Subscribe: Kozeries en dilettante
http://www.kozlika.org/kozeries/rss.php
Added By: Feedage Forager Feedage Grade A rated
Language: French
Tags:
avec  cette  dans  des  elle  est  les  mais  mon  nous  par  pas  peu  pour  qui  sur  tout  une  vous  ça 
Rate this Feed
Rate this feedRate this feedRate this feedRate this feedRate this feed
Rate this feed 1 starRate this feed 2 starRate this feed 3 starRate this feed 4 starRate this feed 5 star

Comments (0)

Feed Details and Statistics Feed Statistics
Preview: Kozeries en dilettante

Kozeries en dilettante



blog garanti sans ligne éditoriale



Published: Sun, 04 Dec 2016 13:54:55 +0100

 



Idées pour des cadeaux de Noël

Sat, 03 Dec 2016 11:31:00 +0100

Durant les deux précédentes semaines : l’élection de Trump ; les prochaines élections en Europe (Autriche, Italie, France) au risque de victoires de fascistes ; des lois autorisant la surveillance de masse ; une condamnation à la prison ferme pour le vol d’une buchette de chèvre ou la consultation du site d’un sociologue travaillant sur le djihadisme ; la recrudescence des actes anti-migrants, racistes ou homophobes ; les attaques contre la solidarité sociale ; le lobbyisme contre les campagnes de prévention sida, contre l’IVG envahissant le champ médiatique ; les réseaux de fausses informations… Cette liste est hélas loin d’être exhaustive. Comme Matoo j’en arrive exactement là. J’ai cependant compilé une petite liste de cadeaux « politiques » (au sens large) à faire ou se faire faire pour Noël, vous pouvez y contribuer dans les commentaires. S’informer Un abonnement à Les Jours, l’info qui prend le temps, qui creuse un sujet sur plusieurs semaines/mois : « On veut lutter contre cette infobésité, cette actu sans mémoire. Donner du sens, du temps, de l’espace à des sujets qui nous semblent importants. » Le documentaire Citizenfour[1] de Laura Poitras, tourné en janvier 2013. La première rencontre à Hong-Kong entre Snowden et Laura Poitras ainsi que les journalistes Glenn Greenwald et Ewen MacAskill. Le livre Surveillance de Tristan Nitot. Je l’ai acheté chez l’éditeur C&F éditions en combo papier/numérique. Comprendre la surveillance de masse via votre ordinateur ou téléphone et agir pour s’en protéger. La lecture en est facile, ce livre peut être mis entre toutes les mains. Accompagner Ces idées demandent un peu de temps mais pas d’argent : Accompagner quelqu’un à une crypto party pour en tirer bénéfices tous les deux : ateliers ouverts pour apprendre à se protéger. Je ne donne pas de liens car de nombreuses initiatives existent dans différentes villes. Passer un après-midi ensemble pour installer et configurer un logiciel de courrier respecteux de la vie privée sur vos postes respectifs. Par exemple ProtonMail. Installer un blog auto-hébergé (Dotclear, Spip…) pour ne pas dépendre de solutions qui peuvent à tout moment supprimer votre compte, vous censurer ou récupérer vos données et les vendre ou les exploiter et qui facilitent aussi la conversation. Soutenir Soutenir La Quadrature du net en achetant un « πplome » : « La Quadrature du Net est une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. Elle promeut une adaptation de la législation française et européenne qui soit fidèle aux valeurs qui ont présidé au développement d’Internet, notamment la libre circulation de la connaissance. » Faire un don au Planning familial. « Le Planning Familial est un mouvement militant qui prend en compte toutes les sexualités, défend le droit à la contraception, à l’avortement et à l’éducation à la sexualité. Il dénonce et combat toutes les formes de violences, lutte contre le SIDA et les IST, contre toutes les formes de discrimination et contre les inégalités sociales. » Donner des sous à Aides, association française de lutte contre le VIH/sida. Autres listes Voyez aussi la liste de Romy avec des idées communes et plein d’autres jolis cadeaux : Idées cadeaux de Noël 2016. Dédiée aux travailleurs du web, la liste d’Alsacréations. En attendant Noël Le calendrier de l’avent de My Cozy Cloud. Une idée par jour pour contrôler sa vie en ligne. Alternative. Bonus Ceux qui sont déjà venus chez nous nous ont souvent demandé où nous nous étions procuré la belle carte du monde typographique. C’est ici. Note [1] J’aimerais donner un lien vers un revendeur autre que la Fnac ou Amazon mais je n’ai pas trouvé. [...]



À dérouler

Thu, 17 Nov 2016 08:22:00 +0100

Dans un tweet impulsif hier je disais « J’en peux plus des “à dérouler”, ouvrez un blog, bordel ! » Ce tweet a suscité quelques retweets, quelques réponses et quelques mésinterprétations. Alors pour éviter de faire exactement la même chose que ce contre quoi je râlais, je m’explique plus longuement ici :-)

Pour chaque outil se créent des usages non prévus à leur création. C’est le cas pour Twitter, où la limite de 140 caractères est contournée par le biais de successions de tweets, soit numérotés, soit se répondant à eux mêmes pour en faciliter la lecture linéaire. Il m’arrive moi-même d’y avoir recours. Lorsque ces tweets sont signalés par d’autres (voire par leur auteur), on les accompagne d’un « à dérouler » pour indiquer que c’est le premier d’une série.

