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VoxEeurop | Idées



Le voix du continent



 



Vers une Europe fédérale : Les Empires contre-attaquent

Fri, 08 Dec 2017 17:47:58 +0100

Internazionale, Rome – L’avenir de l’Europe n’est pas dans la multiplication des Etats souverains. Elle ressemblera davantage aux ensembles supranationaux et multiethniques du XIXe siècle – la démocratie en plus. Voir en entier.



Elections européennes 2019 : Pour une révolution majoritaire

Wed, 08 Nov 2017 15:19:11 +0100

Strade, Rome – Afin de rendre plus efficaces et démocratiques les institutions européennes, à commencer par le Parlement, une profonde réforme, qui passe aussi par l'adoption du système majoritaire pour les élections européennes, affirme l'ancien député européen radical Olivier Dupuis. Voir en entier.






La Pologne, l'histoire et la crise des réfugiés : La réaction de Varsovie doit nous faire réfléchir sur le passé

Fri, 01 Sep 2017 15:14:12 +0100

, – Le rejet continu des réfugiés par le gouvernement polonais a un goût amer de déjà-vu. N’est-il pas temps de commencer à apprendre les leçons des drames du XXe siècle ? Voir en entier.



La Pologne et l’histoire – Réaction : “Ne confondons pas patriotes et nationalistes !”

Fri, 01 Sep 2017 12:33:17 +0100

RMF 24, Cracovie – L’article de Lorenzo Ferrari sur le musée de la Seconde guerre mondiale de Gdańsk a suscité un débat passionné en Pologne. Le journaliste de la radio RMF FM Bogdan Zalewski nous a écrit une longue lettre en guise de réponse. Son argumentation, très controversée, est néanmoins partagée par une partie non négligeable de l’opinion publique et du pouvoir actuel en Pologne. Nous la publions telle que nous l’avons reçue et qu’elle est publiée sur le site de RMF FM. Son contenu n’engage que son auteur. Voir en entier.






L’appel de la société civile : Réinventons ensemble une Europe meilleure !

Wed, 10 May 2017 16:13:23 +0100

Civico Europa, – L'élection du pro-européen Emmanuel Macron à la présidence de la France intervient à un moment où les citoyens européens manifestent de plus en plus dans la rue et dans les urnes leur attachement – et parfois leurs critiques – à l'Union. Le moment est venu de transformer ce mouvement de fond en véritable réforme en profondeur de l'UE, affirme un groupe de personnalités européennes réunies au sein de Civico Europa. Voir en entier.



Daniel Röder, fondateur de Pulse of Europe : “Nous prenons au sérieux les craintes des Européens”

Sat, 25 Mar 2017 17:27:50 +0100

, – Daniel Röder est le fondateur de Pulse of Europe, le mouvement citoyen qui réunit chaque dimanche dans un nombre croissant de villes les personnes qui veulent montrer leur attachement à l'Europe et leur refus des populismes. Voir en entier.



Vidéo : L’Europe, c’est maintenant !

Fri, 24 Mar 2017 08:35:25 +0100

Soixante ans après le Traité de Rome, signé le 25 mars 1957, l'Union européenne "est la plus incroyable invention politique de l'histoire moderne". Mais elle est incomplète, menacée par ses démons intérieurs et ses adversaires extérieurs. L'Europe, c'est une histoire de sang et de réconciliation, de prospérité et de rêves inachevés.

L'Europe porte en elle le souvenir tragique des dictatures et des divisions mais aussi un imaginaire commun et une culture en partage. Le cinéma et les images d'archives sont là pour nous le rappeler. L'identité européenne existe, au delà des gouvernements et des bureaucraties. Son incarnation aussi, portée aujourd'hui par la génération Erasmus et le peuple de citoyens européens.

Aujourd'hui, les dysfonctionnements de l'Union et les pressions souverainistes représentent un péril mais aussi une opportunité historique pour un sursaut et revendiquer plus d'Europe, maintenant !




Indépendantistes en Europe : La carte des séparatismes

Tue, 21 Mar 2017 21:43:40 +0100

Ce ne sont pas les mouvements séparatistes ou nationalistes qui manquent en Europe, mais, ces dernières années ils semblent avoir acquis une vigueur particulière, surtout dans certains pays. Ces derniers jours, la Premier ministre de écossaise Nicola Sturgeon a annoncé qu'elle veut organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. Récemment, l'ex président de la Catalogne Artur Mas a été condamné pour avoir organisé une consultation populaire sur l'indépendance de sa région en 2014, contre l'avis du gouvernement espagnol.

Il y a quelques temps, le cabinet de design et d'architecture austro-néerlandais TD a imaginé pour Mark Magazine l'aspect qu'aurait l'Europe si chaque mouvement séparatiste devait avoir gain de cause. Dans ce scénario, les Etats qui ne subiraient aucun changement se comptent sur les doigts de la main, alors que tous les autres seraient divisés en deux ou plusieurs parties, dans la plupart des cas, selon des lignes de frontière linguistiques ou régionales.

Les auteurs de la carte, Theo Deutinger, Filip Cieloch et Lucia de Usera, ne détaillent pas quelles sources ils ont utilisées pour établir les possibles lignes de fracture entre les Etats existants : certaines revendications séparatistes sont bien connues (comme dans le cas de la Catalogne, de l'Ecosse ou des Flandres), d'autres sont moins visibles ou carrément absentes. Parmi tous les cas illustrés par la carte, rares sont en fait les mouvements indépendantistes qui ont de réelles possibilité de succès. Nombre d'entre eux sont très minoritaires, désorganisés ou intéressés davantage dans la revendication d'une spécificité culturelle qu'à une véritable sécession. La carte de TD est en somme un exercice stimulant, tout en ne prétendant pas donner une indication réaliste sur les futures frontières en Europe.




Mobilisation pour l’UE : “Faisons de l’Europe une puissance politique, démocratique, économique et sociale”

Mon, 20 Mar 2017 08:02:16 +0100

Civico Europa, – Un collectif de personnalités du monde politique et culturel européen appelle, dans cette tribune diffusée dans plusieurs médias, l’Union à une relance et les Européens à une grande marche civique, à Rome, le 25 mars, 60ème anniversaire de la signature du Traité de Rome. Voir en entier.



On ne badine pas avec l’Union Européenne

Fri, 03 Mar 2017 07:44:16 +0100

Blog“Non à l’UE !” disent-ils. D’accord. Et après? Le nationalisme? L’exclusion et l’isolationnisme? Susciter la haine et fermer les frontières? Les mouvements anti-européens ont le vent en poupe et pas seulement en Grande-Bretagne, chez nous aussi. Ils montrent clairement que l'euroscepticisme est devenu une menace pour les valeurs fondamentales de la vie commune européenne. Pourquoi 60 ans après la création de la Communauté Économique Européenne les Européens tournent-ils le dos à une de leurs plus grandes avancées? Il est compréhensible que certains des 510 millions de citoyens de l’UE la remettent en question. En effet, notre UE, telle qu’elle existe aujourd’hui, est imparfaite et complexe. Elle avantage fortement les lobbies et tend à abandonner le simple citoyen. L’UE se veut être une unité mais n’est pas capable de mener une politique homogène et cohérente. L’absence d’une telle politique empêche de combattre l’accroissement des inégalités économiques et sociales entre les différents citoyens des différents pays. Il est inutile de rappeler ici les conséquences d’une Europe divisée et opposée. Ou peut-être le faut-il? La première moitié du siècle dernier peut servir d’avertissement. La Communauté Économique Européenne a été fondée il y a 60 ans avec la volonté de garantir et préserver la paix. Or, c’est précisément à une époque comme la nôtre, dans un monde incertain, où des milliers de personnes fuient la terreur et les guerres, que nous devons apprécier à sa juste valeur un si beau cadeau et le protéger à tout prix. Il serait vraiment très imprudent de sous-estimer les dangers qui la menacent. N’oublions pas que l’UE protège la démocratie, la liberté de presse, d’expression et de religion, pour ne citer que quelques uns des droits inviolables, dont nous Européens, nous pouvons profiter. N’est-ce pas un privilège de vivre dans un pays dans lequel les principes de liberté et d’autodétermination sont ancrés dans la Constitution? Tous les États de l’UE doivent respecter les principes démocratiques, et les États candidats à une adhésion ne peuvent échapper aux processus de réformes qui vont dans ce sens. L’UE contribue ainsi à la diffusion de ces valeurs démocratiques. En outre, deux des aspects les plus importants sont la libre circulation des personnes et la monnaie commune. Certes, nous sommes loin d’avoir atteint la perfection dans ces domaines et l’euro est souvent sous le feu des critiques. Dans la zone euro, le change de monnaie a disparu, tout comme les coûts de conversion. Nous pouvons voyager dans chaque pays, sans contrôle de passeport, ni même de visa. L’Accord de Schengen, qui assure le passage des frontières, ne contribue donc pas seulement à la dynamique économique, mais aussi à un échange culturel et par là, à la compréhension et à la paix entre les différentes cultures. Quand nous entendons que d’autres pays veulent dresser des murs, nous ne pouvons que nous indigner. L’Europe a vécu la division dans sa chair, avec un mur. Nous ne voulons pas revivre cela. La remise en cause de la libre circulation des personnes serait un coup dur pour une Europe si libre et si diversifiée! L’UE n’est pas parfaite. Mais elle protège la paix en Europe. Critiquer l’Union Européenne est légitime. La détruire ne l’est pas ! Bien sûr, des réformes et des améliorations sont nécessaires afin de préparer l’UE au futur. Mais ces réformes doivent se faire dans l’unité et la cohérence, et non pas dans le rejet et la discorde. Il devient plus nécessaire que jamais de consolider l’UE. N’est-ce pas un privilège que de considérer ses voisins comme des amis[...]



