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legrenier : toute la nostalgie du futur, avec de vrais morceaux de passé



Dans ce grenier, plein de vieux robots, des terminaux et, devant leur claviers, des zozos...



Updated: 2016-01-03T16:46:23+01:00

 



J’ai croisé l’acteur de « Bref »… ou pas !

2011-10-19T09:49:00+02:00

Ce matin dans le métro

Debout un type qui ressemble à l’acteur de « Bref »

Une station où les gens descendent

Il s’assied à côté de moi, de l’autre côté de l’allée

Je lis le dernier opus de François Bon, Après le livre

Après le livre, il y a encore du texte, des caractères, du gris, du blanc cassé… et des images

Je le regarde, il ne me regarde pas

Le lycéen en face de lui le regarde, il ne le regarde pas

Il lit un magazine qui parle de « Bref »

Il est en photo dans le magazine

Il regarde la photo, le personnage dans la photo ne le regarde pas

Me vient l’idée que c’est un sosie qui s’amuse

Le lycéen lui demande :

- Vous êtes l’acteur de « Bref »

Il répond :

- Oui, bonjour, en tendant la main

Le rapport direct déstabilise le lycéen

Et tue la conversation

Il lit son magazine

Je ne lis plus mon livre

Bref, j’ai croisé l’acteur de « Bref »… ou pas !




Nomade aux Tuileries

2011-02-06T21:44:00+01:00

(image) C'est en rangeant tout un bazar que je retombe sur cette petite perle que je voulais m'empresser de numériser et de montrer à la Blogosphère entière avant que les termites ne fassent leur triste besogne.
Ce sous-verre a été distribué lors d'un pique-nique très sympa organisé par Nomade aux Tuileries, en juillet 1999. Oui Nomade, souvenez-vous, à l'époque c'était en France le concurrent de Yahoo!. Les annuaires avaient le droit de cité à côté des "purs" moteurs de recherche. Google existait comme alternative branchée à Altavista, mais il y avait encore de la place pour plusieurs outils de recherche importants.

Ce sous-verre a été conçu à l'occasion d'un concours pour les internautes, me souffle-t-on sur le coin du clavier.
Quelques mois avant la Bulle Internet, Nomade ouvrait le bal en dilapidant des sommes colossales dans d'extravagants goodies... comme ce sous-verre. Attendrissant.




En route vers le livre numérique (1)

2011-01-26T14:28:00+01:00

(image) La parution d'un billet du Dernier Blog sur le livre numérique (http://www.hyperbate.com/dernier/?p=14690) me donne l'occasion de réagir, puisque c'est un sujet qui me tient à coeur.
Je me permets donc une incartade par rapport au projet originel du Grenier de ne parler que de vieux machins, mais c'est mon blog et j'en fais ce que je veux, après tout :-)
Voici donc quelques réflexions personnelles saisies à chaud à partir d'une expérience professionnelle en cours.

Encore une fois, je ne peux que saluer la finesse d’esprit et l’analyse du Dernier Blog. La naissance au forceps du livre numérique me laisse en effet perplexe sur de nombreux points, et je me découvre également des penchants réactionnaires qui m’amusent (dans les bons jours, je vieillis, j’ai le droit, mince). En tant que responsable éditorial d’une association professionnelle (http://www.adbs.fr/editions), nous allons très prochainement lancer un titre uniquement numérique. Je le formule ainsi car nous vendons depuis pas mal de temps des versions homothétiques d’ouvrages papier. Nous avons également consacré un dossier entier de notre revue à la question (http://bit.ly/clyvVv). De nombreuses questions apparaissent :

- dans quelle mesure le public attend le livre numérique ?

- y a-t-il un intérêt réel (au-delà du cercle universitaire) à emmener « tout Shakespeare dans sa poche » ?

- OK pour publier des livres sans DRM (ce que nous allons faire) mais comment analyser, évaluer, le taux de copie de cet ouvrage ?

- Doit-on le faire (après tout, on ne compte pas le nombre de photocopies effectuées sur nos ouvrages) ?

- N’y a-t-il pas beaucoup de fantasmes autour de la forme du « vrai livre numérique » (j’entends beaucoup autour de moi : « pour que cela marche, il faut faire un vrai livre numérique et pas un bête PDF »)

- Les débats autour des méchants éditeurs et leurs prix de vente exorbitants qui doivent absolument être réduit à peau de chagrin dans l’univers du numérique laissent-ils encore un peu de place au travail éditorial ?

- Quel support allons-nous pouvoir trouver (clé USB, cédé...) pour redonner une forme vendable au livre numérique dès qu'il quitte son site de vente originel ?

- Comment susciter de l'envie autour d'un fichier ?

- Et d'ailleurs quand aura lieu la fameuse connexion avec la pornographie, qui a permis de faire décoller toutes les technologies d'information et de communication de ces dernières années (VHS, Minitel, Internet...)

- Sans compter que lorsque je vois certaines initiatives récentes, je me demande si l’on ne s’approche pas d’un mode de commercialisation du livre au kilo, et là cela ne me branche que moyennement.




