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Liberté d'expression





 



Appel à la libération d’Idil Eser et d'autres défenseurs des droits humains en Turquie

18 juil 2017

Déplier Six défenseur(e)s des droits humains arrêté(e)s par les autorités turques à Istanbul le 5 juillet 2017. À partir du haut à gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre : Nejat Taştan (Equal Rights Watch Association), İlknur Üstün (Women's Coalition), İdil Eser (directrice d’Amnesty International Turquie), ) Özlem Dalkıran  (Citizens’ Assembly), Günal Kurşun (avocat à Human Rights Agenda Association et Nalan Erkem (avocate à Citizens Assembly). Leur arrestation a fait suite au placement en détention de quatre autres activistes : Taner Kiliç (president d’Amnesty International Turquie), Veli Acu (Human Rights Agenda Association), Ali Gharavi (de nationalité suédoise) et Peter Steudtner (de nationalité allemande). © 2017 Bianet Mercredi 5 juillet au matin, la police turque arrêtait dix défenseurs des droits humains qui participaient à un séminaire de formation dans un hôtel d’Istanbul. Parmi les personnes arrêtées, Idil Eser, directrice d’Amnesty International en Turquie. Un mois plus tôt, c’est son président, Taner Kiliç, qui était arrêté avec 21 autres avocats. Les « Dix d’Istanbul » sont mis en cause pour «appartenance à une organisation terroriste armée». Ils sont présentés dans les médias officiels turcs comme des agents et des espions. Pendant 28 heures, ils ont été détenus dans un lieu secret, sans aucun contact avec l’extérieur, ni famille, ni avocat. Leur garde à vue a été prolongée le 6 juillet, puis le 11. Le 18 juillet, au terme de 12 jours de garde à vue, la justice turque a placé 6 défenseurs des droits humains, dont Idil Eser, en détention provisoire dans l’attente de leur procès. 4 d’entre eux ont été placés en liberté conditionnelle. Tous sont inculpés sans fondement de « commission d’un crime au nom d’une organisation terroriste sans en être membre ». Les 10 défenseurs risquent jusqu’à 10 ans de prison. Absurde et scandaleux ? Oui, mais une scène quotidienne dans la Turquie d’aujourd’hui. L’arrestation d’Idil Eser a été médiatisée autant en France que dans le monde. Avant elle, celle de l’écrivaine et journaliste Asli Erdogan en août 2016 et celle du journaliste Mathias Depardon en mai dernier avaient fait couler beaucoup d’encre. Ces arrestations laissent apparaître un futur de plus en plus sombre pour la défense des droits humains est désormais considéré comme un crime. Depuis un an, et le coup d’Etat avorté, ces arrestations, d’exceptionnelles, sont devenues la norme. Les autorités turques ont certes le droit et le devoir de poursuivre en justice les responsables du coup d’Etat manqué. Mais il est évident que celui-ci est devenu le prétexte à la mise au pas de toutes les voix critiques du pouvoir en Turquie. Selon des estimations basses, plus de 50 000 personnes ont été détenues et arrêtées depuis le 15 juillet dernier. En moyenne, 136 personnes par jour. Parmi elles, au moins 130 journalistes, 12 députés d’opposition kurdes, des dizaines d’avocats, de juges, d’intellectuels et d’universitaires. Près de 160 médias et 400 ONG ont été fermés, plus de 110 000 personnes ont été limogées. Le séminaire de formation durant lequel Idil et ses collègues ont été arrêtés visait précisément à faire face à un environnement devenu de plus en plus hostile et menaçant. Quelles règles de sécurité, physiques, aussi bien que numériques, mettre en place pour ne pas être espionnés, hackés, harcelés, menacés ? Comment garder le moral dans un contexte de stress intense où voir ses amis et collègues arrêtés est devenu une habitude, où l’on peut être le prochain sur la liste, dans l’unique but de vous faire taire ? Dans cette répression à grande échelle, l’arrestation de ces 10 défenseurs des droits humains reconnus marque un nouveau tournant dans la dérive autoritaire du gouvernem[...]