60ème anniversaire du traité de Rome : Relançons l’intégration européenne !

Mon, 13 Feb 2017 10:12:53 +0100

, – A la veille de l'anniversaire de la signature des traités fondateurs de l'UE et alors que celle-ci traverse une crise sans précédent, un groupe de plus de 300 universitaires et personnalités européennes ont signé cet appel afin de relancer l'intégration européenne et d'inviter la société civile, les chercheurs, les jeunes et les citoyens à participer à une grande marche pour l'Europe, à Rome, le 25 mars. Voir en entier.



Raphaël Glucksmann et la crise de l’Union : “Il faut un nouveau contrat social à l’échelle de l’Europe”

Wed, 14 Dec 2016 10:38:45 +0100

, – Pour l’essayiste français, le seul moyen d’éviter que l’Union ne se délite sous les coups de boutoir des partis populistes et nationalistes, c’est un ressaisissement des forces démocratiques et une vision capable de “parler au cœur des Européens”. Voir en entier.



Intégration européenne : Retrouver le peuple européen derrière le mythe des “pères fondateurs”

Wed, 19 Oct 2016 10:18:30 +0100

Libération, Paris – En 1941, le résistant antifasciste Altiero Spinelli, depuis son exil sur l'île de Ventotene, en appelait à l'unité du peuple européen. Quand Angela Merkel, François Hollande et Matteo Renzi se sont retrouvés au même endroit 75 ans plus tard, ils ont évoqué rituellement le récit traditionnel du "projet européen" technocratique devenu la seule alternative aux rejet des souverainistes. Voir en entier.



Le clivage gauche-droite a-t-il encore un sens?

Mon, 04 Jul 2016 13:46:39 +0100

BlogIl était une époque, dont nous sommes naturellement tous un peu nostalgiques, où nous étions en situation de faire les événements. Mais avec l’émergence de grandes puissances économiques et la mondialisation des marchés, nous ne pouvons au mieux que les signer une fois qu’ils se sont faits sans nous. En effet, l’influence des membres de l’Union européenne dans le reste du monde s’est effondrée. Nous chérissons l’illusion perdue d’une souveraineté nationale que notre déclin en regard des avancées économiques enregistrées dans d’autres régions du monde a rendue obsolète et qui ne nous protégera pas de leurs effets. Pas plus que les radiations en provenance de Tchernobyl ne s’étaient jadis miraculeusement arrêtées aux frontières de la France, l’onde de choc provoquée par les enjeux planétaires contemporains, qu’ils soient économiques, sociaux, environnementaux ou sécuritaires, ne se fige aux portes de nos pays "souverains". Dès lors que les marges de manœuvre sont devenues aujourd’hui beaucoup plus réduites parce que nos pays sont soumis à une pression internationale beaucoup plus forte qu’autrefois, la question du clivage gauche-droite, qui a structuré le débat et la politique de nos Etats depuis le XVIIIe siècle, se pose immanquablement puisqu’il devient impossible de défendre sérieusement une logique redistributrice – pourtant nécessaire – quand il n’y a plus rien à distribuer ! Ponctuation cosmétique Certes, il subsiste par ailleurs des distinctions idéologiques relativement marquées entre les deux camps historiques, mais lorsqu’ils se retrouvent aux affaires, les oppositions originelles deviennent rapidement des nuances, de surcroît souvent limitées à des sujets symboliques. Une ponctuation cosmétique, pourrait-on dire, en raison de la conversion pragmatique de la social-démocratie au social-libéralisme, puisque la justice redistributive s’étiole à mesure que les caisses de l’Etat se vident et que l’endettement ou les déficits budgétaires se creusent. Bien entendu, les partis de gauche comme de droite ont des traditions, des cultures, des approches spécifiques, mais face à la réalité des choses, celles-ci ne pèsent plus lourd. On le sait depuis le tournant mitterrandien du début des années 1980, qui a entériné la fin de toute possibilité de conduire une politique réellement de gauche. Trente ans plus tard, François Hollande a dû tirer les mêmes conclusions, comme le reste des responsables politiques européens d’ailleurs. Il en résulte des conséquences dramatiques puisque les électeurs de gauche, du centre et de droite, sentant l’impuissance du politique, ne croient plus à l’efficacité de l’action publique tandis que les extrêmes s’emploient à faire croire qu’une autre politique, fondée sur le repli sur soi, la sortie de l’euro ou le colbertisme, serait possible alors même que le cadre étriqué de l’Etat-Nation ne permet précisément pas d’en poser les bases. Pourtant, les sirènes souverainistes attirent de plus en plus d’électeurs, captant une frange non négligeable de citoyens déçus par la pauvreté des débats et l’asthénie à peine voilée des partis modérés pour lesquels ils sont d’ordinaire enclins à voter. Cette incapacité d’agir sur les causes laisse peser une menace croissante sur l’avenir de nos principes issus de la démocratie libérale. On le voit bien en Hongrie, en Pologne, en Slovaquie mais aussi en Europe occidentale comme en France, où sous couvert d’un front hostile au libéralisme économique, c’est en réalité la lutte cont[...]



Un appel pour le 9 mai, journée de l'Europe : Sauvons notre Europe !

Sun, 08 May 2016 23:03:03 +0100

, – Alors que les valeurs fondamentales de l’Union sont menacées, la fête de l’Europe est l’occasion pour les réaffirmer et défendre l’idée d’une intégration plus profonde. Voir en entier.



La crise de l’UE vue par Matei Visinec : “L’Europe a choisi une forme lente de suicide”

Fri, 04 Mar 2016 14:47:02 +0100

Revista 22 – Nous vivons une crise du leadership européen, une désorientation de l’Europe par rapport aux grands dossiers du moment. Comment expliquez-vous cette situation ? Matei Visniec – L’Europe, après avoir raté son premier suicide dans les années de la Première guerre mondiale et son deuxième suicide lors de la Seconde, a choisi maintenant une autre méthode, une forme lente de suicide, par l’ouverture des veines, par l’écoulement total de ses valeurs – démocratie, liberté, insolence, plaisir et art de vivre, l’absence de peur, l’absence d’autocensure. Sur ce fond nous assistons au retour des murs, des barbelés, même à une nouvelle scission avec les pays d’Europe orientale, qui ont une toute autre culture géopolitique que les pays d’Europe occidentale. Le multiculturalisme provoque la peur dans l’Est, et dans l'Ouest de nombreuses voix clament son échec. Aimer toutes les cultures du monde c’est une chose, c’en est une autre de transformer le multiculturalisme en une ségrégation, comme dans les piscines il y a des créneaux exclusivement réservés aux femmes et d’autres réservés aux hommes. Une des solutions consisterait peut-être en la réédition des mécanismes Peut-être qu’une des solutions serait la recréation des mécanismes du projet commun, des espaces communs de la culture. Mais l’Europe a-t-elle encore cette capacité ? Plus que jamais l’Europe semble être une citadelle assiégée. D’un côté, nous avons le danger du fascisme islamiste, qui a créé des foyers à l’intérieur [de l’Europe]. Puis, aux portes de l’Europe frappent maintenant plus d’un million de réfugiés par an, qui ne sont pas tous prêts à adopter le style de vie occidental. Il y a diverses formes de nationalisme qui se développent à l’intérieur de l’Europe, comme si chaque communauté voulait se retirer dans sa coquille nationale susceptible de la défendre. Il y a une tendance claire au repli sur soi. […] L’important est que l’Europe puisse garder son identité en matière de démocratie, de liberté. Il est impératif que les gens qui entrent dans la maison Europe débarrassent leurs chaussures de la boue des idées préconçues et des idéologies toxiques. Afin que l’Europe puisse retrouver une autorité morale et culturelle globale, une certaine prestance qu’elle a connue avant la Première guerre mondiale, a besoin de plus de fermeté dans sa maison. Cela doit venir en premier lieu de mesures législatives. Il doit être très clair pour chaque imam qu’il lui sera à jamais interdit de mettre le pied en Europe s’il incite à la haine. Il doit être clair pour tous que la loi interdit de toucher une femme dans la rue contre son gré. Il doit être très clair pour les milliers de jeunes qui entrent maintenant en Europe qu’une femme assise dans une bar, en train de boire un café, n’est pas une prostituée. Nous observons autour de nous un monde en crise : crise de l’Europe, crise de l’occident, crise des partis traditionnels, spectre du “Brexit” et du “Grexit”, ascension des alternatives anti-système. Quelle est la responsabilité des medias dans la surenchère de ces crises, dans ce que vous nommez la théâtralisation de l’information ? Elle contribue à cette surenchère, car il y a aujourd’hui dans l’espace médiatique, sur fond d’une hollywoodisation de l’information, de nombreux clowns ou bouffons. Ils occupent l’espace médiatique avec leur insolence. Le public les adopte tellement vite qu’à un certain moment apparait le réflexe [...]