La revue Planète à l'honneur sur le Dernier blog

2010-08-22T17:49:00+02:00

« L’homme est dépassé par l’extension de son propre savoir. On arrive à un point où il serait plus rentable de dépouiller les documents existants que de faire de  nouvelles recherches ». Ce constat définitif date de 1966 et provient de la plume de François Derrey, l'un des collaborateurs de la revue Planète. Cette citation est extraite de l'un des neuf billets consacré par le Dernier blog à cette revue parue de 1961 à 1971 (selon deux séries) et qu'aujourd'hui il serait difficile dans le contexte lexicographique de ne pas traiter de « culte ». intelligence humaine augmentée Je n'ai malheureusement jamais pu en feuilleter un numéro, mais en ai beaucoup entendu parler (ou plutôt lu). Cette revue animée par Louis Pauwels (oui, le même que nous pouvions lire avec un certain dégoût dans le FigMag au milieu des années quatre-vingt) et Jacques Bergier mêlait apparemment à une iconographie très classe pour l'époque des articles de prospectives fondés sur des entretiens avec des personnalités scientifiques et des analyses parfois beaucoup plus farfelues sur l'ésotérisme et la probable venue des extra-terrestres. L'auteur du Dernier blog s'est attaché à recenser les articles traitant de cybernétique et d'informatique et débute justement par la figure du mathématicien Norbert Wiener, théoricien de la discipline. Voici ce qu'il écrit fort joliment dans son billet de bilan quant aux préoccupations des fondateurs de la revue. « Les rédacteurs de Planète étaient obsédés par certains thèmes tels que la possible augmentation de l’intelligence humaine, l’avènement d’un sur-homme, mais aussi la crainte d’un abêtissement général de l’humanité. Il semble que souvent, l’ordinateur leur ait semblé être l’outil de rêve pour sauver et pour améliorer l’humanité entière. Bien qu’ils s’en soient régulièrement moqués, on sent par petites touches que les contributeurs de la revue sont légèrement inquiets face à la concurrence des « monstres d’acier ». Malgré sa formation scientifique, Jacques Bergier ne craint jamais les extrapolations à l’emporte-pièce ou les descriptions techniques erronées : il aime chercher le merveilleux dans la science, mais s’il ne le trouve pas, il l’invente. » « prises de savoir » Mais revenons à l'article de 1966 intitulé « Pour résoudre la crise du savoir, faisons confiance à l’ordinateur » et au résumé qu'en fait l'auteur du Dernier Blog. « La solution, c’est l’informatique, qui permet de tout stocker, de tout classer, de tout indexer, de tout retrouver. Il expose longuement la manière dont doivent être formulées les requêtes pour être efficaces. L’auteur propose l’idée que les chercheurs pourront accéder à des mines documentaires distantes grâce à des « prises de savoir ». Les chercheurs s’abonneront, explique-t-il, à des centres de documentation où les textes seront stockés électroniquement sans même avoir été lus. Les chercheurs recevront automatiquement les textes qui concernent leurs recherches à mesure qu’ils seront emmagasinés. » Quelle belle vision pour les professionnels de l'information d'aujourd'hui. Nous y sommes, les chercheurs peuvent accéder à des mines documentaires, la prise Ethernet (elle-même supplantée par tous les accès nomades en développement) est devenue une indispensable « prise de savoir ». Nous pourrions toutefois nuancer, avec le recul, et parler plutôt de « prises d'information ». Car le savoir, c'est certainement l'étape ultime, celle dont nous sommes encore loin. Un article qu'il serait utile de reproduire en entier à l'intention de tous les veilleurs, documentalistes et autres knowledge managers d'aujourd'hui. Du courage Mister Jean No Je profite de ce billet pour saluer Jean-Noël Lafargue, l'auteur du Dernier Blog, que je n'ai pas l'honneur de connaître. Je le salue mais en même temps je le déteste, j'en suis terri[...]



Pourquoi legrenier est éternel (ahahah > rire diabolique et dément)

2010-03-18T22:29:00+01:00

(image) On me demande parfois : au fait, ton blog, tu l'as arrêté ? Faut bien avouer que je n'ai rien publié depuis plusieurs mois et qu'un tel délai est plutôt synonyme de mort clinique dans la blogosphère.

Paradoxalement, c'est au moment où j'ai véritablement la tête dans le grenier tous les week-end, celui de mes parents, que je ne publie plus rien. Période de latence indispensable pour reconstituer tout un stock de souvenirs avant de pouvoir exposer les plus avouables ?
Toujours est-il que sur le sujet de la pérennité du blog (seulement sur ce sujet), je fais preuve d'une sérénité à l'épreuve des balles. J'ai choisi le sujet - la nostalgie du futur - totalement asynchrone, déconnecté de toute actualité, à l'abri de tout buzz.
Bref, je publie quand je veux et m...erci à celui qui me lira !
Mais bon pour finir sur une note plus prospective, voici quelques sujets qui devraient se voir transformer en billets dans les mois prochains : Turing et sa vision de la disquette, le piratage inquiète le Nouvels Obs au début des années 80 tandis que Libé se saborde, l'Ecole polytechnique voit son réseau fracturé au milieu de la même décennie, le vidéodisque est l'avenir de tous les branchés...
Comme disent nos amis anglo-saxons : stay tuned !


Crédit photo : RX Photographie




Retour sur l'étonnant succès des Game & Watch

2009-10-08T22:54:00+02:00

(image) Un livre entier sur les Game & Watch. Il fallait oser et Florent Georges l'a fait en publiant le volume 2 de L'Histoire de Nintendo. Si vous avez plus de trente ans, vous vous souvenez forcément de ces petites machines qui offraient des jeux assez palpitants, au rythme trépidant. Mais en plus, ils offraient l'heure (d'où "Watch") et une fonction réveil. Ah époque bénite où l'on pouvait s'émerveiller d'un objet nous donnant l'heure...