« Pas de commentaire » au Burundi

20 avr 2018

Le gouvernement du Burundi souhaite désespérément une victoire sans appel au référendum constitutionnel prévu pour le mois prochain, qui permettrait au président de prolonger de nouveau son exercice du pouvoir. Pour y parvenir, le gouvernement cherche à présenter une image d'unité dans le pays – et ni les débats francs ni les propos critiques ne sont les bienvenus. Déplier Logo du journal indépendant burundais Iwacu, affichant son slogan « Les voix du Burundi ». © Iwacu À l'approche du référendum, le gouvernement se livre à une brutale répression à l’encontre d’opposants présumés, et a averti explicitement que les Burundais qui ne se feraient pas inscrire en vue de participer au référendum ou qui oseraient voter « non » auraient à subir de graves conséquences. Et cette répression s'étend. Le 11 avril, Iwacu, un journal indépendant respecté et très lu au Burundi, a reçu notification par écrit d'une décision du Conseil national de la Communication (CNC) de suspendre pour trois mois sa rubrique de commentaires en ligne pour avoir «outrepassé les normes professionnelles ». Le CNC est une autorité administrative nationale chargée de superviser les médias au Burundi et de conseiller le gouvernement en matière de communication. Ses membres sont nommés par le président.  Alors que la critique était tolérée dans le passé, même si c'était à contre-cœur, tout espoir que des médias indépendants et les organisations de défense des droits humains puissent fonctionner librement au Burundi a disparu. Le gouvernement est devenu de plus en plus intolérant vis-à-vis de tout débat politique depuis la crise politique déclenchée en 2015, lorsque le président Pierre Nkurunziza a annoncé sa décision controversée de briguer un troisième mandat. Depuis lors, les organisations non gouvernementales indépendantes burundaises ont été interdites, leurs activités suspendues, leurs comptes bancaires gelés et des membres de leurs personnels arrêtés. De nouvelles restrictions ont été imposées à un monde médiatique qui jouissait par le passé d'une certaine indépendance, plusieurs stations de radio se voyant interdire d'émettre. Un journaliste d'Iwacu est porté disparu depuis juillet 2016. Face à cette répression d'une ampleur accrue, Iwacu a réussi à continuer de paraître et demeure une source d'informations indépendante au Burundi et au-delà, bien que ses milliers de lecteurs ne soient désormais plus en mesure d'afficher leurs commentaires sur son site. Dans une déclaration, Iwacu a décrit sa rubrique commentaires constituait un « espace démocratique ouvert à toutes les opinions », ce qui est manifestement intolérable pour un gouvernement de plus en plus répressif. [...]



Ouzbékistan: Des journalistes poursuivis et harcelés

31 jan 2018

Déplier Un homme consulte une page Facebook sur son téléphone portable en Ouzbékistan, en mars 2018, afin d’obtenir des informations au sujet d’un procès en cours. Alors que l'Ouzbékistan émerge peu à peu d’une longue période d’isolement, l’Internet enregistre une certaine croissance et le secteur des médias est devenu plus dynamique. © 2018 Human Rights Watch (Tachkent) – Menacés de censure et de poursuites judiciaires basées sur des motifs politiques, les propriétaires de médias, les journalistes et d’autres personnes susceptibles de critiquer le gouvernement en Ouzbékistan travaillent dans la tension et l’autocensure, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch dans un nouveau rapport accompagné d’une vidéo. Ces actions compromettent les objectifs de réforme affichés par le président Shavkat Mirziyoyev. Le rapport de 37 pages, intitulé « You Can’t See Them, But They’re Always There : Censorship and Freedom of the Media in Uzbekistan » (« On ne les voit pas, mais ils sont toujours là : Censure et liberté des médias en Ouzbékistan ») étudie la situation des journalistes, des médias et de l’exercice de la liberté d’expression depuis le début de la présidence de Mirziyoyev en septembre 2016. Human Rights Watch a constaté que malgré des mesures positives, comme la levée de certaines restrictions de la liberté d’expression, la censure restait très puissante et que les autorités traduisaient en justice de façon sélective les journalistes, les écrivains et les citoyens ordinaires exprimant des points de vue critiques. 28 Mar 2018 Report “You Can't See Them, but They’re Always There” Censorship and Freedom of the Media in Uzbekistan Download the full report in English « Des réformes significatives et durables en Ouzbékistan ne sont possibles que si le gouvernement adhère à l’idée que tous les citoyens peuvent s’exprimer librement et démontre que la critique a une place protégée dans la société », a déclaré Steve Swerdlow, chercheur sur l’Asie centrale à Human Rights Watch. « La seule façon de mettre ceci en pratique, c’est de mettre fin à la censure et aux poursuites draconiennes contre les journalistes, tout en appuyant le développement de médias réellement indépendants. » width="640" height="360" src="//www.youtube.com/embed/awSJ_pYBj8A?width=640&height=360&thumbnail_image=maxresdefault&theme=dark&autoplay=0&vq=large&rel=0&showinfo=1&modestbranding=0&iv_load_policy=1&controls=1&autohide=2&enablejsapi=1&origin=https://www.hrw.org&start=0&wmode=opaque" frameborder="0" allowfullscreen> (Vidéo, sous-titres via cc) – Sous son nouveau président, Shavkat Mirziyoyev, l'Ouzbékistan avance à petits pas vers une plus grande liberté des médias, mais de nombreux journalistes sont toujours en prison. HRW appelle à les libérer. Afin de tourner une fois pour toutes la sombre page des années de la présidence autoritaire d’Islam Karimov, décédé en 2016, l’Ouzbékistan devrait immédiatement cesser de censurer les médias, abandonner les poursuites judiciaires contre les journalistes et donner réellement accès à l’information, y compris sur Internet. En novembre 2017, Human Rights Watch a mené des entretiens avec 22 journalistes, rédacteurs en chef et propriétaires de médias, représentant 17 organes de presse ou autres médias, certains enregistrés auprès du gouvernement, d’autres indépendants ou internationaux. Tous ont[...]