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CE MÉTIER DE DORMIR



Le blog de Marc Pautrel



Published: Sun, 19 Nov 2017 12:58:30 +0100

 



"La sainte réalité" dans la sélection du prix Décembre 2017

Wed, 27 Sep 2017 20:06:00 +0200

Très flatté d'apprendre que le jury du prix Décembre 2017 a choisi de mettre La sainte réalité dans sa première sélection.

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Belle sélection par ailleurs, avec notamment le puissant livre de Grégoire Bouillier, mais aussi les ouvrages de Chantal Thomas et Pacôme Thiellement.

 




À Hossegor, au salon du livre

Mon, 10 Jul 2017 07:24:00 +0200

J'étais ce week-end à Hossegor (Landes), invité au Salon du livre qui s'y déroule chaque année sur le thème "Biographie et histoire".

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Sans même parler des lieux (le lac, les pins, l'océan), l'accueil des auteurs ici a été de loin le plus délicieux que j'ai connu en plusieurs années de salons. Grand plaisir aussi de débattre avec Michel Bernard autour de son émouvant Deux remords de Claude Monet (Ed. de La Table Ronde) et de mon Chardin (Ed. Gallimard), et également ravi de faire la connaissance de Maryline Desbiolles, qui vient de publier son Avec Rodin (Ed. Fayard) que je vais lire d'urgence.

 




À Venise, au Casino Venier, rencontre à l'Alliance francaise

Sat, 04 Feb 2017 15:17:00 +0100

J'étais invité hier soir par l'Alliance française de Venise à présenter La sainte réalité et Une jeunesse de Blaise Pascal (qui vient précisément d'être traduit en italien chez Archinto).

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Grande affluence, le Casino Venier était plein, et bel échange avec Marie-Christine Jamet, la directrice de l'AF, et mon camarade italien Enrico Palandri. Il y avait là beaucoup d'étudiants italiens qui apprennent le français à l'AF (dont les cours, malgré la crise économique, sont en plein essor) et quelques français de Venise (dont la communauté ici est assez importante). Retrouvailles aussi, après quelques mois, avec Venise, inchangée ou presque. J'ai d'ailleurs mis en ligne sur Instagram quelques photos rapides de la cité lacustre.

Une très belle soirée littéraire dans une ville toujours aussi sereine et aussi intellectuellement exigeante, et plus tard, lors du dîner privé, beaucoup d'échanges avec les amis d'ici à propos de la situation politique en France qui les inquiète beaucoup et ils ne sont pas les seuls.

 (Photo : le rio dei Baretteri, sous les fenêtres du Casino Venier)

 




Parution de "La sainte réalité" (Ed. Gallimard)

Tue, 03 Jan 2017 00:01:00 +0100

Mise en vente aujourd'hui de La sainte réalité, Éditions Gallimard, collection L'Infini, 176 pages, 16 €.

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Pour la seconde fois après Une jeunesse de Blaise Pascal, il s'agit d'un roman autour d'une figure de l'histoire intellectuelle et artistique française : le peintre Jean-Siméon Chardin (1699-1779). Les personnages essentiels en sont les tableaux et ça parle à la fois de Réalité et de Révolution, qui sont précisément les deux sujets brûlants dans la France de 2017. C'est donc un livre sur la peinture mais aussi un livre politique.

On peut lire les 22 premières pages du livre en ligne.

La quatrième de couverture :

« Chardin sait que la révolution se prépare, à Paris et dans le reste du pays, tout va basculer, c’est inévitable, les encyclopédistes vont triompher, le futur est en marche, la guerre du Vrai contre le Faux ne fait que commencer. Ses piètres collègues nouvellement acclamés, les peintres historiques, exposent partout dans les salons leurs grandes toiles néo-classiques, didactiques et poussives ? Soit : il leur oppose ses études de têtes au pastel, le portrait de jeunes enfants, un par un, heureux et très sûrs d’eux, pas du tout inquiets, ou également, maintenant, son propre portrait, l’étude de tête de Monsieur Jean-Siméon Chardin réalisée par lui-même. »

 




Bonne année 2017

Sun, 01 Jan 2017 00:01:00 +0100

Meilleurs vœux à tous !