Levons un premier malentendu : je n’entendais pas par là reprocher à quiconque d’être trop bavard ou de ne pas respecter le jeu des 140 caractères, d’autant qu’il me suffirait de ne pas cliquer sur ces fameux à dérouler pour en être épargnée. Je ne visais pas non plus les « périssables » : les réactions à chaud, les anecdotes, les potacheries, etc.

Bien au contraire, ce que je regrette c’est une série de problèmes soulevés par ce fonctionnement pour des contenus appelant à la réflexion, au partage, aux discussions. Notamment :

La difficulté de lecture : même si la numérotation ou les enfilades d’auto-réponses améliorent un peu les choses, ça reste très peu pratique. La numérotation ne résiste pas au temps ; va t’en retrouver les 2, 3, 4, 5 dans une timeline quelques heures ou quelques jours après leur publication… Quant aux auto-réponses, ça demande une bonne maîtrise de la part de l’auteur et même en ce cas si d’éventuels commentaires se sont intercalés on est complètement perdu.

La difficulté de partage : il est quasiment impossible de partager une série de tweets autrement que via Twitter, sauf à déployer soi-même une solution d’agrégation par collage de copies d’écran ou par des outils de type Storify. Les contenus de ces séries sont donc à peu près coincés dans la bulle Twitter.

La difficulté d’interaction : réagir à une série de tweets est également bien compliqué et plus encore de réagir à des réactions. Dois-je répondre sur le premier, le dernier, l’extrait concerné ? Et les réponses aux réponses ? Et les réponses… en série ? Du coup les réactions sont lapidaires ou tellement déportées dans sa propre timeline que la discussion a peu d’espoir de se construire.

La pérennité : le type d’outil qu’est Twitter n’est pas fait pour revenir sur une discussion au-delà de quelques jours sauf au prix d’une grande complexité. Va t’en retrouver une série de tweets du mois dernier, tu m’en diras des nouvelles…

La délégation : (mais ça vaudrait aussi pour des blogs sur plate-formes). À l’heure qu’il est je pense qu’il est important de se prémunir de faire dépendre nos discussions d’outils dont nous n’avons pas la maîtrise. Je ne m’étendrai pas là dessus sur ce billet-ci mais vu que ma réaction épidermique venait justement de trucs très intéressants à la suite de l’élection d’un fasciste doté d’outils de surveillance et de censure…

Voilà donc en plus de 140 caractères ma complainte sur les rouleaux de PQ les « à dérouler » !




La rose, le renard et le Petit Prince

Fri, 10 Jun 2016 03:25:00 +0200

– Je suis désolée, je n’arrive pas à écrire ce texte, je suis paralysée. – Je te donne un peu plus de temps si tu veux, ou bien tu peux écrire là-dessus, sur cette difficulté. – Oui, je vais peut-être faire ça. Je ne l’ai pas fait, j’ai envoyé un texte bâclé dont j’espère bien qu’il sera surnuméraire et ne sera pas publié. Je n’ai pas pu non plus formuler ce blocage, cette peur de trahir et l’ami et le sujet, cette sidération devant le dessin, le projet tout entier, cet écrasement d’une responsabilité qu’on ne me demande pourtant pas d’endosser. Mais comme on se jette sur le grand ménage de printemps plutôt que remplir un quelconque formulaire administratif et à la faveur de l’entremêlement des idées au moment de (ne pas réussir à) s’endormir, j’ai eu envie d’écrire ici pourquoi j’y écris si peu. Lorsque j’ai débuté ce blog, peu de blogueurs se connaissaient entre eux. Nous découvrions des univers personnels qui se faisaient écho ou faisant entendre d’autres voix, d’autres voies, des vies qui nous ressemblaient ou dont nous ignorions tout auparavant. Nous nous apprivoisions, c’était enivrant. Ça a rudement bien fonctionné. On se connaît trop, vous et moi. J’ai rencontré la plupart de ceux qui me lisent encore, beaucoup sont devenus des amis. Les amis non blogueurs, mon entourage et même les collègues avec lesquels je m’entends le mieux sont peu à peu devenus presque tous des lecteurs de ce blog. « Pire » encore, vous vous connaissez les uns les autres. Cela signifie pour moi que je ne peux rien y écrire de vraiment personnel, soit parce que j’ai déjà eu l’occasion de vous en parler de vive voix, soit parce qu’il pourrait être gênant que vous puissiez vous y reconnaître ou y reconnaître tel ou tel d’entre vous, soit parce que je me sentirais déloyale d’utiliser ce blog pour vous faire passer des messages au lieu de vous les exprimer directement. Il me semblerait également déloyal ou en tout cas étrange de faire part d’états d’âme que je n’aurais pas exprimés à mes proches et qui les découvriraient à la lecture d’un billet. [Et là je vais vous faire le CQFD de la mort qui tue avec cette parenthèse explicative-justificative-excusative : je ne voudrais pas que le paragraphe précédent soit mal interprété, c’est moi, pour ce qui me concerne que ça dérange.] Bon. Ça c’était pour l’intime. Après il y avait le partage. Par exemple, faire découvrir l’opéra ou le p’tit coin de paradis qui me sert de refuge. L’opéra, je n’y vais plus qu’une fois ou deux par an à cause des nouveaux tarifs du rang magique et du nouveau système alakon de vente de places. J’en écoute beaucoup moins aussi parce que c’est une activité que je faisais en solitaire, casque à fond dans les oreilles et que là ça me semblerait malpoli pour le gars qui m’a à la bonne. Et puis aussi parce que je suis en pleine crise de série-manie aiguë. Quant au petit coin de paradis, même si vous n’y êtes pas encore venus vous n’aurez pas pu passer à côté des trente-douze mille photos heure par heure publiées par Franck sur son compte Instagram, son blog et Twitter [CQFD, épisode 2 : mais noooon t’inquiète chuis pas fâchée ;-)] Partage Dotclear : je vais être honnête, je n’y ai plus mis le nez depuis un bon bout de temps, notamment parce que côté geekeries et css diverses je suis bien servie dans mes journées de travail (loooooongues et travailleuuuuses les journées, je n’oublie pas que mon chef me lit, hein Benoît ?) Cela dit, ça continue de me démanger par intermittences et je n’ai pas dit mon dernier mot, je n’ai pas mis ma dernière patte. Il y a eu les petits bonheurs, c’est [...]



