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VoxEeurop | UE et monde



Le voix du continent



 



Les Européens et le monde : Une Union plus active pour des pays moins influents et moins solidaires

Tue, 14 Jun 2016 12:45:02 +0100

Le résultat de l’enquête d’opinion menée au mois de mai sur plus de 10 000 personnes dans une dizaine de pays (Allemagne, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suède) est consigné dans un rapport publié le 13 juin. Celui-ci indique que les Européens souhaitent se concentrer sur les questions intérieures et remettent en question les engagements envers leur alliés. Tout en critiquant la manière dont l’Union européenne a géré la crise des réfugiés, ils souhaitent tout de même que celle-ci joue un rôle plus important dans le monde.

Ainsi, la majorité des habitants de sept des dix pays dans lesquels l’enquête a été menée, Grèce, Hongrie et Italie en tête, souhaitent que leur pays “se concentre sur ses propres problèmes et que les autres pays gèrent les leurs du mieux qu’ils le peuvent”. A l’opposé, Espagnols, Allemands et Suédois estiment que leur pays doit “aider les autres à résoudre leurs problèmes”. Sans surprise, les pays du premier groupe sont également ceux qui “sont le plus susceptibles de poursuivre leurs intérêts nationaux sans tenir compte de l’opinion de leurs partenaires internationaux.”

De même, s’ils “sont très critiques quant à la manière dont l’Union européenne a géré la crise des réfugiés, l’économie et les relations avec la Russie, ils reconnaissent la place toujours plus importante occupée sur la scène internationale par l’institution basée à Bruxelles” et veulent tous, Espagnols, Français et Italiens en tête, qu’elle joue un rôle plus important”, note le rapport. Ces derniers figurent également en haut du classement de ceux qui estiment que leur pays a perdu de son influence dans le monde au cours des dix dernières années. A l’opposé, les Britanniques et les Néerlandais estiment que leur pays joue un rôle plus important et que l’UE devrait être moins active.

L’enquête se penche également sur les menaces qui, selon les Européens, pèsent le plus sur l’Europe. L’organisation Etat islamique, bien qu’en perte de vitesse au Moyen-Orient figure en tête dans tous les pays, suivie du réchauffement climatique et de l’”instabilité économique mondiale”. A noter que cette dernière est vue comme le phénomène le plus menaçant en Grèce, alors qu’en Pologne, on craint “l’arrivée d’un grand nombre de réfugiés syriens” par-dessus tout. Seule une minorité, menée par la Pologne, l’Italie et la Hongrie, estime toutefois que “la force militaire est le meilleur moyen de vaincre le terrorisme.”

Enfin, l’enquête montre une tendance au désengagement des pays européens quant à la promotion des droits humains sur le plan international: dans seuls quatre des dix pays objet de l’enquête (l’Espagne, l’Allemagne, la Suède et les Pays-Bas) une majorité des personnes interrogées estime que les droits humains devraient figurer en tête des priorités de la politique étrangère de leur pays.




La place de l’Union dans le monde : Absente et consentante

Wed, 27 Apr 2016 11:33:51 +0100

Il y a quelque chose d’étrange dans la photo officielle d’Obama et des dirigeants européens réunis hier à Hanovre”, écrit Lorenzo Ferrari dans Il Post : “sur la droite de l’image, il y a un curieux élément, qui en perturbe la symétrie – un drapeau européen tout seul. On pourrait croire à une erreur de mise en scène, un oubli de la part du service du Protocole. Peut-être qu’à ce moment-là, Jean-Claude Juncker, était aux toilettes ?”, se demande l’historien.

Et pourtant, “il n’y a eu aucune erreur, aucun contretemps. Au Sommet entre Obama et les principaux dirigeants européens, le président de la Commission n’avait simplement pas été invité, même si la discussion portait sur des sujets qui le concernaient. Obama venait d’ailleurs de prononcer un passionné ‘discours aux Européens’, dans lequel il a même qualifié l’intégration européenne d’’un des plus grands succès politique et économique de notre époque’” et, ajoute Ferrari, rappelé “qu’une Europe unie – jadis le rêve d’une minorité – demeure l’espoir d’un grand nombre et une nécessité pour nous tous’.

Mais la situation que le président des Etats-Unis a trouvée “est assez différente de celle qu’il décrit”, poursuit Ferrari :

Une situation représentée à merveille par la photo d’hier. L’Europe unie est une présence réthorique et marginale ; la véritable Europe, ce sont quatre dirigeants souvent en désaccord. Désormais, la marginalisation de la Commission est donnée pour acquise au point que personne ne semble s’étonner de cette drôle de photo ; ni la presse, ni les politiques ne semblent s’être rendus compte de l’absence de Jean-Claude Juncker au sommet.

A Bruxelles, cela n’a officiellement suscité aucune perplexité :

lors de la conférence de presse, le porte-parole de la Commission a déclaré que cela leur convenait parfaitement : les dirigeants européens peuvent discuter de n’importe quelle question qui concerne directement la Commission sans même faire semblant de l’impliquer.

Désormais, conclut Ferrari, “les institutions communes ne comptent pour rien dans la pratique” et “elles ne demandent même plus de compter pour quelque chose” :

Le drapeau européen n’est pas devenu le symbole d’un super-Etat fédéral, mais un simple ornement qu’il semblerait juste déplacé de couper du cadre de la photo.




Accord UE-Turquie sur les migrants : L’Europe est paralysée par la peur

Tue, 15 Mar 2016 14:06:50 +0100

Internazionale, Rome – Au lieu de perdre son âme dans des marchandages avec la Turquie afin qu’elle retienne les migrants désireux de se rendre en Europe, l’UE ferait mieux d’aider les Etats membres qui font face quasiment seuls à l’afflux des réfugiés. Voir en entier.



Turquie-UE : Jeu de dupes sur les réfugiés

Tue, 08 Mar 2016 14:46:37 +0100

, – A l’issue du sommet du 7 mars, les Européens et la Turquie sont convenus que cette dernière reprendra les réfugiés arrivés en Grèce par son territoire, en échange d’une importante aide financière. Pour Cengiz Aktar, dont le journal a été fermé par Ankara, l’Union renonce à ses valeurs face à un régime sans scrupules. Voir en entier.