Intégration européenne : Pourquoi l’UE est – malgré tout – un succès politique

Mon, 29 Feb 2016 15:54:24 +0100

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire polonais Polityka, Andrew Moravcsik affirme que l’Union a su trouver un juste milieu entre égoïsmes nationaux et fédéralisme :

l’Europe marche aussi bien non pas ‘malgré’ mais justement ‘parce qu’elle n’est pas aussi centralisée que le voudraient les euroenthousiastes ; parce qu’elle ne dépense pas des sommes colossales ; et parce qu’elle n’a pas autant de fonctionnaires que ça.

En effet, c’est la raison et non les idéaux irréalistes qui l’ont toujours emporté dans la construction européenne. Ce sont même les eurosceptiques qui l’ont fait le plus avancer :

De Gaulle est à l’origine de la politique agricole commune, la politique la plus centralisée de l’Europe, alors qu’il était opposé aux idées supranationales. Margaret Thatcher était anti-européenne mais elle promouvait le marché commun.

Et c’est justement le marché unique que le chercheur américain vante le plus car

il fonctionne bien, même si la plus grande crise depuis les années 1930 est passée par là. A l’époque, on avait fermé les frontières, alors que maintenant, […] elles restent ouvertes car l’Europe dispose d’une protection institutionnelle forte de la libre circulation des capitaux et des marchandises. Et ce n’est pas une réussite éphémère mais bien un succès durable à l’échelle planétaire.

Cette libre circulation est mise à mal par la crise actuelle des migrants mais Moravcsik

ne croit pas en une politique migratoire centralisée – avec une répartition coordonnée. Ce sera plutôt du marchandage entre Etats membres en fonction de leur situation intérieure.

Par ailleurs, l’Europe reste sur le devant de la scène. Malgré la montée en puissance de la Chine,

l’Europe garde le dessus sur l’Empire du Milieu – au niveau économique, militaire et de l’influence. […] La Chine est le pays le plus surestimé du monde, l’Europe la région la plus sous-estimée.

Les Etats-Unis, quant à eux,

ne savent pas financer et organiser l’aide humanitaire, le commerce, soutenir les institutions internationales, les droits de l’hommes, ne peuvent pas s’élargir comme l’Union et n’ont presque aucune influence sur la Russie car ces deux pays n’échangent pas.

Un bémol tout de même à ce tableau élogieux :

l’introduction de l’euro avait été une mauvaise décision, contraire à la logique économique moderne. On croyait que les cycles économiques des pays de la zone euro convergeraient progressivement mais ce n’est pas le cas. A moyen terme, la monnaie unique n’a bénéficié qu’à des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande et a pénalisé la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie.




Rendez-vous en trois parties

Thu, 20 Aug 2015 09:00:15 +0100

Blog“Miliția! Culcă-te! Culcă-te!” De mon premier séjour en Roumanie, ce sont les mots de roumain qui m’auront le plus marqué. Il faut dire que, pour un jeune lycéen venu de Bruxelles en voyage scolaire au printemps 1984, une virée loin de ses parents et de l’univers douillet de la capitale européenne était l’occasion pour faire la fête au moins autant que pour découvrir un pays aussi mystérieux de ce côté-ci du “Rideau de fer” que fascinant. Et cela n’était pas toujours du goût des forces de l’ordre, qui nous intimaient armes à la main d’aller nous coucher. L’initiative du voyage revint à un professeur d’Italien au tropisme vers le Comecon particulièrement marqué. Dans les années 1970, il n’était pas rare que les sympathisants du Parti communiste italien – à l’époque, le plus important en Europe occidentale – préfèrent passer leurs vacances chez les “camarades” de l’Est que chez eux, à la fois pour des raisons économiques et idéologiques. Point de tour de France, de semaine à Londres ou à Copenhague, donc pour notre classe : il s’agissait plutôt de nous faire découvrir les bienfaits du socialisme réel et au visage apparemment humain de la République Populaire Roumaine. A l’époque, le pouvoir des époux Ceaușescu jouissait encore à l’étranger d’une réputation de “régime communiste dissident et libéral”. Lors de notre bref séjour, nous eûmes l’occasion de visiter Bucarest – dont le visage n’était pas encore balafré par l’immense palais du Parlement – ainsi que Brașov, Sighişoara et l’incontournable château de Vlad l’Empaleur, Târgu Mureş, les magnifiques monastères peints, Suceava, le delta du Danube et, bien sûr, Constanţa. J’en oublie sûrement – les années ont passé – mais je me souviens encore du sourire de Traian le chauffeur et de la patience infinie de Mircea, notre guide, qui parlait parfaitement italien tout en n’ayant jamais mis les pieds dans la Péninsule. Lors des quelques rencontres avec des lycéens roumains organisées par le minstère de l’Education nationale et bien encadrés, il n’était bien évidemment pas question de parler de politique, et la conversation tournait plutôt autour de nos lectures et de la musique que l’on écoutait à l’époque – les artistes italiens avaient d’ailleurs la cote, ce qui expliquait peut-être l’aisance de Mircea dans la langue de Dante (et d’Adriano Celentano). Et pour tisser des liens, rien de tel qu’un paquet de Kent ou une paire de bas nylon, deux denrées rares et prisées semblait-il. Séduits pas ces “frères de l’Est” si semblables à nous et pourtant si différents, notre curiosité était également attirée par les meutes de chiens errants qui pullulaient dans les villes et par les charrettes à roues de camion tirées par des chevaux qui sillonnaient les routes, au moins aussi nombreuses que les tristes Dacia 1300. Pour nous autres Occidentaux, qui avions grandi dans l’abondance et le consumérisme, les étals dégarnis des magasins étaient aussi frappants que l’abondance d’ouvrages politiques du “Génie des Carpathes” ou des traités de chimie de son épouse que l’on trouvait un peu partout. La gentillesse et l’accueil chaleureux que nous réservaient les Roumains ont vite fait oublier que l’heure était au resserrement et que l’omniprésente Securitate veillait. Qui eût dit que, à peine cinq ans devaient s’écouler pour que le régime s’effondre. Heures de révolte et [...]



Alba Iulia, la capitale d’un imaginaire européen

Mon, 17 Aug 2015 10:41:06 +0100

BlogIl existe des villes qui laissent derrière elles un parfum de déjà-vu. Il en existe d’autres, spectaculaires, qui surprennent à chaque pas. Il existe aussi des villes qui ont une signification spécifique du point de vue de la géographie sentimentale personnelle, des villes qui, même insignifiantes, nous semblent uniques et magnifiques. Mais il existe aussi des villes où, sans bien comprendre pourquoi, on se sent tout de suite chez soi. Il s’agit de ces villes où un je ne sais pas quoi devient permanence, et ce ne sont pas toujours celles où nous sommes nés ou dans lesquelles nous habitons. Parmi ces villes où l’on se sent chez soi, et qui, pour moi, ne sont pas nombreuses – Paris, Cluj, Antalia, Chisinau –, se trouve une autre catégorie. Celles où le temps a de la patience avec les gens, des villes bénies. Comme Alba Iulia. Je sais, depuis que j’ai découvert l’écrivain franco-turc Nedim Gürsel, avec ses Écrivains et leurs villes, réédité récemment au Seuil, que les villes ont une âme et que la meilleure manière de toucher cette âme est de pénétrer la cité à travers les yeux de l’écrivain qui l’a décrit. Mais qu’est-ce, je me demande, que pénétrer une ville non par les yeux des écrivains, qui restent rares à s’acquitter de cette tâche avec assiduité, mais par celui, fier et noble, de tout un éventail de princes ? Car à Alba Iulia ne sont pas nés de grands écrivains (à l’exception peut-être de Martin Opitz, à l’époque baroque, et Romulus Rusan, de nos jours), mais surtout des princes : Michel le Brave, Gabriel Bethleem, prince de Transylvanie au XVIIème siècle, mais aussi roi de Hongrie. Et de grands princes de l’Église, des évêques : Ignatiu Batthyany, le créateur de la Bibliothèque magique qui porte son nom, Iuliu Hossu, un des artisans de la Grande Assemblée Nationale du 1er décembre 1918, Aron Marton… D’une certaine manière, on pourrait dire, rien qu’en prononçant ces noms, qu’Alba Iulia respire non seulement l’histoire mais aussi le cosmopolitisme. Le multilinguisme. Capitale d’un imaginaire européen, longtemps avant d’être l’autre capitale de la Roumanie. La dénomination n’est pas le fruit du hasard : c’est ici qu’a été signée l’Union des principautés roumaines, c’est ici qu’est née la Roumanie, à partir de cette lointaine année 1599, quand Michel le Brave tentait déjà l’inimaginable, l’union des principautés roumaines ; et Alba Iulia est connue finalement par ces détails historiques. Détails d’une histoire plus récente, évidement, car oublier son passé daco-romain, puis sa signification en tant que capitale du couronnement du roi Ferdinand et de la reine Marie, en 1922, revient négliger une partie de son être. Pour moi, Alba Iulia a correspondu, d’abord, au temps où, étudiante à Brasov, j’apprenais ce qu’est l’espace “mioritique” [nom donné aux régions roumaines qui ont vu naître la balade de Mioritza, très vieille balade], cet enchaînement d’espaces – collines et vallées –, qu’il est gouverné par la signification du mot dor [manque de quelqu'un, mot intraduisible mais similaire au portugais saudade], que ces courbes dessinées par les vallons et les coteaux qui ponctuent la géographie qui s’étend entre Sibiu et Alba, en passant par le Răşinari de Cioran et le Lancrăm de Lucian Blaga, représentent d’une certaine façon l’âme roumaine. Je rêvais tout éveillée de voir ces espaces et oui, jamai[...]