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Je vous souhaite la plus belle des années, que vous bénéficiez de l'amour, la santé, l'argent, et tout le reste, avec également, si possible, mille heureuses surprises. Bonne année 2017 !

 




À l'Académie française, sous la coupole pour la remise du prix Henri de Régnier

Thu, 01 Dec 2016 23:56:00 +0100

J'étais cet après-midi sous la coupole de l'Institut de France, reçu en séance publique avec une soixante d'autres auteurs lauréats des Prix littéraires 2016 de l'Académie française, Une jeunesse de Blaise Pascal ayant reçu le prix Henri de Régnier.

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Ce fut une forte après-midi et je remercie l'Académie française de m'avoir remis ce prix et permis d'être présent à cette cérémonie.

Il y aurait bien sûr tout un livre à écrire sur cet événement, mais j'évoquerai seulement ici l'impressionnant rituel de l'arrivée des académiciens au son des tambours de la Garde Républicaine, symbole de la soumission du pouvoir militaire au pouvoir civil, et deux heures plus tard la sortie des invités dans la cour entre une haie d'honneur des mêmes militaires sabres au clair.

Le palmarès des prix 2016 de l'Académie française comprenait au total cette année 69 lauréats.

 




Hommage aux correcteurs

Sat, 19 Nov 2016 09:22:00 +0100

Je remets à la une ce billet du 7 janvier 2010 pour soutenir les correcteurs, qui sont actuellement en lutte pour une amélioration de leurs conditions de travail. Signez leur pétition : "Non à la précarité des correcteurs dans l'édition".

Long et bel article d'Édouard Launet dans Libération de ce matin à propos du travail des correcteurs d'épreuves, particulièrement dans les maisons d'édition.

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C'est une des choses qui m'ont le plus impressionné en arrivant chez Gallimard : le soin apporté à la correction. Le préparateur de copie qui s'est occupé de L'homme pacifique l'avait lu et compris vraiment en profondeur et m'a fait des propositions que j'ai à peu près toutes acceptées. Il m'a aussi forcé (mais j'avais toujours le dernier mot) à trouver des solutions à de vrais problèmes de logique et de syntaxe. Et ensuite, la correctrice des épreuves a également été parfaite, j'ai tout validé à une seule exception près.

Donc, comme auteur, oui, vraiment : hommage aux correcteurs, indispensables passeurs de nos textes, et aussi : solidarité avec leurs revendications sociales.

 




Longues corrections d'épreuves

Mon, 10 Oct 2016 18:22:00 +0200

Après mille événements privés imprévus, je viens de renvoyer à Gallimard les épreuves corrigées de La sainte réalité, mon prochain roman à paraître en janvier 2017.

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Le roman porte comme sous-titre Vie de Jean-Siméon Chardin et il a fallu recueillir quantité d'informations sur la biographie et surtout les tableaux du peintre, l'un des plus grands du XVIIIe siècle et pourtant souvent oublié quand on évoque cette époque. Aller aussi observer les toiles, chaque fois qu'elles étaient visibles, le plus souvent au Louvre. Et surtout vérifier les dates, les patronymes, les prénoms, les lieux, la dénomination des objets peints, l'Histoire en général, bref ce fut long et minutieux. Il restera peut-être des micro-erreurs, mais on aura fait le maximum, un grand merci aux correcteurs, notamment la préparatrice de copie.

Ce roman est un peu plus gros que mes livres précédents et il paraîtra comme toujours dans la collection de Philippe Sollers, L'Infini. Le texte de la quatrième de couverture devrait être en ligne d'ici peu sur le site de Gallimard.

 




Changer de vie (à propos du Garcon, scènes de la vie provinciale)

Fri, 02 Sep 2016 07:00:00 +0200

Je viens de finir la lecture du roman d'Olivia Resenterra Le garçon, scènes de la vie provinciale (Ed. Serge Safran, 139 p., 15,90 €), un livre qui sort du lot au milieu d'une rentrée littéraire un peu terne.

