement en Chine (Le Figaro). Elle était très singulière parce qu'elle ne se contentait pas "d'embrasser" pour, selon la formule classique, étouffer, ce qui n'aurait pas représenté une rupture décisive. Mais il embrassait pour mieux se faire entendre, se faire comprendre et, d'une certaine manière, faire jouer à la France à la fois un rôle d'acteur et de confident. Il ne surestime pas non plus l'influence de notre pays puisqu'il craint que, pour la Chine notamment, la partie soit perdue pour rééquilibrer les relations (L'Obs) Cette diplomatie toute d'empathie, de séduction et de considération - personne ne discute plus sa volonté de dialoguer avec toutes les nations, recommandables ou non, dès lors que l'échange, pour la France, pour l'Europe et le monde, pourra être salutaire - en même temps n'est pas exclusive d'une forme de franchise publiquement exprimée, voire d'une brutalité dans l'affirmation des désaccords, que l'hypocrisie des rapports entre Etats n'avait jamais privilégiée. Une politesse, une empathie sachant être roides et rudes. Du réalisme, une touche peut-être de cynisme. La naïveté l'a épargné. Un mélange rare, une alliance inédite. Emmanuel Macron, à l'évidence, sait ce qu'est une politique étrangère. Mon rapprochement avec Donald Trump n'était pas incongru même si ce dernier cultive plutôt une politique étrange. Les deux fois où le président américain a été invité en France par le nôtre, celui-ci a poussé au paroxysme cet art de l'apaisement, cette volonté de respect, ce désir de ne pas éloigner davantage son imprévisible partenaire-contradicteur du cercle de la raison ordinaire. Son attitude ne visait qu'à le retenir, l'empêcher encore davantage d'être mû par des forces centrifuges qui s'aggravaient, comme il est normal en psychologie, quand on est sans cesse houspillé et moqué. Et il ne s'est pas passé de jour depuis où Donald Trump, profondément humilié malgré ses tweets arrogants et maladroits, n'ait pas justifié rétrospectivement la tentative apparemment infructueuse du président français. Donald Trump est fou parce qu'il se prend pour un génie et que sa seule ambition pa[...]



La ZAD : une zone à dégager...

2018-01-09T17:09:32+01:00

Mais pour le mois de janvier, une zone est à dégager. On saura alors si l'autorité de l'Etat n'a été qu'une promesse ou si elle s'est manifestée.



Un peu trop pour Laurent Gerra ?

2018-01-07T14:45:49+01:00

J'ai toujours considéré qu'aimer en bloc n'était pas forcément une qualité. Qu'on a le droit à la nuance, à la réserve même si le principal est acquis. Les inconditionnalités sont détestables partout. J'en suis loin.



Enfin un véritable concours de la parole en 2018 !

2018-01-08T12:17:05+01:00

Les candidatures, que j'espère nombreuses, seront transmises à cette adresse : concours@institut-de-la-parole.com


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J'ai ce projet dans la tête depuis longtemps.

Depuis que la parole me passionne et que je l'estime dénaturée par une multitude d'exercices et de compétitions conventionnels. L'actualité sert mon propos puisqu'une double page du Figaro, "l'éloquence comme le retour de l'arme oratoire", avec des références à la rhétorique et à un art artificiel de la parole, évoque le contraire de mon projet, qui sera totalement original par rapport à l'ordinaire des joutes universitaires, judiciaires et politiques et de la multitude des concours classiques.
Le thème, je le garantis, n'aura rien de commun avec la sophistication, l'incongruité, les paradoxes, le faux esprit français qui généralement sévissent et confondent la parole avec un divertissement de salon.

Ce concours, réalisé le samedi 2 juin 2018 dans un lieu à déterminer, sera ouvert à tous, célèbres ou anonymes, professionnels ou non, de quelque endroit qu'ils viennent, de quelque origine qu'ils soient, pour tous âges. L'inscription sera gratuite et le lauréat récompensé.
Le jury sera prestigieux. C'est lui qui choisira et proposera le sujet unique pour tous les participants présents au matin de la journée décisive.

L'épreuve ne visera pas à distinguer la meilleure technique, la rhétorique la plus affinée, la posture la plus travaillée mais à couronner l'aptitude à l'oralité, une coulée de vie, un élan d'intelligence, de liberté et d'improvisation. Moins l'imparfait du subjonctif que la vigueur du souffle.

Tous les candidats seront à égalité. Chacun aura une demi-heure pour structurer mentalement son intervention avec interdiction de tout support, et disposera de dix minutes, délai strictement respecté, pour convaincre, séduire, plaire et gagner à l'issue de la journée après une délibération du jury qui ne sera pas de pure forme.

Les modalités que je viens de décrire contraindront à sortir de soi la parole, la liberté, l'intelligence et l'argumentation nues : l'essence même du talent et du discours.

Les candidatures seront transmises à cette adresse : concours@institut-de-la-parole.com




Carmen ressuscitée ou le délire du politiquement correct !

2018-01-05T12:20:14+01:00

Ces deux personnages non seulement perpétuent jusqu'à l'insupportable la mainmise totalitaire de pseudo-créateurs sur d'authentiques créations (on en perçoit depuis plusieurs années les effets désastreux) mais ils vont être célébrés comme de formidables précurseurs.



Pour Céline tout entier !

2018-01-04T16:12:22+01:00

Je sais bien que les Français, durant cette année, ne se rueront pas sur ces trois pamphlets mais n'aurait-il pas été concevable de les rééditer et de laisser tous ceux qui admirent Céline pour partie ou pour le tout, qui le détestent pour le tout ou pour partie ou qui sont tout simplement curieux de l'ensemble se forger leur opinion, élaborer leur conviction et prendre un parti ? Faut-il donc toujours les prévenir, les alerter, les dissuader, leur enjoindre, les priver AVANT au lieu de les laisser lire, vivre ? Même quand il s'agit de Céline et qu'on ne doit pas couper en tranches un génie furieux de la littérature.