UE et démocratie : “Il faut ouvrir les institutions de l’Union au débat public”

Wed, 29 Jul 2015 11:11:25 +0100

Dans une interview parue dans Libération et réalisér par Philippe Douroux, l’auteur de Démocratiser l’Europe (éd. du Seuil, 2014) dénonce l’impossibilité d’avoir un débat démocratique sur les orientations économiques au sein de l’Union. Pourtant, note-t-il, “le projet européen initial, celui du projet de Rome en 1957, était aussi un projet politique et pas simplement un ensemble de règles communes pour unifier un espace économique et monétaire”. Aujourd’hui, en revanche, le seul véritable gouvernement européen est celui du marché unique et de la zone euro, qui est régi par les trois institutions dites “indépendantes”, la Cour de justice (CJUE), la Commission et la Banque centrale (BCE) européennes. Toutes trois sont composées de personnalités non élues – même si les commissaires européens sont approuvés par le Parlement – et, paradoxalement, elles “ont construit la capacité politique de l’Europe, mais toujours en revendiquant de se tenir à distance des idéologies partisanes et des diplomaties vues comme porteuses des ‘égoïsmes nationaux’”. Il y a là, dénonce Antoine Vauchez, un biais fondamental de l’Union : à chaque fois que l’on veut faire exister un ‘intérêt général’ européen, on le place entre les mains d’une institution indépendante, à bonne distance du champ de la politique. Et la crise de l’euro n’a fait qu’approfondir ce sillon. Dans cette écono-politique européenne, les membres des Parlements, européens ou nationaux, n’ont qu’un rôle second : n’ayant pas l’initiative des lois européennes, ils sont contraints d’accompagner le mouvement, plus que de rééquilibrer, cette union sans cesse plus étroite des économies. Et même lorsque, comme lors de la récente crise de la dette grecque, les ministres des Finances et les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro interviennent, “la structure même du jeu de ces négociations entre Etats favorise la position de ceux qui, comme le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, défendent le renforcement des règles de cette constitution économique supranationale qu’ont construit les ‘indépendantes’ au fil des années”, affirme Vauchez. Quant au Parlement européen, il devait, après les élections européennes de 2014, prendre toute sa place dans le débat démocratique européen. Pourtant, estime Vauchez, il a “beaucoup perdu pendant la crise”, car “il n’a aucun représentant dans la Troïka [BCE, FMI et Commission européenne] et, aujourd’hui encore, aucun parlementaire n’est associé à l’écriture des plans de rigueur, en particulier celui de la Grèce*”. Le recours par le Premier ministre grec Alexis Tsipras au référendum sur le plan d’aides proposé par l’eurogroupe est “une forme de réponse à l’impossibilité de faire émerger un clivage politique transnational autour des politiques de l’Union. Du coup”, estime le chercheur français, “on en est resté à une loi économique assez brutale, un rapport entre créanciers et débiteurs, entre les pays du Nord et ceux du Sud”. Le fait même que certains ont accusé la consultation populaire d’être un “déni de démocratie” “montre bien à quel point le vote ne fait pas partie des modes d’élaboration des compromis politiques à Bruxelles”. Et si aucune personnalité politique européenne ne parvient à émerger de ce contexte, c’est parce que “les règles fixé[...]



Europe et démocratie : Votes nationaux, impact européen

Wed, 20 May 2015 09:33:37 +0100

, – Qu’il s’agisse du Royaume Uni ou de la Grèce, des elections nationales sur le fil du rasoir semblent pouvoir decider le sort de l’UE toute entière. Ce serait plutôt aux Européens de se prononcer, si seulement les institutions européennes avaient un fonctionnement plus démocratique. Voir en entier.



Histoire : La carte des pays qui reconnaissent le génocide arménien et l’Holodomor

Sun, 03 May 2015 21:33:35 +0100

Cette carte du monde, réalisée par @BeautifulMaps à partir de données disponibles sur Wikipedia, montre les pays qui ont officiellement reconnu le génocide arménien (Medz Yeghern), dont on vient de commémorer le centenaire ; ceux qui ont officiellement reconnu l'Holodomor, le génocide par famine commis par les Soviétiques en Ukraine en 1932-33, et ceux qui ont reconnu les deux.

On notera qu'en Europe (comme en Amérique), la plupart des pays ont reconnu l'un ou l'autre ou les deux. Font exception le Portugal, l'Islande, le Royaume-Uni, l'Irlande, le Danemark, la Norvège, la Finlande, le Luxembourg, la Biélorussie, la Roumanie, l'Albanie et les pays de l'ex-Yougoslavie.




Slavoj Žižek : “La plus grande menace pour l’Europe, c’est son inertie”

Thu, 16 Apr 2015 15:41:04 +0100

Dans une interview accordée au magazine allemand Der Spiegel, Slavoj Žižek affirme que la responsabilité de nombreux déboires de l’Europe incombe à l’inertie du continent.

Le philosophe et gauchiste slovène dit que cela relève d’un choix conscient : “Je suis communiste parce qu’il n’y a pas de meilleure alternative, la situation de l’Europe me désespère”, dit-il. Pour lui, la crise européenne ne fait pas que remettre en question le capitalisme, elle frappe la démocratie occidentale en son cœur. Toutefois, “un retour au communisme serait impossible»

Selon Žižek, les quatre grands défis du système capitaliste mondialisé sont : le réchauffement climatique ; les conséquences visibles de la recherche biogénétique ; le manque d’autorégulation des marchés financiers et le nombre croissant de laissés-pour-compte. Il estime que seule “une gauche rénovée peut sauver les valeurs centrales de la démocratie libérale. […] Si la gauche rate le coche, le danger d’un nouveau fascisme ou d’un nouvel autoritarisme va croissant.

La réponse au fondamentalisme religieux, au populisme de droite et au nationalisme n’est pas plus l’inclusion et la tolérance, estime-t-il, mais une culture dominante qui met également en place des limites. La culture européenne serait “guidée” par les valeurs universelles des Lumières. Il affirme qu’une fois qu’une ligne est franchie, la coexistence culturelle n’est plus possible.

Ce qui menace le plus l’Europe, c’est son inertie, son retrait vers une culture caractérisée par l’apathie et un relativisme généralisé”, dit-il, en faisant allusion au sentiment de culpabilité de l’Europe qui engendre la tolérance multiculturelle. Il pense que “cela crée un problème explosif lorsque deux groupes ethniques et religieux vivent ensemble dans un espace restreint, alors qu’ils ont des modes de vie inconciliables et perçoivent la critique de leur religion ou de leur mode de vie comme une atteinte à leur identité.

Cependant Žižek défend l’Europe et se qualifie de “gauchiste eurocentrique” :

Je suis convaincu que nous avons besoin d’Europe plus que jamais. Imaginez un monde sans Europe : il resterait deux pôles. D’un côté, les États-Unis et leur néolibéralisme sauvage ; de l’autre côté, ce qu’on appelle le capitalisme asiatique et ses structures politiques autoritaires. Au milieu, il y a la Russie de Poutine qui veut bâtir un empire. Sans Europe, nous perdrions la partie la plus précieuse de notre patrimoine, dans le cadre duquel la démocratie compromet la liberté de l’action collective, sans quoi l’égalité et la justice ne seraient pas assurés.




Le rôle de l’Allemagne en Europe : C’est vraiment le quatrième Reich ?

Thu, 02 Apr 2015 15:32:16 +0100

Quel est la place de l’Allemagne en Europe ? Est-ce que ses voisins du Sud ont raison lorsqu’ils comparent sa domination actuelle à la sombre époque nazie ? C’est à ces questions qu’un groupe de journalistes tente de répondre dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Ils se servent du passé trouble de l’Allemagne pour expliquer que “le leader malgré lui” de l’Europe se considère paradoxalement comme étant à la fois trop grand et trop petit pour jouer son rôle actuel : Il est clair que la zone euro est dirigée par l’Allemagne, même si des dissensions apparaissent parfois. Par contre, il est clair aussi que Berlin a une grande influence sur le destin de millions de personnes dans d’autres pays. Ce pouvoir est directement lié à une responsabilité particulière mais les membres du gouvernement et les autres hommes politiques [allemands] se comportent malgré tout comme s’ils étaient à la tête d’un petit pays. De fait, l’Allemagne domine politiquement le continent grâce à ses succès économiques mais elle n’est pas du tout préparée à endosser le leadership politique en sacrifiant ses intérêts à court terme, précisent les plûmes du Spiegel. Son audace politique est née d’un désir intransigeant de voir tous les membres de la zone euro adhérer aux principes de gestion raisonnable et d’efficience qui lui sont chers. C’est de l’eau au moulin des adversaires de l’hégémonie germanique qui se font de plus en plus entendre : Presque tous les critiques de la politique de l’Allemagne n’ont qu’un seul mot à la bouche : l’austérité. Cette notion se rapporte à l’épargne qui a une connotation positive en Allemagne. Mais dans les pays européens frappés de plein fouet par la crise de la dette, elle est synonyme de politique de privation imposée de l’extérieur et aux conséquences néfastes. L’Allemagne ne se limite plus à exporter ses biens – elle exporte aussi ses règles. En interviewant des figures dissidentes grecques, italiennes et françaises, l’équipe de Der Spiegel explique que les comparaisons avec le Troisième Reich sont provoquées par la stratégie de l’Allemagne, qui veut sauvegarder ses intérêts économiques. Alors que le magazine rejette ce genre de comparaisons, en argumentant que “personne ne fait vraiment de parallèle entre Merkel et le nazisme”, il précise toutefois qu’”une réflexion approfondie sur le mot ‘Reich’ [empire] n’est peut-être pas tout à fait déplacée.*” L’Allemagne exerce sans aucun doute une influence importante bien au-delà de ses frontières en imposant une politique d’austérité à des partenaires économiques qui n’en veulent pas. Les maîtres actuels de l’Europe peuvent tirer des leçons inquiétantes des précédents historiques. Le Deuxième Reich fondé par Bismarck qui a duré jusqu’à la défaite de la Première Guerre mondiale s’était retrouvé dans une situation précaire : il était devenu la première puissance en Europe mais il n’était pas assez fort pour dominer à lui seul le continent. Selon Der Spiegel, l’Allemagne se trouve dans une situation similaire en ce moment. Dorénavant, son excédent budgétaire s’élève à 217 milliards d’euros, alors que les exportations de capital par l’intermédiaire des banques allemandes ont permis un déploiement des[...]