Le plan russe pour l’Europe : Punir l’Allemagne, diviser l’UE, acculer l’Ukraine

Thu, 03 Mar 2016 09:12:21 +0100

Pour Richard Herzinger, éditorialiste du quotidien allemand Die Welt, il n’y a pas de doute : Vladimir Poutine s’efforce d’étendre son influence en Europe. Et l’objectif numéro un du président russe est la chute d’Angela Merkel. La volonté de Moscou de s’ingérer dans les affaires des autres Etats n’a fait que grandir depuis la crise ukrainienne. Herzinger affirme qu’une telle “stratégie d’infiltration” est mise en œuvre en Allemagne, où la Russie prétend à présent protéger les citoyens allemands d’origine russe. Une histoire fabriquée sur une fillette germano-russe qui aurait été violée par un gang de réfugiés a ainsi été largement relayée par les médias nationaux russes. Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères est intervenu au nom de la victime pour critiquer la manière dont le système judiciaire allemand a traité l’affaire. D’après Herzinger, ces actions font partie d’une stratégie plus large de la Russie visant à déstabiliser l’Union européenne : “Le Kremlin tâte constamment le terrain pour voir jusqu’où il peut aller sans rencontrer d’opposition significative en Occident.” La réaction d’Angela Merkel à cette intervention n’a pas trouvé d’écho significatif. Il en est allé de même pour l’accusation d’une commission d’enquête britannique, selon laquelle Poutine aurait été impliqué dans l’assassinat d’Alexander Litvinienko, un dissident russe empoisonné à Londres. Mais quelles sont les motivations de la Russie dans ses interventions stratégiques en Europe ? Herzinger pense que Poutine vise à créer des divisions entre les Etats membres de l’UE et à fragmenter, à terme, l’Union elle-même – L’homme fort du Kremlin rêve d’Etats-nations européens isolés, sans cette carapace de protection qu’offre l’UE, qui ne pourrait plus prendre de décisions géopolitiques cruciales sans l’aval de Moscou, la nouvelle puissance dominante. Pour que cela soit possible, il faut mettre un terme à l’axe transatlantique et l’Amérique doit être éloignée de l’Europe. L’ambition de Poutine pour une Europe dominée par la Russie répond à une logique néo-impériale qui mêle l’idée tsariste de la supériorité russe à une fierté retrouvée de l’héritage de la domination militaire soviétique. Herzinger qualifie les analystes qui comptent sur les sanctions économiques pour obliger la Russie à assouplir sa position et à normaliser ses relations avec l’Europe de “naïfs”. La société russe a été habituée à se considérer comme jouant un rôle spécial dans l’histoire du monde. Dans cette vision, la Russie se doit de sauver ses voisins occidentaux de la “décadence libérale” provenant des Etats-Unis. Poutine joue un rôle central en tant que sauveur et instigateur du renouveau de la “Russitude”. Cette image soigneusement travaillée lui assure une protection confortable face aux chocs économiques. Et les aventures géopolitiques de Poutine ne se limitent pas à l’Europe. L’exemple syrien illustre parfaitement comment une intervention russe bien orchestrée peut déconcerter et déjouer les plans de l’Occident. Alors que les diplomates essaient de masquer leurs différences en soulignant que l’organisation Etat islamique est leur ennemi commun, Poutine soutient toujours les exactions du président syrien Bachar El-Assad contre son propre peuple. Le terrorisme est également un prétexte pratique pour expliquer le manque d’action aux frontières orientales de l’Europe – La fiction occidentale selon laquelle le Kremlin est un partenaire incontournable dans la guerre contre le terrorisme a justifié une approche plus laxiste à l’égard de l’agression russe en Ukraine, ce qui met cette dernière sous pression. Les gouvernements occidentaux n’ont pas qualifié les actions de la Russie en Ukraine d’agressives, malgré la v[...]



L’Europe et les migrants : Le véritable enjeu du sommet UE-Afrique

Wed, 11 Nov 2015 10:06:38 +0100

The Times of Malta, La Valette – Le sommet UE-Afrique qui débute ce mercredi à Malte a plus pour objet principal les questions de sécurité et le rapatriement des migrants que la coopération pourtant nécessaire, dénonce le responsable d’une organisation humanitaire basée sur l’île. Voir en entier.



Nouvelle austérité pour la Grèce : Charger la barque

Fri, 17 Jul 2015 08:30:39 +0100

I Kathimerini, Athènes – Cartoon. Voir en entier.



Après l’accord sur la dette grecque : “La Grèce risque de ne plus être un pays à la fin de cette semaine”

Tue, 14 Jul 2015 12:28:40 +0100

Cette revue de presse a été réalisée avec la contribution de euro|topics et pour le compte d'Internazionale.Après l’accord conclu entre la Grèce et les dirigeants de l’eurozone au terme de 17 heures de laborieuses négociations, il n’y a pas grand chose dont on puisse se réjouir, écrit Michal Sutowski dans Krytyka Polityczna. “Avec le Premier ministre Tsipras le dos au mur, le gouvernement allemand est parvenu à imposer presque toutes ses conditions. C’est une consolation mineure pour les Grecs qu’un ‘Grexit temporaire’ ait été un aiguillon de négociation plutôt qu’une véritable proposition et que le fonds de restructuration soit basée à Athènes plutôt qu’au Luxembourg”, écrit Sutowski. Pour lui, les négociations ont clairement montré que l’objectif des leaders européens était d’“écraser la résistance des Grecs” et non de parvenir à un compromis :Angela Merkel avait l’opportunité de rejoindre le Panthéon des grands, pourrait-on dire, Européens conservateurs “progressistes”. Si elle avait forcé le barrage, contre la presse allemande et contre son propre ministre des finances, avec un paquet de réformes civilisé en échange d’une restructuration partielle de la dette, elle aurait marché sur les traces d’Otto von Bismarck et Benjamin Disraeli. Mais il semblerait qu’au lieu de cela, elle ait décidé de devenir une “ménagère économe”.“Cela peut paraître un peu dramatique, mais il n’y a pas de meilleure et plus concise façon de décrire cette situation d’urgence”: La Grèce risque de ne plus être un pays à la fin de cette semaine, écrit Tine Peeters. Avec le nouvel accord, les Grecs ont perdu l’autodétermination, tant au niveau politique qu’au niveau économique et financier :Le chaos grandissant peut être attribué aux Grands Leaders européens et aux leaders grecs. En organisant le référendum, Alexis Tsipras a espéré rendre la Grèce plus forte face à l’Europe. Mais il a perdu son pari et tout ce que la Grèce possède. Désormais, le Mont-de-piété Europe a pris, dans des conditions strictes, “l’Etat auparavant connu sous le nom de Grèce.Larry Elliott critique, dans The Guardian, les conditions du dernier plan de sauvetage qui, avance t-il, repose sur un raisonnement économique douteux. En privant le gouvernement grec des “stabilisateurs automatiques” — la possibilité de creuser le déficit en période difficile afin de promouvoir la croissance — les créditeurs de la Grèce ont condamné le pays à des souffrances supplémentaires. Elliott suggère deux façons de mettre fin à la crise -La première est d’effacer une large part des dettes. L’autre est de permettre à la Grèce de croître à un rythme qui lui permette de rembourser les intérêts de la dette. L’accord ne permet ni l’un ni l’autre. Ce n’est qu’un filet de lumière qui filtre à travers les barreaux de la prison des débiteurs. Stephan-Andreas Gasdorff évoque un politicien allemand qui a perdu lors des négociations avec la Grèce : le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel. En faisant volte-face dans sa position sur un Grexit temporaire, écrit Gasdorff, “Gabriel a échoué dans son test pratique” qui exigeait “d’être digne de confiance, d’avoir des valeurs, et d’être cohérent.”Le drame autour de la Grèce se termine mal ; mais cela montre tout d’abord du doigt le SPD. Parce que le parti a perdu un candidat au poste de Chancelier […] Et, ce qui est pire : tout le monde l’a vu ; tout le monde le sait. Même Sigmar Gabriel lui-même — son instinct politique le lui dira.L'Europe a privé la Grèce de sa souveraineté et traite désormais le pays comme un enfant mineur irresponsable, déplore Lucio Caracciolo dans le quotidien de centre-gauche :La Grèce a cessé d'exister en tant qu'Etat indépendan[...]



Tsipras devant les eurodéputés : Enfin un moment de démocratie européenne

Wed, 08 Jul 2015 22:59:02 +0100

, – La venue d'Alexis Tsipras devant le Parlement européen ce 8 juillet a été un beau moment de vie démocratique, estime le bloggeur Fabien Cazenave. Bien sûr, ce débat n'a pas résolu la crise grecque. Mais quelle différence avec les Conseils européens se déroulant derrière des portes closes ! Voir en entier.



