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VoxEeurop | La vie des 28



Le voix du continent



 



Discours sur l'Etat de l'Union européenne : Compter les mots qui comptent

Thu, 14 Sep 2017 17:08:07 +0100

Le 13 septembre le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a prononcé le discours annuel sur l'état de l'Union européenne, plus connu sous l'acronyme SOTEU, devant le Parlement européen, à Strasbourg. C'était la troisième fois qu'il se pliait à cet exercice face aux eurodéputés.

Dans le SOTEU, Juncker a passé en revue le travail réalisé par la Commission lors de l'année écoulée et annoncé les priorités pour celle à venir, indiqué comment l'exécutif européen compte affronter les défis les plus importants qui attendent l'Ue et donné sa vision personnelle de l'avenir de l'Europe.

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Le discours a été suivi d'un débat en plénière, où les députés entament les discussions entre le Parlement et le Conseil de l'UE en vue de préparer le programme de travail de la Commission pour l'année à venir.

S'ils peuvent sembler peu inspirés en dehors de la "bulle bruxelloise", les SOTEU sont une des rares occasions où le président de la Commission expose publiquement ce que lui et ses collègues de la Commission ont accompli et partage sa vision pour les mois à venir. C'est ce qui s'apparente le plus au discours de politique générale des chefs de gouvernement. Il est donc intéressant de regarder de plus près au langage et aux mots employés, car ils indiquent les concepts et les sujets qui marquent une période donnée, et ce sur quoi l'UE se concent

1 – Les vingt mots les plus utilisés dans tous les SOTEU

Les 20 mots les plus utilisés dans les sept SOTEU prononcés jusqu'à présent et leur fréquence.

(image)

2 – Les dix mots utilisés le plus fréquemment dans chacun des SOTEU

Ce tableau indique le nombre de fois que les mots les plus fréquents dans chaque SOTEU ont été prononcés dans chacun d'entre eux. La couleur du cercle reflète ce chiffre, le rouge signifiant le nombre de mentions le plus élevé.

(image)

3 – Comparaison entre les SOTEU selon la fréquence des mots employés

Ce nuage de mots compare la fréquence avec laquelle les mots ont été prononcés dans les SOTEU (les termes récurrents ont été exclus), et montre les mots les plus fréquemment utilisés dans chacun des discours et qui l'ont été le moins dans les autres.

(image)

4 – Comparaison des SOTEU selon la fréquence de certains mots

Ce tableau montre le nombre de fois qu'un mot a été prononcé lors de chacun des SOTEU. La couleur du cercle reflète ce chiffre, le rouge signifiant le nombre de mentions le plus élevé.

(image)

Ces infographies et leur code sont distribués sous la licence Creative Commons BY : ils peuvent être reproduits à condition de citer la source – Giorgio Comai/OBC Transeuropa/#edjnet.




Pantouflage des anciens commissaires : Barroso et Kroes poursuivent la tradition néo-libérale

Mon, 07 Nov 2016 23:08:03 +0100

Libération, Paris – Loin d’être exceptionnelle, l’embauche récente de l’ancien président de la Commission José Manuel Barroso et de l’ancienne commissaire à la concurrence Neelie Kroes rappellent au contraire que l’Europe est le laboratoire d’un nouveau type d’Etat, où les frontières du public et du privé sont structurellement poreuses. Voir en entier.



Crise de la dette grecque : La camisole de force dorée européenne

Wed, 01 Jul 2015 11:47:54 +0100

Pour l’editorialiste et économiste Joaquín Estefanía, les citoyens grecs et européens se sont posés deux questions lors de cette crise économique : L’euro est-il une camisole de force dorée européenne? Est-il compatible avec le modèle social européen?

Le débat ouvert en Grèce consiste à savoir si l'euro est compatible avec le modèle social européen. Et comment la tension entre une démocratie nationale et l'appartenance à un club supranational comme celui de la zone euro est gerée. Telle est la question qui sera finalement réglée ces jours-ci en Gréce. L’euro a été le projet politique le plus important dans l'histoire de l'UE, car il a représenté un énorme transfert de souveraineté nationale, dans l’idée qu'il apporterait le bien-être aux citoyens. Quand cela ne se produit pas, parce qu'il a été mal conçu et est incomplèt ou parce que la souveraineté est transmise à des personnes ou à des entités qui ont moins de légitimité démocratique que celles nationales, les questions de fond restent ouvertes.




Groupes de pression : Comment les lobbys sapent les démocraties européennes

Wed, 29 Apr 2015 11:02:14 +0100

Le dernier rapport récemment publié par l’ONG Transparency International sur la pratique du lobbying en Europe et réalisé dans 19 pays européens, indique qu'il y a des “ingérences politiques inaproppiées et une influence pratiquement illimitée des intérêts commerciaux" note El Confidential : seuls sept pays – l'Autriche, la Slovénie, la France, l'Irlande, la Lituanie, la Pologne et le Royaume-Uni –

disposent d'une loi ou règlement spécifique sur le lobbying, et cette absence a comme conséquence l'influence des intérêts commerciaux pratiquement sans restrictions dans la vie quotidienne des citoyens.

L'étude analyse des éléments tels que l'existence de garanties pour l'exercice du lobbying avec transparence et selon une certaine éthique dans les pays européens et dans les trois institutions centrales de l'Union européenne (Parlement, Commission et Conseil de l’UE), ainsi que l'existence de mécanismes permettant aux citoyens d'avoir un accès juste et équitable aux décideurs politiques. Le rapport analyse de manière spécifique des secteurs tels que l'alcool, le tabac, l'automobile, l'énergie, les finances ou l'industrie pharmaceutique.

Le résultat n’est pas très encourageant : en matière de meilleures pratiques du lobbying, l'ensemble des 19 pays est en moyenne à 31% par rapport aux normes internationales. En tête se classe la Slovénie, avec 55%, et en queue se placent Chypre et la Hongrie, avec 14%. Trois pays de la zone euro fortement touchés par la crise, comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal, avec 20%, 21% et 23%, respectivement font également pâle figure. Il s’agit selon le rapport de pays où “les liens étroits entre le secteur public et le secteur financier font augmenter les risques”, sont situés immédiatement derrière les pays qui ferment le groupe.

Pour El Confidencial, "l'Europe doit entreprendre une réforme urgente par rapport au lobbying", qui, comme le dénonce Transparency international, est très peu réglementé dans le Vieux continent, au point qu'il pourrait “saper les démocraties de la région.” Ainsi, "aucun des pays européens et des institutions européennes évaluées ne contrôle de manière adéquate le passage des personnes du secteur public au privé" – les “portes tournantes” – et cela malgré le fait qu’elles constituent “une cible de choix des activité du lobbying ou d'influence”. Le site web espagnol cite le cas du Portugal, où 54% des postes ministériels ont été occupés par des professionnels provenant du secteur bancaire depuis 1974. Ou le cas de la France, mais aussi de l'Espagne et du Portugal, où les parlementaires peuvent se lancer dans des activités de lobbying et de conseil dans l'exercice même de leurs fonctions publiques.

Parmi les recommandations de Transparency International pour réglementer la pratique du lobbying en Europe, citéés par El Confidencial, figurent notamment :

Adopter une réglementation exhaustive sur le lobbyisme. [...] créer des enregistrements obligatoires des lobbyistes. [...] Créer une "traçabilité législative" pour identifier le chemin emprunté par la proposition législative jusqu'à son approbation [et] établir des périodes de "mise en quarantaine" minimum qui devraient s’écouler avant que les fonctionnaires et les élus puissent assumer des rôles de lobbyiste.




Sommet de Minsk : “Dernière chance pour la paix en Ukraine”

Wed, 11 Feb 2015 17:57:28 +0100

L'offensive des rebelles prorusses s'est intensifiée dans l'est de l'Ukraine à la veille du sommet de Minsk (Biélorussie) au cours duquel les différentes parties impliquées (Etats-Unis, Union européenne, Russie et Ukraine) tenteront d'arriver à un accord définitif, [rapporte le journal ABC. Parallèlement, d'intenses négociations multilatérales ont eu lieu ces dernières heures entre des experts français, allemands, russes et ukrainiens dont le but est de parvenir à un cessez-le-feu. L'option qui consiste à réarmer l'Ukraine continue à diviser les dirigeants américains et européens. Cette mesure consisterait à contrecarrer le soutien apporté en armes et en hommes aux rebelles prorusses par Moscou. Le quotidien explique que

Ne pas aider militairement le gouvernement légitime ukrainien est l’engagement de l'Europe qui veut négocier une solution. Cependant, sans cette aide, l'armée ukrainienne ne sera pas en mesure de vaincre les rebelles. […] Le sommet de Minsk peut être la première étape qui conduira à la résolution d’un conflit qui ne sert les intérêts de personne mais il peut se solder aussi par un échec cuisant et il peut représenter le prélude d'une guerre ouverte de grande ampleur."