Intégration économique européenne : La lente dérive d’un continent

Thu, 19 Mar 2015 11:59:29 +0100

Une devise commune sans union politique ou fiscale risque de se disloquer, écrit Timothy Garton Ash dans le quotidien britannique The Guardian. La crise actuelle de la zone euro a creusé le fossé entre le Nord qui prospère encore et le Sud criblé de dettes. Elle risque également de conduire à une collision entre les intérêts démocratiques nationaux et les dirigeants de l’UE. Garton Ash ne pense pas que ce danger soit imminent. Mais il semble bien inévitable. En faisant allusion à l’économiste britannique Adam Smith, il précise qu’ étant donné les succès extraordinaires de ces 70 dernières années et les souvenirs et espoirs qui accompagnent toujours le projet européen, il reste encore de nombreux vestiges sur notre continent. La douleur sera plus profonde dans le Sud mais ce déséquilibre structurel va frapper tôt ou tard les locomotives du nord de l’Europe. Selon Garton Ash, ceci est lié à l’absence d’une union politique qui pourrait reconnaître les différences structurelles entre les Etats membres. Le fédéralisme américain est justifié par le fait que l’économie de l’Alabama ne sera jamais aussi performante que celle de la Californie. Inversement, l’UE s’efforce de transformer le continent entier en un Exportweltmeister– un champion du monde des exportations à l’allemande. Une telle perception n’est pas compatible avec le besoin d’exporter vers d’autres pays de l’UE. "Si tous les Etats membres devaient adopter le comportement de l’Allemagne", explique Garton Ash, "alors l’Allemagne elle-même devrait changer légèrement de comportement. Mais elle n’est pas prête à le faire." De plus, le Sud a été malmené par des vagues successives de coupes et de libéralisations sans que l’objectif de transformation économique ne soit atteint : Les Grecs, les Italiens et les Français ne sont pas les Allemands. Leurs économies ont certainement besoin de réformes structurelles qui ont permis par exemple de relancer les exportations espagnoles mais leurs populations et leurs entreprises ne réagissent pas de la même manière. En résulte une Europe dans laquelle les intérêts démocratiques nationaux ne sont pas conciliables avec la mission centrale de l’UE. L’intégration économique a été synonyme de souffrance pour de nombreux Etats membres et de renforcement de l’hégémonie allemande. Une union politique plus étroite a peu de partisans actuellement même si pour Garton Ash il s’agit de la seule issue possible du malaise actuelle de la zone euro : Le problème, c’est que les difficultés structurelles de l’Eurogroupe rendent nécessaire une solidarité démocratique transnationale entre les citoyens au niveau européen qui n’existe pas à l’heure actuelle et qui ne risque pas de voir le jour dans un avenir proche. […] La tension entre les démocraties nationales et l’intégration européenne est donc grandissante. Alors, que peut-on faire ? Garton Ash n’est pas optimiste en ce qui concerne la survie de l’Union. Mais il n’est encore pas trop tard pour que l’Europe change de cap : Les Européens nés vers et après 1989 pourront-ils donner vie à un nouvel imaginaire politique que nos élites actuelles n’arrivent pas à créer ? [...]



La Troïka : “C’est ce qui pouvait arriver de mieux à la Grèce”

Mon, 23 Feb 2015 11:23:41 +0100

Les Etats membres de la zone euro ont mis en place la Troïka pour maintenir leur contrôle sur les paiements d’urgence accordés à la Grèce en 2010 et pour s’assurer que le pays limite ses dépenses et réforme son économie, écrit Michael Martens dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Constituée de représentants du Fond Monétaire International (FMI), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne, la troïka "était censée devenir un gouvernement auxiliaire et une Cour des comptes qui aurait le droit d’intervenir à tout moment". Mais, selon Martens, l’appellation de "Troïka" et peut-être même la composition du groupe de contrôle sera modifiée. Même le président de la Commission européenne y serait favorable car l’UE voyait d’un mauvais œil l’ingérence du FMI dans ses affaires et la BCE "n’était jamais convaincue de son propre rôle" au sein de la Troïka.

La Troïka elle-même est composée "d’experts d’Harvard et de la London School of Economics" qui "se rendent à Athènes, s’enregistrent [aux hôtels] Grande Bretagne ou Hilton, allument leurs ordinateurs professionnels et rentrent des nombres dans des tableurs Excel pour calculer la santé économique de la Grèce. Autrement dit : la Troïka est ce qu’il y a de mieux pour la Grèce."

Ce qui est frappant cependant, c’est que "personne pratiquement ne sait ce que fait vraiment la Troïka" -

les trois négociateurs principaux de la troïka sont pratiquement inconnus du grand public. Le Danois Poul Thomsen et les Allemands Klaus Masuch et Matthias Mors font partie des acteurs les plus importants de la crise de l’euro mais presque personne ne connaît leurs noms.

La Troïka a été à l’origine "des réformes les plus douloureuses en Grèce", dont le gouvernement changeait souvent les lois au dernier moment pour atténuer leur impact. Toutefois, Martens précise –

En interne, la Troïka réfute l’accusation selon laquelle ses exigences ont empiré la crise sociale. C’est plutôt le gouvernement grec qui fait dorénavant porter le fardeau de la dette à tous les citoyens et non plus qu’aux plus aisés.




Thomas Piketty : “Un moratoire général sur la dette de la Grèce”

Fri, 20 Feb 2015 12:14:08 +0100

Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Le 1, l’économiste Thomas Piketty qualifie les politiques d’austérité européennes de “catastrophiques”. En effet, il explique qu’

Il y a cinq ans, le taux de chômage et le niveau de dette publique étaient les mêmes en zone euro et aux États-Unis. Depuis, le chômage a explosé dans la zone euro alors qu’il baissait aux États-Unis. On a voulu réduire les déficits trop rapidement, ce qui a conduit à la récession, et a augmenté à la fois le chômage et la dette publique. La priorité aujourd’hui est de rétablir la croissance.

Selon l’auteur du Capital au XXIe siècle (éd. du Seuil) , “il n’existe pas de solution durable à la crise grecque sans revoir fondamentalement l’organisation de la zone euro”. Il prône “un choix politique et démocratique du niveau des déficits” et l’instauration d’un “impôt commun sur les sociétés”. Mais ces décisions ne pourraient être prises que par

un Parlement de la zone euro dans lequel chaque pays serait représenté en proportion de sa population, ni plus ni moins. Si la France et l’Italie soutiennent la Grèce dans le sens d’une refondation démocratique de la zone euro, alors l’Allemagne devra accepter un compromis.

Thomas Piketty précise que le déficit de la Grèce n’est dû qu’aux intérêts payés sur la dette. “Les Grecs pourraient donc décréter un moratoire général et financer leurs dépenses tout seuls” en suivant l’exemple de l’Allemagne qui n’a pas remboursé sa dette qui dépassait les 200% du PIB après la Seconde Guerre mondiale.

En outre, l’économiste propose de “mettre en commun l’ensemble des dettes publiques de la zone euro supérieures à 60 % du PIB, afin de permettre à tous les pays concernés de profiter d’un taux d’intérêt bas”.




L’intégration européenne en péril : L’UE va-t-elle finir comme la Yougoslavie ou l’URSS ?