L'idée de départ est venue en 1977 à Gunpei Yokoi, directeur de la R&D chez Nintendo, en observant un homme jouer avec sa calculette dans le train. Il imagine alors un jeu d'à peu près de la carte de visite afin de permettre aux adultes de jouer en toute discrétion entre leurs deux mains jointes.
Les écrans à cristaux liquides poseront de nombreux problèmes lors de leur conception, notamment du fait de leur petite taille, mais relanceront paradoxalement un marché alors en pleine perte de vitesse.
Les 59 modèles bénéficient chacun d'une présentation détaillée et de nombreux autres aspects sont abordés, comme la pub, les hommages, les versions collector.
Il est important de rappeler à nos chères têtes blondes que les modèles "multi-screen" sont les ancêtres directs de la DS (manque encore l'écran tactile), comme vous pourrez le constatez sur la photo du modèle Donkey Kong.
A noter enfin que certains sont devenus très rares. Je me suis ainsi rendu compte que je possédais à l'époque le modèle Rain Shower possédant une note de rareté de 4 sur 5. Il ne me reste plus qu'à me précipiter... au grenier !
(image)
Présentation de l'ouvrage chez Pix'N Love : http://www.editionspixnlove.fr/annoncedetail.php?ID=36

Crédit du modèle Donkey Kong : http://www.retrolution.dk




L'homme neuronal est pour bientôt (enfin dans juste 280 000 années)

2009-09-08T16:35:00+02:00

Pour redémarrer ce blog qui commençait à doucement sombrer (ah le passage obligé sur les nombreuses activités, l'envie qui manque...), rien de tel qu'un peu de futurologie.
Ce que vous allez lire ci-dessous n'est pas le dernier Poverpoint envoyé par Ron Hubbard à sa troupe de scientologues déboussolés, c'est la prose de mon plus grand, Jules, 9 ans, qui a réfléchi à son pas tout à fait proche futur (merci à Claude pour l'aide).
Et ce qui est écrit est sage... et assez intemporel. Je me demande si un autre petit garçon n'aurait pas pu écrire la même chose (en moins bien) en 1960. On se débarrasse des choses embêtantes (l'école, les cimetières, la guerre) pour se diriger vers l'homme neuronal qui "peut tout faire" (sauf des enfants apparemment puisque l'on apprend qu' "il n'eut pas d'évolution"). Enfin, s'il y a bien une chose à retenir, c'est que "l'homme dissipé est une évolution du martien".
On ne se méfiera jamais assez !


(object)



La Pomme et moi : 25 ans de regards en coin

2009-04-13T19:01:00+02:00

Le Macintosh fête cette année ses 25 ans et pour l'occasion le Musée de l'informatique lui consacre deux salles pour une exposition temporaire qui devrait durer jusqu'en décembre. Une salle pour les machines (que l'on pourrait appeler "salle des machines", mais on ne le fera pas) et une autre pour les artistes, selon un diptyque qui devrait certainement faire florès à l'avenir dans le domaine. Lisa ouvre le bal La première salle propose donc au visiteurs tous (tous ?) les modèles d'Apple depuis l'avènement du Mac. C'est le Lisa qui ouvre le bal, en tant que digne ancêtre du Mac, et premier véritable employeur de la souris. Que l'on soit utilisateur ou non du Mac (ce qui n'est pas mon cas), on ne peut s'empêcher de croiser avec sa propre histoire tout au long de l'expo. Ainsi, le premier Mac monobloc a longtemps attiré l'auteur de ces lignes car, décidément, il faisait plus intello, écrivain, classe quoi (déjà !), que l'assemblage de câbles et de blocs crèmes et gris des PC de l'époque. Mais bon, ce n'est pas un scoop, le bric à brac sus-mentionné coûtait nettement moins cher... Autre symbole longtemps associé au Mac : la police Times employée pendant plusieurs années dans toutes les publicités de la firme. Une façon habile de se démarquer dès le départ du monde techno du PC en se constituant un profil orienté littérateurs et créateurs. On retrouve également, par machines interposées, les année noires - grises je devrais dire - de la marque, ces fameuses années quatre-vingt dix où, le Père étant passé à autre chose (Next), les tours ternes succédaient aux stations desktop toutes aussi tristounes. C'est à l'époque où j'ai entraperçu le pouvoir de la Pomme sur les individus, quand certains de mes collègues persistaient à me démontrer le caractère révolutionnaire de ces micros quand il ne restait bien plus que le Finder pour séduire encore. C'est d'ailleurs à cette époque qu'Apple autorisa pour une courte période la commercialisation de clones, un signe qui ne trompe pas sur le dynamisme de l'entreprise dans ces années. le retour du père Puis, comme dans tout mythe qui se respecte, vint le retour du père en 1997. Avec l'Imac. Franchement, c'était le délire, je me souviens de la conférence de presse française, les gens étaient presque émus tellement on sentait d'enthousiasme et d'espoir concentré dans cette curieuse boule verte translucide. Je suis reparti tout fier avec le tee-shirt de l'événement (je l'ai toujours). J'ai failli acheter un Imac, mais j'ai tenu bon (pas mon rédac'chef, hein Michel ?). Bon après, j'ai la faiblesse de dire que c'est nettement moins intéressant, les Imac succédant aux Imac, jusqu'à ce qu'Apple devienne disquaire planétaire. Quoi je résume ? Bon d'accord, il y aussi tous les modèle de portables, dont le fameux Powerbook (appelé "pauvre bouc" sur le platal de l'Ecole polytechnique...). Ah, un modèle que je ne connaissais pas, celui du 20ème anniversaire du Mac, il est beau, faut le reconnaître, et je vous ai dégotté une petite vidéo (enfin, quand même 24 minutes) qui retrace le déballage de ce modèle d'exception. Un sommet de fétichisme ! Bon sinon, il y a la salle des artistes, avec vidéos amusantes, et toiles d'inspiration macintoshienne... Comme l'expliquait Philippe Nieuwbourg lors de l'inauguration, le Mac étant associé au monde des créatifs, on s'attend à voir pas mal de choses et de gens psychédéliques autour de la Pomme. Le public sage convié ce soir est venu le démentir, juste un rasta a l'air bien sympa qui piquait dans les plateaux (comme moi) pour donner une petite touche "roots". miroir... Alors vous savez ce que j'ai fait ? J'ai bu deux flutes de plus, je suis monté sur le balcon de la Grande Arche (après avoir reparcouru l'expo permanente qui vaut vraiment la[...]