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Le roman raconte l'histoire d'une mère âgée et de sa fille célibataire qui vivent sous le même toit dans une petite ville de province, jusqu'au jour où quelque chose se passe qui pousse la plus jeune des deux à envisager de changer de vie. Le livre, assez court, garde une fin très ouverte qui accentue encore sa puissance. C'est un premier roman et une grande réussite : précis, rapide, parfois drôle, émouvant, sans concession. Très maîtrisé et avec une note continue légèrement mélancolique qui est particulièrement touchante.

Olivia Resenterra n'est pas complètement une inconnue, il y a quatre ans elle avait déjà publié un essai très vif sur les personnages féminins dans la littérature et le cinéma : Des femmes admirables, portraits acides (Ed. PUF, 2012).

 Extrait :

"Parfois, elle se prend à rêver : le garçonnet aurait eu les cheveux bruns et bouclés, un air frondeur et les mollets musclés. Un petit sportif qui aurait également su chanter et jouer aux échecs. Il aurait volontiers délaissé ses camarades pour partir avec elle en promenade. Chemin faisant, il lui aurait nommé les oiseaux et les fleurs des champs."

 




"La Mer de la Tranquillité", roman (en téléchargement gratuit)

Mon, 01 Aug 2016 08:03:00 +0200

Comme tous les deux ans, je mets en ligne l'intégralité d'un roman récent et encore inédit. Le texte de 2016 s'intitule La Mer de la Tranquillité.

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Il s'agit d'un roman autour de la vie de l'astronaute américain Neil Armstrong (1930-2012), le premier homme à avoir marché sur la Lune en juillet 1969. Le texte est disponible gratuitement dès maintenant sur marcpautrel.net aux formats numériques PDF et ePub.

(image) (Photographie de la Lune prise par Apollo 11 en juillet 1969, © NASA)

Premières lignes :

"Un dimanche matin, en allant à l’église, ils aperçoivent sur le terrain qu’ils longent un avion immobilisé. Pendant qu’ils marchent l’avion se met à bouger, il roule, il accélère, puis lentement il quitte le sol, comme si des fils invisibles le hissaient à l’intérieur de sa course, et bientôt il s’élève, il grimpe un escalier caché dans le ciel et en quelques minutes il n’est plus qu’un petit point sombre au milieu des nuages. Puis il revient, se rapproche rapidement, fait un large virage, il plonge vers le sol et bientôt atterrit, lentement, tel un immense pélican qui se poserait sur l’eau."


 



La Baule, Mathias Enard et Olivier Cadiot à Écrivains en bord de mer

Sat, 16 Jul 2016 18:48:00 +0200

Toujours en voisin, j'assistais à la suite des rencontres d'Écrivains en bord de mer, avec notamment Mathias Enard suivi par Olivier Cadiot.

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Mathias Enard, très en verve, a parlé de son dernier roman, Boussole (Ed. Actes Sud, Prix Goncourt 2015), de l'évolution de son écriture depuis Zone (Ed. Actes Sud, 2008), puis de l'orientalisme qu'il a mis en regard avec l'actualité la plus récente au Moyen-Orient.

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Olivier Cadiot, quant à lui, a d'abord fait une lecture très incarnée de son Providence (Ed. POL, 2015) puis a parlé de son dernier livre, Histoire de la littérature récente (Ed. POL), avant de répondre aux questions de Tanguy Viel, dans un dialogue très drôle et bien sûr de très haut vol entre deux tels auteurs.

Les vidéos des interventions des 27 invités de cette 20e édition d'Écrivains en bord de mer devraient être disponibles en ligne sur le site du festival d'ici quelques semaines, comme chaque année.

 




La Baule, François Bon et Catherine Millot à Écrivains en bord de mer

Fri, 15 Jul 2016 19:40:00 +0200

Passage, pour la troisième journée consécutive, au festival Écrivains en bord de mer de La Baule où j'ai assisté aux rencontres successives avec François Bon puis Catherine Millot.