It's complicated

Tue, 02 Feb 2016 19:49:00 +0100

Ils sont deux gars, entre 17 et 20 ans à vue de nez, devant moi dans l’escalator à la sortie du métro. Ils ont l’allure typique des jeunes banlieusards, blouson «bibendum», capuche remontée sur la tête, par dessus la casquette pour l’un d’eux, lunettes de soleil (si si) pour l’autre. L’accent est en harmonie. Bref, des stéréotypes sur pattes. Je suis juste derrière eux et par chance ils empruntent la même avenue que moi une fois arrivés en haut de l’escalier, si bien que je peux leur emboîter le pas pour entendre la suite de la discussion dont les premiers mots ont accroché mon attention curieuse…

– Mais alors, dit Lunettes au moment où je mets le pied sur l’escalator, tu vas faire quoi ?
– Je sais pas, répond CasquetteSousCapuche, je vais prendre mon temps, tu vois. Je vais prendre mon temps. Tu comprends, je la connais depuis la maternelle. On est ensemble depuis… putain, je saurais même pas dire depuis quand, tellement c’est ieuv. Genre depuis toujours.
– Ah ouais, la vache.

Le ton marque tout de poids de quelques siècles au moins.

– C’est comme ma sœur, tu vois, et justement c’est ça qui fout la merde, reprend CasquetteSousCapuche.
– Wesh, compatit LunettesDeSoleil, t’attends autre chose de la vie.
– Wé voilà. Mais je dis pas ça pour ça, c’est parce que tu vois, c’est comme ma sœur alors je veux prendre mon temps, parce que j’veux pas qu’elle se sente mal. Imagine, ta sœur quoi, tu veux pas lui mettre la misère.
– Ah oui. Oui c’est sûr, ça, c’est sûr tu peux pas.
– Bon alors je vais prendre mon temps, je vais y aller doucement, je sais pas comment mais faut que ça soit en douceur, presque qu’elle soit contente, ça serait le best.
– Eh ben. Eh ben. Ben bon courage hein. Va falloir que t’assures.
– Oué, chépa, J’sais vraiment pas comment mais faut, putain.

Ils se plongent chacun dans leurs réflexions quelques instants. C’est LunettesDeSoleil qui reprend la parole, sur un ton définitif.

– Hey man, en fait, tu sais quoi man, j’ai envie de te dire : t’es noble. Voilà. T’es noble.
– Et toi t’es le mec à qui je savais que je pouvais balancer tout ça. C’est pas tous.

Leur conversation s’est arrêtée là, du moins elle n’a pas repris avant que j’arrive au pied de mon immeuble, mais c’était assurément mon petit bonheur du jour que d’entendre leur échange où j’ai trouvé que passait beaucoup de tendresse et d’attention à l’égard de cette jeune fille mais aussi entre eux.




Share the love

Thu, 21 Jan 2016 17:16:00 +0100

Signalée aujourd’hui par un tweet :

(image)

Se faire photographier par Élie lors du dernier Paris Web dans les bras de Stéphane. Si c’est pas un bonheur du jour ça !