Sommet de Minsk : “Comment sauver l’Ukraine”

Tue, 10 Feb 2015 12:59:23 +0100

"La veille de la réunion de la 'dernière chance' de Minsk, les dirigeants occidentaux s'interrogent sur le comportement à adopter face à la Russie qui continue son agression en Ukraine", rapporte Gazeta Wyborcza. Après avoir rencontré Angela Merkel à Washington le 9 février, Barack Obama envisage de livrer des armes défensives à l'Ukraine, si la diplomatie échoue.

La chancelière allemande continue à affirmer que l'Allemagne ne va offrir aucune arme à Kiev mais elle a souligné que "quel que soit la décison des Etats-Unis, notre alliance restera forte". Selon le journal

[Obama] souligne souvent que les USA devraient mener des actions communes avec l'Europe et non de manière unilatérale. Certains estiment que l'annonce concernant la livraison d'armes à l'Ukraine n'est que du bluff pour faire peur à Poutine. L'Amérique est le méchant flic, l'Allemagne est le bon flic. Nous ne connaîtrons la vérité que mercredi, si les négociations de Minsk ne donnent rien. Les dirigeants de l'Allemagne, de la Russie, de la France et de l'Ukraine doivent s'y rencontrer.




Tournée européenne d’Alexis Tsipras : “Choc frontal avec Berlin”

Thu, 05 Feb 2015 12:45:20 +0100

Alors que les nouveaux dirigeant grecs font un tour d’Europe des capitales à la recherche de soutiens pour leur programme anti-austérité et pour réduire la pression financière sur leur pays, le gouvernement allemand a envoyé à ses partenaires de l'eurogroupe une lettre dans laquelle il affirme que “l’eurogroupe a besoin d’un engagement clair et ferme de la Grèce sur la pleine application des réformes nécessaires pour maintenir le programme [d’aides européennes] sur les rails”.

Le document, révélé par Reuters le 4 février, a été envoyé à la veille d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles. Le même jour, la Banque centrale européenne a décidé qu’elle n’accepterait plus de bons du trésor grecs comme garantie de leurs emprunts et a donné une semaine au gouvernement grec pour trouver un accord avec ses créanciers, faute de quoi il se retrouverait avec de sérieux problèmes de liquidité.

PourI Kathimerini, la lettre de Berlin “va complètement dans le sens inverse des engagements électoraux du gouvernement” et “sera catégoriquement rejetée” par le Premier ministre, Alexis Tsipras :

Athènes doit à présent s’engager sur un terrain hostile, alors que la proposition de mettre un place un “accord-pont” transitoire semble ne pas avoir été acceptée par ses partenaires. [...] Le conflit entre Athènes et Berlin sera probablement reporté au sommet du 12 février.




Tournée européenne d’Alexis Tsipras : “Les marques de soutien s’additionnent pour la Grèce”

Wed, 04 Feb 2015 10:50:58 +0100

"L'Italie soutient la demande de la Grèce, qui souhaite obtenir plus de temps pour résoudre la crise de la dette", explique El Periódico, suite à l'entretien du mardi 3 février, à Rome, entre le Premier ministre grec Alexis Tsipras et son homologue italien, Matteo Renzi. Tsipras effectue une tournée européenne, en compagnie de son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, avec pour objectif de "trouver des soutiens pour la stratégie du nouveau gouvernement grec contre l'austérité", poursuit le journal. Prochain objectif : l'entretien avec le président français, François Hollande, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, prévus pour ce mercredi. Selon la nouvelle proposition de la Grèce,

Athènes ne demandera pas l'annulation de la dette mais une formule pour la réduire. [...] Le gouvernement grec propose d'échanger sa dette extérieure contre un nouveau type d'obligations liées à la croissance.




Economie : “Les déboires du franc suisse jettent l’Europe de l’Est dans le vide”

Fri, 23 Jan 2015 14:02:00 +0100

La flambée du franc suisse ne quitte pas les unes de la presse croate depuis une semaine. Dans le pays, 60 000 ménages sont menacés de faillite (environ 200 000 personnes risquent d'être touchées), faute de pouvoir rembourser des crédits immobiliers contractés en devise helvète.

Pour désamorcer cette bombe sociale, le Premier ministre croate, Zoran Milanovic, envisage de geler pendant un an le taux de conversion du franc suisse à 6,39 kunas (0,82 euro) – il est actuellement à 6,57 kunas (0,84 euro). “Milanovic s'inspire d'Orbán”, titre Vecernji list, en expliquant “que le Premier ministre hongrois avait fait la même chose à la fin de l'année dernière, deux mois avant que la crise n'éclate, pour acheter la paix sociale dans son pays”. Toutefois, “les banquiers croates s'y opposent et menacent de recourir à la Cour européenne”, relate de son côté un autre quotidien croate, Jutarnji list.

La situation est aussi dramatique dans le reste de cette zone géographique.

L'intégralité de la revue de presse, sur le site de Courrier International.




Elections anticipées en Grèce : Dans le laboratoire politique de Syriza

Thu, 22 Jan 2015 18:36:47 +0100

Eldiario.es, Madrid – L’inquiétude est grande à Bruxelles et dans plusieurs capitales européennes au moment où les sondages donnent Syriza, la coalition anti-austérité menée par Alexis Tsipras, gagnante lors des législatives du 25 janvier. Pourtant, le parti de la gauche radicale a déjà une petite expérience du pouvoir. Reportage. Voir en entier.



Après l’attaque contre Charlie Hebdo : “L’Europe se dote de mesures exceptionnelles contre le djihadisme”

Tue, 13 Jan 2015 10:26:16 +0100

"Les grands pays de l’UE semblent réagir à chaud aux attentats de Paris”, rapporte El País. Ainsi, poursuit le journal, des pays comme l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France et le Royaume-Uni préparent des “mesures-éclair” qui pourraient prévoir “des limitations aux libertés”. Parmi elles, le contrôle des communications via le web, défendue par la France et le Royaume-Uni, où le retrait de la carte nationale d’identité, soutenue par l’Allemagne. Le quotidien estime dans son éditorial que

l’Europe doit faire en sorte de renforcer la sécurité sans sacrifier ses valeurs. […] La France et le président Hollande ont su gérer, en accord avec les valeurs républicaines, la grave crise de sécurité provoquée par le carnage de Paris. Il est du devoir de tous les Européens de suivre le même chemin pour affronter le danger djihadiste, assurer la sécurité et défendre la République et les valeurs européennes, c’est à dire les libertés de tous.




Pays-Bas : Une Maison pour les lanceurs d’alerte

Fri, 19 Dec 2014 09:41:17 +0100

Les Pays-Bas sont en passe de devenir le premier pays en Europe à fournir un abri aux informateurs, annonce De Volkskrant. La Maison pour les lanceurs d’alerte offrira une protection légale aux personnes qui dénoncent les abus dans les secteurs privé et public et mènera des enquêtes sur les actes répréhensibles. Bien qu’elle sera entièrement indépendante, l’institution recevra une subvention annuelle d’environ 3,5 millions d’euros de la part du gouvernement néerlandais.

Selon Ronald van Raak, membre du parti socialiste, et auteur de la loi qui a permis la création de la Maison, “à l’heure actuelle, les personnes qui divulguent les abus doivent se débrouiller toutes seules, alors qu’en général elles rendent service à la société”. A l’avenir, elles pourront être assistées par la Maison pour les lanceurs d’alerte et “aussi longtemps que l’enquête est en cours, elles ne pourront pas être licenciés”. Le cas d’Ad Bos, qui est resté “sans le sou” et était contraint d’aménager dans une caravane après avoir dénoncé des pratiques de fixation des prix dans l’immobilier, est l’une des causes directes de cette loi.

La Maison aura des pouvoirs d’investigation importants, en particulier dans le secteur public. Les institutions gouvernementales seront dans l’obligation de lui donner accès à toutes les informations nécessaires au cours de son enquête. Mais la situation risque d’être plus compliquée dans le cas des entreprises privées.