Pix'n Love #7 est sorti... chez Micromania

2009-03-28T17:49:00+01:00

(image) Si comme moi vous avez parfois envie de répondre "bip bip" ou "game over" au cours d'une réunion particulièrement ennuyeuse, c'est que vous êtes en manque de 8-bits. Pix'n Love est une belle revue qui traite tous les trois mois de l'histoire des jeux vidéos, aussi bien sur console, sur micro qu'en arcade.
Fruit d'un partenariat fort opportun, les derniers numéros de cette publication sont disponibles dans tous les Micromania.

Le sommaire est ici :
http://www.editionspixnlove.fr/collectiondetail.php?ID=12




Ma révolution de 1994

2009-03-15T22:11:00+01:00

« A l'époque du Web 2.0, de l'information collaborative, des réseaux sociaux, l'industrie de l'information semble perdre un peu ses repères. Assistons-nous à une évolution ou une révolution ? » C'est la question que me posait un étudiant lors de la remise des prix I-Expo 2008, à l'occasion d'un petit événement organisé pour célébrer les "trois ages de l'information". Voici ma réponse, sous forme de témoignage. Pour moi, si révolution il y a eu, c'était il y a une quinzaine d'années, au milieu des années quatre-vingt dix, dans un petit local de recherche documentaire d'une grande bibliothèque pour laquelle je travaillais. C'était mon premier poste en tant que bibliothécaire. Je me souviens très bien du soir où j'ai fait mes premières recherches sur Wais (Wide Area Information Servers), j'ai eu l'impression de tomber dans un trou noir et je me suis dit « Whaou ! » Je pense que chacun dans sa vie professionnelle doit connaître ce « Whaou, » le moment où l'on se dit « ça c'est vraiment génial, je veux travailler là-dedans, je veux en être ». Les mots de ma révolution sont donc « telnet », « FTP », « mail », « Mosaic ». Je me souviens d'ailleurs du jour où un informaticien est passé me voir pour me proposer la version 0.94 d'un truc pas encore bien stable, encore un peu rugueux, Netscape, autre nom important de ma petite révolution personnelle. Depuis, l'histoire a montré que sur Internet, tout va très vite et très lentement... Une succession de petites évolutions s'inscrivent dans les sillons de tendances. Et font parfois même des allers-retours. On parle beaucoup des communautés sur le Web 2.0. Mais il faut savoir que l'on retrouve la trace des premières communautés virtuelles aux États-Unis au milieu des années quatre-vingt, avec le Well (Whole Earth 'Lectronic Link). Ce qui est certain avec le Web 2.0, c'est que ces tendances s'accélèrent et les processus sont facilités. La sécurité est un réel sujet de préoccupation de nos jours. Mais jusque dans les années quatre-vingt dix, Internet était considéré comme une technologie américaine non sécurisée. Le changement aujourd'hui, c'est que l'on confie nous-mêmes nos données personnelles aux serveurs en ligne, alors que ce n'est pas moins risqué, si ce n'est pas plus. Sur le plan de la qualité des sites, nous connaissons de vrais progrès avec une nouvelle génération de développeurs web sensibilisés aux enjeux de l'accessibilité. Mais nous avons toujours des problèmes avec le navigateur dominant, nous n'avons toujours pas en France de référentiel de recommandations dans le domaine (cela arrive avec le RGAA, Référentiel général d'accessibilité pour les administrations), et dans le cas de l'emailing, nous devons coder nos messages comme nous codions des pages il y a dix ans afin que tous les webmails hétérogènes puissent les lire. Nous retrouvons donc ce phénomène de boucle dans toutes les tendances. Comme l'agrégation de données. Je me souviens que quand Internet Explorer 4 est sorti, il proposait déjà des « chaines actives » : l'information arrivait sur le poste sans avoir besoin d'aller sur le site. L'idée de la dilution de l'information est donc ancienne. Le problème c'est qu'à l'époque nous avions tous des modems chez nous et n'allions pas payer le téléphone pendant des heures pour suivre en continu les actualités. Concernant les modèles économiques, la publicité marque toute la période, elle est un élément central autour duquel s'articule toutes les tentatives de stratégies. En 1998, La Tribune fermait ses archives gratuites sur le Web pour lancer un cédérom payant ; en avril de cette année (2008), le même quotidien annonçait rendre gratuites l'intégralité de ses archives. E[...]



3611 code sursis pour le service emblématique du Minitel

2009-03-08T17:13:00+01:00

(image) L'information est tombée il y a quelques jours dans l'indifférence générale (et quelque part c'est heureux) : l'annuaire électronique sur Minitel ne fermera pas au printemps 2009, comme le groupe PagesJaunes l'avait annoncé (encore une fois dans l'indifférence générale) en juillet 2008.