Après le référendum en Grèce : “L’odyssée n’est pas terminée”

Mon, 06 Jul 2015 11:43:15 +0100

Dans un éditorial intitulé “l’odyssée n’est pas terminée”, le responsable des pages économie du *Guardian Larry Elliott lance un avertissement aux dirigeants de la zone euro décidés à imposer l’austérité à la Grèce malgré le “non” de dimanche. “En deux mots”, affirme Elliott, “ils devraient essayer avec un peu moins de bâton et un peu plus de carotte”, en allégeant la dette. Même si les dirigeants parviennent à un accord, la crise a des implications inquiétantes sur le long terme :La Grèce a mis en évidence les faiblesses structurelles de l’euro, une approche uniforme qui ne convient pas à des pays si différents. Une solution pourrait être de créer une union fiscale à côté de l’union monétaire. […] Mais cela demanderait précisément le type de solidarité qui s’est fait remarquer par son absence ces dernières semaines. Le projet européen est à l’arrêt.Le message des Grecs est clair, écrit Bart Sturtewagen, rédacteur en chef de De Standaard. Au terme d’une semaine de banques (presqu’entièrement) fermées et de dégâts considérables que cela a causé aux affaires et à l’économie, “une large majorité inattendue a choisi quand même de prendre le risque de dire non au plan d’aides de l’Union européenne et du FMI”. Même si le prix à payer sera incroyablement élevé et que les conséquences en seront un terrible coup porté à l’eurozone et à l’Union européenne dans son ensemble, Sturtewagen ajoute :La tentation de ne plus soutenir les Grecs est parfaitement compréhensible. Mais il est de la plus haute importance que nous gardions la tête froide. C’est la dialectique du crime et de la punition qui nous a amené à cette situation désastreuse. Une approche qui a montré son inutilité encore et encore. La question d’une renégociation de la dette ne peut plus être évitée. Même le FMI le sait. Si Tsipras veut vraiment faire quelque chose de sa victoire, il doit apporter la preuve que son pays ne veut pas seulement recevoir de l’argent, mais aussi se changer lui-même et changer son gouvernement. Voter non était provocateur, mais c’était malheureusement aussi la partie la plus facile.Athènes est au bord du Grexit après un référendum où les Grecs ont rejeté les termes du plan d’aides, mais “il y a encore une lueur d’espoir que l’on ne revienne pas à la drachme”, écrit Tomasz Bielecki dans Gazeta Wyborcza. L’éditorialiste insiste sur le fait que c’est à présent à Paris et Berlin de décider de la suite :Une nouvelle aide pour la Grèce devra être acceptée par les 18 pays membres de la zone euro et l’Allemagne n’est pas le plus dur d’entre eux. Quoi qu’il en soit, si la chancelière Angela Merkel devait faire un geste envers les Grecs, elle devrait calmer la colère des Néerlandais, des Espagnols ou des Lituaniens, qui sont las de l’entêtement dont font preuve les Grecs. Il n’est pas sûr qu’elle y parviendra, car le niveau des émotions est élevé des deux côtés et la situation pourrait rapidement échapper à tout contrôle.“L’UE doit atténuer les dégâts causés par le gouvernement Tsipras", écrit Stefan Ulrich. L’UE devra, selon lui, accorder une aide d’urgence; pour tout nouveau grand programme d’aides, la Grèce devra proposer des réformes ou “l’euro pourra très bien se passer d’eux.” Il qualifie le résultat du référendum comme un “non au compromis” :Les grecs ne sont qu’un peuple au sein de la zone euro. Ils peuvent décider de manière souveraine de leur destin. Mais ils ne peuvent rien dicter aux autres peuples et à leurs gouvernements. Et surtout ils ne peuvent pas imposer aux autres pays de l’euro de recevoir d’eux des milliards d’euros sans conditions.Vu le résultat du référendum,[...]



Greférendum : Suspense

Sat, 04 Jul 2015 15:08:07 +0100

To Ethnos, Athènes – Cartoon. Voir en entier.



Référendum en Grèce : Le prix Nobel Joseph Stiglitz appelle à voter “non” au plan d’aide

Thu, 02 Jul 2015 22:16:13 +0100

Le référendum de ce week-end donne aux électeurs grecs le choix entre deux avenirs radicalement différents, écrit Joseph Stiglitz dans Project Syndicate. Le “oui” aux termes de la troïka signifiera “une dépression quasiment sans fin” pour le pays, alors que le “non” laissera ouverte la possibilité d’un “résultat laissant bien plus d’espoir”, même si la Grèce ne retrouvera jamais sa prospérité passée.

Stiglitz remarque que, pour ce qui est de la réduction du déficit primaire, “peu de pays ont réalisé ne serait-ce qu’une partie de ce que les Grecs ont accompli ces cinq dernières années”. Mais cela a eu un coût humain inacceptable : les mesures d’austérité ont jusqu’à présent provoqué une baisse du PIB de 25% et un chômage des jeunes de 60%. Le fait que la troïka demande de nouvelles coupes tend à prouver que les motivations idéologiques ont pris le dessus sur les considérations financières.

Les exigences de la troïka vis-à-vis de la Grèce, affirme Stiglitz, se basent sur des chiffres “catastrophiques”. Elle exige un budget primaire en excédent () de 3,5% du PIB d’ici 2018. “Des économistes du monde entier ont estimé que cet objectif était punitif”, écrit-il, “car y parvenir provoquerait inévitablement une récession encore plus profonde”. La position actuelle de la troïka a plus à voir avec l’idéologie qu’avec l’argent : la Grèce ne doit pas accepter uniquement l’austérité, mais également la punition.

Le prix Nobel de l’économie attire l’attention sur les vrais bénéficiaires de la série de plans d’aides destinés à la Grèce :

Que ce soit clair : des énormes sommes d’argent prêtées à la Grèce, quasiment rien n’est allé à cette dernière. Elles ont servi à payer les créanciers privés – y compris les banques allemandes et françaises. La Grèce a reçu son obole, mais elle a payé le prix

fort pour mettre à l’abri les systèmes bancaires de ces pays. Le FMI et les autres créanciers “officiels” n’ont pas besoin de l’argent qui est exigé. Dans un scénario habituel, l’argent reçu serait très probablement prêté à nouveau à la Grèce.

Mais Stiglitz réserve ses critiques les plus acérées à la zone euro. Il estime que ses représentants sont en train de forcer un gouvernement démocratiquement élu à aller contre la volonté de ses électeurs. La zone euro, que Stiglitz qualifie d’”antithèse de la démocratie”, pense pouvoir faire chuter Syriza, le parti d’Alexis Tsipras, “en le forçant à accepter un accord qui va à l’encontre de son mandat”. Vu la sévérité des conditions du plan d’aides, il n’y a, estime l’économiste, qu’une seule option : les Grecs doivent faire passer la démocratie en premier, en rejetant les conditions de la troïka. Alors que le résultat est loin d’être certain, une victoire du “non” permettrait à la Grèce, “avec sa forte tradition démocratique, de reprendre son destin en main”.