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François Bon a présenté, avec son énergie habituelle, la vie et l'œuvre de l'auteur américain Howard Phillips Lovecraft dont il re-traduit les textes depuis plusieurs mois (aux Éditions du Seuil) et sur les traces duquel il est parti lors d'un séjour à Providence aux États-Unis pendant l'été 2015. À noter que François Bon s'est lancé également dans la traduction et la publication (sous son propre nom d'éditeur, faute d'autre éditeur intéressé) en version bilingue du Commonplace Book, le carnet de travail d'H.P. Lovecraft.

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Catherine Millot, quant à elle, a répondu, avec beaucoup de douceur et d'émotion, aux questions de Philippe Forest. Elle a parlé de ses nombreux livres, parus pour la plupart aux Éditions Gallimard dans la collection "L'Infini", particulièrement O Solitude et le très beau La vie avec Lacan. À propos du célèbre psychanalyste dont elle a partagé la vie, elle a dit notamment, pour souligner l'importance de sa trace  : "Lacan outre-passait". Elle a également lu les premières pages du livre, d'une profondeur et d'une netteté absolue, comme le reste du volume.

 




La Baule, Christian Garcin et Tanguy Viel à Écrivains en bord de mer

Thu, 14 Jul 2016 19:02:00 +0200

Deuxième journée dans le public du festival Écrivains en bord de mer à La Baule, où j'ai cette fois assisté aux lectures de Christian Garcin puis de Tanguy Viel.

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Christian Garcin a lu un extrait des Vies multiples de Jeremiah Reynolds (Ed. Stock) puis a répondu aux questions de Guénaël Boutouillet. Grande modestie, toujours, et puissance "architecturale" de Christian Garcin, inépuisable et prolixe auteur, la discussion a balayé tous les aspects du livre et aussi ses projets en cours : documentation et densité du roman, Moby Dick et Melville, sa nouvelle traduction des nouvelles d'Edgar Allan Poe, etc. Passionnant.

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Tanguy Viel, lui, nous a donné en primeur des extraits son roman à paraître en janvier 2017, Article 353 du code pénal (Ed. de Minuit) en en lisant deux longs passages. J'ai été assez impressionné à la fois par sa façon de lire, rapide, légère, intense et sincère, et par le texte lui-même, redoutable d'efficacité et en même temps teinté d'une certaine mélancolie, une forme de tristesse. Hâte de lire le livre.

 




La Baule, Chloé Delaume et Philippe Forest à Écrivains en bord de mer

Wed, 13 Jul 2016 22:01:00 +0200

Je suis passé, en voisin de villégiature, au festival Écrivains en bord de mer à La Baule, écouter Chloé Delaume suivie de Philippe Forest, qui présentaient chacun des extraits de leur roman respectif à paraître à la rentrée, et répondaient ensuite à quelques questions de Bernard Martin dont le festival fête cette année ses 20 ans d'existence.

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La première a lu les deux premiers chapitres de son roman Les sorcières de la République (Ed. du Seuil). C'est une grande fresque uchronique et politique, dans laquelle Chloé Delaume s'éloigne de l'autofiction, un texte à la fois très drôle et très engagé, dont l'histoire commence lors de l'élection présidentielle de 2017 et se déroule jusque dans les années 2060.

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Philippe Forest, quant à lui, a lu des extraits de son roman Crue (Ed. Gallimard). Le texte décrit, au travers des mutations d'une grande ville, notamment les disparitions successives que subit le narrateur, à commencer par celle énigmatique de son chat. Ambitieux et très intéressant au vu des deux passages livrés ici en avant-première par l'auteur.

 




Le prix Henri de Régnier de l'Académie française 2016 pour "Une jeunesse de Blaise Pascal"

Thu, 23 Jun 2016 18:39:00 +0200

Grande joie d'apprendre que l'Académie française a choisi de décerner le prix Henri de Régnier 2016 à Une jeunesse de Blaise Pascal (Gallimard). Mille mercis aux immortels !