Lotissement

Sun, 17 Jan 2016 20:38:00 +0100

À défaut de respecter la consigne que je m’étais donnée d’un billet par jour, un peu déraisonnable après une telle période de disette, je vous offre aujourd’hui un lot de treize bonheurs à la douzaine. Le combo gustativo-amical : hier c’était mon baptême de mafé, j’aime beaucoup ! J’aime aussi beaucoup qu’il ait été partagé avec les amis, leurs enfants, mon beau-enfant dans l’ambiance toujours douillette et chaleureuse de chez J. et M. Le confortable : au repas ci-dessus j’ai dit tout le bien que je pensais du cadeau d’anniversaire que m’avait offert le gars qui m’a à la bonne ; j’ai passé toute cette journée dessous/dessus/dedans : un plaid à manches, une boisson bien chaude, un film, un tricot en route, what else? Le satisfecit : je vais parler chinois à ceux qui ne tricotent pas mais je suis très contente de l’envers de mon jacquard (l’endroit est bien aussi hein ? mais « tisser » correctement les fils derrière demande de l’entraînement). Après bien des approximations je tiens enfin les bons gestes et la bonne tension. (Photo ci-dessous : le premier rang à gauche est “normal”, on laisse courir le fil, les suivants sont tissés, on coince le fil toutes les deux mailles.) Le professionnel : le cap de l’utilité évidente de la qualité et de l’accessibilité web est franchi à la Vénérable ; on vient désormais nous solliciter même pour de tout petits sites ou très peu fréquentée et on nous a même demandé d’analyser un outil interne. Et tout ça, même de la part de personne d’autres départements. Cool ! L’anticipation : préparation d’un week-end en amoureux à Rennes début mars. Je ne connais jusque là de cette ville que la rocade empruntée sur le chemin du couvepenty. Ce serait dommage d’en rester là : à voir les photos et écouter/lire Marie en parler, j’ai hâte d’y être ! Le relatif : la candidature de ma fille n’a pas été retenue mais ils lui ont dit qu’elle faisait partie des deux derniers candidats retenus et qu’ils avaient vraiment vraiment beaucoup hésité. Ils gardent son CV sous le coude. Je doute qu’un poste se libère bientôt dans ce cabinet qui n’a qu’une quinzaine d’avocats, mais ça prouve quand même qu’elle est crédible dans le secteur où elle souhaite exercer. Une semaine sans migraines : j’espère que j’entame une période de quelques mois sans après ces dernières semaines où elles étaient très fréquentes. C’est un peu bizarre mais ça fonctionne en phases plus ou moins longues ; rien pendant deux ou trois mois puis une, deux, trois par semaine. J’ai trouvé le médoc : et d’ailleurs le copain Gilsoub a mis une de ses amies pharmaciennes sur le coup et elle m’a dégoté une boîte que l’homme à la moto ira chercher demain. Je suis parée (mais c’est pas une raison pour autoriser les migraines à revenir faire la fête sous mon crâne). L’actualité (l’instant contributif) : j’aimerais bien que les sujets des bonheurs du jour tournent parfois moins autour de moi et plus sur des infos collectives, mais je n’ai rien trouvé. Et vous ? Une manif contre l’état d’urgence : ah si (cf. ci-dessus) ; un appel pour le 30 janvier à Paris. Je suis soulagée que des initiatives unitaires commencent à se mettre en place et j’irai à cette manif. Ce n’est ni la première ni la seule initiative sur ce sujet mais à ma connaissance c’est la première qui soit très largement appelée. Un petit pas pour le bonhomme vers l’autonomie : Il a demandé à son père de [...]



Coleslaw, disais-je

Thu, 14 Jan 2016 19:46:00 +0100

Adoncques, le coleslaw. C’est foutrement bon ce truc.

Je demande tout d’abord amicalement à mon gentil lectorat de garder le plus grand secret sur mes révélations du jour vis-à-vis de Virgile. Le coleslaw constitue en effet sa participation traditionnelle aux brunches dominicaux que nous faisons parfois à la maison et il ferait beau voir qu’il se saisisse de ce prétexte pour ne plus venir, déjà qu’on ne se voit plus guère.

Je m’imaginais que c’était très difficile à faire ; il faut dire que je vois souvent un rapport entre délicieux et compliqué, pour je ne sais quelle raison. Il est possible qu’en faire un aussi bon que celui de Virgile ne soit pas simple mais le nôtre, celui d’hier soir pour fêter le retour du gars qui m’a à la bonne au bercail, ne demande pas un gros effort, surtout si on a une machine magique, ce qui est notre cas depuis trois semaines.

Car voyez-vous, j’étais convaincue que mon dormeur préféré aurait à suivre un régime plus ou moins strict pour éviter de faire remonter le taux de cholestérol. Je ne sais pas ce que lui dira le cardiologue de ville avec lequel il a rendez-vous en février mais celui de l’hôpital n’a donné comme consigne que de se diriger vers une alimentation « plus méditerranéenne » [sic, comprenne qui pourra : moins de beurre, plus d’huile d’olive ?] et d’éviter de reprendre systématiquement du plat.

Forte de cette conviction mais consciente que ce serait un gros sacrifice que de devoir changer de régime alimentaire pour celui dont le légume préféré est le tournedos Rossini, j’ai pensé qu’avoir un nouveau jouet geek de cuisine pourrait l’aider à trouver quelque intérêt à la confection de repas plus frugaux. Nous avions des bons d’achat qui me permettraient de réduire à un seul rein le complément à apporter pour l’acquisition d’une machine magique et je m’en fus donc quérir le Précieux dès potron-minet le jour de sa sortie de la première intervention pour que le cadeau l’attende à la maison.

Depuis nous avons réalisé quelques plats, avec plus ou moins de bonheur, dont deux fois du coleslaw. Le Précieux n’est ici utilisé que pour sa fonction robot, mais ça facilite grandement les choses car je n’avais jusque là qu’un moulin à julienne antédiluvien fonctionnant à l’huile de coude. Or le coleslaw c’est beaucoup de carottes râpées et autant de chou blanc émincé, autant dire insurmontable avec un si primaire outil (rappelez-vous que je suis le leader inconstée du feignasses fooding).

Tandis qu’avec ce joli robot qui râpe les unes et émince l’autre, il n’y a plus qu’à ajouter de la mayo, de la moutarde, du vinaigre, un yaourt, des raisins secs, quelques noix, on laisse mariner un peu et à taaaaaaable ! Avouez, c’est le bonheur, non ?

Je vous laisse, je dois aller ouvrir la porte au traiteur indien.