Visite du pape à Strasbourg : “François loue et réprimande l’Union”

Wed, 26 Nov 2014 12:20:01 +0100

Le pape François s’est rendu mardi 25 novembre au Parlement européen et au Conseil de l’Europe, à Strasbourg, rapporte Gazeta Wyborcza. Il a prononcé deux discours “félicitant l’Europe pour l’importance qu’elle a accordé aux droits de l’homme tout en la critiquant pour son manque de préoccupation pour les immigrés et l’injustice sociale”, précise le quotidien de Varsovie.

Gazeta Wyborcza note que François a qualifié l’engagement de l’Europe en faveur de l’écologie de “louable”. Cependant, le journal précise que la situation des immigrés

attriste particulièrement le pape. Il a dit explicitement aux parlementaires de Strasbourg que “la Méditerranée ne pouvait pas devenir un grand cimetière”. Il leur a reproché que les Etats européens n’étaient pas assez solidaires en cette matière et qu’ils laissaient souvent les pays méditerranéens seuls face à ce problème.




Le pape à Strasbourg : “Le pape encourage l’Europe”

Tue, 25 Nov 2014 09:51:09 +0100

Le pape François vient mardi 25 novembre à Strasbourg, où il prononcera deux discours” devant le Parlement européen et le Conseil de l’Europe, rapporte La Croix en expliquant que

nombreux sont les eurodéputés à porter un regard amusé, curieux ou passionné – selon les cas –, sur cette visite papale. Mais tous ne le font pas pour la même raison. Comme s’il existait un fossé entre ceux qui comptent sur l’évêque de Rome pour parler des inégalités sociales, et d’autres attentifs à ses propos sur la famille et la bioéthique.

Le journal chrétien cite l’exemple du député européen slovaque Miroslav Mikolasik qui compte sur le souverain pontif pour qu’il évoque la question de la famille trop souvent oubliée en Europe. D’un autre côté, la “Plate-forme laïque” présidée par la libérale néerlandaise Sophie In’t Veld dénonce l’importance disproportionnée accordé à un leader religieux qui ne devrait pas être autorisé à faire un discours dans l’hémicycle selon elle.




Affaire Luxembourg Leaks : “Cet homme est inapte à diriger l’Europe”

Fri, 14 Nov 2014 15:19:17 +0100

Il y a quelques années, The Economist avait expliqué pourquoi il estimait que Silvio Berlusconi était inapte à diriger l’Italie, puis à diriger l’Europe. L’Espresso s’en est inspiré pour affirmer à son tour que, suite à l’affaire dite “Luxembourg Leaks” ou “LuxLeaks” sur l’évasion fiscale au Luxembourg, “dans une Europe normale, Jean-Claude Juncker devrait donner sa démission”.

Pour l’hebdomadaire italien en effet l’ancien Premier ministre luxembourgeois,

le notaire de la rigueur budgétaire, n’est pas apte à diriger la Commission européenne. C’est la conséquence des révélations sur LuxLeaks. […] S’il avait vraiment à cœur la crédibilité et le maintien des chancelantes institutions européennes, il devrait se retirer. […] Si celui qui doit contrôler les paramètres qui maintiennent l’unité d’une communauté de 500 millions d’habitants s’est révélé un habile manipulateur de l’intérêt d’une seule nation, tout risque de sauter. Adieu Maastricht […] et adieu à cette idée d’Europe solidaire et juste, où un citoyen du Péloponnèse et un des Flandres se sentent titulaires des mêmes droits et des mêmes devoirs.




Immigration : “Auf Wiedersehen, Grande-Bretagne”

Mon, 03 Nov 2014 10:56:19 +0100

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé qu’elle renoncerait à tenter de garder le Royaume-Uni dans l’Union européenne si Londres poursuit dans son projet de limiter la liberté de circulation des travailleurs au sein de l’UE, rapporte i.

Le quotidien britannique cite le magazine allemand Der Spiegel, qui écrit que Merkel a déclaré qu’il “n’y aura pas de retour en arrière” si le Premier ministre britannique David Cameron “insiste à vouloir limiter le nombre d’immigrés provenant d’autres pays de l’UE”. i rappelle que le projet de Cameron d’imposer des quotas a déjà provoqué une sévère réaction de l’ex président de la Commission européenne José Manuel Barroso, et ajoute que dans ce cas, “il semble que l’avertissement allemand ait eu un effet”, car Cameron est à présent —

à la recherche d’un moyen de “porter les règles existantes à leur limite” plutôt que d’insister à voloir obtenir des mesures qui demanderaient une modification des traités. Cela pourrait inclure l’expulsion des étrangèrs au bout de trois mois s’ils n’ont pas trouvé d’emploi et ne sont pas en mesure de subvenir à leurs besoins.




Commission européenne : “Europe. Et maintenant, action !”

Thu, 30 Oct 2014 10:01:14 +0100

La nouvelle Commission européenne entre en fonction le 1er novembre, après les auditions passées au Parlement européen. Pour son président, c’est la Commission de la dernière chance face aux défis posés par la crise économique et de confiance vis-à-vis de l’UE, rapporte La Croix : en présentant “les conditions du succès de la nouvelle équipe”, Jean-Claude Juncker a affirmé qu’“il n’existe à Bruxelles ni missile à tête chercheuse qu’il suffirait d’activer, ni bouton ‘croissance’ sur lequel il suffirait d’appuyer”. Juncker et son équipe seront jugés sur les résultats économiques de l’Union. Le Luxembourgeois en est conscient :

[La] principale promesse de l’équipe Juncker, [c’est] la présentation, avant Noël, d’un plan d’investissements publics et privés de 300 milliards d’euros sur trois ans pour financer des projets dans l’énergie, le numérique, l’innovation et les transports.

Rapprocher les citoyens de l’Europe, réduire la bureaucratie et avoir une politique étrangère cohérente seront les autres grands objectifs de l’exécutif européen, note le quotidien dans son éditorial :

La nouvelle Commission aura donc des défis considérables à relever. Et le volontarisme exprimé par son président sera nécessaire pour sortir Bruxelles des nombreuses impasses où l’Europe s’est engagée ces dernières années




Commission européenne : Sortie sans panache pour Barroso

Fri, 24 Oct 2014 10:24:18 +0100

C’est un bilan sans concessions du double mandat de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne que dresse Jean Quatremer. Pour le correspondant européen de Libération, un des plus expérimentés en poste à Bruxelles, Barroso a commencé son premier mandat à la tête de la Commission, en 2005, par le double non français et néerlandais au projet de constitution européenne. Il termine le second avec un Front national à 25 % en France et des partis eurosceptiques qui ont poussé un peu partout comme des champignons. “Rares, très rares seront ceux qui regretteront de le voir quitter le 13ème étage du Berlaymont, le siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 3 novembre prochain”, écrit ainsi Quatremer, accusant “celui qui s’est dit dès 2004 ‘au service des États’” de ne jamais avoir “été la force de proposition qui aurait permis à l’Union d’éviter ou de surmonter les écueils”, ni “là pour renforcer politiquement l’Europe, bien au contraire”. Pour le journaliste français, l'”acharnement” de Barroso à défendre jusqu’au bout la proposition de directive Bolkestein, c’est-à-dire jusqu’au non français dont il porte une part non négligeable de responsabilité, a fait plus pour affaiblir l’Union que les «no» à répétition de la dame de fer, Margaret Thatcher… De même, lorsque Barroso regrette devant le Parlement l’impréparation de la zone euro lors de la crise des dettes publiques pour expliquer trois ans de cafouillage, il oublie qu’il était un militant convaincu de la déréglementation. Lors de la crise de l’euro, Jamais la Commission n’a été à l’initiative : d’exécutif, elle est devenue, sous le règne de Barroso, un simple secrétariat des Etats membres jamais la Commission n’a été à l’initiative : d’exécutif, elle est devenue, sous le règne de Barroso, un simple secrétariat des Etats membres. Les rares moments de courage de l’ex Premier ministre portugais, c’est-à-dire lorsqu’il s’est rappelé qu’il disposait du monopole d’initiative, n’ont jamais résisté très longtemps aux froncements de sourcils des États membres.[…] Le plus souvent, il recule avant même d’avoir avancé : ainsi, on attend toujours sa proposition de modifications des traités destinée à renforcer l’Union et à démocratiser son fonctionnement, une promesse formulée il y a plus d’un an… En plus d’avoir “réussi l’exploit de paraître encore plus timoré que le président du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, le pourtant très pâlot Herman Van Rompuy”, Barroso aurait été “incapable” de “bâtir des relations de confiance avec ses pairs”, les chefs d’Etat et de gouvernement et il s’est épuisé, au cours des cinq dernières années, à empêcher que Van Rompuy devienne le seul visage de l’Union à l’extérieur, le collant dans tous ses déplacements internationaux. […] jamais il n’a été à l’origine de l’extraordinaire approfondissement de l’Union auquel on a assisté ces dernières années. Même l’Union bancaire, ce saut fédéral sans précédent lancé en juin 2012, n’est pas une idée de la Commission. “Et que dire de sa gestion des programmes d’austérité mis en place dans les États de la périphérie de la zone euro ?”, interroge Quatremer, selon lequel La Commission, en se montrant encore plus rigoureuse que le FMI, a fait preuve d’une totale absence de sens politique, Barroso n’osant même pas aller affronter sur le terrain les opi[...]