Fri, 06 Feb 2015 16:45:02 +0100

La montée des inégalités, de l'extrémisme et de l'intolérance menacent les fondements mêmes de l'intégration européenne, estime John Feffer dans Le Monde diplomatique. Feffer, directeur du Foreign Policy in Focus prévient que l'Union européenne "*pourrait bien connaître le même sort que l'Union soviétique et la Yougoslavie, à savoir celui des fédéralismes qui ont échoué", si elle cède aux poussées séparatistes qui secouent actuellement le continent. Feffer soutient que l'Europe était condamnée au succès après la guerre froide dans des domaines où d'autres grandes puissances avaient échoué, en s’érigeant en modèle en ce qui concerne la cohésion sociale, la croissance équitable et l’Etat de droit. Même si l'Union européenne a permis d’atteindre bien des objectifs, son mariage du libéralisme économique avec l'intégration régionale, autrefois prédominant, rencontre aujourd'hui une vive opposition. Selon Feffer, la période actuelle est celle des extrêmes en Europe, ce qui pourrait avoir des conséquences considérables sur l'avenir — Une autre guerre à l’échelle continentale n'est pas sur le point d'éclore mais l'Europe est bien face à un éventuel ébranlement de son régime qui pourrait passer par la fin de la zone euro et la disparition de l'intégration régionale. On peut apercevoir l'éventuel future dystopique de l'Europe en regardant ce qui se passe aux frontières orientales de l’Union. Les structures fédérales qui y rassemblent des personnes de cultures différentes ont un bilan bien mitigé depuis un quart de siècle. […] L'Europe en tant que continent demeurera, il y aura toujours une certaine prospérité, bien que variable, dans ses Etats-nations, mais l'Europe en tant qu'idée sera révolue. Pire encore, si l'Europe finit par essuyer une défaite, alors qu’elle a gagné la guerre froide, elle n’aura pas à qui faire porter le chapeau et sera tenue pour seule responsable. L'Europe doit assumer l’entière responsabilité, estime Feffer, car les politiques néolibérales mises en place après la guerre froide n'ont pas réussi à mettre fin aux divisions économiques et sociales. Tandis que l'Allemagne s'est permis de creuser le déficit pour booster l’économie de l'ex-RDA, la politique économique choisie par défaut par l'Union européenne était basée sur la prudence en matière fiscale au détriment de la croissance ; "une ‘thérapie de choc’ après l'autre" pour les autres Etats membres de l'UE qui étaient au bord de la faillite. Ceci a conduit à un basculement d'une Europe qui n'a aucune alternative au néolibéralisme à une Europe en proie aux extrémistes qui réclament de mettre fin à la fois à la politique économique de l'Union européenne et à l'intégration européenne dans son intégralité. Viktor Orban, le premier ministre "illibéral" auto-proclamé de la Hongrie, en est un exemple. De telles menaces existentielles au projet européen requièrent une action politique concrète — Le devise ‘Unis dans la diversité’ peut sembler séduisante mais la fine rhétorique et les bonnes intentions ne suffisent pas pour assurer l’intégrité de l’UE. Si l'Europe ne trouve pas de meilleure recette pour faire face aux inégalités [...]



Slavoj Žižek : Les tueurs de Charlie Hebdo, de “faux radicaux”

Sat, 17 Jan 2015 22:59:52 +0100

Les attentats de début janvier en France devraient susciter la condamnation universelle et la solidarité avec les victimes, mais elles devraient surtout fournir “le bon moment pour avoir le courage de penser”, écrit Slavoj Žižek dans New Statesman.

Le philosophe slovène ajoute que l’attaque contre Charlie Hebdo “est le résultat d’un programme religieux et politique précis et, en tant que tel, elle s’inscrit clairement dans le cadre d’un contexte bien plus global” : un modèle idéologique qui opposerait les occidentaux défenseurs de la liberté d’expression et des valeurs laïques aux fondamentalistes musulmans qui tentent de préserver leur identité culturelle du “massacre de la civilisation globale de la consommation”. Mais cette vision des terroristes est fausse, selon Žižek :

Il leur manque manifestement une caractéristique que l’on retrouve facilement chez tous les authentiques fondamentalistes, des bouddhistes tibétains aux amish des Etats-Unis : l’absence de ressentiment et de jalousie, une profonde indifférence pour le mode de vie des non-croyants. […] Le problème des fondamentalistes n’est pas que nous les jugeons inférieurs à nous, mais plutôt qu’ils se sentent secrètement inférieurs. C’est pourquoi nos assurances condescendantes politiquement correctes, selon lesquelles nous ne nous sentons pas supérieurs, ne parviennent qu’à les rendre plus furieux et à nourrir leur ressentiment. Le problème n’est pas la différence culturelle (c’est-à-dire les efforts pour préserver leur identité). Au contraire, c’est que les fondamentalistes sont déjà comme nous, secrètement, ils ont déjà assimilé nos normes et s’y mesurent.

Ce ressentiment est crucial pour comprendre que, pour Žižek, l’islamisme radical n’est pas un défi aux valeurs centrales du libéralisme que sont la liberté et l’égalité, mais leur résultat inévitable. C’est “une réaction fausse et déconcertante” à “un véritable défaut du libéralisme”, qui, sans l’aide d’une gauche radicale et rénovée, finira par “disparaître à petit feu” :

Les vicissitudes récentes du fondamentalisme musulman confirment l’analyse ancienne de Walter Benjamin, selon lequel "chaque fascisme est l’envers d’une révolution ratée" : la recrudescence du fascisme est un échec de la gauche, mais c’est aussi la preuve d’un potentiel révolutionnaire, d’une insatisfaction que la gauche n’a pas su mobiliser. N’en est-il pas de même pour le prétendu "islamo-fascisme" d’aujourd’hui ? La montée de l’islamisme radical n’est-elle pas l’exact corrélé de la disparition de la gauche laïque dans les pays musulmans ?




Attaque contre Charlie Hebdo : NOUS SOMMES CHARLIE

Wed, 07 Jan 2015 22:00:09 +0100

Trois hommes masqués et lourdement armés ont fait irruption dans les locaux de l'hebdomadaire satirique [Charlie Hebdo, le 7 janvier à Paris, ont tué 12 personnes et en ont blessées 11 autres. Parmi les victimes, le directeur du journal, Charb (43 ans), les dessinateurs Wolinski (80 ans), Tignous (57 ans), Honoré (73 ans) et Cabu (77 ans), le chroniqueur Bernard Maris (68 ans) ainsi que deux policiers. Les assaillants, identifiés par la police mais toujours en fuite, seraient des islamistes qui voulaient "venger le Prophète" Mahomet, une des cibles préférées de Charlie Hebdo. Une vague d'émotion et de solidarité à parcouru la France et le monde, et plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées au cri de "Je suis Charlie".




25 ans de la chute du mur de Berlin : L’Allemagne, toujours divisée ?

Fri, 07 Nov 2014 23:49:47 +0100

25 ans après la chute du mur de Berlin, un certain 9 novembre 1989, où en est l’Allemagne ? À quel point la plus grosse économie de l’Europe est-elle divisée ? “Dans l’euphorie qui a suivi la chute du mur de Berlin en 1989, l’Allemagne s’est rapidement employée à effacer les cicatrices de sa division résultant de la guerre froide. Mais l’héritage de l’Allemagne de l’Est demeure visible dans les statistiques”, écrit Die Zeit, illustrant ces propos par des informations statistiques, des cartes et des graphiques. Dans un post de blog en lien avec cet article, le journaliste de Die Zeit Fabian Moor écrit ainsi que – La frontière existe toujours. Elle se trouve presque exactement au même endroit que quand elle existait en réalité. L’Allemagne est toujours divisée en deux. Aujourd’hui encore, 25 ans après la fin de la séparation imposée, il existe un déséquilibre démographique et économique, et les habitudes de vie sont aussi très différentes. [...] Les sèche-linge ? Ils sont populaires à l’Ouest, mais quasi inexistants à l’Est. Posséder une arme ? Un Allemand de l’Est n’en voit pas l’intérêt. Ainsi, en ex République démocratique allemande (RDA), le revenu disponible par habitant est toujours considérablement inférieur à celui de l’ancienne République fédérale allemande (RFA). Inversement, les fermes sont bien plus grosses en ex RDA qu’en ex RFA. Die Zeit note aussi que les choix de destination pour les vacances divergent entre les habitants de l’ex RDA et de l’ex RFA. Le journal remarque également que – Les Allemands de l’Est mettent leurs enfants à la garderie, et les font vacciner chaque année contre la grippe. Que la population est-allemande et plus âgée. Car de nombreux enfants de la réunification ont cherché fortune à l’Ouest et y sont restés. Néanmoins, le raisonnement selon lequel l’Allemagne est divisée est de plus en plus contesté. Ainsi, toujours dans Die Zeit, le journaliste Steffen Dobbert estime “que les comparaisons Est-Ouest sont superflues [...] Il n’y a plus de mur en Allemagne, ni dans les têtes des jeunes générations”. Et d’ajouter – Dans quelques années, les ‘Ossies’ [terme péjoratif pour désigner les Allemands de l’Est] disparaîtront – si les médias le permettent. Nombreuses sont les personnes à se considérer davantage comme des Allemands que comme des Allemands de l’Est ou de l’Ouest. Je m’interroge juste : quand cette réalité va-t-elle pénétrer dans les salles de rédaction des télévisions, des journaux et des sites internet ? La télévision publique BR a récemment compilé plusieurs sondages portant sur l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest. Ceux-ci montrent que – Selon une étude récente réalisée par Infratest dimap, 75% des Allemands de l’Est ont une vision positive de la réunification ; à l’Ouest, seule la moitié de la population estime que la réunification a plus d’avantages que d’inconvénients [...] La bonne nouvelle : les clichés Est-Ouest ne sont pas héréditaires. Deux tiers des 14-29 ans refusent les préjugés de leurs parents. “Dans leur dés[...]



Partenariat oriental : Privé de ses “parents”, il est condamné à disparaître

Fri, 31 Oct 2014 14:17:21 +0100

Revista 22, Bucarest – Avec la sortie de scène des architectes du Partenariat oriental, les ministres des Affaires étrangères suédois Carl Bildt et polonais Radosław Sikorski, le plus important projet de l'UE en Europe orientale est voué à disparaître. Voir en entier.