Coleslaw

Wed, 13 Jan 2016 23:24:00 +0100

Hier j’ai tenu compagnie au gars qui m’a à la bonne à l’hôpital. Je n’ai pas eu à beaucoup me fatiguer pour la conversation : parti en salle d’op’ à onze heures, on me le rapporte[1] vers midi et demi, un peu pâlot, la perf au bras, le poignet comprimé par le pansement artériel, mais tout content que tout se soit bien passé. Un petit coup de monitoring et de pose de capteurs sur le torse pour la surveillance, puis nous échangeons une phrase et demie, il rallume son téléphone, se tourne pour le poser sur la table de nuit, pousse un gros soupir… et s’endort aussi sec.

Il n’a certes pas dormi d’une traite : visite du médecin pour lui dire que tout s’est bien passé (3’22”), infirmière pour décompresser le bidule du poignet (57”), infirmière pour changer la perf (2’10 elle était petite et a eu beaucoup de mal à atteindre le crochet pour suspendre le sac), infirmière pour décompresser le bidule, épisode 2 (54”), aide-soignante pour vérifier que tout allait bien (33”), infirmière pour décompresser le bidule, épisode 3 (56”). À chaque fois il a accueilli les importuns avec un sourire, poussé un grand soupir et s’est rendormi. Trois heures après son retour, une femme lui a apporté un plateau repas froid : le sourire n’a pas tenu au-delà du départ de cette dame devant la désolation offerte à ses yeux et son estomac. Dix minutes plus tard, après avoir commenté piteusement les tomates en plastique et l’éponge blanche, il poussa un grand soupir et… devinez quoi.

J’étais bien contente d’avoir apporté mon ordi avec un ou deux films et mon tricot. Postée dans un fauteuil près de la grande baie vitrée, j’ai regardé la circulation des tramways et la nuit tomber, rangé mon tricot quand je n’y ai plus vu assez clair, puis vers dix-huit heures trente, je me suis éclipsée discrètement pour rentrer, épuisée par le babillage de mon homme quelque peu affamée.

Mais en vrai c’était chouette de se dire que c’était fini, que tout s’était déroulé pour le mieux et qu’il rentrerait aujourd’hui.

Aucun rapport avec le coleslaw du titre, enfin si mais je vous raconterai demain. Et puis le colis qu’on est allés chercher cet après-midi aussi, mais ça ce sera la semaine prochaine.

Pour l’heure, savez-vous quoi, je vais aller dormir.

Note

[1] Je pense qu’en ce cas on dit bien « rapporte » et non « ramène », rapport au fait qu’il était porté sur une civière ? Je m’interpelloge.




Trois générations de gourmètes

Fri, 08 Jan 2016 23:16:00 +0100

L’une de la génération d’après est allée chercher celle de la génération d’avant en carrosse. Elles m’ont rejointe à midi tout près de mon lieu de travail, dans un restaurant je-te-dis-que-ça et nous nous sommes -empiffrées- régalées de notre compagnie mutuelle, de la conversation et des plats succulents.

Côté mangeaille, une mention spéciale à l’entrée : une soupe de potiron versée sur un lit de petits morceaux de lardons et magrets grillées ainsi que d’une boule de glace à l’orange (si, si). Une tuerie. C’est un peu chérot (compter environ 50 euros par personne avec les boissons et le café) mais pour une occasion spéciale ça vaut vraiment le coup, d’autant que le service est mieux qu’agréable.

Apparemment les femmes ne sont pas censées savoir apprécier la bonne chère, j’ai cherché en vain un féminin de gourmet.




On en pleure encore

Thu, 07 Jan 2016 19:08:00 +0100

Si je vous dis que j’anticipe le bonheur de ce que je vais manger ce soir.
Si je vous dis qu’on n’en mange généralement qu’en cette période de l’année.
Si je vous dis que j’en aime terriblement le goût.
Si je vous dis que cette fois je l’ai achetée toute faite, par les cuisiniers du restaurant d’entreprise.
Si je vous dis qu’au bonheur de la dégustation s’ajoute désormais invariablement à son évocation une crise de fou-rire.

Devinerez-vous quel dessert nous attend ce soir ?







(image)

Ouiiiiiiiiiii, bravo !