José Manuel Barroso : “Au revoir européen”

Wed, 22 Oct 2014 10:06:58 +0100

José Manuel “Durao Barroso évoque une ‘bonne feuille de service’ au cours d’une décennie où l’UE s’est renforcée”, écrit Público, citant les déclarations du président sortant de la Commission européenne, au lendemain de son dernier discours au Parlement européen, le 21 octobre, apres deux mandats de cinq ans. Barroso a affirmé que l’UE, qui est passée de 15 à 28 membres pendant cette période, a dû “faire face à une crise sans précédents et sans instruments pour la combattre”, mais elle en est est sortie “renforcée. Avec des pouvoirs inimaginables avant la crise”.

Toutefois, ajoute le quotidien lisboète,

tout le monde n’etait pas d’accord [avec ses propos]. Il a été critiqué pour ne pas avoir fait allusion au chômage, pour la montée de l’euro-scepticisme et pour le manque de confiance des citoyens dans le projet européen.




Commission européenne : “Les valises pour Bruxelles sont prêtes”

Tue, 21 Oct 2014 14:23:52 +0100

Le Parlement européen a donné son feu vert ce 21 octobre à la nomination de la slovène Violeta Bulc comme commissaire aux Transports, au lendemain de son audition. Selon Delo, "les députés n'auront pas à se prononcer par un vote, les principaux groupes politiques s'étant accordés sur sa candidature".

Le quotidien slovène rappelle que la désignation de Violeta Bulc, une entrepreneuse et ministre du Développement depuis quelques mois, "est intervenue après le rejet de la candidature de l'ancienne Premier ministre Alenka Bratušek".




Royaume-Uni : “Les limites que Londres veut imposer à l'immigration sont illégales selon Bruxelles”

Mon, 20 Oct 2014 10:32:46 +0100

Le projet du Premier ministre britannique David Cameron “enfreint les règles de base”, note The i, citant le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Dans une interview à la BBC, ce dernier a également mis en garde sur le fait qu’”en quittant l’Europe, le Royaume-Uni se retrouverait isolé et avec ‘zéro influence’”.

Le quotidien ajoute que Cameron “étudie une limite annuelle au nombre d’immigrés peu qualifiés provenant d’autres pays européens qui seraient autorités à travailler au Royaume-Uni”. Une mesure visant à ne pas céder de terrain au UKIP, qui prône la sortie du pays de l’UE. Cameron prévoit également de renégocier le statut du Royaume-Uni au sein de l’Union en vue du référendum sur la question qui doit se tenir en 2017, si les Conservateurs devaient rester au pouvoir après les élections de 2015.




Transparence : Des eurodéputés double emploi

Wed, 15 Oct 2014 12:45:12 +0100

Plus de la moitié des députés du Parlament européen — 53% des 751 élus — ont des activités professionnelles en paralèlle avec leur travail comme élus, note El País, qui cite un rapport interactif de l’organisation Transparency International rendu public le 13 octobre. Tout en signalant que ce rapport “est plein d’erreurs”, le quotidien espagnol observe que les députés européens “présentent de possibles conflits d’intérêt difficiles à clarifier avec la documentation que, depuis cette année, ils doivent présenter de manière homogène” au Parlement européen.

Pour sa part, EUobserver signale que “leurs activités ne sont pas ilégalles”, et qu’elles proviennent “d’activités externes qui s’ajoutent à leur salaire de base de 8 000 euros par mois auxquels s’ajoutent jusqu’à 11 000 euros de frais de déplacement et de logement”. Dans l’ensemble, cela représente “entre 5,8 et 18,3 millions d’euros par an” gagnés par l’ensemble des eurodéputés en plus de leur salaire. Le site web basé à Bruxelles ajoute que

selon les règles éthiques renforcées qui s’appliquent au nouveau Parlement, les députés européens doivent complèter leur déclarations à leur arrivée, sous format électronique.




Roumanie : “Les Hongrois de Roumanie veulent l’autonomie mais ne savent pas ce que c’est”

Thu, 09 Oct 2014 10:23:57 +0100

Alors que, mi-septembre, l’Union démocrate magyare de Roumanie a présenté son projet de loi sur l’autonomie du “Pays sicule” (Est de la Transylvanie), une récente étude du quotidien Adevărul semble démontrer que peu de Hongrois sont capables de définir cette autonomie, ni même d’expliquer en quoi elle leur serait profitable.  

Certains pensent que cela leur confèrera plus d’argent. D’autres considèrent que donner plus d’autonomie serait une “bêtise”, dans la mesure où “on ne peut pas faire cela au beau milieu d’un pays”.

Ce projet, présenté en amont de la présidentielle roumaine du 2 novembre, prévoit notamment de faire du hongrois la langue officielle du pays sicule, ce qui, rappelle le journal, serait inconstitutionnel.




Commission européenne : “Cerar cherche une nouvelle candidate pour Bruxelles”

Thu, 09 Oct 2014 08:20:10 +0100

Alenka Bratušek a été retoquée à une grande majorité (par 112 voix contre 13 en sa faveur et 2 abstentions), rapporte Delo, le Parlement européen n’ayant pas donné son feu vert à la nomination de l’ancienne Première ministre slovène au poste de vice-présidente de la Commission européenne, chargée de l’Energie.

Alenka Bratušek est donc le seul candidat de l’équipe du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a avoir été écarté. Le quotidien slovène explique que si son audition a certes été décevante, Alenka Bratušek paie aussi le prix de marchandages politiques entre la droite et les socialistes européens.

En conséquence, le Premier ministre slovène, Miro Cerar, a indiqué que la Slovénie proposerait un ou plutôt une nouvelle candidate – parité oblige -, "dans deux à trois jours".




Belgique : “Accord de coalition Michel I”

Wed, 08 Oct 2014 09:57:17 +0100

Cinq mois après les élections législatives, les principaux partis de centre-droit se sont mis d’accord pour former une coalition avec le libéral francophone Charles Michel à la tête du gouvernement. “Après 30 heures de négociations en continu hier, Michel a pu présenter un accord de coalition et un budget qui comporte des mesures dures et des réformes sociales”, rapporte De Standaard. Par exemple, l’âge du passage légal à la retraite va augmenter progressivement pour atteindre 67 ans en 2030, le gouvernement va effectuer des coupes budgétaires représentant 8 milliards d’euros d’économies et les impôts vont baisser. La coalition est surnommé la “Suédoise” en raison des couleurs des forces politiques qui en font partie — le bleu (libéraux flamands et francophones), le jaune (nationalistes flamands) et la croix (chrétiens démocrates flamands) — selon la tradition politique belge.

Le nouveau gouvernement est inédit a de nombreux égards, note le quotidien francophone Le Soir :

Un Premier ministre de 38 ans. Rien que cette seule nouvelle aurait été considérée comme révolutionnaire et totalement historique. Et pourtant lorsqu’on regarde le gouvernement qui va se mettre en place et les mesures qu’il préconise, l’âge du capitaine et le fait que ce soit le premier libéral francophone depuis des décennies apparaissent comme le moins spectaculaire du lot. […] Michel Ier comprend un parti séparatiste et un parti francophone, en large minorité dans son camp et seul à bord face à trois partis flamands. Du jamais vu.




Auditions au Parlement européen : La Commission Juncker sous pression

Tue, 07 Oct 2014 10:47:50 +0100

El País, Madrid – Le nouvel exécutif bruxellois passe son grand oral ces jours-ci devant le Parlement européen. Si ce dernier a bien choisi son président, il peut tout à fait recaler les commissaires qui ne lui plaisent pas. Une contradiction qui pèse sur les rapports entre les institutions. Voir en entier.



Commission européenne : Jean­-Claude Juncker, la “dernière chance” de l’Europe ?