Crise grecque : Alain Lamassoure : “Le grand bluff grec”

Wed, 01 Jul 2015 16:32:26 +0100

, – Alors que le Premier ministre grec Alexis Tsipras vient d'annoncer devant son peuple son désir de ne pas renoncer au referendum, demandant même aux Grecs de dire non aux mesures d’austérité préconisées par l’UE, le député européen PPE Alain Lamassoure croit toujours au ...bluff à la grecque. Voir en entier.



Crise de la dette grecque : “Tsipras a joué ses dernières cartes”

Tue, 30 Jun 2015 09:44:57 +0100

I Kathimerini, Athènes – En organisant un référendum le 5 juillet sur les mesures d’austérité demandées par les créditeurs de la Grèce en échange d’un nouveau plan d’aides, le Premier ministre grec a brisé la confiance au sein de la zone euro et placé son pays au bord du désastre économique, estime un éditorialiste grec. Voir en entier.



Crise de la dette grecque : Dans quel camp est la balle ?

Mon, 29 Jun 2015 11:10:46 +0100

I Kathimerini, Athènes – Cartoon. Voir en entier.



Changement climatique – en attendant la COP21 : Comment la Serbie a “truqué” ses émissions et obtenu la reconnaissance de l’UE

Thu, 25 Jun 2015 16:02:47 +0100

The Guardian, Londres – En vue de la conférence sur le climat de Paris de décembre, la Serbie a annoncé des objectifs “exemplaires” en matière de réduction des émissions de CO2. Mais de fait, son plan comportera une augmentation de 15% et ses chiffres sont bidouillés, affirme une source européenne citée par The Guardian. Voir en entier.



Portrait : Jeroen Dijsselbloem, le docteur euro

Wed, 17 Jun 2015 13:52:18 +0100

Vrij Nederland, Amsterdam – Parviendra-t-il à maintenir en place l'Union monétaire, en évitant le défaut de paiement de la Grèce ? Combien de chances y a-t-il pour qu'il soit reconduit à la tête de l'Eurogroupe ? Vrij Nederland enquête sur la carrière et le style du ministre des Finances des Pays-Bas. Voir en entier.



Crise de la dette : Tsipras le magicien

Fri, 12 Jun 2015 09:27:12 +0100

De Groene Amsterdammer, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier.



Roumanie : “Le Parlement a sauvé Ponta aussi. Qui peut encore défendre la justice ?”

Wed, 10 Jun 2015 11:58:14 +0100

Le 9 juin, le Parlement roumain a rejeté la demande de la Direction nationale anticorruption (DNA) de lever l’immunité parlementaire du Premier ministre roumain Victor Ponta. Le 5 juin, la DNA avait demandé d’engager des poursuites pénales contre Ponta pour faux, complicité d’évasion fiscale et blanchiment d’argent du temps où il était avocat, entre 2007 et 2011, explique România liberă.

Le vote, – par 231 voix contre 120 – était attendu, étant donné que les sociaux-démocrates de Ponta et leurs alliés ont la majorité. Ponta avait déclaré que tant qu’il a le soutien du Parlement il ne renoncera pas à son poste, malgré l’insistance du président Klaus Iohannis, qui a demandé sa démission et affirmé que “Ponta sacrifie l’intêret de la Roumanie pour son propre intêret.” Ponta a pour sa part accusé le président roumain de vouloir obtenir un premier ministre libéral comme lui. Selon Ponta, il s’agit d’un dossier “utilisé dans la bataille politique.”

Dans son éditorial, le journal bucarestois note qu’

il ne s’agit pas de libéraux qui essaient de profiter des problèmes judiciaires du Premier ministre, comme le répète la propagande des sociaux-démocrates, mais de la manière dont fonctionne le schéma à travers duquel les politiques s’enrichissent sur notre argent.




Elections législatives en Turquie : “Voici la nouvelle Turquie”

Mon, 08 Jun 2015 08:18:49 +0100

Les élections législatives du 7 juin ont vu le parti islamo-conservateur AKP du président Recep Tayyip Erdoğan, au pouvoir depuis 2002, perdre la majorité absolue au Parlement, en obtenant 258 sièges (sur 550). Il en avait 312. Le vote a également été marqué par l’entrée en force au Parlement du parti de gauche laïque à dominante kurde HDP, qui obtient 79 sièges. Les députés kurdes étaient présents en tant qu’indépendents au nombre de 29 dans le Parlement sortant. Le CHP (social-démocrate) obtient 132 sièges (contre 125) et le MHP (nationaliste), 81 (contre 52). La participation a été de 86%.

Selon Cumhuriyet,

Pour la première fois depuis 2002 et que l’AKP gouverne “en solitaire”, le concept de “défaite électorale” a été introduit. L’AKP a perdu le pouvoir absolu pour la première fois, malgré qu’il a obtenu 40% des voix. Le “rêve présidentiel” d’Erdoğan touche à sa fin. Pour la première fois depuis 2002, le Parlement compte quatre partis politiques. Pour la première fois, un mouvement politique kurde entre en tant que tel au Parlement. En raison de la perte de la majorité absolue de l’AKP, ce 8 juin la Turquie a deux options possibles : un gouvernement minoritaire ou un gouvernement de coalition.




Crise de la dette : Besoin de personne

Tue, 02 Jun 2015 14:07:31 +0100

L’Echo, Bruxelles – Cartoon. Voir en entier.



“Brexit” : David la Menace

Fri, 29 May 2015 15:34:11 +0100

The Independent, Londres – Cartoon. Voir en entier.



Macédoine : Le bras de fer se durcit entre gouvernement et opposition

Thu, 28 May 2015 10:32:33 +0100

La Macédoine vit depuis des semaines une profonde agitation qui menace sa stabilité et qui risque de retarder le processus d’adhésion à l’Union européenne. Le pays est candidat depuis 2005, mais n’a toujours pas entamé les négociations d’adhésion, notamment en raison du veto grec, Athènes refusant que le pays utilise le nom de la région qui a donné naissance à Alexandre le Grand. Les manifestations de l’opposition demandant la démission du gouvernement et celles organisés par les partisans du Premier ministre conservateur Nikola Gruevski s’alternent depuis des semaines à Skopje, la capitale. L’opposition, menée par le Parti social-démocrate de Zoran Zaev, accuse Gruevski et ”la clique criminelle au pouvoir” d’avoir tenté de “couvrir” plusieurs meurtres non élucidés qui ont eu lieu ces dernières années, dont celui d’un jeune manifestant en 2011 et d’un journaliste en 2013, d’avoir mis sur écoute plusieurs milliers de personnes – dont des opposants politiques, des journalistes et des diplomates étrangers – et de fraude électorale lors des législatives de 2014. Les Sociaux-démocrates boycottent pour cette raison le Parlement depuis cette date. Pour preuve de ses accusations, Zaev a rendu publics plusieurs enregistrements de conversations téléphoniques entre des hauts responsables du pouvoir, qui lui auraient été livrés par des lanceurs d’alertes qualifiés de “patriotes”. Parmi les personnalités citées figurent la ministre de l’Intérieur Gordana Jankulovska, son porte-parole, Ivo Kotevski, le directeur des services de renseignement, Sašo Mijalkov et Martin Protuger, le porte-parole de Gruevski, explique le site d’actualité croate Bliten. Gruevski, qui est au pouvoir sans interruption depuis 2006, a répliqué “en accusant l’opposition de vouloir créer les conditions d’un coup d’Etat et en affirmant que les manifestants visent à ‘déstabiliser le pays’” et à instaurer “une dictature de la minorité”, ajoute Bliten. Il accuse également Zaev d’être à la solde d’une non mieux précisée “puissance étrangère”. Mais, sous la pression des manifestants, Gruevski a été contraint de lâcher du lest. Ainsi, il a du accepter la démission de Mme Jankulovska, du ministre des Transports, Mile Janakieski, et même du tout-puissant Sašo Mijalkov, son propre cousin germain et un des hommes les plus riches du pays. Les manifestations ont connu un court répit le 9 mai, lorsque les forces spéciales ont lancé une opération antiterroriste à Kumanovo, près de la frontière avec la Serbie. Il s’agissait de neutraliser une cellule de l’Armée de libération nationale, un groupe armé albanais actif lors du conflit de 2001 et officiellement dissous en 2002. Selon le gouvernement, il aurait refait surface afin de contrer les violences policières présumées contre les Albanais de Kumanovo. Huit agents et 14 terroristes sont morts dans l’opération. Celle-ci soulève plusieurs interrogations, notamment quant à l’effective existence de tensions entre Albanais et Macédoniens dans la région – que démentent les sources sur place – et sur l’efficacité des services de renseignement. Enfin, note encore Bilten, le climat qui règne en ce moment dans le pays est propice à toute sorte de spéculation sur la nature réelle de l’opération antiterroriste. Pour tenter de calmer le jeu, les ambassadeurs des Etats-Unis et de[...]