Roumanie : “L’Eglise perd du terrain”

Thu, 23 Oct 2014 10:00:02 +0100

Instrument de campagne électorale avant la présidentielle du 2 novembre, mise en cause dans le Parlement, la religion n’a plus la cote en Roumanie. Même si l’Eglise se trouve toujours dans le top des institutions auxquelles les Roumains font confiance, la tendance est à la baisse. Selon un sondage cité par le quotidien bucarestois Adevărul, si en mars 2013 la part des Roumains qui faisaient confiance à l’Eglise était de 70%, elle est aujourd’hui tombée à 62%.

De plus, note le quotidien roumain,

les hommes politiques utilisent sans honte l’Eglise dans la campagne électorale, fait qui la compromet une fois de plus.

D’ailleurs, dans le Parlement il y a déjà un projet de loi qui vise à remplacer la religion dans les écoles avec un cours optionnel d’éthique et culture civique. Les experts proposent un cours combiné d’histoire des religions et d’éthique.




Débat : Le populisme va-t-il sauver la démocratie libérale ?

Mon, 20 Oct 2014 10:13:58 +0100

Le populisme est une partie intégrante de la démocratie depuis l’époque romaine, écrit le politologue Yascha Mounk dans Foreign Affairs, et sa réapparition est une chose naturelle après “la période prolongée de croissance économique spectaculaire” qui a duré entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fin des années 1970. Alors que les politiques de l’establishment estiment des phénomènes tels que la victoire des partis eurosceptiques aux élections européennes de mai 2014 résultent de la crise financière qui va cesser avec la reprise économique, Mounk considère qu’une “stagnation du niveau de vie à long terme et les crises d’identité profondes” en sont à l’origine. Les citoyens des démocraties occidentales doivent faire face à la fin d’une tendance qui remonte à la révolution industrielle où chaque génération avait un meilleur niveau de vie que la précédente, à une instabilité économique croissante et à une incertitude concernant l’avenir, ce qui fait qu’ils sont “de plus en plus convaincus du fait que l’establishment politique n’a pas tenu ses promesses”. Les “millions d’immigrés” aggravent le sentiment d’insécurité. Au lieu de rester pour des séjours temporaires comme les gouvernements le promettaient, on leur a accordé le droit de demeurer dans leurs pays d’adoption et ils ont commencé à exiger à ce qu’on les accepte comme des membres à part entières de la nation. Dans ce contexte, les populistes profitent du fait qu’ils se désignent eux-mêmes comme les avocats de “la majorité silencieuse”. En “promettant de protéger les intérêts de ceux qui font ‘vraiment’ partie de la nation des minorités avec lesquelles les élites politiques sont censées avoir des connivences”. Après une période de prospérité économique au cours de laquelle “l’establishment politique de la plupart des démocraties occidentales a réussi à marginaliser ses rivaux populistes”, la résurgence du populisme peut être considérée comme étant une menace pour la démocratie elle-même. Mais “tous les mouvements populistes ne sont pas forcément mauvais pour la démocratie”, selon Mounk qui précise que les démocraties doivent “faire entendre la voix de ceux qui se sentent biaisés et qui alimentent le populisme tout en convainquant les électeurs du fait que les solutions faciles proposées par les populistes sont voués à l’échec”. Sur le plan économique, ceci implique des changements politiques risqués : Surtout en Europe du Sud et de l’Ouest, les hommes politiques vont devoir prendre des mesures très impopulaires, y compris sur la hausse de l’âge de départ à la retraite et sur l’assouplissement de la protection de l’emploi. […] Mais une nouvelle génération d’hommes politiques ambitieux, comme le premier ministre italien, Matteo Renzi, est de plus en plus soutenue dans ses efforts consistant à mettre en place des réformes économiques douloureuses en permettant aux frustrations populistes de s’exprimer et en se ralliant les électeurs auto[...]



Economie : Il faut un “New Deal européen”

Tue, 09 Sep 2014 13:54:13 +0100

Les Echos, Paris – L'avènement d'une nouvelle génération de dirigeants en Europe ouvre la voie à une relance du projet communautaire. Celle-ci passe par un programme d'investissements massifs qui exige une réorientation des dépenses, estime un économiste français. Voir en entier.



UE-Russie : Faire front contre le nouvel impérialisme russe

Wed, 30 Jul 2014 11:14:33 +0100

“La véritable réponse à la crise ukrainienne, c'est la solidarité contre Vladimir Poutine !”, s’exclame le directeur de Gazeta Wyborcza Adam Michnik dans une tribune publiée simultanement par plusieurs journaux européens — Le Monde, The Guardian, El País, Gazeta Wyborcza, La Stampa, Süddeutsche Zeitung et Delfi. Alors que l’Union adopte des sanctions contre Moscou, l’ancien dissident polonais renvoye l’UE face à ses démons et demande une réaction immédiate des Européens : l'hypocrisie, la bêtise et le silence de l'élite intellectuelle, des artistes, des scientifiques et des médias face à l'avancée des régimes totalitaires nazi et stalinien resteront à jamais dans nos mémoires, resteront à jamais l'un des tristes souvenirs du XXe siècle. […] Aujourd'hui, l'Europe garde le silence devant la politique impérialiste agressive de Vladimir Poutine. L'Occident tolère en silence sa politique agressive, qui viole explicitement la souveraineté d'autres Etats : celle de la Moldavie, celle de la Lettonie, celle de la Géorgie, et – surtout – celle de l'Ukraine. En Roumanie, le redacteur en chef de Dilema Veche, Mircea Vasilescu, prend position aussi, et explique que le président français “François Hollande a motivé sa décision de livrer un navire militaire par le fait que, s’il ne le faisait pas, la France allait devoir rendre à la Russie 1, 1 milliard d’euros. C’est cela, le prix du renoncement aux principes et aux valeurs?” “Comment, se demande-t-il, la parole de la France compte plus face à Poutine que face aux 500 millions des citoyens européens ?”. Pour Vasilescu, Poutine n’en fait qu’à sa tête, et les pays de l’UE se comportent comme des enfants qui se rejettent la faute l’un sur l’autre. Quid des principes et des valeurs de la démocratie ? Devant l’hésitation des Européens, Michnik voit une seule solution : nous – intellectuels, journalistes, scientifiques – avons le devoir d'être vigilants, et d'alerter l'opinion publique. Nous devons être les oies du Capitole de notre temps. Nous ne devons pas succomber aux vieilles illusions, nous devons refuser notre conformisme confortable. Notre devoir est désormais de parler clairement, et aujourd'hui avec énergie. A commencer, peut être, par ne plus “identifier M.Poutine à la nation russe”, puis, en considérant “le conflit actuellement en cours avec l'Ukraine, qui a débuté avec l'annexion de la Crimée, et les provocations permanentes menées dans l'est de ce pays”, comme étant “honteux, tragiques, et dangereux”. Enfin, en admettant “que Vladimir Poutine n'est pas un homme politique à l'européenne. [Il] pratique l'aventurisme permanent. […] Il a déjà ouvert la boîte de Pandore”.[...]



L’avenir de l’Europe : L’UE dans 5 ans ? C’est la Belgique aujourd’hui

Sat, 19 Jul 2014 20:27:18 +0100

“Si vous voules savoir à quoi ressemblera l’UE dans cinq ans, vous devriez regarder la Belgique d’aujourd’hui”écrit l’ancien député européen Derk Jan Eppink dans De Volkskrant. Les deux sont “des chantiers permanents, où les toits sont reconstruits pour cacher un problème de fondations”, et partagent une situation semblable après les élections du 25 mai — des élections fédérales et régionales ont eu lieu en Belgique le même jour que les européennes — de même qu’un problème fonamental : une fracture entre le nord et le sud. La formation d’un gouvernement en Belgique n’est jamais simple (après les élections de 2010, il a fallu 541 jours), mais cette fois cela pourrait être encore plus difficile : les électeurs flamands ont voté pour le parti nationaliste N-VA, alors qu’en Wallonie, “ils ont penché à gauche. Le Parti socialiste a perdu quelques voix au profit du parti communiste local. Les Flamands votent plus à droite, les Wallons à gauche”. Eppink se demande s’il sera possible de former un gouvernement fédéral belge après ces résultats. Les élections européennes ont produit une situation comparable : “dans l’Europe méditerranéenne, la gauche a gagné ; dans le nord, c’est la droite qui l’a emporté”. Eppink estime que ces résultatsvont compliquer l’attribution des postes-clé au sein des institutions européennes : “l’Ue se dirige à présent vers une conférence intergouvernementale pour la réforme desinstitutions ‘à la Belge’.” Il estime que le problème de l’UE et de la Belgique réside dans les fondations du développement socio-économique : “le Nord estime que le Sud doit accélérer les réformes structurelles et le Sud pense que le Nord est égoïste et antisocial. Cela a provoqué une polarisation en Belgique pendant des décennies et cela est en train de se produire à l’identique dans l’UE. Les responsables politiques européens et belges peuvent se retrancher “derrière leur ligne Maginot contre les horreurs du monde extérieur”, comme ils l’ont fait lorsque les autres partis ont établi un cordon sanitaire autour de la N-VA lorsqu’il a été question de former un gouvernement fédéral en 2010, mais cela a serti l’effet opposé : Bart De Wever, le chef de la N-VA, a remporté les dernières élections. La même chose s’est produite au Parlement européen : en 2009, un cinquième environ des députés était eurosceptique, mais “les groupes politiques classiques ont ignoré toute critique”. Maintenant, un tiers des eurodéputés provient de mouvements “qui vont du critique aux extrêmes anti-européens.” Eppink recommande donc que l’UE regarde à la Belgique de plus près : La où va la Belgique, va l’Europe. Si l’UE continue de suivre le chemin belge, les conséquences seront globales. Les europoliticiens feraient bien de jeter un coup d’œil à la misérable formation du gouvernement belge. [...]