Thu, 25 Sep 2014 23:35:35 +0100

“S'il voulait convaincre que quelque chose pouvait changer dans la manière de gouverner l'Europe, Jean-Claude Juncker, le président de la future Commission européenne, a déjà gagné”, écrit Le Monde. Selon le quotidien, l’ancien Premier ministre luxembourgeois serait presque parvenu à convaincre les correspondants venus écouter sa première conférence de presse qu’il “a tiré les leçons des erreurs commises notamment par son prédécesseur, le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Des erreurs qui ont conduit à une “crise de confiance et [à] une expansion des courants antieuropéens.” Ainsi, note le journal, On peut gager que consultants et communicants ont été mobilisés durant tout l'été pour peaufiner un projet, et un discours, qui devait d'abord trancher avec celui, épuisé, de José Manuel Barroso. Son équipe, qualifiée de “‘gagnante’” et “‘prête à donner un nouvel élan’ à la construction européenne”, est celle de “la ‘dernière chance’ de l'Union”. Conscient du fait que l’institution qu’il s’apprête à diriger est “confrontée à l’ardente nécessité de modifier son image et son fonctionnement”, Junker n'a pas relayé les propos les plus durs contre la bureaucratie eurocratique, ses privilèges et son désir parfois mégalomaniaque de tout réglementer. S'ils lisent bien l'esquisse qu'il a tracée, les acteurs de la bulle bruxelloise devraient toutefois comprendre qu'une période s'achève et qu'une autre commence peut-être, où l'omnipotence et l'arrogance pourraient laisser la place à une réelle efficacité et à la modestie. Cette efficacité est confiée au premier vice-président – “une innovation” –, le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans, qui veillera à ce que toute future proposition de la Commission soit vraiment nécessaire. Il s'interrogera pour savoir si l'objectif visé ne pourrait être mieux atteint par les Etats membres. C'est le retour au principe de la subsidiarité, réclamé par les pays les plus eurosceptiques. Le Monde rappelle qu’entre le 29 septembre et le 7 octobre, les commissaires désignés passeront chacun une audition devant le Parlement européen et “des eurodéputés décidés à les placer devant leurs contradictions”. Une étape que ne devrait pas redouter Juncker : il connaît les limites de l'exercice, qui fait que le Parlement ne peut faire chuter un candidat commissaire sans retoquer l'ensemble de la Commission. Or, personne, hormis les europhobes, ne voudra ouvrir une crise institutionnelle. D'autant que le Parlement voit plutôt en M. Juncker un allié capable de réduire, avec lui, le poids du Conseil – à savoir des Etats. Il reste que l'organisation de la Commission, au pouvoir plus centralisé, dotée d'un vrai vice-président « exécutif » et de vice-présidents issus de « petits » pays qui auront autorité sur des commissaires français, britannique ou allemand, devra prouver son efficacité. Et le profil et les attributions de certains commissaires susciteront des débats. […] Risquent-ils un veto ? Le président “fait confiance” à ces responsables et aux capitales qui les ont désignés. Mais il sous-entend qu'il n'entrera pas en conflit avec le Parlement. Et donc que ceux qui poseraient problème devr[...]



Commission européenne : “Juncker veut être aux commandes”

Thu, 11 Sep 2014 14:26:35 +0100

Le 10 septembre, le président élu de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté son équipe. Une annonce accueillie par la plupart des médias avec un mélange de curiosité et de scepticisme. Pour De Volkskrant, la Commission Juncker, est “politiquement du lourd”, avec ses cinq anciens Premiers ministres, quatre anciens vice-Premiers ministres et “une poignée de ministres de talent”. Cette équipe sera, “du moins sur le papier, un contre-poids aux chefs de gouvernement, qui ont de plus en plus la main sur l’UE”. Le quotidien néerlandais qualifie de “révolutionnaire” la méthode Juncker : “il met un terme à des décennies d’une culture où chaque commissaire régnait en souverain sur son propre fief.” Lluis Bassets, le directeur adjoint d'El País, considère, lui que c’est indéniablement la “Commission Juncker”, car l’ex Premier ministre luxembourgeois a véritablement choisi ceux qu’il voulait voir figurer à ses côtés. Un signe, pour le quotidien espagnol, que “Juncker veut être aux commandes” et qu’il n’est “pas soumis à la direction assistée allemande." Non seulement Juncker a choisi personnellement ses commissaires, mais sa Commission porte l’empreinte de sa famille politique, souligne le Financial Times. Juncker a en effet placé ses alliés de centre-droit aux postes-clé du prochain exécutif européen, un signe que le français Pierre Moscovici, le seul politique de centre-gauche dans le groupe, pourrait avoir des difficultés à modifier l’approche européenne de la crise économique. M. Moscovici […] a obtenu le précieux poste des Affaires économiques, mais il sera entouré, au sein de l’équipe économique, par des politiques partisans de la discipline budgétaire. Par ailleurs, M. Juncker a nommé Frans Timmermans, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, “premier vice-président”. [Ce dernier,] qualifié de “main droite du président” s’assurera que la nouvelle Commission se concentre sur une poignée de priorités — un message clair à l’euroscepticisme montant. A La Haye, M. Timmermans était parmi les plus farouches partisans d’un maintien des pouvoirs au sein des capitales, au lieu de les transférer à Bruxelles. “l’UE a chargé les renards de surveiller le poulailler”Quartz, le site américain d’actualité économique, juge de son côté qu’en nommant Moscovici aux Affaires économiques — “où il devrait demander moins d’austérité et davantage de politiques en faveur de la croissance” et le britannique Jonathan Hill aux Services financiers, “une importante concession au puissant lobby financier de Londres”, “l’UE a chargé les renards de surveiller le poulailler”. Juncker présente son cabinet Le président élu de la Commission européenne Jean-Claude Juncker présente son cabinet, le 10 septembre 2014. Video by European Commission Dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’éditorialiste Werner Mussler estime que Juncker doit répondre à la question de savoir pourquoi le français Moscovici s’est vu attribuer un portefeuille [...]



Postes-clé de l’UE : Pas de pouvoir, pas d’ambition

Wed, 10 Sep 2014 13:34:11 +0100

Dans un article paru dans la revue Foreign Affairs, le politologue Lorinc Redei, critique la nomination des deux nouveaux dirigeants de l’UE, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et la Haute représentante pour la politique étrangère, Federica Mogherini, estimant qu’il s’agit d’un “désastre” et que les Vingt-huit “ont collectivement privé l’Union européenne de tout poids dans les affaires mondiales”. Redei note que “Tusk est peut-être un politicien de talent”, mais “il est très peu probable qu’il devienne l’architecte d’un consensus au niveau du continent” : Tusk n’est pas connu pour être un bon bâtisseur de coalitions. Ses deux gouvernements en Pologne s’appuyaient sur un seul partenaire à la Chambre basse (et aucun au Sénat). Son prédécesseur, Herman Van Rompuy, avait “des décennies d’expérience” en tant qu’architecte de coalitions dans la politique fédérale de la Belgique. Ajoutant que Tusk “ne parle pas français et ne maîtrise pas l’anglais” Redei ajoute qu’ il est difficile de croire qu’il pourra imaginer des compromis créatifs parmi ses anciens collègues, si l’on considère les difficultés qu’il a rien qu’à communiquer avec eux dans une langue commune. Le message de sa nomination est clair : les leaders nationaux européens préfèrent qu’une perspective européenne ne vienne pas perturber leur approche basée sur le plus petit commun dénominateur. Pendant ce temps, la ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini manque de deux des caractéristiques essentielles pour devenir le porte-parole efficace de la politique étrangère de l’UE : une stature de leader et une stature internationale. […] Mogherini n’a aucune expérience des institutions complexes de l’Union. Elle n’a pas d’expérience directe de la bureaucratie du Service européen d’action extérieure et des ses pièges. […] Elle n’occupe des postes électifs que depuis six ans et elle n’est pas connue en dehors de l’Europe. Les gouvernements étrangers pourront difficilement la prendre au sérieux. De plus, estime encore Redei, la gestion de la part du Conseil européen de la crise en Ukraine a été “aussi peu satisfaisante qu’insuffisante pour dissuader le président russe Vladimir Poutine de nouvelles agressions”. Pour l’auteur, le dernier sommet européen prouverait que les dirigeants de l’UE sont préoccupés de ne pas confier les postes-clé de l’Union à des personnalités de haut profil qui pourraient mettre à mal leurs intérêts nationaux au nom d’un intérêt commun supérieur européen. […] En nommant des personnalités de bas profil à des postes importants, les dirigeants européens sapent leur propre capacité à appréhender les grands défis de notre temps, comme la résurgence de l’expansionnisme russe. Le sommet de fin août a ainsi donne le “feu vert” à la Russie pour poursuivre l’escalade dans ses attaques en Ukraine, estime enfin Redei, montrant aux Etats-Unis que l’UE n’est pas capable d’être à la hauteur de ses responsabilités : Seuls, les membres de l’UE manquent de puissance. Ensemble, ils manquent d’ambition. Et dans les deux cas, Poutine est sur le point de les mener en batea[...]