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Parution d' "Une jeunesse de Blaise Pascal" (Ed. Gallimard)

Thu, 14 Jan 2016 00:01:00 +0100

Mise en vente aujourd'hui d'Une jeunesse de Blaise Pascal, Éditions Gallimard, collection L'Infini, 96 pages, 12 €.

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C'est un roman, comme mes quatre précédents livres dans la collection L'infini, mais cette fois non plus inspiré de faits que j'ai vus ou entendus, mais de faits historiques, avec plusieurs scènes que j'ai donc dû souvent purement et simplement inventer. Ce roman raconte une partie de la vie du mathématicien et philosophe français Blaise Pascal (1623-1662), depuis l'âge de 12 ans jusqu'à l'âge de 31 ans, les années d'avant l'écriture et d'avant la révélation mystique, pour aller vite : les années mathématiques et athées de Pascal.

C'est un texte sans doute assez étrange, mais aussi peut-être le premier dont je sois presque satisfait. Bien sûr, la plupart des éléments historiques, scientifiques et philosophiques contenus dans ce roman, bien que le plus proches possible de la réalité, sont peut-être parfois erronés, mais ce qui compte avant tout c'est le romanesque et l'émotion du texte, la seule vérité c'est le langage.

La quatrième de couverture :

« Il regarde la grande roue tourner et donner un sens à l'eau, il a la bizarre sensation qu'il est lui-même devenu à la fois la roue et l'eau, comme le fruit d'une inéluctable union, il est en même temps l'artisan et l'outil. Parce que ses questions sont immenses et que toujours il voudra découvrir le lieu où vont se cacher les morts, ses découvertes elles aussi sont devenues immenses. »

 




Bonne année 2016

Fri, 01 Jan 2016 00:01:00 +0100

Meilleurs vœux à tous !

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Je vous souhaite une grande année, tout ce que vous souhaitez et davantage encore, dix mille surprises et dix mille lectures. Bonne année 2016 !

 




Jérusalem, journal de résidence (extrait)

Sun, 01 Nov 2015 00:01:00 +0100

Ma résidence de deux mois à Jérusalem vient de se terminer.

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Ça a été extraordinaire de découvrir pour la première fois Israël et Jérusalem, un grand merci à l'équipe de l'Institut Français Centre Romain Gary, aux personnes du Consulat Général, aux professeurs du Lycée Français de Jérusalem, à la libraire française Vice-Versa, à mes nouveaux amis israéliens, sans oublier les pères dominicains de l'École Biblique et Archéologique Française qui m'ont accueilli, hébergé et nourri en discutions érudites, archéologiques, historiques et théologiques.

Voici un court extrait de mon journal de résidence :

"06.IX.2015

Marche jusqu'à l'hôtel King David. Sur le chemin, je suis abordé par un israélien qui me demande sa route en hébreu. Surprise. Je lui réponds "Sorry, I'm french", il sourit en comprenant. Ballade dans le petit jardin derrière le King David. En sortant du jardin, une femme qui est au téléphone s'approche et me pose une question en hébreu, probablement à propos du jardin car elle le désigne du doigt. Même réponse, elle rit, s'excuse. On me prend pour un local, ça ne m'était encore jamais arrivé à l'étranger, sauf à Venise. Marche ensuite vers le sud de la ville puis remontée le long des grandes avenues modernes, Keren HaYesod puis Gershon Agron jusqu'à Mamilla. Enfin, je fais le tour de la vieille ville le long des murailles côté Tour de David et je passe par la porte de Sion. Je descends presque jusqu'à la porte des Immondices puis j'oblique à gauche et j'entre dans le quartier juif, très beau, très lumineux. Je traverse par le souk et ressors de la vieille ville par la porte de Damas.

Au dîner, Emile P. raconte un repas qui a eu lieu ici-même, dans le réfectoire où nous mangeons, il y a une trentaine d'années, et où il était entouré de Jean B. et Samuel N. K., qui se connaissaient bien et s'estimaient, les deux sommités mondiales de la recherche sumérienne en compagnie du déjà spécialiste mondial de Qumran. P. ajoute qu'il était très ami avec B. et sa femme et qu'à chacun de ses passages en France ils le recevaient chez eux, et c'était toujours B. qui faisait la cuisine car c'était un grand cuisinier.