45 grammes

Wed, 06 Jan 2016 14:35:00 +0100

Sous ses dehors rugueux, le rotativiste est un sentimental et son âme lourde pesait jeudi quarante-cinq grammes. J’ai beau le savoir, depuis vingt-cinq ans de vie professionnelle commune, j’ai été touchée ce matin en croisant le prote des rotos[1] dans la cour industrielle de notre Vénérable Entreprise. Il se doutait bien que nous serions quelques-uns parmi les anciens à souhaiter garder en souvenir un exemplaire du dernier 45 grammes[2] de la maison et il nous en avait mis de côté dans son bureau. Une page se tourne dans l’histoire de la diffusion du droit dans notre pays, l’histoire de notre entreprise, l’histoire de nos métiers et finalement un peu la mienne aussi. Bien qu’étant depuis quelques années occupée avec bonheur à d’autres fonctions que mon métier originel de poussiéreuse[3], j’ai exercé au cassetin[4] ma première profession avec grand plaisir de nombreuses années avant d’avoir envie de changer de voie. Il y avait l’exercice du métier lui-même, nourri par mon amour des mots et des lettres, mais aussi, portée par l’histoire de cette branche de métiers, l’appartenance à une famille, ladite famille procurant les mêmes tendresses et agacements que les vraies, avec les combats historiques, la solidarité, les traditions ouvrières, mais aussi son corporatisme, ses bureaucrates, ses lourdingues. Allez les copains, haut les coeurs, vissons l’ours et chantons ! À la santé du confrère… Nota: si l’argot des imprimeurs et des typographes dont est émaillé ce billet vous amuse, d’autres termes et définitions par exemple ici sur le web, une sélection d’expressions dans ce billet ou encore mieux là dans un livre. Au fait, savez-vous d’où provient l’interjection “22 !” ? Notes [1] Prote : chef de l’atelier, ici les rotativistes. [2] 45 grammes : surnom donné ici au Journal officiel Lois et décrets, qui était imprimé sur du papier recyclé pesant 45 grammes par mètre carré. [3] Poussiéreux : correcteur ; ce nom vient du fait qu’on collait souvent les correcteurs dans un recoin de l’imprimerie ; cf. note suivante aussi. [4] Cassetin : au sens premier, le plus petit compartiment de la casse (tiroir où étaient placées les lettres du temps du plomb du temps de la typographie manuelle) ; par extension, comme on mettait toujours les correcteurs dans la plus petite pièce de l’imprimerie, on appelle ainsi la pièce où ils travaillent. [...]



Oh la la…

Tue, 05 Jan 2016 21:37:00 +0100

L’exercice va donc parfois se révéler difficile. Migraine cette nuit, ceux qui connaissent le bonheur de la migraine qui réveille à 3 heures du mat me comprendront…

À défaut de pouvoir ranger ça au rayon des bonheurs, je note tout de même avec satisfaction que je peux désormais identifier quelques heures avant la survenue d’une crise. Celles-ci se déclenchent quasiment systématiquement au milieu de la nuit et je note qu’à chaque fois ce sont des soirs où j’ai beaucoup de mal à m’endormir, même si je suis très fatiguée, un peu comme si j’avais bu du café. Il faudra que j’en parle à ma toubib, il y a peut-être une piste de traitement de prévention à explorer ?

J’ai utilisé cette nuit le dernier exemplaire du médicament réellement efficace à effet relativement rapide (une vingtaine de minutes) qui restait[1] ; j’ai dû pour cela réveiller le gars qui m’a à la bonne car je savais qu’il en détenait un à titre de secours. Le pauvre n’a pas réussi à se rendormir après. Nous sommes donc, appelons ça du bonheur, complètement raccord sur notre mode zombie.

Offrons-nous donc le petit bonheur de regarder un épisode de Manhattan en attendant une nuit qui sera je l’espère réparatrice ! Cette série n’a rien d’exceptionnel mais elle sera parfaite pour notre niveau d’hébétude.

À demain les gens !

Note

[1] Pour des raisons mystérieuses – probablement de rentabilité – le laboratoire en arrête la production, je suis désespérée, aucun autre testé jusqu’ici ne fonctionne aussi bien :-/




Trois en un

Mon, 04 Jan 2016 16:37:00 +0100

Mon premier, c’est de voir réunies toutes les participations aux BonheurDuJour sur le planet amoureusement mis en place par l’ami Tomek. Vous pourrez donc retrouver tout au même endroit à cette adresse - enfin tout ce qui dispose d’un flux RSS et qui lui aura été signalé.

Mon deuxième, c’est cette chouette petite appli Android, Harass Me : elle restaure le volume max de votre sonnerie si vous avez coupé le volume de votre téléphone mais que l’un de vos contacts vous appelle x fois en x minutes. C’est super pratique pour les vraies urgences et là j’en avais une à midi : les collègues partaient au resto manger un bibimbap alors que j’étais en réu ! Et puis je connais le développeur, c’est un gens bien.

Mon troisième, c’est que ma fille a un rendez-vous pour un entretien dans le cabinet de ses rêves la semaine prochaine, à la fois grosses pointures dans leur domaine et membres de l’association AADH. Qu’elle soit retenue ou non, c’est vraiment chouette que son CV ait attiré leur attention, elle est ravie et donc moi aussi.

Mon tout sont le bonheur du jour !




Retrouver les copains

Sun, 03 Jan 2016 19:13:00 +0100

C’est quand même l’un des trucs les plus chouettes du monde – en tout cas je ne m’en lasse pas – que de retrouver les copains. Dans mes années scolaires, déjà, lorsqu’on me demandait ce que je préférais à l’école (ou collège ou lycée), ma première réponse ne concernait pas une matière mais « retrouver les copains ». J’ai conservé ce sentiment comme un moteur déterminant qui soit dit en passant m’aide à combattre ma tendance naturelle à la très grosse flemme. Le seul retrouver-les-copains qui n’ait pas été assez puissant pour le moment, c’est celui qui me ferait prendre l’avion pour Nouméa ou Montréal…

J’ai déjà dit qu’à bien y réfléchir j’étais prête à m’engager corps et âme dans la gestion d’un lavomatic et croyez bien que ça n’est pas qu’une blague. J’éprouve une joie d’enfant à préparer la surprise que Franck et moi sommes en train de mitonner pour les copains de Dotclear – non ça ne se mange pas –, de commencer à organiser la colo du printemps, de retrouver dans mon fil RSS des amis qui avaient plus ou moins arrêté de bloguer, bien que certains soient plus contrariants que d’autres. Et retrouver les copains, ça peut même se passer de façon indirecte : je me réjouis par exemple quand je sais le couvepenty occupé.