« En 2008, le 3611 a encore enregistré plus de 19 millions de connexions .. Si nous arrêtons ce service brutalement en mars comme nous l'avions prévu, il est probable qu'on soit encore sur un rythme supérieur à 1 million de connexions par mois » a expliqué Michel Datchary, PDG des PagesJaunes.
Les utilisateurs du minitel, plus âgés que la moyenne, "ne se mettent pas à internet et ne vont peut-être jamais s'y mettre. C'est une population assez fidèle", a-t-il ajouté. Le chiffre d'affaire n'en demeure pas moins fortement en baisse, puisque PagesJaunes en a retiré en 2007 25,3 millions d'euros, contre 40 millions en 2006 et "la descente a continué en 2008", selon son PDG.
A l'heure où France Télécom lui-même ne sait plus trop combien de terminaux sont en circulation, c'est une nouvelle assez réjouissante sur la persistance des usages et la résistance des usagers. Avec du recul, cela permet d'ailleurs de mesurer rétrospectivement tout le génie de cette innovation.

L'annuaire électronique, c'est la Madeleine de Proost.com, le premier contact de beaucoup de Français avec les banques de données, l'interactivité, le conversationnel, les 40 colonnes, un clavier, les déconnexions intempestives et le stress de l'argent perdu en ligne.
Les trois premières minutes gratuites (abolies en septembre 2007, paraît-il), c'était le bonus à la dextérité : on fait sa recherche, on se déconnecte, on recommence...
Je me souviens qu'à l'époque, même son système de recherche en langage naturel était exemplaire, puisqu'il était l'œuvre d'Erli (Etude et recherche en linguistique et en informatique), un des fleurons de l'industrie linguistique française (devenu aujourd'hui Lingway, toujours dirigé par Bernard Normier). Ce fut une réalisation emblématique pour un secteur que je connais bien, celui des professionnels de l'information. A savoir d'ailleurs si aujourd'hui les bases de données sont les mêmes sur Internet et sur le 36 11.
Difficile de se remettre dans le contexte de l'époque, mais il faut se souvenir que l'annuaire électronique est venu remplacer des mètres linéaires d'annuaires papier, un ou plusieurs par département, que l'on pouvait consulter dans chacune des Postes émaillant le territoire. Le slogan "l'information au bout des doigts" n'existait pas encore, pourtant la réalité qu'il vantait commençait tout juste de se construire. Une petite boîte en plastique laissait entrevoir un univers considérable d'informations en devenir. Certes, l'enthousiasme était alors grandement tempéré par les prix prohibitifs que pratiquaient certains serveurs de banques de données. Mais l'Internet allait remettre les pendules à l'heure, dans un peu moins de dix petites années...


Pour retrouver la présentation de l'annuaire sur Legrenier : http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/25/un-Minitel-pour-tous-les-Francais

Capture d'écran : http://www.atomixer.fr




L'origine du Wifi

2009-02-28T22:02:00+01:00

Dans le cadre de fouilles dans le sous-sol russe jusqu'à 100m de profondeur, les scientifiques russes ont trouvé des vestiges de fil de cuivre qui datait d'environ 1000 ans. Par provocation les Russes en ont conclu publiquement que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 1000 ans d'un réseau de téléphone en fil de cuivre.

Les Américains, pour faire bonne mesure, ont également procédé à des fouilles dans leur sous-sol jusqu'à une profondeur de 200m. Ils y ont trouvé des restes de fibre de verre. Il s'est avéré qu'elles avaient environ 2000 ans. Les Américains en ont conclu que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 2000 ans d'un réseau de fibre de verre numérique. Et cela, 1000 ans avant les Russes !

Une semaine plus tard, à Vannes, en Bretagne, on a publié le communiqué suivant :

Suite à des fouilles dans le sous-sol de la plage d'Arradon, jusqu'à une profondeur de 500m, les scientifiques Bretons n'ont rien trouvé du tout. Ils en conclurent que les Anciens Bretons disposaient déjà il y a 5000 ans d'un réseau Wifi. Ce n'est qu'un peu plus tard que Dieu inventa le cidre et le pinard afin d'éviter que les Bretons ne deviennent les maîtres du monde...

Merci à ma collègue Sylvie E. pour cette petite vanne (!) qui a déjà bien circulé mais qui n'en reste pas moins amusante sur la course à l'innovation.




Multimania continue sans ce chien de Lycos

2009-02-12T21:52:00+01:00

Multimania ne ferme pas, Multimania continue avec une autre société, dont le nom n'a pas été communiqué. Voici une sacré bonne nouvelle pour une marque pionnière dans le Paysage Internet Français.

(image) Je fais partie de ces gens qui n'ont jamais bien compris à quoi pouvait bien servir Lycos, à part racheter d'autres sociétés Internet, les renommer avant de les intégrer à leur mega-portail. L'annonce de sa disparition ne m'a guère émue, dans les premiers instants. Avant de me remémorer en quelques minutes l'ascendance : Lycos < Multimania < Mygale.

L'annonce n'a pas tardé, par voie de courrier électronique : Lycos ferme, le service d'hébergement également, nous vous invitons à sauvegarder toutes vos pages persos car nous ne répondons plus de rien après la mi-février.

Comme beaucoup, cela faisait longtemps que j'avais fuit Lycos, ce service sans âme aux pages de pub envahissantes. Mon premier site, Le Poulpe sur la Toile, avait été rapatrié il y a quelques années sur mon domaine perso, seule une redirection subsistait chez Lycos, pour les éventuels vieux routards du "Web indépendant" qui aurait encore la trace du Poulpe dans leurs "bookmarks". Je ne reviendrai pas sur l'aventure Mygale débutée en 1996, j'en ai déjà évoqué quelques bribes dans Une Mygale dans mon verre de bière et Jean-noël Lafargue y revient avec talent et moultes détails dans son billet Une homepage se tourne.