Elections locales en Espagne : Rajoy au bord du précipice

Mon, 25 May 2015 21:20:20 +0100

Eldiario.es, Madrid – Cartoon. Voir en entier.






Europe et démocratie : Votes nationaux, impact européen

Wed, 20 May 2015 09:33:37 +0100

, – Qu’il s’agisse du Royaume Uni ou de la Grèce, des elections nationales sur le fil du rasoir semblent pouvoir decider le sort de l’UE toute entière. Ce serait plutôt aux Européens de se prononcer, si seulement les institutions européennes avaient un fonctionnement plus démocratique. Voir en entier.



Après les élections au Royaume-Uni : Le “Brexit” mettrait l’Europe en danger

Sat, 16 May 2015 16:57:51 +0100

Après les crises en Méditerranée et en Ukraine, “un autre problème existentiel flagrant” est apparu en Europe occidentale, écritNatalie Nougayrède dans The Guardian. Le succès du Parti conservateur aux élections législatives du 7 mai au Royaume-Uni pose en effet à l’Union européenne de sérieuses questions. Le Premier ministre britannique David Cameron, réélu avec une faible majorité, est largement responsable de la pérennité ou pas de l’unité du Royaume-Uni et de son maintien au sein de l’UE, estime Nougayrède. Cameron a promis une renégociation des conditions de l’adhésion de son pays, mais il risque fort de décevoir les attentes des eurosceptiques lors de la préparation d’un référendum national sur la question : Personne – à Berlin, à Paris et partout ailleurs – n’a envie de s’engager dans un douloureux processus de modification des traités européens qui serait perçu comme un jeu extrêmement risqué pour toute l’Union européenne. Le succès électoral de Cameron est la preuve qu’il a navigué dans les eaux tempétueuses de la crise économique mieux que quasiment tous les autres dirigeants européens. Il fait à présent partie, avec Angela Merkel, d’une “poignée de survivants politiques” au sein de l’UE, une position qui devrait lui conférer un important capital politique. Et malgré cela, Cameron a cédé aux sirènes du populisme, voulant limiter la libre circulation des personnes, “un des piliers de l’UE”, et minant ainsi sa crédibilité sur la scène européenne. Les décideurs européens ne sont pas certains de la manière dont vont se dérouler les événements. On ne sait par exemple toujours pas comment le UKIP, un parti violemment europhobe, va peser sur les positions de Cameron. Et les eurosceptiques au sein de son propre parti sont tout aussi imprévisibles. A cela s’ajoute la pression venant des alliés du Royaume-Uni qui sont désorientés quant à la capacité du pays à redécouvrir les avantages qu’il y a à faire partie d’un ample projet européen, et à réclamer un rôle au sein de ce club. Nougayrède met en garde contre l'attidude exaltée dont on a fait preuve au Royaume-Uni : “l’enjeu est de taille et il y a beaucoup à perdre” si le Royaume-Uni devait quitter l’Union. Le risque d’une sécession de l’Ecosse est également très concret. Et une UE sans le Royaume-Uni perdrait un partenaire économique et politique crucial : si l’Europe perd le Royaume-Uni, elle court le risque de s’autodétruire. Et si le Royaume-Uni sort de l’UE, il devra naviguer dans des eaux inconnues, et risquer de devenir un acteur mineur, voire insignifiant dans un monde globalisé. La classe politique britannique, et Cameron en particulier, doivent faire en sorte que le débat autour de l’adhésion à l’UE ait lieu dans un cadre constructif et informé, sans l’alarmisme et le chauvinisme qui a fini par dominer la politique britannique. L’enjeu, conclut Nougayrède, ne pourrait être plus grand.[...]



Immigration : Quand faut y aller…

Wed, 13 May 2015 14:45:35 +0100

Il Manifesto, Rome – Cartoon. Voir en entier.



Elections législatives au Royaume-Uni : Sciés

Fri, 08 May 2015 10:53:48 +0100

The New York Times, New York – Cartoon. Voir en entier.



Elections législatives au Royaume-Uni : Résultat surprise

Wed, 06 May 2015 23:08:44 +0100

De Groene Amsterdammer, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier.



Crise grecque : Vers la sortie ?

Wed, 06 May 2015 10:21:46 +0100

Jyllands-Posten, Aarhus – Cartoon. Voir en entier.



Hongrie : L’extrême droite se renforce au Parlement

Tue, 14 Apr 2015 10:19:47 +0100

Le parti d'extrême droite Jobbik a remporté les élections législatives partielles de la ville de Tapolca le 12 avril, et obtenu ainsi son premier siège au Parlement lors d'un scrutin uninominal. Lors des législatives d'avril 2014, elle avait obtenu 24 sièges. Son candidat, Rig Lajos, s’est placé (avec 35,3% des voix), devant le candidat du parti du gouvernement de Viktor Orbán, la Fidesz (34,4%). “La stratégie du parti au pouvoir vient d’être enfoncée, et non plus par la gauche, mais par la droite”, analyse le quotidien de Budapest Magyar Nemzet. Le journal, qui titre en Une sur “Le changement qui vient du côté droit”, croit qu’“il y a dans l’air une odeur de changement de pouvoir”. Dans la course pour les élections législatives de 2018, la Fidesz se voit ainsi déjà menacée par un Jobbik qui n’avait jamais dépassé les 20% auparavant. Pour ce journal plutôt proche de la Fidesz,

même si la masse critique de l'électorat est mécontente des récentes mesures du gouvernement — taxe sur Internet, corruption, rapprochement avec la Russie —, elle ne fait pas encore totalement confiance au Jobbik. Mais il faut reconnaître que, tandis que le discours de l'extrême droite a eu un écho certain, la droite au pouvoir n’a pas réussi à mobiliser.




Visite d’Alexis Tsipras en Russie : Mettez une pièce

Wed, 08 Apr 2015 19:30:14 +0100

I Kathimerini, Athènes – Cartoon. Voir en entier.



Le rôle de l’Allemagne en Europe : C’est vraiment le quatrième Reich ?