Crise en Ukraine : “La ‘guerre’ avec la Russie pèse sur le PIB européen”

Wed, 10 Sep 2014 11:30:22 +0100

La “guerre économique” entre l'UE et la Russie, conséquence du soutien de Moscou aux séparatistes pro-russes dans le conflit ukrainien, “atteint la zone euro à un moment où son économie, faible, est proche d'entrer en récession", rapporte El Periódico.

D'après les analystes, ce conflit entraînera une contraction de 0,3% du PIB des pays de la zone euro en 2014, rapporte le quotidien.

La perte de touristes russes, la chute des exportations et des ventes immobilières, ainsi que l'augmentation des prix du pétrole et du gaz, sont quelques-unes des conséquences des sanctions imposées par l’UE à la Russie, conclut El Periódico.




Institutions européennes : “Europe à deux vitesses. Réactivation”

Mon, 08 Sep 2014 09:20:16 +0100

La France fait pression pour diviser l’Europe en deux : un “noyau dur” et la périphérie, écrit Dziennik Gazeta Prawna, selon lequel, puisque Paris n’a obtenu aucun poste-clé, ni à la Commission européenne, ni au Parlement, elle souhaite à présent “renverser l’ordre de l’UE” pour compenser son échec.

Le quotidien souligne que le plan français, qui bénéficierait du soutien des pays du Bénélux, prévoit la création du poste de président permanent de la zone euro et un secrétariat de l’union monétaire en 2015. Paris souhaite également créer une sous-commission spéciale au sein du Parlement européen et un budget commun pour ses 18 membres. Dziennik Gazeta Prawna note que —

la garantie d’une accélération de l’intégration au sein de la zone euro a influencé la décision de la France de soutenir la candidature de Donald Tusk au poste de président du Conseil européen.




Postes-clé de l’Ue : C’est ça, la “dream team” ?

Mon, 01 Sep 2014 08:16:12 +0100

“Après le trio Barroso-Van Rompuy-Asthon, place au trio Juncker-Tusk-Mogherini” écrit le correspondant de Libération Jean Quatremer sur son blog au lendemain de la désignation, le 30 août, du Premier ministre polonais Donald Tusk (57 ans) au poste de président du Conseil européen et de la ministre des Affaires étrangères italienne Federica Mogherini (41 ans) comme Haut représentant pour la politique extérieure de l’Ue. Pour Quatremer, on ne sait pas encore s’il s’agit d’une “dream team”, mais nul doute que cette équipe renouvelée devra déployer des trésors d’imagination pour faire pire que les sortants. […] Le choix de Tusk et de Mogherini n’allait pas de soi dans le contexte euromorose actuel : ils sont en effet tous deux militants d’une Union forte, notamment dans le domaine de la défense. […] L’élection de Tusk pose questions : il n’est pas ressortissant d’un pays ayant l’euro comme monnaie, alors qu’il devra présider les conseils européens de la zone euro, ce qui est pour le moins curieux. En outre, cet admirateur de Reagan et de Thatcher n’est pas particulièrement progressiste sur le plan sociétal, ce qui, symboliquement, est pour le moins préoccupant : il est opposé à l’avortement, au mariage des homosexuels ou encore à l’euthanasie… Enfin, il parle mal anglais et pas du tout français, pourtant les deux langues de travail de l’Union, même s’il s’exprime couramment en allemand et russe. Des reproches que l’on ne peut faire à Mogherini qui ne souffre que de sa relative inexpérience dans le domaine des affaires étrangères (il faut bien commencer sa carrière à un moment donné…). La désignation de Tusk et Mogherini “porte incontestablement la marque de Berlin, poursuit Quatremer : la chancelière allemande, Angela Merkel, était favorable au Polonais, allié de l’Allemagne à l’Est. […] Elle était aussi favorable à Mogherini, la candidate du président du conseil italien, Matteo Renzi, ayant obtenu l’assurance qu’une Allemande remplacerait le Français Pierre Vimont à la tête du Service d’action extérieure, le bras armé du ministère des Affaires étrangères de l’Union…C’est sans doute la grande leçon de la séquence qui s’achève : l’Allemagne domine bien de la tête et des épaules l’Union, comme le montre la politique économique et budgétaire qu’elle a imposée à la zone euro depuis 2010. […] Mieux : le poste de chef de cabinet de Jean-Claude Juncker est occupé par un Allemand et Berlin truste les présidences du Parlement européen, du Mécanisme de stabilité européen (MES), de la Banque européenne d’investissement (BEI)... Et, grâce à l’affaiblissement de la France, qui a envoyé 24 députés du FN à Strasbourg sur les 74 postes auxquels elle a droit, Strasbourg est devenu de facto la troisième chambre du Parlement allemand… Bref, conclut le journaliste, on peut quasiment dire que l’Union est dirigée depuis Berlin : c’est elle qui nomme les hommes et les femmes aux postes clefs de l’Union, c’est elle qui impose le rythme de son approfondissement, c’est elle qui dicte ses politiques. […] les pays européens peuven[...]



Haut représentant pour la politique étrangère : Qui pour le job ?

Thu, 28 Aug 2014 11:14:37 +0100

Revista 22, Bucarest – Lors du Conseil européen du 30 août, les Vingt-huit devraient enfin choisir le prochain chef de la diplomatie européenne. Portrait des quatre candidats donnés favoris à Bruxelles. Voir en entier.



Austérité : “Rajoy approuve. Valls échoue”

Tue, 26 Aug 2014 11:18:52 +0100

"L'austérité divise l'Europe", écrit El Periódico au lendemain du sommet biláteral entre l'Espagne et l'Allemagne à Saint Jacques de Compostelle, le 25 août. A cette occasion, la chancelière Merkel a manifesté son soutient à la candidature de Luis de Guindos, ministre espagnol de l'Économie, comme président de l'Eurogroupe, comme "récompense pour les coupes" appliquées par le cabinet du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, poursuit le quotidien de Barcelone.

Le même jour, note le journal, le Premier ministre français Manuel Valls donnait sa démission et le président François Hollande “provoque un changement de gouvernement après la révolte antirréformiste" de plusieurs membres du cabinet opposés aux mesures d'austérité.




Parlement européen : En finir avec la fausse conscience des eurodéputés

Tue, 26 Aug 2014 08:02:32 +0100

Elue au Parlement européen, Barbara Spinelli, invitée régulière de ce site, revient, cette fois en tant que députée, sur le rôle de l’assemblée et sur les moyens de sortir, écrit-t-elle dans La Stampa, “de l’état de prostration, d’apathie, de régression nationaliste dans lequel verse le projet d’unification” européenne. L’ancienne éditorialiste de La Repubblica cite pour cela quatre choses qui peuvent y contribuer. Premièrement, écrit-elle, en référence aux politiques d’austérité, de même que l’on ne sort que par le haut de la mélancolie — et il s’agit ici de la mélancolie spéciale qui paralyse l’Europe — c’est à dire en faisant naître de l’humeur noire une nouvelle connaissance et conscience, on sortira également de la crise européenne en transformant la conscience de ses propres limites en conscience claire et précise, méticuleusement attentive à la réalité des faits et aux effets qu’ont sur elle les doctrines économiques fossilisées. Ensuite, la deuxième chose qu’apprend quasi immédiatement l’apprenti eurodéputé, en agissant au sein de l’institution la plus démocratique de l’Union, c’est le pouvoir effectif que détient le Parlement : nettement plus vaste et déterminant de ce que pensent de nombreux politiques, observateurs et même électeurs. […] Aujourd’hui, ses pouvoirs sont très amples, même si peu nombreux sont ceux qui le savent, ou bien ils le savent et le cachent à eux mêmes et aux citoyens . Le troisième enseignement que la néo-députée tire de ce mois et demi d’activité est que les majorités parlementaires qui se forment à Bruxelles connaissent parfaitement leurs pouvoirs, mais la plupart du temps elles ne les utilisent simplement pas et elles en réclament très rarement de nouveaux. […] Le Parlement n’a pas exercé son contrôle sur la Troïka, sur le Fonds européen de stabilité financière, sur le Mécanisme européen de stabilité. Il risque de ne pas le faire sur l’Union bancaire et il a faiblement protesté sur la diminution des ressources propres de l’Union, pour retomber dans le silence. Il n’a pas haussé la voix sur les politiques d’austérité qui ont mis à genoux des pays comme la Grèce ni a combattu le Pacte fiscal. Enfin, Spinelli lance un défi à ses collègues : il est temps, dit-elle, de mettre fin à la fausse conscience qui afflige de nombreux eurodéputés, de droite comme de gauche. L’idée qu’ils se font de l’avenir de leur institution est en même temps passive, résignée et absolument sans effet. Le Parlement doit obtenir de nouveaux pouvoirs […], mais il attend que ce soient les Etats-nation et le Conseil qui les lui accordent, de bonne grâce et spontanément. Mais “ils ne le feront jamais”, affirme Spinelli. Voilà pourquoi “c’est au Parlement de s’approprier les pouvoirs dont il a besoin pour étendre la démocratie européenne”.[...]