(image) Alors, qui perpétue l'aventure Multimania ? Frédéric Cirera en personne ? Des membres de Gandi ? Qui est le chevalier blanc dans cette affaire ? Nous le saurons certainement dans les prochains jours. Et pas de nostalgie facile : si les nouveaux services ne suivent pas, Multimania devra mourir de sa belle mort, pour laisser toute la place à nos beaux souvenirs.

Dans la grande presse:
Clic de fin pour Lycos et Caramail: je me souviens (Eco89)
Que le grand clic les croque (Libé)




70's : Power to the digital people !

2008-08-27T18:28:00+02:00

Les nouvelles générations l'ont peut-être oublié, mais le micro-ordinateur, tout du moins sa version américaine, est une création autant politique que technologique. Avant que les grandes compagnies et le capitalisme ne les récupèrent en même temps que leur créateurs, leur mission était de redonner du pouvoir numérique au peuple. Dès 1987, Philippe Breton se penchait sur cet épisode fondateur de la micro-informatique dans son ouvrage Une histoire de l'informatique. Le micro-ordinateur est né d'un projet social formulé au début des années soixante-dix par un groupe radical américain, qui avait surtout comme souci la démocratisation de l'accès à l'information, plutôt qu'un désir d'innovation technique. une compagnie d'ordinateurs pour le peuple Toute l'affaire semble avoir commencé en 1970 à l'université de Berkeley, en Californie, en plein milieu de la crise du Cambodge où plusieurs groupes d'étudiants férus d'informatique et de programmation, mais aussi constituant un des fers de lance du mouvement contre la guerre du Viêt-nam, décidèrent de mettre leurs connaissances techniques au service de leur cause politique. Deux ans plus tard, la revue radicale People's Computer Company annonçait que « les ordinateurs étaient principalement utilisés contre le peuple au lieu de le libérer ». L'article concluait : « Il est temps de changer tout cela, nous avons besoin d'une compagnie d'ordinateurs pour le peuple. » Il n'était évidemment pas encore question de micro-ordinateurs : une première réalisation de ce projet politique sera Resource One, une sorte de communauté informatique installée dans un local d'artistes de la banlieue industrielle de San Francisco et organisée autour d'un IBM XDS-940, machine légèrement obsolète pour l'époque. Une « base de données urbaines », accessible à tous, collectait toutes les informations utiles aux activités communautaires de la région. démocratie directe en matière d'information Un second projet vit rapidement le jour en août 1973, Community Memory (« Mémoire communautaire »), utilisant cette fois-ci un réseau de terminaux dispersés dans toute la région. L'objectif était toujours « une démocratie directe en matière d'information ». Le système fonctionnait sans contrôle central sur les informations que chacun pouvait introduire ou lire à son gré. Community Memory était présentée comme une alternative à l'usage dominant des médias électroniques qui provoquaient la passivité des usagers. Les radicaux californiens retrouvèrent, peut-être sans le savoir, les accents exacts des critiques que Norbert Wiener formulait trois décennies plus tôt, lorsqu'il dénonçait les systèmes programmés où l'information remontait et ne redescendait jamais et où tous les actes de l'homme étaient prévisibles. La lutte de ces jeunes radicaux était donc bien dans l'esprit des débuts de la cybernétique, une lutte contre l'entropie que le système politique américain semblait générer. L'un de leurs objectifs était de lutter concrètement contre la politique du secret en matière d'information, ce qui était également l'un des piliers de la pensée de Wiener. une société de communication transparente et pacifique La démocratie américaine voyait s'enfoncer de plus en plus en son sein un coin constitué par le poids croissant de la défense nationale. Le secret qui entourait tout ce qui touchait aux activités militaires s'étendait chaque jour davantage et menaçait à terme les valeurs fondamentales de l'Amérique. Dans un pays où le respect de la vie privée était sacré et où l'institution – fréquente en Europe et dans les pays totalitaires – des [...]