Retrouver les copains, c’est moult bien !




csseci-cssela

Sat, 02 Jan 2016 20:53:00 +0100

Forcément, rouvrant les volets ici, je ne peux m’empêcher de toucher à quelques css pour chasser la poussière. Pour l’instant vous ne devez pas voir grand chose, très vaguement mieux qu’avant sur mobile, mais j’y reviendrai.

Il n’y aura pas de transformation radicale, j’aime le thème de ce blog, mais je redonnerai quelques coups de tournevis et de pinceaux, notamment pour améliorer l’accessibilité et l’adaptation aux différents supports. Je ne sais plus de quand date l’actuel mais c’était un temps où l’on n’avait pas trop encore à se préoccuper de visiteurs sur téléphones ; les très grands écrans aussi se sont démocratisés.

Ne vous étonnez donc pas dans les jours/semaines à venir si parfois en passant ici vous trouvez aux Kozeries un air un peu bizarre, je travaille, as usual en direct !




Le premier jour du reste de l'année

Fri, 01 Jan 2016 18:47:00 +0100

J’ai bien envie de faire semblant que ce premier jour de l’année préfigurerait tous les autres, plein de tranquille douceur. Il y a eu, il y a :

  • le réveil tardif et les prolongations sous la couette,
  • les gâteaux du copain au petit déjeuner,
  • les conversations paisibles entrecoupées de longs silences partagés,
  • les vœux reçus et envoyés, petites attentions à la fois futiles et tendres,
  • quelques instants passés devant la webcam,
  • la séance d’auto-hypnotisme via mes aiguilles jouant avec la laine jaune éclatant de mon futur pull douillet,
  • le blanc de chapon qui prolonge le repas d’hier entre amis,
  • les plaids sur lesquels les chats exercent leur préemption mais qu’on peut parfois leur piquer,
  • les rires qui fusent de l’un, de l’autre, à la lecture de son fil Twitter,
  • les enquêtes de H. sur les filiations supposées des nouveaux personnages de Star Wars,
  • la cigarette fumée sur le balcon, et le retour bien au chaud,
  • la relecture des derniers commentaires ici et…
  • … chouette, M. LeChieur reblogue et
  • … chouette, Julien refait des billets avec des mots dedans,
  • l’ouverture de la page du prochain paris-carnet (tu viens ?),
  • la lumière tamisée du salon,



Plus tôt que prévu

Wed, 23 Dec 2015 17:16:00 +0100

Le bonheur du jour c’est de finir avec un jour d’avance les objectifs que nous nous étions fixé pour la fin de la semaine.

(image)

Du coup demain les vaillants collègues de service la semaine de Noël et moi on peut se la jouer dernier jour de classe, avec nettoyage du bureau (physique), mise à jour des trucs-bidules-a-faire-en-ligne-de-commande et ménage dans les icônes du bureau d’ordinateur et les marque-page du navigateur.

Je profiterai ensuite la conscience tranquille de mon séjour chez ma très chère cyberjumelle pour fêter le nouvel an avec H le magicien, Z le tendre totoro, B la complice de gros-manseng ; j’ai hâte !




Séance d'échauffement

Sun, 20 Dec 2015 00:40:00 +0100

  • Tendre et plier les doigts, les poser sur le clavier.
  • Retrouver l’url de l’administration du blog.
  • Cliquer sur Nouveau billet.

À partir du 1er janvier 2016, je publierai ici chaque jour un petit ou grand bonheur du jour, comme les copains.

Aujourd’hui est un bon jour pour un tour de chauffe : ma fille a 25 ans depuis ce matin, 0h40. Ce jour-là, en 1990, je lui murmurais que ça serait vraiment chouette qu’elle s’élance un grand coup vers la sortie tout de suite, s’il te plaît car les médecins commençaient à envisager une césarienne en urgence. Et c’est ce qu’elle fit, dans la minute qui suivit. Elle reste aujourd’hui celle qui fait toujours de son mieux pour arranger les choses et ne blesser personne. Je lui souhaite tout le bonheur du monde dans sa vie de femme.




Harcèlement de rue : qu'en savent les hommes ?