Conseil européen : “Merkel indique Rajoy comme allié européen préféré”

Mon, 25 Aug 2014 10:22:58 +0100

A la veille d’un sommet bilatéral, ce 25 août, la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy se sont retrouvés à Saint-Jacques-de-Compostelle, où ils ont parcouru quelques kilomètres du chemin de pèlerinage ensemble et “manifesté la harmonie qui les unit”, écrit *La Vanguardia.

La réunion a eu lieu une semaine avant le Conseil européen du 30 août à Bruxelles consacré à la répartition des “top jobs” au sein des institutions européennes, continue le quotidien de Barcelone, pour qui

la chancelière cherche en Rajoy un allié face aux pressions de la France et de l'Italie, et le président [du gouvernement] espagnol cherche à compter sur le soutien de Merkel pour récupérer pouvoir au sein des institutions européennes.




Espagne – Royaume-Uni : “L’UE réclame une enquête sur la contrebande à Gibraltar”

Mon, 11 Aug 2014 22:49:46 +0100

Le Bureau européen de lutte anti-fraude (OLAF) a recommandé aux autorités britanniques et espagnoles l’ouverture d’une enquête judiciaire pour contrebande de tabac et blanchiment d’argent contre les autorités de Gibraltar rapporte El País. OLAF avait envoyé ses inspecteurs à l’enclave britannique au sud de l’Espagne dans le cadre d’une mission de la Commission européenne qui a aussi examiné les contrôles frontaliers, motif de dispute entre les deux pays en 2013. Pour le quotidien madrilène,

la reconnaissance européenne de cette activité délictueuse représente une victoire pour l’Espagne, qui peut justifier les contrôles frontaliers en raison de la lutte contre la contrebande de tabac et dénonce, de plus, que le régime fiscal gibraltarien facilite le blanchiment et la fuite de capitaux.




Sanctions économiques : “Double confrontation avec la Russie”

Fri, 08 Aug 2014 11:40:42 +0100

La Russie et l’Occident menent un combat sur deux fronts, écrit De Volkskrant.

D’un côté, l'OTAN a promis son soutien à l’Ukraine face aux agressions russes. Le chef de l'organisation, Anders Fogh Rasmussen, a condamné lors de son passage à Kiev “l’attitude belliqueuse de Poutine” envers l’Ukraine, que la Russie continue, selon lui, à “déstabiliser”. Ramussen a demandé au président russe de retirer les 20 000 soldats que la Russie a stationné ces derniers jours le long de la frontière avec l’Ukraine et “de ne pas utiliser le maintien de la paix comme prétexte pour une manière de faire la guerre”.

De l’autre côté, le journal écrit que la reprise économique en Europe est menacée par la guerre commerciale entre la Russie et l’Occident. En effet, suite aux mesures sévères adoptées par l’Europe et les Etats Unis, Poutine a annoncé le 7 août une série de sanctions en rétorsion : l'importation de viande, poisson, produits laitiers, légumes et fruits a été interdit pour un an. Pour l’instant, la Commission européenne a déjà déclaré “se réserver le droit de prendre des mesures” contre le boycot russe, qui pourrait être étendu.




Parité : Cherchez les femmes, M. Juncker !

Tue, 05 Aug 2014 11:28:17 +0100

”Avec moins de neuf femmes dans ses rangs, la Commission n'obtiendra pas la majorité requise pour être investie lors du vote prévu en octobre" : pour Luxemburger Wort, le nouveau président de l'exécutif bruxellois Jean-Claude Juncker doit s'activer pour atteindre le quota de 40% de femmes au sein de son équipe.

Si le président du Parlement européen, Martin Schulz, tient parole, l'assemblée ne validera pas une Commission à 28 moins féminine que celle sortante.

Or, note le journal, les quatre commissaires annoncées jusqu’à fin juillet par les États membres – Cecilia Malmström (Suède) qui rempile, Věra Jourová (République tchèque), Alenka Bratušek (Slovénie), Federica Mogherini (Italie) – sont loin de “l'engagement formulé [par Juncker] pendant sa campagne de s'entourer de 40% de commissaires de sexe féminin”. Il manque sept femmes à l’appel. Chiffre à trouver avant fin août, en espérant que le miracle interviendra aussi dans les choix de six pays qui n’ont pas encore annoncé leur commissaire : Pays-Bas, Slovaquie, Lettonie, Lituanie, Malte et Pologne.




Sanctions économiques : “L’Europe s’attaque à la Russie”

Wed, 30 Jul 2014 10:06:16 +0100

En restreignant l’accès aux capitaux et au technologies militaires et des hydrocarbures, l’UE a imposé pour la première fois des sanctions économiques contre la Russie pour son soutien aux séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, rapporte Gazeta Wyborcza. Bien que la liste des sanctions n’ait pas encore été annoncée, l’UE va mettre en place une équipe d’experts afin de s’assurer que Moscou ne contourne pas ces mesures.

Dans un commentaire, le quotidien note que “les prochains jours et les prochaines semaines seront très durs pour [le président russe] Vladimir Poutine”, les sanctions constituant un revers supplémentaire après l’accusation par les Etats-Unis à la Russie d’avoir violé le traité anti-missiles nucléaire de 1987, après que l’Ukraine a intensifié son offensive contre les séparatistes prorusses et après qu’un tribunal arbitral de La Haye a établi, le 27 juillet, que l’Etat russe doit payer 37,3 milliards d’euros de dommages et intérêts pour la nationalisation de plusieurs actifs de la compagnie pétrolière Youkos*”.




Catastrophe aérienne en Ukraine : “L’Europe en a assez”

Wed, 23 Jul 2014 12:03:19 +0100

Au terme de leur réunion du 22 juillet à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont demandé à la Commission européenne de durcir les sanctions économiques contre la Russie, après qu’un avion de ligne malaisien avec 298 personnes à bord a été abattu au-dessus de la zone contrôlée par les milices prorusses, dans l’est de l’Ukraine, rapporte Gazeta Wyborcza.

Les sanctions devraient concerner le secteur de la défense, l’accès de la Russie aux marchés européens des capitaux et les technologies de pointe, ainsi que l’énergie. L’UE réfléchit à des sanctions économiques contre la Russie depuis le mois de mars, rappelle le quotidien polonais, mais à présent “la colère des Européens a poussé de nombreux pays de l’UE à adopter une position plus dure vis-à-vis [du président russe Vladimir] Poutine”, note-t-il, en citant le ministre polonais des Affaires étrangères Radosław Sikorski, selon lequel “la Russie a franchi plusieurs lignes rouges”.




Commission européenne : “Trouvé : commissaire européen (une femme !)”

Thu, 17 Jul 2014 13:48:47 +0100

C’est quand même louche que l’on doive à nouveau en discuter”, écrit NRC Next, mais il semble que, au moment où le nouveau président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker doit former son équipe, les gouvernements ont encore quelque problème pour trouver des femmes pour remplir le job de commissaire européen.

Le journal a donc été fouiller dans son “vieux réseau de filles” et trouvé une quarantaine de candidates qui pourraient faire l’affaire, comme l’eurodéputée Sophie in ‘t Veld ou la députée verte Femke Halsema.