Pour une étude problémateek et historeek de la figure du geek

2008-08-05T21:39:00+02:00

Le geek et le hacker sont des figures emblématiques de la révolution informatique, utilisés de plus en plus fréquemment dans la littérature. Pas toujours à leur avantage. Exemples. (Le dernier des blogs) se penche sur la figure du geek et de la geekette à partir de deux représentations issues du roman Valentina, paru en 1983. "Son plan de travail était couvert d’ordures, au sens propre du terme : sacs vides pleins de graisse, tasses en polystyrène à moitié vides, miettes diverses de nourriture, trois ou quatre frites ratatinées, un pot de yaourt aux myrtilles et, gisant sur le téléphone, une paire de chaussettes incroyablement crasseuses et si raides qu’elles semblaient capables de tenir debout toutes seules. Le nez patricien de Paul était également affairé à trier les données ! Son bureau puait comme un rat mort." Jean-noël Lafargue, dernier auteur du Dernier blog, explique : "Outre son goût pour la junk food et son hygiène problématique, Smith est un joueur et il s’avère obsédé par le pouvoir — il s’occupe du problème de Paul Breckenbridge pour la rémunération qu’il en tire, pour le plaisir de se mesurer à un hacker aussi doué que lui, mais aussi et surtout pour le pouvoir que cela lui confère. Disposant de tous les codes d’accès du réseau, il peut y faire ce qu’il veut, notamment y subtiliser des enregistrements vidéo compromettants." Il évoque également le versant féminin, en la personne de Celeste Hacket : "Elle n’était le genre de personne. Petite, boulotte, la poitrine plate et une incroyable démarche de canard (...) elle faisait vraiment tout pour être moche..." zozos virtuels Si l'on doit s'engager dans une étude illustrée de la représentation mentale du geek, j'ajouterai la fameuse Lisbeth Salander, héroïne de la trilogie Millénium : gothique, malingre, surdouée, multisexuelle... L'iBook en bandoulière, elle vous copie en quelques minutes le contenu d'un portable situé à l'autre bout du monde. Sans oublier la bande zozos virtuels de la Hacker Republic qui volent à son secours dans le dernier tome. "D'une manière générale, les citoyens de Hacker Republic ne répandaient pas de virus. Au contraire - c'était des hackers et par conséquent des adversaires farouches des crétins qui balancent des virus informatiques dans le seul but de saboter la Toile et naufrager des ordinateurs. C'étaient des drogués d'information, par contre, et qui tenaient à avoir une Toile en état de fonctionnement pour pouvoir la pirater. (...) Lisbeth ignorait tout de l'apparence physique des citoyens de Hacker Rep et elle n'avait qu'une vague idée de ce qu'ils faisaient hors du Net - les citoyens étaient particulièrement vagues au sujet de leurs identité. (t.3, p.317-319)" socialement incompétent Mais il y a tout de même un spécimen qu'elle connaissait de visu, celui qui l'avait coopté : Plague. "L'homme, qui avait trois ans de plus que Lisbeth Salander, mesurait 1,89 mètre et pesait 152 kilos. Elle-même mesurait 1,54 mètre et pesait 42 kilos, et elle s'était toujours sentie naine à côté de Plague. Comme d'habitude, son appartement était sombre ; la lueur d'une seule lampe allumée filtrait par l'entrée de la chambre qu'il utilisait comme bureau. Ça sentait le renfermé. - C'est parce que tu ne te laves jamais et que ça pue le singe chez toi qu'on t'appelle Plague ? Si un jour tu te décides à sortir, je te dirai où on trouve du savon noir. (...) Je veux dire, je ne suis pas particulièrement fée du logis, mais quand les vieux cartons de lait commencent à sentir les asticots, je les ramasse et je les balan[...]



MO5 demande de l'aide pour le déménagement de ses collections

2008-07-15T21:41:00+02:00

Je prends la plume en pleine trève estivale pour relayer une info d'importance pour tous ceux qui s'intéressent au patrimoine informatique en France. MO5.COM est une association bien connue dédiée à la préservation du patrimoine informatique et vidéoludique. Elle entretient une collection de plus de 30.000 ordinateurs, consoles, logiciels, magazines et manuels. Cette collection est aujourd'hui en danger. Un déménagement d'urgence s'impose : les 110 mètres carrés consacrés à sa conservation - dans le sous-sol d'un collège de la région parisienne - présentent des défauts de sécurité, particulièrement face aux risques d'incendie. L'association est à la recherche de place et de moyens pour organiser le déménagement. Site de soutien : http://soutien.mo5.com/




Des livres contre les zombies de la pensée

2008-05-13T21:17:00+02:00

(object)
Video Contest Submission-Allen County Public Library
Des zombies, une bibliothèque, un livre : il ne m'en faut guère plus pour être heureux. Ce qui suit n'est pas la bande annonce du prochain film de George Romero (miam), prévu pour l'année prochaine, mais un petit film très sympa réalisé il y a un an par la Allen County Public Library et repéré récemment par le blog Couv. ill. en coul.. Bon je sais ça n'a qu'un très lointain rapport avec le sujet de ce blog, mais y a pas de mal à se faire plaisir de temps en temps, hein ?
Et puis c'est sympa cette idée qu'on trouve solution à tout dans une bibliothèque, j'y crois toujours un peu.
Le seul problème avec ce genre de pub, c'est de savoir si cela ne touche pas toujours les mêmes personnes : ceux qui sont déjà dans la bibliothèque.

MAJ de juillet 2008 : Ceux qui suivent un minimum l'actualité cinématographique auront rectifié d'eux-même : le dernier Romero est déjà sorti, Diary of the Dead... et c'est un régal !!!



Le Musée de l'informatique sort sa première version stable

2008-04-22T17:16:00+02:00

(image) Après un an d'ouverture temporaire sous le nom de "1940-1990 : Histoires d'informatique", le Musée de l'informatique ouvre définitivement ses portes mardi 15 avril. La version stable succède à la version beta, pourrait-on dire de manière appropriée. Le musée s'inscrit désormais dans la durée et propose, à côté de collections permanentes, des expositions temporaires.

Nous en avons déjà parlé sur ce blog (dans cette brève et cette autre). Depuis juin 2007, la première version du musée aurait accueilli 220 000 visiteurs sur le toît de la Grande Arche de la Défense. Opiniâtre, Philippe Nieuwbourg a réussi à attirer suffisamment d'investisseurs et de sponsors pour boucler son projet et ouvrir définitivement.

Si l'exposition n'a pas été entièrement repensée, elle compte désormais quelques nouvelles pièces, et deux reconstitutions amusantes : un poste d'opérateur dans une salle informatique (années 50 ?) et... une chambre d'adolescent dans les années 80. D'après l'avis de deux témoins directs (un ami et moi), cette dernière reconstitution est assez convaincante, à l'exception d'un tourne-disque qui déjà à l'époque datait un peu. Sinon, le TRS-80 monobloc trônant sur le bureau nous a rappelé quelques frustrations...