Démocratie en Europe : Plus de pouvoir aux citoyens !

Fri, 18 Jul 2014 08:00:26 +0100

eutopia, Rome – Comme l’ont montré les récents soulèvements populaires dans plusieurs pays, Internet offre aux citoyens une vaste gamme d’outils d’action politique. La plupart pourraient être utilisés en Europe pour faire face à la crise démocratique actuelle, estime un économiste français. Voir en entier.



Euroscepticisme : Slavoj Žižek : ne jouons pas aux faux naïfs

Fri, 04 Jul 2014 07:43:52 +0100

Le triomphe des eurosceptiques et des xénophobes aux élections européennes, alors que les institutions européennes sont très critiquées, portent Slavoj Žižek à se poser la question de “pourquoi la droite xénophobe a-t-elle mis autant de temps pour faire une percée décisive ?”. Après tout, écrit le philosophe slovène dans The New Statesman, une politique comme Marine Le Pen, du Front national (FN), “est clairement à l’opposé des stériles technocrates européens : en portant les inquiétudes des gens ordinaires, elle ramène de la passion dans la politique” Mais si le succès électoral du FN et des autres partis eurosceptiques le 25 mai n’est pas surprenant, le philosophe note également une “fausse naïveté dans les réactions de la gauche. Pour Žižek, les technocrates aux manettes à Bruxelles et les eurosceptiques représentent les deux côtés d’une même pièce : Le seul moyen d’introduire de la passion dans ce terrain, de mobiliser activement les gens, c’est la peur : peur des immigrés, peur de la criminalité, peur d’une dépravation sexuelle impie, peur d’un Etat excessif, avec son corollaire fiscal, peur d’une catastrophe écologique, peur du harcèlement,… Le mode par défaut de la politique contemporaine est celui de la gestion experte et dépolitisée et de la coordination des intérêts. Le seul moyen d’introduire de la passion dans ce terrain, de mobiliser activement les gens, c’est la peur : peur des immigrés, peur de la criminalité, peur d’une dépravation sexuelle impie, peur d’un Etat excessif, avec son corollaire fiscal, peur d’une catastrophe écologique, peur du harcèlement,… Les eurosceptiques comme Le Pen attirent les électeurs en rejetant ce que Žižek appelle l’“élite dirigeante” européenne, qui “sait de moins en moins comment diriger” : Regardez comment l’Europe gère la crise grecque. En mettant la pression sur la Grèce afin qu’elle rembourse sa ette, et en mème temps en ruinant son économie à travers des mesures d’austérité, et ainsi faisant en sorte que la dette grecque ne pourra jamais être remboursée. [...] Les exigeances et les ordres de l’UE [...] ne donnent aucune chance aux Grecs, parce que leur échec fait partie du jeu. Pour Žižek, la montée du populisme xénophobe qui a marqué les élections européennes représente “l’échec de l’alternative de gauche au capitalisme global”, mais aussi “la preuve qu’il y a eu un potentiel révolutionnaire, une grogne que la gauche n’a pas été capable de mobiliser”. Dans The Guardian, je chroniqueur Antony Loewenstein développe l’argumentation de Žižek. Dans un récent débat, dit-il, Le public affirmait que le passé sombre et raciste de la Grèce, de même que son présent pas très différent, doivent être rejetés. Mais trouver une réponse efficace à l’utilisation et l’abus du nationalisme, chéri par l’extrême droite et le gouv[...]



Débat : L’Europe, idée ou réalité politique ?

Fri, 20 Jun 2014 07:56:36 +0100

Dilema Veche, Bucarest – Enfermée dans l’auto-référentialité, l’Europe se perd, note l’écrivain roumain Bogdan Ghiu. Selon lui, la renaissance ne peut venir que des cultures “périphériques”, dont le cheminement vers l’Europe est encore récent. Voir en entier.



Après les élections européennes : La balle est dans le camp des pro-européens

Wed, 04 Jun 2014 14:44:20 +0100

Dilema Veche, Bucarest – Oubliez les extrémistes et les eurosceptiques. Pour Ovidiu Nahoi, si échec de l'Union il devra y avoir, ce sera par la faute des partis pro-européens et non de celle des “anti”. Voir en entier.



Langues : Euro-globish, la langue de l’UE ?

Fri, 30 May 2014 20:41:40 +0100

Quelle langue parle l'Union européenne ? Jusqu'à il y a une bonne dizaine d'années, la réponse aurait probablement été "essentiellement le français", même si l'anglais gagnait déjà du terrain. Aujourd'hui, alors que dans une dizaine de pays, on a adopté plus volontiers l'anglais comme deuxième langue ou comme langue de travail, "les Européens ont opté en masse pour l'anglais", écrit The Economist.

Selon le magazine britannique,

L'UE fait de plus en plus de choses en anglais. Les interprètes ont parfois l'impression de parler dans le vide. L'année dernière, le président allemand, Joachim Gauck, a plaidé pour une Europe parlant l'anglais : les langues nationales seraient préservées pour la spiritualité et la poésie, aux côtés "d'un anglais acceptable pour toutes les situations et les classes d'âge." Quelques-uns ont déjà identifié une forme d'anglais global (le globish) : un patois qui ressemblerait à de l'anglais, mélangé avec des sonorités et une syntaxe d'Europe continentale, une séquence de jargon institutionnel eurocratique et une ribambelle de faux amis (essentiellement français). A Bruxelles, "to assist" veut dire assister, et non pas aider ; "to control" veut dire vérifier, plutôt qu'exercer le pouvoir ; "adequate" veut dire approprié ou convenant, plutôt que (à peine) suffisant ; sans oublier les pluriels de fantaisie, comme "advices", "informations" et "aids". "Anglo-Saxon" n'est pas un terme historique se référant aux tribus germaniques en Grande-Bretagne, mais une insulte politique suivi de "capitalism" et même de "press". Les Européens ordinaires ont eu un avant-goût de l'euro-globish lors des débats télévisés entre les principaux candidats aux élections européennes des 22-25 mai. L'idée que les principaux groupes politiques européens aient choisi des “Spitzenkandidaten” pour devenir le président de la Commission européennes est inédite (et elle a donné lieu au premier néologisme d'origine allemande à Bruxelles depuis des années). Le but était de combler le déficit démocratique, susciter l'engouement, bloquer la chute de l'affluence aux urnes et faire barrage à la montée des partis anti-UE.




Le rôle de l’UE : Une Europe de dissuasion

Fri, 30 May 2014 09:52:30 +0100

Rzeczpospolita, Varsovie – Comme ces flottes militaires au port qui, par le seul fait d’exister, obligent leurs ennemis à en tenir compte, l’Union, malgré la profonde crise qu’elle traverse, exerce toujours une infuence tant à son intérieur que vis-à-vis de ses voisins, estime un économiste polonais. Voir en entier.



Presseurop : Sans opinion publique informée, point d’Europe

Fri, 20 Dec 2013 15:15:00 +0100

Presseurop, – Lorsque Presseurop a été lancé, en 2009, personne n'imaginait que l’euro allait risquer de disparaître et que l’Union serait menacée d’implosion. Nous avons suivi ces événements en contribuant à ouvrir les Européens à leur continent et à créer une ébauche d’espace public européen, rappelle José Ignacio Torreblanca. Voir en entier.



Elections européennes 2014 : Drôle de démocratie

Mon, 16 Dec 2013 11:58:43 +0100

Eldiario.es, Madrid – Le scrutin européen est une élection transnationale qui se joue lors d’une campagne portant sur des enjeux locaux et avec des conséquences politiques essentiellement locales. Ce paradoxe est un obstacle majeur pour l’intégration européenne. Voir en entier.



Fédéralisme : Pitié, pas les Etats-Unis d’Europe !

Thu, 05 Dec 2013 16:31:34 +0100

NRC Handelsblad, Amsterdam – Si l’UE tient à survivre, ses représentants devraient faire savoir clairement quel est son objectif. Elle ne doit pas devenir une fédération, mais une Union dotée d’un constitution, tournée vers l’extérieur, qui protège sa diversité et cesse de s’élargir, estime le politologue néerlandais Paul Scheffer. Voir en entier.



Union européenne : L’avenir se dessine ensemble

Thu, 21 Nov 2013 12:33:23 +0100

Público, Lisbonne – Avec la crise, les Portugais doutent de leur appartenance à l’UE après en avoir espéré beaucoup. Mais pour eux comme pour les autres Européens, l’avenir passe par la création d’un espace public et le developpement des réseaux économiques et politiques Voir en entier.



Idées : L’identité culturelle européenne, c’est le dialogue

Mon, 11 Nov 2013 10:47:48 +0100

L'Espresso, Rome – En pleine Première guerre mondiale, Marcel Proust créait des personnages attirés malgré tout par la culture allemande. La preuve, selon le sémiologue Umberto Eco, que les échanges culturels ont contribué plus que tout le reste à forger l’Europe d’aujourd’hui. Voir en entier.