Présidence de la Commission européenne : “Juncker pousse l’Europe à gauche”

Wed, 16 Jul 2014 09:08:49 +0100

Le 15 juillet, au terme d’un inédit vote à bulletin secret, le Parlement européen a élu l’ex Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne avec 422 voix contre 250 et 47 abstentions.

Pour Le Soir,

Juncker s’annonce comme “président de Commission social”, avec un programme dont des passages entiers semblent écrits par un socialiste. C’est le résultat d’une hyper-coalition conservatrice-socialiste-libérale. […] Il y a en Europe deux courants majeurs : l’un partisan de la rigueur budgétaire et du commerce ; l’autre partisan de la défense des intérêts sociaux et des plus faibles. […] En fait en Europe, il y a une écrasante majorité qui veut les deux : et la performance économique, et le social. On peut même ajouter qu’un nombre croissant veut tout cela dans le respect de notre environnement…Jean-Claude Juncker est porté, dans une période charnière pour l’Europe, à faire de cette synthèse une réalité. […] Etre l’animateur de la réinvention du modèle social européen : c’est le défi auquel va s’attaquer Jean-Claude Juncker. Le défi est colossal. Mais rien ne permet de dire qu’il est impossible. Au contraire : il n’y a pas d’alternative. Sauf à envisager le déclin définitif de l’Europe.




Immigration : “Le système d’asile de l’UE grince et craque”

Tue, 08 Jul 2014 11:56:31 +0100

La pression sur le système d’asile européen augmente”, écrit Trouw. Pendant les cinq premiers mois de 2014 les demandes d’asile déposées dans l’Union ont augmenté de 20% par rapport à la même période de l’année dernière. En 2013, les Vingt-huit avaient reçu 100 000 demandes de plus qu’en 2012 constate encore le quotidien. La plupart des demandes sont déposées en Allemagne.

Selon le journal néerlandais, ces chiffres, publiés par l’Office européen d’appui en matière d’asile (EASO) le 7 juillet, “provoquent des inquiétudes à Bruxelles”. Les ministres des Affaires étrangères et de la Justice de l’UE devaient en discuter ce 8 juillet, à Milan.




Présidence de l’Union : “Renzi : L’Europe doit changer ou elle n’a pas d’avenir”

Thu, 03 Jul 2014 11:20:31 +0100

Le discours du président du Conseil italien Matteo Renzi au Parlement européen, à Strasbourg le 2 juillet, à l’occasion du début de la présidence italienne de l’UE a été reçu avec “applaudissements et polémiques” et provoqué un “affrontement avec les Allemands sur la flexibilité”, note La Repubblica. Renzi a insisté sur “deux points fondamentaux”, précise le quotidien : la nécessité de faire repartir la croissance mais aussi celle de récupérer une identité culturelle commune à l’Europe.

L’intervention de Renzi a été critiquée en particulier par le chef du groupe PPE (conservateur) au Parlement, l’allemand Manfred Weber, selon lequel “les dettes ne créent pas l’avenir, elles le détruisent. Il faut continuer sur la ligne de la rigueur”.




Brexit : Le Royaume-Uni va-t-il prendre la main de l’Europe?

Wed, 02 Jul 2014 16:35:59 +0100

La Grande-Bretagne fait partie de l’Europe,affirme Le Monde dans l’éditorial du numéro daté du 2 juillet, jugeant que la polémique autour de la présidence de la Commission européenne “a fait ressurgir le spectre du ‘Brexit’”.

Le quotidien partage l’avis de Wolfgang Schäuble qu’une telle sortie serait “absolument inacceptable”, et cite un entretien dans le Financial Times dans lequel le ministre allemand des Finances affirme que

historiquement, politiquement, démocratiquement, culturellement, la Grande-Bretagne est totalement indispensable à l’Europe.

Lors de l’entretien, Schäuble affirme que le Royaume-Uni est “clairement” un partenaire le l’Allemagne quant aux reformes économiques au sein de l’UE. Le Financial Times cite le ministre :

Ce n’est pas à la seule Allemagne de tendre la main au Royaume-Uni. Le Royaume-Uni est vital pour l’UE et toutes ses institutions et Etats devraient écouter ce qui dit Londres.

Cependant, estime Le Monde,

il est de plus en plus difficile d’accommoder les humeurs d’outre-Manche. Car, au fond, que veulent les Britanniques? Eux-mêmes ont beaucoup de mal à formuler leurs revendications concrètes, au-delà d’un ras-le-bol de la bureaucratie bruxelloise largement partagé en Europe. […] Il est urgent que les élites britanniques retrouvent le chemin de la raison et de la responsabilité, regardent “Brexit” au fond des yeux et en tirent la conclusion. Avant qu’il ne soit trop tard.




Présidence de l’Union : “Un accent italien pour l’Europe”

Tue, 01 Jul 2014 10:13:16 +0100

L’Italie prend ce 1er juillet la présidence tournante de l’Union européenne, succédant à la Grèce. Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, compte utiliser ce sémestre pour inverser les politiques de rigueur appliquées jusqu’à présent, note La Croix.

Pour le quotidien français,

Galvanisé par la victoire historique du Parti démocrate aux élections européennes (40,8 % des voix), l’Italien Matteo Renzi a donné l’impulsion contre l’austérité. […] Il veut “une Europe qui change de cap, moins bureaucratique, plus ouverte à l’utilisation flexible du pacte de stabilité, qui donne priorité à l’emploi, aux jeunes, à la croissance, l’innovation”, indique Sandro Gozi, sous-secrétaire d’État pour les politiques et les affaires européennes. Les dirigeants sociaux-démocrates peuvent compter sur le chef du gouvernement espagnol, le conservateur Mariano Rajoy, dont le pays sort de la récession sans renouer avec l’emploi. Pour autant, “Madrid ne veut pas fâcher Berlin. Elle ne veut ni être visible, ni constituer une coalition des pays du Sud contre l’Allemagne”, souligne José Ignacio Torreblanca, responsable à Madrid du European Council on Foreign Relations.




Présidence de la Commission européenne : “Des craintes sur Juncker et la boisson”

Fri, 27 Jun 2014 08:49:09 +0100

Des dirigeants de l’Ue ont fait part de leur inquiétudes quant au style de vie du probable prochain président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, affirme le quotidien conservateur The Daily Telegraph, au moment où, lors du Conseil européen du 27 juin, le Premier ministre britannique David Cameron devait pousser ses homologues européens à un vote sans précédent sur la désignation du Luxembourgeois à la présidence de l’exécutif bruxellois.

Le quotidien affirme que plusieurs sources diplomatiques à Bruxelles, dont une qui affirme que Juncker “boit du cognac au petit déjeuner”, ont confirmé que “la consommation d’alcool de Juncker a été pointée du doigt par plusieurs dirigeants après les élections européennes”.

Le Daily Telegraph note toutefois que certaines allégations relèvent de la rumeur, comme celle selon laquelle M. Juncker “fumait comme un pompier” lors des réunions du 26 juin et qu’il “tente de faire modifier les règles pour pouvoir fumer dans les bâtiments bruxellois”.




Présidence de la Commission européenne : “Un accord faible pour la nouvelle Europe”

Thu, 26 Jun 2014 09:09:39 +0100

A la demande du Premier ministre britannique David Cameron, c’est probablement par un vote — et non par consensus comme cela a été le cas précédemment — que les dirigeants des Vingt-huit vont voter le 27 juin sur la désignation de l’ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne.

Mais, note le Corriere della Sera, si Cameron accepte un compromis “en échange d’une concession sur la question Juncker”, il pourrait obtenir de ses homologues “un engagement sur une réforme de l’UE qui tienne compte dans une certaine mesure de ses priorités”.




Institutions européennes : “Le conservateur Juncker presidera la Commission européenne”

Wed, 25 Jun 2014 11:59:15 +0100

Ce vendredi Jean-Claude Juncker sera désigné par le Conseil européen pour succeder à José Manuel Barroso comme président de la Commission européenne, note La Vanguardia, selon lequel l’accord entre les capitales prévoit que le socialiste [Martin] Schulz rempile pour deux années à la tête du Parlement européen. Pour le quotidien de Barcelone,

La candidature de Juncker a réussi à surmonter quelques obstacles, comme les doutes au début d'Angela Merkel, mais pas tous. Le [premier ministre] britannique David Cameron s'oppose toujours au Luxemburgois, raison pour laquelle il est très probable que la nomination soit décidée par un vote […], et le premier ministre italien Matteo Renzi a vendu cher son soutient à Juncker, car en échange il pourrait avoir le poste [de Haut répresentant] des Affaires étrangères pour un italien.