L'exposition permanente suit désormais un parcours plus linéaire, pour faciliter la remontée de la ligne du temps. L'orange fait son entrée comme dominante et d'assez jolis écrans projettent films et diaporamas tout en faisant office de fines cloisons entre les espaces.
Deux nouvelles expositions temporaires font également leur apparition : "Internet, de la guerre froide à nos jours, histoire du réseau qui a changé le monde" et "RegART au-delà de l'objet", un parcours plus artistique.

http://www.museeinformatique.fr

Ci-dessous un petit diaporama de quelques pièces à contempler sur place.

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Nouvel exploit d'un super-calculateur : une opération toutes les six secondes !

2008-04-16T14:03:00+02:00

(image) Jusqu'à fin novembre, le musée de l’histoire informatique de Mountain View, dans la Silicon Valley, expose la « machine à différences », imaginée au début du 19e siècle par le mathématicien britannique Charles Babbage. Si vous n'avez pas les moyens et le temps de vous rendre à cette expo, vous n'avez aucune excuse en revanche pour ne pas suivre le reportage photo de Zdnet.

La machine a été conçue au début du XIXème siècle, mais elle n'a en fait été réalisée intégralement qu'en 1991, par le musée des sciences de Londres. Un projet qui aura donc connu certain retard (ça va en rassurer certains) et qui sera passé sans transition du rayon "innovation" à celui de l'histoire.

C'est une copie qui est aujourd'hui exposée en Californie : elle mesure 2,7 mètres de haut pour 3,5 m de large, pèse 4,5 tonnes et compte 248 rouages internes.

Cet ordinateur mécanique calcule sans erreurs des polynômes grâce à la méthode de calcul différentielle.

A noter qu'un roman de science-fiction (steampunk) de William Gibson et Bruce Sterling, La Machine à différences, est construit autour de l'uchronie : « Et si Charles Babbage avait réussi à construire ses machines à différences ».

Pour voir la bête : Gros plan sur l'ancêtre de l'ordinateur : « la machine à différences » (Zdnet)
Babbage dans Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Babbage

[Merci à Marypolipus pour l'info]



Et vous, quel a été le premier CD que vous ayez acheté ?

2008-03-04T19:07:00+01:00

Depuis août dernier, on entend ou lit ici et là que le CD a 25 ans, à un moment de son existence où presque tout le monde parie désormais sur sa fin. 25 ans de CD, ça fiche un coup de vieux à tous ceux qui se souviennent avoir acheté tout ému leur première platine et leur premier disque. A peine le temps de comprendre les nostalgiques du vinyle qu'une nouvelle génération de "c'était mieux avant" pointe son nez. Retour sur quelques émois fondateurs... Mon premier CD acheté fut celui de Sting ...Nothing like the sun, en 1987. Le boitier est assez lourd (normal, la galette a couté dans les 150 francs) et sur le premier morceau, la batterie tranchante de Manu Katché semble vous dire : « bienvenue dans l'ère numérique, plus de craquements ni de kseksekse ». Mais comme presque tout le monde à l'époque, le vrai choc fut procuré par Brothers in arms, sorti en 1985 et premier album entièrement réalisé en numérique (« DDD = utilisation d'un magnétophone numérique pendant les séances d'enregistrement, le mixage et/ou le montage et la gravure »). Après le rond et confortable So far away (le numérique, une expérience digne d'un Bourbon dans un fauteuil club), l'entêtant Money for nothing vous faisait décoller dès l'intro dans laquelle on entend le même Sting sussurer « I want my... I want my MTV ». Premiers tonnements et roulements de la batterie qui me filent encore des frissons dans l'échine au moment où j'écris ces lignes... jusqu'au riff de la mort. Un riff de la mort pour la naissance du CD audio ! Un autre souvenir de l'époque d'avant fut ma première découverte d'un radio-cassette-laser avec dedans le dernier opus de Madonna :-( J'appuie sur « avance rapide » et là je passe de chanson en chanson, directement depuis le début ! Faut se souvenir, pour ceusses qui ont eu l'honneur de claquer presque tout leur argent de poche dans les 33 tours, quel tour de force pouvait représenter la pose du saphir précisément au début d'une chanson (particulièrement en soirée, après deux ou trois verres). Et les craquements et autres rayures, qui pourrait les regretter ? Autre révolution : la face unique. A l'époque du vinyl, chaque face durait en moyenne vingt minutes et pas mal d'artistes jouaient de cette dualité dans la composition de leur album (une face avec des vocaux, l'autre avec des instrumentaux). Les doubles albums comptaient 4 faces (eh oui !), à part Big World, du génial mais parfois un peu mégalo Joe Jackson, qui n'en comptait que 3 ! Ah oui, une autre anecdote me revient à l'esprit : 1987, première édition en CD du mythique Sergent Pepper's Lonely Heart Club Band. Je me souviens avoir lu alors (dans Télérama ?) que grâce à la précision du numérique, on pouvait désormais entendre en tendant l'oreille une chaise de l'orchestre craquer légèrement à la fin de A Day in the Life, alors que ce bruit n'avais jamais été discernable sur les pressages en vinyl (c'est vrai !). En revanche, ce même album s'est vu amputer de sa chute lors de son passage en polycarbonate : à la demande de John Lennon, une boucle psychédélique composée de dizaines de voix et d'effets avait été placée à la toute fin du sillon afin que les platines qui ne disposent pas du retour du bras automatique la joue à l'infini (on imagine les cauchemars engendrés...). Avec le CD, il fallut trancher : quelques secondes de délire, pas plus ! Pour des infos plus "factuelles"... http://fr.wikipedia.org/wiki/Compact_disc L'histoire du CD sel[...]