Thu, 02 Apr 2015 15:32:16 +0100

Quel est la place de l’Allemagne en Europe ? Est-ce que ses voisins du Sud ont raison lorsqu’ils comparent sa domination actuelle à la sombre époque nazie ? C’est à ces questions qu’un groupe de journalistes tente de répondre dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Ils se servent du passé trouble de l’Allemagne pour expliquer que “le leader malgré lui” de l’Europe se considère paradoxalement comme étant à la fois trop grand et trop petit pour jouer son rôle actuel : Il est clair que la zone euro est dirigée par l’Allemagne, même si des dissensions apparaissent parfois. Par contre, il est clair aussi que Berlin a une grande influence sur le destin de millions de personnes dans d’autres pays. Ce pouvoir est directement lié à une responsabilité particulière mais les membres du gouvernement et les autres hommes politiques [allemands] se comportent malgré tout comme s’ils étaient à la tête d’un petit pays. De fait, l’Allemagne domine politiquement le continent grâce à ses succès économiques mais elle n’est pas du tout préparée à endosser le leadership politique en sacrifiant ses intérêts à court terme, précisent les plûmes du Spiegel. Son audace politique est née d’un désir intransigeant de voir tous les membres de la zone euro adhérer aux principes de gestion raisonnable et d’efficience qui lui sont chers. C’est de l’eau au moulin des adversaires de l’hégémonie germanique qui se font de plus en plus entendre : Presque tous les critiques de la politique de l’Allemagne n’ont qu’un seul mot à la bouche : l’austérité. Cette notion se rapporte à l’épargne qui a une connotation positive en Allemagne. Mais dans les pays européens frappés de plein fouet par la crise de la dette, elle est synonyme de politique de privation imposée de l’extérieur et aux conséquences néfastes. L’Allemagne ne se limite plus à exporter ses biens – elle exporte aussi ses règles. En interviewant des figures dissidentes grecques, italiennes et françaises, l’équipe de Der Spiegel explique que les comparaisons avec le Troisième Reich sont provoquées par la stratégie de l’Allemagne, qui veut sauvegarder ses intérêts économiques. Alors que le magazine rejette ce genre de comparaisons, en argumentant que “personne ne fait vraiment de parallèle entre Merkel et le nazisme”, il précise toutefois qu’”une réflexion approfondie sur le mot ‘Reich’ [empire] n’est peut-être pas tout à fait déplacée.*” L’Allemagne exerce sans aucun doute une influence importante bien au-delà de ses frontières en imposant une politique d’austérité à des partenaires économiques qui n’en veulent pas. Les maîtres actuels de l’Europe peuvent tirer des leçons inquiétantes des précédents historiques. Le Deuxième Reich fondé par Bismarck qui a duré jusqu’à la défaite de la Première Guerre mondiale s’était retrouvé dans une situation précaire : il était devenu la première puissance en Europe mais il n’était pas assez fort pour dominer à lui seul le continent. Selon Der Spiegel, l’Allemagne se trouve dans une situation[...]



Grèce : Un ami vous attend

Thu, 02 Apr 2015 09:43:32 +0100

Trouw, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier.



Elections législatives au Royaume-Uni : Gros calibres

Tue, 31 Mar 2015 11:21:34 +0100

The Independent, Londres – Cartoon. Voir en entier.



Politique de défense commune : Pourquoi nous n’avons pas besoin d’une armée européenne

Mon, 30 Mar 2015 11:44:44 +0100

Polityka, Varsovie – Appelée de ses vœux par le président de la Commission, elle répond plus à des impératifs budgétaires qu’à une réelle nécessité politique. Et les divisions persistantes entre pays membres ne contribueraient pas à son efficacité, estime Polityka. Voir en entier.



Les Balkans et la crise : La Bosnie dans l’impasse

Thu, 19 Mar 2015 06:54:20 +0100

“Il y a un an, la Bosnie était traversée par une vague de protestations […] déclenchées par la pauvreté et le chômage”, écrit Buka, un magazine de Banja Luka, dans l’entité serbe de la République de Bosnie. Parties de la ville de Tuzla, “les manifestations se sont rapidement étendues au reste du pays”. Des mairies et des ministères furent incendiés par des citoyens las de l’immobilisme, de la corruption et du marasme économique dans lequel le pays était plongé. Comme le rappelle Buka, selon Eurostat, la Bosnie partage avec l’Albanie le titre peu enviable de pays le plus pauvre d’Europe : “le pouvoir d’achat y est un tiers de la moyenne européenne, seul un habitant sur deux en âge de travailler est actif et, parmi eux, un tiers est sans emploi”. Quant au gouvernement, ajoute le magazine, que ce soit au niveau national ou local, il n’a pas de stratégie pour le développement du pays, si ce n’est le respect du pacte pour la croissance et l’emploi imposé par l’Union européenne – qui n’a pas donné de résultats au sein de l’Union par ailleurs. La Bosnie se trouve ainsi entre le marteau et l’enclume et vit un conflit semblable à celui qui oppose les pays du nord et du sud de l’Europe : enchaînés par le dogme de l’austérité et trop endettés pour parvenir à se financer sur les marchés. Les comités citoyens qui avaient animé les protestations de 2014 ont quant à eux disparu ou ils ont été absorbés par des mouvements plus “institutionnels”. Face à cette situation, les partis populistes de droite, aujourd’hui au pouvoir à la fois dans la Fédération croato-musulmane et dans l’entité serbe, sont dans l’impasse, note Buka, car le seul moyen d’obtenir la paix sociale serait d’obtenir d’autres crédits des bailleurs internationaux à un coût exorbitant, une solution qui deviendrait vite insoutenable. Ce qui fait penser que des manifestations semblables à celles de février 2014 sont à craindre prochainement. Et le gouvernement n’aura pas le choix : face à une diminution des recettes, il sera obligé à couper les dépenses publiques. […] A la fin, les manifestations, auxquelles ont participé jusqu’à présent les travailleurs et les petits entrepreneurs, pourraient s’amplifier et devenir imposantes. Les intellectuels de droite estiment que la Bosnie Herzégovine peut être sauvée uniquement avec des réformes radicales, comme le transfert de pouvoirs des dirigeants politiques vers les opérateurs privés qui, avec la libéralisation de l’économie, pourraient relancer la croissance. Mais pour que ce plan se réalise, il faut du temps. Et aujourd’hui, la Bosnie ne peut se permettre d’attendre. A une situation économique difficile est venue s’ajouter un élément de déstabilisation aussi imprévu qu’inquiétant : l’arrivée de l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que le relate le reporter de La Stampa, qui s’est rendu à Gornja Maoča. “Nettoyé” de sa population serbe lors de la guerre, ce vill[...]



L’Allemagne et le sauvetage de la Grèce : Noble geste

Wed, 18 Mar 2015 16:08:28 +0100

Cartoon movement, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier.



Immigration en Grèce : Athènes menace l’UE d’ouvrir les portes

Wed, 11 Mar 2015 21:14:31 +0100

“Athènes menace de laisser entrer les immigrés clandestins”, affirme De Volkskrant, selon lequel le gouvernement de gauche du Premier ministre Alexis Tsipras a commencé à modifier la politique migratoire de la Grèce : il est notamment prévu qu’un “trou” symbolique soit fait dans la clôture de 4 m de haut qui sépare la Grèce de la Turquie, érigée en 2012 avec des fonds européens dans le but d’empêcher les immigrés illégaux de traverser la frontière. Athènes veut également fermer les centres de rétention.