Sun, 12 Oct 2014 13:17:00 +0200

Génèse Sur mon lieu de travail l’autre jour, j’ai été frappée par la méconnaissance du phénomène par mes collègues masculins. Je racontais que ma fille, qui vit depuis deux mois à Londres, disait à quel point c’était nettement plus tranquille pour une jeune fille seule de se balader à Londres qu’à Paris, même le soir tard. Plusieurs choses m’ont frappée au fil de la discussion qui s’en est suivie. La première c’était qu’ils pensent que ça provient quasi exclusivement de la part de, disons-le pudiquement, « jeunes de banlieue ». La deuxième était qu’ils estiment tous que c’est très lié à la façon dont est habillée la victime, son attitude et son apparence physique (jolie vs. moche). La troisième était qu’à leur avis, grosso modo il suffit d’éviter de se balader seule à la nuit tombée dans des quartiers « qui craignent ». La quatrième, c’est que pour eux « Mademoiselle, t’es charmante » n’est pas tout à fait du harcèlement (mais s’en approche) et que « Vous êtes ravissante, mademoiselle » n’en est pas du tout. Les deux sont des compliments, provenant de personnes plus ou moins bien éduquées. Incise. Tiens au fait, les modalités changent d’une génération à l’autre non ? Je n’entends presque plus de femmes se plaindre qu’on les siffle alors que c’était la modalité la plus fréquente de la génération de ma mère et une pratique encore assez répandue à la mienne. Ce qui m’a peut-être le plus frappée c’est qu’en argumentant sur Londres vs. Paris ils jugeaient que deux mois est un délai trop court pour en juger. Ce que sous-tendait cet argument c’est qu’ils ne voyaient pas à quel point ne se faire aborder qu’une fois en deux mois était très, mais vraiment très très, éloigné des plusieurs fois par semaine voire par jour qu’elle connaît à Paris. Mon « enquête » J’ai eu du coup la curiosité avant-hier de poser la question sur Twitter aux hommes de ma TL[1]. Tiens, les hommes de ma TL : à votre avis une jeune femme est harcelée dans la rue à quelle fréquence ? Vous diriez quoi ?— Kozlika (@Kozlika) 10 Octobre 2014 Au passage, l’expression harcèlement de rue est assez récente – je n’en connais ni la date d’apparition ni l’origine. On y a peut-être gagné en précision/qualification mais ça me semble du coup plus difficile de s’entendre sur ce dont on parle (?) ou en tout cas pas sans prendre le temps de l’expliquer. Je ne sais pas ce que mes répondants englobaient dans ce terme. J’ai reçu une trentaine de réponses. Vous pouvez les visualiser en cliquant sur le lien ci-dessus ou sur celui-ci. Il faut y ajouter aussi quelques autres non directement rattachées à ce tweet originel. Compte tenu de l’endogamie, les hommes de ma « twittosphère » sont a priori plutôt des personnes sensibilisées sur les questions féministes, surtout s’ils ont fait l’effort de répondre. Je ne cherche pas à en tirer quelconque règle générale mais je partage avec vous les réponses reçues. Je ne connais pas les chiffres réels. A ma connaissance il n’existe que deux études officielles sur la question, celle de l’ENVFF en 2000 et celle de l’INSEE en 2007. Toutes deux portaient sur les violences faites aux femmes. À la[...]



Écrire à l'imparfait du SVG

Sat, 11 Jan 2014 18:01:00 +0100

À la suite de discussions sur Twitter avec Nicolas Hoizey (@nhoizey) et Pascal Cauhépé (@eQRoeil), je publie ici mes démêlés avec l’intégration d’une bannière au format SVG dans une page html. Je les remercie tous deux de m’avoir accompagnée dans mes maugréements sur Twitter et de m’avoir aidée à chercher des solutions. Dans le cadre de mon activité professionnelle, je dois intégrer dans l’entête une bannière qui se prête bien au format SVG (Scalable Vector Graphic) : essentiellement du texte et quelques formes simples. Comme j’avais lu pas mal d’articles et tutoriels sur le sujet et que je suis curieuse, j’ai sauté sur l’occasion pour tâcher de les mettre en pratique. Les contraintes J’ai des contraintes assez fortes, que je m’impose ou qu’on m’impose : la bannière doit être cliquable (c’est un lien de retour à l’accueil du site) ; elle doit s’afficher sur les vieilles versions d’Internet Explorer ; elle doit pouvoir subir des modifications au survol et au focus ; elle doit se transformer sur les petits écrans ; le fichier de l’image doit rester externe (pas de data directement dans la source) ; je ne souhaite pas utiliser de javascript ; le tout doit respecter les normes d’accessibilité (RGAA niveau 2 minimum). Oui, je suis un peu maso. Enfin ce qui est surtout maso c’est de vouloir tout ça avec du SVG parce qu’avec une image classique ça n’a rien de bien sorcier. Si vous vous demandez pourquoi donc je m’embête avec le SVG je vous renvoie à ces explications du Pr Lapointe. L’image Les différents états de la bannière sont gérés directement par l’application de styles au SVG (j’y reviendrai). La voici donc telle qu’elle apparaît sur les écrans de bureau et tablette[1]. Si vous réalisez des images SVG pour le web, suivez les recommandations de Stéphanie Walter (voir ci-dessous), c’est très bien décrit. Choix de la méthode d’insertion Il existe plusieurs méthodes pour insérer une image SVG dans une page HTML. Chris Coyer les détaille dans son article “Using SVG” et Stéphanie Walter les évoque également dans « Un logo cliquable SVG avec alternatives ». Je vous renvoie à ces articles pour les découvrir. Après avoir repoussé celles qui ne permettaient pas de manipuler le svg une fois inséré (en utilisant la balise (image) ou en css via un background), celles qui auraient demandé d’insérer les données directement dans le html (svg inline) et celles qui sont trop hipster (et impliqueraient donc obligatoirement l’usage de javascript pour la compatibilité avec les vieux navigateurs), j’ai opté pour la robuste balise . Son utilisation est d’une simplicité biblique. Code de l’étape 1 : Fichier index.html. (object) L’image s’affiche correctement sur les navigateur modernes. Lien sur la bannière Lorsqu’on entoure un object avec un lien et qu’on veut que toute son étendue soit cliquable il faut donner à ce lien les mêmes largeur et hauteur que l’objet. Ça fonctionne très bien mais ce lien vient alors se placer au-dessus de l’objet et s’interpose donc entre lui et la souris. Ça ne conven[...]