Couché tôt, cris et klaxons dans la rue, rugissement des motos sur le boulevard qui longe le tramway, sirènes lancinantes des ambulances au loin."

(Photo : la vue sur Jérusalem depuis le Musée de la Tour de David)

 




Jérusalem, Aharon Appelfeld à l'Institut Français

Wed, 21 Oct 2015 07:53:00 +0200

Aharon Appelfeld était hier soir à l'Institut Français (Centre Romain Gary) de Jérusalem, en compagnie de sa traductrice française Valérie Zenatti.

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La salle de la médiathèque de l'Institut Française était pleine, une centaine de personnes, et ça été une exceptionnelle rencontre et un très beau dialogue entre Aharon Appelfeld, parlant très bas, avec une grande douceur, et Valérie Zenatti qui faisait la traduction. Il a surtout été question de son dernier roman, Les Partisans (Ed. de l'Olivier) et de la lecture philosophique voire métaphysique qu'en faisait son auteur. À la fin de la rencontre, interrogé sur sa foi par une personne du public, Aharon Appelfeld a esquivé la question et répondu seulement en souriant : "Je suis en chemin."

J'ai pris quelques notes rapides au vol. L'auteur d'Histoire d'une vie a notamment dit que même s'il n'a jamais appris le français, il se souvient que quand il était enfant ses parents parlaient français couramment et qu'il lui reste aujourd'hui "un souvenir, une sensation : la façon dont mes parents parlaient le français".

Il a expliqué aussi : "Pendant la guerre, il n'y avait pas que la souffrance physique, il y avait aussi une souffrance spirituelle. (...) On a dit que la Shoah était une destruction, mais il y a eu aussi ensuite mise en place d'une renaissance spirituelle qu'on ne mesure pas assez. Les Hommes ont commencé à se poser la question 'Qui suis-je ? qui étaient mes parents et mes grands-parents?'. Ils se sont demandés : 'À quel point suis-je lié à mes parents ou à quel point suis-je loin d'eux ?' (...) La maison évoquée à la fin du roman ? c'est la maison éternelle : les parents et les grands-parents, qu'ils soient là ou absents. Les parents et les grands-parents sont ce qui donne du sens et de la spiritualité à nos vies."

 




La vie à Jérusalem

Sun, 18 Oct 2015 07:31:00 +0200

Après un mois et demi à Jérusalem, je découvre progressivement les endroits de la ville où j'aime aller.

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J'aime bien sûr le Kotel et toute la partie juive de la vielle ville, si calme, si belle, avec ses sinueuses ruelles d'arcades, labyrinthe immaculé, ainsi que les parties arménienne, orthodoxe et chrétienne, colorées, aérées, pacifiques et discrètes. Et surtout la partie ouest de Jérusalem, Yaffo tout le long du tramway (le même modèle qu'à Bordeaux), le marché de Mahane Yehuda et son quartier, l'ancienne gare ottomane et Emek Refaïm, et également Mea Scharim, le quartier des "haredim" (ultra-orthodoxes).

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Jérusalem est une des villes les plus exaltées dans lesquelles j'ai jamais résidé et dans le même temps une des plus conviviales (tutoiement rapide) et enthousiastes, une ville versatile, fébrile (la conduite au klaxon) puis soudain apaisée, une métropole où les passants marchent lentement, une ville libre et tolérante (mais si), tout cela à la fois, avec en outre une météo de rêve à l'automne (25° à 30°c).

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Certes, il y a ici un peu trop de religions pour moi, mais finalement chacun vit au fond de lui-même la religion comme il le souhaite, et, en ce qui me concerne, sans religion je me demande bien comment je parviendrais à commettre des péchés (sans péchés pas d'Art, sans Art pas de libération).

NB : une petite interview accordée au site IsraPresse dans laquelle j'évoque aussi la vague d'attentats qui frappe actuellement la ville : "L'écrivain MP découvre Jérusalem".