Le gouvernement a déjà entrepris les premières dispositions, écrit Trouw: chaque jour, quelques 30 demandeurs d’asile, surtout des réfugiés d’Asie et du Moyen-Orient, sont libérés des centres de détentions.

Les organisations de défense des droits de l’homme sont “satisfaites” de cette “politique plus humaine” du gouvernement et de la ministre adjointe chargée de l’immigration, Tasia Christodoulopoulou, une ancienne militante des droits de l’homme. Cependant, l’Europe est très inquiète, ajoute le journal, car “la plupart des réfugiés ne veulent pas rester dans une Grèce appauvrie où il est difficile de se refaire une vie. Dès qu’une opportunité se présente, ils déménagent vers des pays plus riches de l’UE”.

Selon son confrère De Volkskrant, le gouvernement grec se sert de la question de l’immigration pour mettre la pression sur Bruxelles :

Athènes veut plus d’aide de l’Europe pour recevoir et répartir les immigrés sur tout le continent. “Puisque les Européens ne se montrent pas compréhensifs, nous pouvons donc enfreindre les accords de Schengen et donner des papiers à 300 000 immigrés qui pourront ensuite se déplacer dans toute l’Europe”, a déjà averti le ministre adjoint de l’ordre public et de la protection des citoyens Yiannis Panousis dans une interview.

Cette question sera à l’ordre du jour du conseil des ministres de la Justice et des Affaires intérieures, ce jeudi à Bruxelles.




Politique européenne de défense : L’armée européenne proposée par Juncker “affaiblit l’OTAN”

Wed, 11 Mar 2015 09:02:22 +0100

Tout ce qui relativise politiquement l’OTAN et l’affaiblit militairement est mal”, écrit l’éditorialiste Michael Stürmer dans le quotidien allemand Welt am Sonntag, en réaction à la proposition faite dans le même journal par Jean-Claude Juncker de créer une armée européenne. Le président de la Commission européenne affirme entre autre que cette armée “aiderait à mettre sur pied une politique étrangère et de sécurité commune”, de “réagir de manière crédible aux menaces vis-à-vis de la paix dans un Etat membre ou voisin” et de “faire comprendre à la Russie que nous sommes sérieux lorsqu’il s’agit de défendre les valeurs européennes”.

Selon Stürmer, toutefois,

Juncker voit dans son initiative une réponse aux dérives militaires de la Russie contre l’ouest, mais aussi le seul contre-poids possible face au désintérêt évident des Etats-Unis, de s’engager en Europe comme à l’époque de la Guerre froide.

Or, rappelant les échecs historiques des projets de défense européenne commune, Stürmer estime qu’“un seul commandement suffit.” Pour contrer la réorientation de la politique américaine vers le Pacifique, les pays de l’UE devraient “contrer le danger par des actions propres, et non pas en gesticulant” :

Les européens, tous ensemble et chacun de son côté, à commencer par l’Allemagne, devront enfin tenir leurs promesses. La nouvelle situation [l’avancée de la Russie vers l’ouest] n’admet pas d’idéalisme.




Manifestations anti-Orbán à Budapest : Le gouvernement accusé de corruption sur le nucléaire

Tue, 10 Mar 2015 09:24:19 +0100

Depuis plus d’un an, les manifestations contre le Premier ministre Viktor Orbán et sa politique nationaliste se multiplient à Budapest. Ce 8 mars, rapporte Magyar Narancs, les Hongrois sont à nouveau sortis dans les rues de la capitale pour dénoncer la corruption du pouvoir et exprimer leur mécontentement envers une nouvelle mesure controversée : le 3 mars le Parlement a en effet voté une loi qui prolonge de 15 à 30 ans la période pendant laquelle les détails de l’accord signé avec la Russie le 17 février dans le domaine du nucléaire civil sera couvert par le secret défense.

“Mocskos Fidesz !” (“Elle est sale cette Fidesz !”, le parti d’Orbán), criaient les milliers de personnes qui manifestaient dimanche à l’appel de l’opposition, alors que, poursuit l’hebdomadaire, on pouvait lire “Ce gouvernement est corrompu” sur des pancartes.

L’accord porte sur un prêt de 10 milliards d’euros consenti par la Russie à la Hongrie afin de couvrir 80% des frais de construction de deux nouveaux réacteurs pour la centrale de Paks. Réalisée par la société russe Rusatom, c’est la seule du pays et elle fournit en électricité environ 40% de la Hongrie.

Alors que le gouvernement invoque des “raisons de défense”, note le site Hu-lala.org, l’opposition estime quant à elle qu’

il s’agit de masquer une véritable affaire de corruption. Tandis que l’opposition demande au président de la République, János Áder, de saisir la Cour constitutionnelle, les manifestants, eux, prévoient de sortir à nouveau dans la rue le 28 mars.




Crise de la dette : Berlin, la mal-aimée

Fri, 06 Mar 2015 15:37:15 +0100

Le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, rapporte qu’Avgi¨, un quotidien proche de Syriza, le parti du Premier ministre grec Alexis Tsipras, a publié une caricature du ministre allemand des finances, “Wolfgang Schäuble, vêtu d’un uniforme de la Wehrmacht, l’armée du IIIe Reich, croix de guerre autour du cou”. Ce n’est qu’au bout de deux jours que Tsipras l’a condamné. D’ailleurs, Quatremer rappelle que c’était Tsipras lui-même qui avait “ouvert les vannes de la germanophobie”, en demandant à l’Allemagne des compensations pour les dommages subis par la Grèce pendant la Seconde guerre mondiale. Avec la crise, les sentiments anti-allemands progressent dans toute l’Europe et Berlin “commence à s’en préoccuper”, note Quatremer. Il explique qu’“un peu partout, on vit mal ce qui est ressenti comme la domination d’un pays qui semble vouloir imposer son modèle économique à coup de politiques d’austérité.” Au Royaume-Uni, “une partie de la classe politique […] et la presse populaire s’indignent de voir le vaincu des deux conflits mondiaux s’imposer en maître incontesté de la zone euro.”, ajoute le journaliste, qui note que l’hostilité à l’égard de l’Allemagne est en plein essor en France également. Le souverainiste de droite Nicolas Dupont-Aignan qualifie ainsi l’UE de “IVème Reich”, le leader du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon estime que “l’attitude de l’Allemagne est arrogante, dominatrice, et conduit l’Europe au chaos”, alors que la chef de file du Front national Marine le Pen dénonce la “capitulation de la Grèce face au chantage de Berlin”. Non seulement ces forces politiques montent en puissance, mais en plus “le discours germanophobe gagne [du terrain] au sein de l’UMP [et] du PS”. Cette critique de la part des hommes politiques français découle des divergences concernant la gestion de la crise de l’euro. “Les Allemands raisonnent par la règle. C’est seulement après qu’ils tiennent compte du contexte, alors que nous ou les anglo-saxons sommes beaucoup plus pragmatiques”, précise un membre du gouvernement français à Quatremer, selon lequel – Pour Berlin, il suffit donc de revenir aux règles convenues et ne pas se lancer dans une interprétation créatrice, s’adapter aux circonstances. D’où ses “nein” retentissants à répétition : non à un sauvetage européen des banques, non à un plan de relance européen, non à une aide financière à la Grèce, non à une interprétation souple des règles, non, non, non. Et pourtant, le Bundestag a avalisé le résultat des dernières négociations avec la Grèce, “ce qui n’était pas gagné d’avance”. Le tabloïd allemand Bild avait en effet organisé une campagne contre l’aide accordée à la Grèce et le plan de sauvetage était loin de faire l’unanimité auprès de l’op[...]