Le crime paie !

2018-01-03T10:05:26+01:00

C'est tout à fait autre chose chez William Perrin qui a mis fin à ses jours et dans sa prison pour Antonio Ferrara. Pour celui-ci comme pour l'autre, il y avait, il y a cette indéracinable certitude que le crime paie. A leurs risques et périls.



Voeux

2018-01-02T20:37:49+01:00

Chers commentateurs, nous avons été très touchés par vos voeux et par votre sympathie si chaleureusement exprimée à l'occasion de cette nouvelle année. Nous espérons que 2018 vous comblera les uns et les autres dans tous les registres et les...



On lynche la police ou on la soutient ?

2018-01-02T13:56:53+01:00

Pour que l'année 2018 ne soit pas seulement la continuation d'une autorité et d'une allure présidentielles mais la restauration ferme, persévérante et jamais honteuse d'une autorité de l'Etat, la police devra être au premier plan des préoccupations.



Je nous souhaite...

2018-01-01T00:00:00+01:00

Mais si par enchantement, comme par un coup de baguette magique, tout devenait lisse, beau et irréprochable, vertueux et pacifié, serait-ce encore vivable ? Aurait-on vraiment vécu ?



A vot'bon coeur, messieurs les assassins !

2017-12-29T12:34:34+01:00

Pour Maëlys, il n'y a qu'une chose à exiger de la Justice : que Nordahl Lelandais comparaisse dans les meilleurs délais devant une cour d'assises. Et l'arrêt de condamnation vaudra bien mieux qu'une marche blanche !



Rien de Novès sous le soleil ? (2)

2017-12-28T12:59:32+01:00

Des miracles sont certes possibles et ce dernier pourrait démontrer à la tête de l'équipe de France des vertus d'entraîneur qui auraient attendu la charge suprême pour se manifester. J'en accepte volontiers l'augure mais quel que soit le registre - et la Justice n'a pas été étrangère à cette suspicion - j'ai toujours eu tendance à douter des suites favorables de nominations pour le moins équivoques. Alors rien de Novès vraiment sous le soleil ? En tout cas le Tournoi des six nations, dès le 3 février, nous éclairera vite sur le destin de l'équipe de France et répondra à cette question.



Laurent Delahousse converse, un journaliste questionne...

2017-12-26T12:13:39+01:00

Ce n'était pas rendre service à LD que de lui faire croire qu'il avait été exemplaire. Et ce d'autant plus qu'Emmanuel Macron ne lui aurait pas tenu rigueur d'accomplir un travail de vrai journaliste. On ne converse pas, on n'agresse pas. On questionne et c'est tout un art bien peu partagé.



Anémone, une fleur amère...

2017-12-23T12:32:14+01:00

Anémone vit la moitié de l'année au Portugal. Pour des raisons fiscales ?, l'interroge le journaliste qui a du cran. Elle réagit : "Ca ne vous regarde pas ! Non, parce que j'aime le Portugal". Peut-être un zeste de normalité, une touche d'hypocrisie ? Même chez Anémone, cette fleur amère.



Kylian Mbappé est un crack, pas moi !

2017-12-20T14:29:15+01:00

J'espère que Kylian Mbappé me pardonnera. Je lui fais juste une prière toute simple, toute modeste. Qu'il nous fasse gagner le 14 février et le 6 mars contre le Real Madrid. Parce qu'il est un crack, et pas moi !



Les humoristes au bûcher ?

2017-12-21T10:00:39+01:00

Je ne suis pas sûr que la victimisation forcenée de plusieurs groupes humains ou professionnels au sein de la société française, avec pour conséquence quasiment obligatoire leur recours au judiciaire ou leur aide au prurit associatif, représente une avancée.



Ils sont malades !

2017-12-18T15:08:31+01:00

Ils sont malades vraiment, ceux qui le condamnent parce qu'il est trop différent d'eux et qu'ils ne savent plus où donner de l'opposition !



Emmanuel Macron ne paie pas que de sa personne !

2017-12-17T18:11:36+01:00

De plus en plus - et sur tant d'autres registres - j'ai l'impression que la vision de la France se rapetisse et qu'elle rêverait d'un pouvoir petit bourgeois plutôt que d'une présidence irréprochable et de classe.



Si François Hollande avait été présent...

2017-12-16T11:48:03+01:00

François Hollande redevenu citoyen presque ordinaire montre, je persiste, une intelligence hors du commun. Je me demandais si présent à ce dîner il aurait accepté, écouté, compris nos remarques. Peut-être que oui.



La Justice a ses naïfs !

2017-12-15T10:34:46+01:00

Pourtant il convient, pour ne pas tomber dans un désespoir républicain, une sorte de cynisme à la "à quoi bon", de se battre, fût-ce tout seul, contre les facilités de la souplesse morale et intellectuelle, en portant haut l'exigence de l'éthique personnelle et professionnelle.



La droite de la gauche...

2017-12-12T22:19:39+01:00

La droite n'a plus à se repentir d'être de droite. Si elle porte comme un fardeau le péché dont la gauche l'accable et ses similitudes inévitables avec le FN, elle perdra et ce n'est pas demain alors qu'elle offrira une authentique alternative à l'ambiguïté macronienne redoutablement habile. Une droite de droite, pas la droite de la gauche !



Vive le tristement correct !

2017-12-11T17:27:06+01:00

Mais il convenait tout de même que le tristement correct frappât. Contre l'universalité, l'absence de discrimination que Johnny auraient méritées.