Prolongation du plan d’aide à la Grèce : Pouce levé

Wed, 25 Feb 2015 14:14:10 +0100

De Groene Amsterdammer, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier.



Hongrie : “Poutine nous souffle dans la nuque”

Wed, 18 Feb 2015 11:39:48 +0100

En choisissant ce titre de Une pour présenter les enjeux de la visite du dirigeant russe à Budapest, le mensuel de gauche Magyar Narancs explique que “le gouvernement hongrois ne pouvait pas refuser cette visite”, et de son côté “Moscou aussi a besoin de la Hongrie”. Pour le magazine de Budapest, qui ne manque pas de rappeler les manifestations qui ont eu lieu dans la capitale hongroise à la veille de sa visite du 17 février, Poutine “avait besoin de prouver au monde entier qu’il existe encore un pays européen qui le soutient”, car cette visite est la première du président russe dans un État membre de l’UE depuis l’application des sanctions contre Moscou.

Quant au Premier ministre hongrois Viktor Orbán, il a souligné que “même si la Hongrie ne soutient pas les sanctions, la paix en Ukraine est un pré-requis pour rétablir les bonnes relations entre l’UE et la Russie”. Poutine, qui est isolé sur le plan international et qui rencontre des difficultés pour trouver de nouveaux débouchés pour ses biens et services, a signé plusieurs accords économiques avec Budapest, dans le domaine énergétique, nucléaire, universitaire et médical.

Pour mieux comprendre la Hongrie de Viktor Orbán, lisez notre dossier.




Sauvetage de la Grèce : “L’ultimatum de l’Eurogroupe”

Tue, 17 Feb 2015 14:52:19 +0100

"l'Eurogroupe n'accorde que quelques jours supplémentaires à la Grèce pour qu'elle signe la prolongation" de son plan de sauvetage, écrit I Kathimerini dans son édition anglophone. Le gouvernement grec a jusqu'au vendredi 20 février pour décider s'il accepte les conditions proposées. Dans le cas contraire, "il risque de perdre les fonds restants" car les ministres des finances de la zone euro, qui se sont réunis lundi, ne sont pas parvenus à un accord. Le journal reste optimiste malgré tout et espère qu'un terrain d'entente sera trouvé dans les prochains jours. Le ministre grec des finances Janis Varoufakis

pense qu'il arrivera à se mettre d'accord avec ses partenaires, de telle sorte que la Grèce puisse obtenir les prêts prévus pour les quatre prochains mois si elle remplit certaines conditions. La coalition dirigée par Syriza estime que la Grèce et ses créditeurs auront ainsi assez de temps pour négocier un accord plus large qui supposerait notamment un allégement de la dette grecque.




Guerre en Ukraine : Cessez-le-feux

Thu, 12 Feb 2015 21:40:21 +0100

Trouw, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier.



Sommet de Minsk : “Dernière chance pour la paix en Ukraine”

Wed, 11 Feb 2015 17:57:28 +0100

L'offensive des rebelles prorusses s'est intensifiée dans l'est de l'Ukraine à la veille du sommet de Minsk (Biélorussie) au cours duquel les différentes parties impliquées (Etats-Unis, Union européenne, Russie et Ukraine) tenteront d'arriver à un accord définitif, [rapporte le journal ABC. Parallèlement, d'intenses négociations multilatérales ont eu lieu ces dernières heures entre des experts français, allemands, russes et ukrainiens dont le but est de parvenir à un cessez-le-feu. L'option qui consiste à réarmer l'Ukraine continue à diviser les dirigeants américains et européens. Cette mesure consisterait à contrecarrer le soutien apporté en armes et en hommes aux rebelles prorusses par Moscou. Le quotidien explique que

Ne pas aider militairement le gouvernement légitime ukrainien est l’engagement de l'Europe qui veut négocier une solution. Cependant, sans cette aide, l'armée ukrainienne ne sera pas en mesure de vaincre les rebelles. […] Le sommet de Minsk peut être la première étape qui conduira à la résolution d’un conflit qui ne sert les intérêts de personne mais il peut se solder aussi par un échec cuisant et il peut représenter le prélude d'une guerre ouverte de grande ampleur."




La Grèce et l’austérité : Les révolutionnaires en papier d’Athènes

Tue, 10 Feb 2015 15:24:40 +0100

Son fils cadet s’appelle Ernesto et une affiche de Che Guevara était suspendue jusqu’à peu dans son bureau mais a priori Alexis Tsipras n’envisage pas de commencer une révolution, écrit Newsweek Polska en soulignant que le premier ministre grec n’est pas un "idéologue aveuglé mais un stratège brillant qui adore les jeux politiques". Il a également su remplir le vide politique qui est apparu après la chute du bipartisme dans ce pays. L’historien et sociologue grec Iannis Carras explique que La qualité principale de Tsipras, c’est que de nombreux Grecs le considèrent comme un politique qui défend les intérêts du pays. Il va donc continuer sa rhétorique patriotique-nationaliste qui est un trait commun de la gauche et de la droite grecques. Il ne sera pas en mesure cependant de tenir "ses promesses électorales irréalistes", même s’il a déjà commencé à démonter les réformes de son prédécesseur. En effet, il a suspendu la privatisation du port du Pirée et de la société énergétique DEI, il a augmenté le salaire minimum et il envisage de rembaucher une partie des salariés du secteur public. Les experts estiment que toutes les promesses de Tsipras coûteraient environ 10 milliards de dollar et la Grèce ne dispose pas de cette somme. C’est pourquoi, explique Gazeta Wyborcza, le nouveau ministre grec des finances Yanis Varoufakis a mis en place un plan de sauvetage en quatre points qui est essentiel pour la survie du gouvernement. Il suppose que les taux d’intérêt de la dette grecque dépendent du taux de croissance, du rythme des réformes qui doivent se faire "au laser et non avec un couteau de boucher" et de la stimulation des investissements, non pas qu’en Grèce mais dans toute l’Europe, qui passerait par des actions renforcées de la Banque européenne d’investissement. La création d’un programme d’aide sociale destinée aux plus pauvres figure également sur cette liste. Les éléments principaux de ce plan dépendent cependant de l’accord des partenaire européens et de la Commission européenne. C’est pourquoi Tsipras et Varoufakis voyagent dans toute l’Europe en cherchant des soutiens et des alliés. Interrogé récemment sur ce qui adviendrait si l’UE rejetait ses propositions, Varoufakis a admis que ce "serait pire que la mort". Il n’est donc pas étonnant que ces derniers temps Tsipras mette de l’eau dans son vin et calme un peu ses ardeurs avant la partie décisive qui se jouera avec la chancelière allemande. Newsweek Polska souligne cependant qu’Angela Merkel fera plus difficilement des concessions qu’en 2012, lorsqu’elle craignait que la chute de la Grèce entraînerait celle de la zone euro – A présent, la chancelière est plutô[...]



Guerre en Ukraine : Message pour Kiev

Mon, 09 Feb 2015 15:20:54 +0100

De Groene Amsterdammer, Amsterdam – Cartoon. Voir en entier.